Presse: Le beau-frère de Mohamed Merah condamné à 9 ans de prison pour avoir fait le jihad en Syrie

PUBLIÉ PAR GAIA – DREUZ LE 22 OCTOBRE 2017

Six hommes, dont le beau-frère de Mohamed Merah, ont été condamnés vendredi à Paris à des peines allant de 2 ans ferme à 15 ans d’emprisonnement pour être partis en Syrie en 2014 aux côtés de figures du jihadisme français et de proches du « tueur au scooter ».

Les prévenus, jugés pour association de malfaiteurs terroriste, faisaient partie d’un groupe de Toulousains et Albigeois partis début 2014 en Syrie. Le tribunal correctionnel a notamment condamné Imad Djebali, soupçonné d’être l’un des leaders des Toulousains et en récidive, à 15 ans de prison, et Abdelouahed El-Baghdadi, époux de Souad Merah, à neuf années d’emprisonnement.

Le parquet avait demandé des peines allant de 5 à 15 ans.

Ces « revenants » nient avoir combattu pour le compte de l’organisation Etat islamique en Syrie. La plupart ont expliqué être rentrés en France car la réalité sur place ne correspondait pas à leurs aspirations.

L’un des prévenus assure avoir fait de l’humanitaire en Turquie

Djebali, El-Baghdadi et un converti albigeois, Gaël Maurize, ont connu un retour mouvementé: ils s’étaient retrouvés dans la nature après leur expulsion de Turquie vers la France, sans personne pour les interpeller, à la faveur d’un retentissant « cafouillage » franco-turc. Ils s’étaient rendus dans la foulée.

Gaël Maurize, qui a concédé avoir monté la garde pour l’EI, a été condamné à huit ans d’emprisonnement, assortis d’une période de sûreté des deux tiers comme pour ses deux comparses. Les trois autres prévenus avaient été interpellés plus classiquement, après leur retour.

Noureddine Othmani, qui assure avoir fait de l’humanitaire en Turquie, a été condamné à neuf années d’emprisonnement. Et deux jeunes hommes, qui comparaissaient libres et ont dit avoir été traumatisés par les exactions en Syrie, ont été condamnés à cinq ans dont trois avec sursis, une peine aménageable.

Selon le procureur, les prévenus ne pouvaient « bénéficier de l’excuse de naïveté » et invoquer un « séjour mystico-humanitaire », au vu des cercles dans lesquels ils gravitaient dans le Sud-Ouest.

Un lien avec d’autres filières jihadistes

Djebali et El-Baghdadi appartenaient au groupe de Toulouse, une émanation selon l’accusation d’une précédente filière jihadiste dite d’Artigat (un village de l’Ariège) vers l’Irak pendant la guerre, dossier dans lequel le même Djebali a été condamné en 2009.

On retrouvait dans ce groupe de Toulouse le demi-frère par alliance de Mohamed Merah, Sabri Essid, lui aussi condamné dans le dossier Artigat. Mais également Jean-Michel Clain qui, avec son frère Fabien, a été la voix de la revendication des attentats parisiens du 13 novembre 2015.

C’est une autre figure du jihadisme dans le Sud-Ouest, l’Albigeois Thomas Barnouin, là encore condamné dans l’affaire Artigat, qui faisait office de trait d’union entre les deux groupes de Toulouse et Albi. Barnouin, Lebrun, Clain et Essid seraient toujours en Syrie, vivants ou morts.

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Source: Huffingtonpost.fr

Presse: Le temple de la science maure d’Amérique, une organisation religieuse d’origine marocaine ?

Yabiladi:  Historiquement, le mot maure désignait différents peuples à différentes époques. Cependant, en référence à l’époque médiévale et plus précisément l’Europe du Moyen-Age, les maures étaient les musulmans. A partir du 20ème siècle, un groupe d’Afro-américains a fondé une nouvelle organisation religieuse, émanant selon eux de l’islam, mais qui se voulait en réalité une influence de multiples croyances. Ils se sont désignés comme maures en référence à leur supposé pays d’origine, le Maroc. Histoire.

 

Fondé en 1913 par Noble Drew Ali alias Timothy Drew, le Temple de la science maure d’Amérique (Moorish Science Temple of America) est une organisation nationale et religieuse américaine. Elle s’appuie sur le principe selon lequel les Afro-américains auraient été les héritiers des Maures de l’Afrique du nord-ouest, et sont par conséquent Maures et musulmans. Le Temple des sciences mauresques devient alors une sous-culture islamique qui réunit les Afro-américains convaincus d’avoir des racines maures.

 

Cette sous-culture islamique, qui voit le jour dans un contexte mouvementé et controversé, notamment par les préludes de la Première Guerre mondiale, est née dans l’Etat de l’Illinois, aux Etats-Unis. La principale motivation de Noble Drew Ali lorsqu’il fonde ce courant est de permettre à ses adeptes de se forger une identité. En effet, en plus de mettre en avant la fierté raciale et l’élévation spirituelle, la doctrine mauresque visait aussi à donner de la visibilité aux Afro-américains à l’échelle internationale et permettre leur participation civique.

C’est que le «prophète» Noble Drew Ali est persuadé des origines maures des Afro-américains, dont il considère le caractère noble et supérieur. Le temple a renforcé cette idée, qu’il liait à l’islam, de façon à ce que les nouveaux membres de cette organisation devaient prouver que leurs ancêtres étaient bien nord-africains, marocains ou asiatiques. Ainsi, pour aspirer à une adhésion à cette organisation religieuse, il fallait que les fidèles soient d’origine maure et plus particulièrement de «l’Empire marocain». C’est à cet effet qu’au moment de se convertir, les néophytes obtenaient une «carte de nationalité».

 

Une communauté en quête d’identité

Les récits historiques ne manquent pas de rappeler que la communauté Afro-américaine faisait régulièrement l’objet de persécutions, soulignant qu’ils étaient perçus comme «Noirs». La ségrégation raciale et le racisme qui régnaient en ont fait la communauté la plus stigmatisée et la plus marginalisée. Ces persécutions deviennent le cheval de bataille de Noble Drew Ali. Et pour cause, le socle principal de sa secte était de trouver une identité et de s’y accrocher au fil des siècles. S’identifier en tant que Marocain ou Asiatique était l’un des moyens pour oublier ce qualificatif ; «noir». La nationalité, l’identité et les racines deviennent les piliers fondamentaux de cette organisation religieuse, comme souligné dans un article publié sur le site officiel du Temple de la science maure d’Amérique: «La véritable nationalité de ce qu’on appelle la personne noire de l’Amérique est américaine maure.»

Toujours dans cette quête d’identité, les adeptes de la nouvelle religion se distinguaient par un port vestimentaire qui leur était propre – les femmes portaient des turbans et les hommes un fez – ainsi que par une différenciation dans leurs noms, en ajoutant des suffixes «El» ou «Bey», accentuant leurs origines nord-africaines et plus précisément maures. L’organisation aspirait à glorifier tout simplement les peuples noirs et surtout les Afro-américains.

Les prières ont également été marquées par cette volonté de trouver une identité autre que celle donnée aux Africains vivant en Amérique. Les expressions comme «connaître votre soi» et «aimer votre nationalité» ont souvent été transmises comme une obligation et représentées comme le seul moyen de gagner l’amour et le respect. «Si vous ne vous connaissez pas, vous laissez l’autorité à quelqu’un d’autre pour vous identifier, et dans le temps, vous serez habitué à cette étiquette. Lorsque vous permettez à quelqu’un d’autre de vous nommer, vous lui avez essentiellement donné le pouvoir de vous définir», énonce la communauté sur son site officiel.

 

Un lien avec l’islam

Le temple de la science mauresque puise sa doctrine en fusionnant plusieurs croyances dont l’islam, le bouddhisme, le christianisme ou encore la franc-maçonnerie. L’organisation avait sa propre version du Coran: «Holy Koran of the Moorish Science Temple of America» parfois abrégé en «Circle Seven Koran», avançant même l’idée que cet écrit serait l’original. Dans ses récits de voyages, leur «prophète» rapporte que c’est lorsqu’il rencontra le grand prêtre d’Egypte qu’il lui remit la version perdue du Coran ; un prêtre qui l’aurait également formé dans le mysticisme. Une version que Noble Drew Ali complétera par la suite en écrivant lui-même les quatre derniers chapitre du livre saint de son organisation religieuse: «Les fils et les filles déchus de la nation asiatique d’Amérique du Nord doivent apprendre à aimer au lieu d’haïr ; et de connaître leur moi supérieur et leur être inférieur. (…) La clé de la civilisation était et est entre les mains des nations asiatiques. Les maures, qui étaient les anciens Moabites, et les fondateurs de la ville sainte de La Mecque.»

Pour cette communauté, seuls deux populations subsistent sur Terre: les Européens et les Asiatiques, ces derniers étant les peuples d’Asie, d’Afrique, du Pacifique mais aussi les Latino-Américains et les Américains. Etaient considérés comme Européens tous les peuples «blancs» qui, d’après Noble Drew Ali, représentaient «l’individu inférieur», soit Satan.

Le mouvement religieux était dirigé conformément aux préceptes de l’islam de manière à ce que chaque fidèle croyait en Dieu, le prophète Mohammed et a lu le Coran. Les changements qui étaient à opérer par rapport à la religion musulmane portaient sur la version coranique et sur le fait que Noble Drew Ali était aussi un «prophète» et une âme réincarnée.

Le mouvement s’est étendu très vite à Chicago où il comptait beaucoup de partisans. En 1926, l’Etat de l’Illinois considérait le temple maure comme une organisation civique chargée d’enseigner aux Afro-américains comment devenir de meilleurs citoyens, rejeter la haine et embrasser l’amour et la tolérance. «L’objet de notre organisation est d’aider dans le grand programme d’épanouissement de l’humanité déchue et d’enseigner ces choses pour faire de nos membres de meilleurs citoyens», a déclaré Noble Drew Ali lors d’un discours publié sur le site officiel. Cela dit, l’islam orthodoxe n’a jamais accepté de reconnaître le «Moorish Science Temple of America» comme une branche de l’islam.

 

Noble Drew Ali, un «prophète» américain

Fils d’un musulman marocain et d’une mère cherokee, Timothy Drew naît de parents tous deux esclaves, le 8 janvier 1886 en Caroline du Nord, et devient l’initiateur de cette nouvelle croyance.

De nombreuses légendes entourent son existence, telles que les récits portaient à croire qu’il était la réincarnation de tous les prophètes. Noble Drew Ali était très respecté par la communauté maure. Il était considéré comme une personnalité influente à Chicago. D’ailleurs, en 1929, il a assisté à l’inauguration du gouverneur de l’Illinois. Il décède des suites d’une tuberculose le 20 juillet de la même année, à l’âge de 43 ans. Cependant, des rumeurs laissent entendre qu’il a été tué par la police.

Après la mort du père-fondateur, le groupe éclate en trois factions rivales, dont certaines existent encore aujourd’hui. C. Kirkman-Bey, qui était son confident, est devenu le dirigeant du groupe le plus important, qui porte toujours le nom de «Moorish Science Temple of America».

Aujourd’hui, les groupes issus du mouvement sont toujours actifs et connaissent un certain succès, surtout dans les institutions carcérales où ils développent un fort prosélytisme. La concurrence et la visibilité médiatique des autres groupes de musulmans noirs américains ou de l’organisation politico-religieuse américaine «Nation of Islam» limitent néanmoins leurs capacités à s’étendre.

www.yabiladi.com/articles/details/53516/temple-science-maure-d-amerique-organisation.html

 

Témoignage d’un ex-musulman

L’actualité nous fait vivre dans la peur du terrorisme et nous avons vite tendance à mettre tous nos frères musulmans dans le même panier. Or, si être musulman ne veut pas dire être terroriste, être arabe ne veut pas non plus dire être musulman ! Saïd, d’origine marocaine, est devenu pasteur itinérant. Découvrons avec une profonde reconnaissance combien notre Dieu désire révéler son amour inconditionnel. Il n’a pas fini de nous surprendre !

Tout petit, j’ai appris les préceptes de l’Islam. C’est une très belle religion qui comprend beaucoup de codes d’éthique et de morale. J’aimais ma religion. Je priais cinq fois par jour, je faisais mes ablutions, j’observais le ramadan… Petit à petit, des questions essentielles sont nées à l’intérieur de moi. Je voulais par exemple savoir ce qu’il allait m’arriver le jour de ma mort. J’ai posé la question à mes parents qui m’ont répondu: « Dieu seul le sait ! ». Mes frères qui étudiaient le Coran m’expliquaient que mes bonnes et mes mauvaises actions seraient pesées sur une balance. Cette réponse ne me satisfaisait pas: j’avais besoin de certitude. J’observais les lois, mais j’étais torturé à l’idée que peut-être Dieu ne me pardonnerait pas. Je m’observais sans cesse et me suis dit que Dieu ne pouvait pas me mettre dans un tel état intérieur. Je me suis mis à chercher, rechercher Dieu de plus en plus ardemment. Ma vie spirituelle était sèche. Je voulais entrer en relation avec Dieu.

Exclusion et racisme

Ma religion est aussi devenue une défense contre ce monde occidental agressif et envahissant. Pour moi être blanc équivalait à être chrétien. J’étais frisé, arabe et rejeté par ces Français qui voulaient que l’on travaille chez eux. Tout petit, j’ai vu cette violence, j’ai vécu l’exclusion et le racisme. J’ai commencé à sortir de plus en plus mes griffes et j’ai détesté la France en devenant de plus en plus violent mais je continuais d’avoir soif…

À douze ans, je me suis bagarré avec un voisin tunisien. La bagarre a dégénéré en émeute: sa famille contre ma famille. Maman est tombée par terre et on a dû l’emmener à l’hôpital: elle avait un traumatisme crânien. Je n’ai jamais eu peur dans ma vie mais, quand j’ai vu ça, je suis rentré dans ma chambre, j’ai fermé la porte et j’avais honte. Je ne comprenais pas comment je pouvais être religieux et violent à la fois. J’avais honte de voir que ma violence avait causé tant de dégâts. Une dame est venu sonner à la maison, proposant son aide pour nous garder. C’était bien la première fois qu’une Française venait frapper à notre porte, en plus pour nous proposer son aide ! Cette dame venait de s’installer au-dessus de chez nous avec sa famille. On s’est liés d’amitié. Le couscous montait chez eux et le gâteau au chocolat descendait chez nous. Ils étaient chrétiens. Ils nous ont donné une Bible.

La trahison

Ma sœur y allait souvent et, un jour, elle a participé à une réunion chez eux. Elle riait et chantait. Elle a voulu découvrir la Bible et puis, un an plus tard, elle s’est convertie. Elle a eu le courage de nous le dire. Nous le vivions comme une trahison. Ma première réaction fut une grande tristesse et déception. J’étais choqué aussi de la voir troquer sa Rolls pour une 2CV ! Elle se coupait de la famille en quelque sorte pour devenir française. En devenant chrétienne, elle nous faisait la pire des insultes. Mes frères l’ont violentée, battue, ils ont déchiré sa Bible et elle restait paisible. On l’a séquestrée pendant trois semaines et elle me racontait les histoires de la Bible ! Je devais espionner ma sœur et moi je sentais l’Amour de Dieu qui transpirait en elle. Son amour et sa foi m’ont déstabilisé. J’étais impressionné aussi de la voir accrochée à sa nouvelle religion et me demandais comment elle pouvait tenir en s’attachant à «ça». Alors elle m’en parlait, me disant que tout était gratuit. J’ai réalisé que le salut venait d’en-haut. Je voulais faire mes recherches. Il existait des avantages et des inconvénients de chaque côté… C’était une vraie ratatouille dans ma tête. J’ai dit à Dieu: Si tu existes, si c’est toi qui as tout créé, montre-moi qui tu es vraiment. C’est sorti de mon cœur et en moi, je sentais: Saïd, un jour, tu vas connaître la vérité.

Comme foudroyé

Je me suis mis à lire la Bible. Le péché, je savais ce que c’était mais je n’avais aucune solution pour m’en défaire. Mon endurcissement, ma révolte et ma haine m’avaient poussé à trafiquer dans le quartier. Ma vie se résumait à la musique, les boîtes, le hashish ; j’avais été renvoyé du lycée et me noyais dans la house musique.

Pour un musulman, il n’y a rien de plus difficile que d’accepter d’être pécheur. C’est l’Esprit Saint qui m’en a convaincu.

Un soir, en lisant la Bible, j’étais comme foudroyé et pénétré à l’intérieur. J’ai réalisé que mon péché, ce n’était pas seulement mentir ou tricher mais me détourner de Dieu.

Je priais des lèvres mais mon cœur était loin de Dieu. J’ai pleuré pendant deux heures. En quelques secondes, j’ai réalisé que j’étais pécheur. Cela a été le plus beau moment de ma vie. Dieu m’aimait d’un amour inconditionnel. Là, j’ai accepté Jésus comme mon Sauveur:

Maintenant, tu vas être le Seigneur de ma vie, à toi de diriger les choses. Mes copains disaient: Saïd, il est devenu ouf, il va être curé !

La réparation

Suivre le Christ impliquait réparation. Au lycée, j’avais volé de l’argent à ma prof, alors je suis allé la trouver pour le lui dire et lui rendre l’argent. Cela me soulageait. Pour réparer, j’ai pris deux mois avec sursis. Je voulais livrer toute ma vie, tout mon cœur. J’avais vingt-et-un ans. À la maison, ma conversion n’a pas été bien acceptée:

moi aussi, je trahissais… Maman a vite vu que cela n’était pas un feu de paille car je ne vivais plus de la même façon. Elle disait à mes copains qui me pointaient du doigt: Je préfère le voir ainsi. Mon frère, lui, ne voulait plus me voir et ne me permettait plus de toucher à ses enfants. Il a fait appel à la sorcellerie au Maroc pour que j’abandonne ma foi…

Même converti, je continuais de mépriser mon père. Je lui en voulais. Il ne pensait qu’au travail, au retour au pays – qui me semblait de plus en plus illusoire – il n’avait jamais porté un regard sur nous et ne m’avait jamais serré dans ses bras. J’avais vu tellement de choses mauvaises à la maison, tellement de violence et je lui en voulais. Un jour, je lui ai dit: Papa, de la même manière dont Jésus m’a aimé, je veux t’aimer. Jésus m’a pardonné. Tu peux accepter Jésus dans ta vie. Et mon père a accepté Jésus dans sa vie. On s’est pris pas la main et on a prié en arabe.

Jamais auparavant, je ne lui avais dit: Papa, je t’aime.

Par la puissance de l’évangile nous nous parlions, par la puissance de la Croix nous avions reçu la force de la réconciliation.

Aujourd’hui ce qui me fait vivre, c’est le Christ. Je peux me passer de manger mais pas de prier. Entrer dans son intimité, faire silence, laisser la voix de Dieu me parler, c’est mon poumon. La plus grande des choses, c’est de lui appartenir. Je lui appartiens en tant que Nord-Africain. Je continue de manger le couscous avec trois doigts, mon mariage s’est fait à l’Église mais c’était aussi une mariage traditionnel avec un repas oriental. Je n’ai ni renié ma culture ni renié ma tradition et je serais bien égoïste de garder tout cela pour moi !

Said Oujibou
Source: enseignemoi.com

 

Encyclopédie des sciences religieuses: La religion des Musulmans, ou Mahométisme

Article de l’Encyclopédie des sciences religieuses de 1877–lc-press

Le mahométisme ou islamisme, professé actuellement par plus de cent millions d’individus, est la religion des Arabes, des Persans, des Afghans, des Turcs, des Tartares, de l’Archipel indien, d’une partie de l’Indoustan et de toute l’Afrique septentrionale, depuis l’Egypte jusqu’au Maroc (voir Vambéry, Der Islam in neunzehnten Jahrhundert, Leipzig. 1875). En Chine, rapidement du terrain (voir Dabry de Thiersant, Le mahométisme en Chine et dans le Turkestan oriental, Paris, 1878). En Afrique, il se répand de plus en plus parmi les tribus idolâtres du centre (Bosworth Smith, Mohammed and Mohammedanism, 2e édit.). Mais si cette propagande active, qui pourrait devenir un danger pour l’avenir, mérite de fixer les regards des hommes politiques, le philosophe et l’historien, comme le fait observer Sprenger dans sa belle vie de Mahomet (Das Leben und die Lehre des Mohammed, 3 vol.) n’ont guère moins intérêt à étudier une religion sur la naissance et le développement de laquelle nous possédons les informations les plus sûres et les plus abondantes.

Et d’ailleurs, pendant le moyen âge, l’histoire du mahométisme est l’histoire même de la civilisation. C’est grâce aux musulmans que la science et la philosophie grecques, tirées de l’oubli, sont venues réveiller l’Occident et provoquer le grand mouvement intellectuel qui aboutit à la rénovation de Bacon (voir Renan, Averroès et l’ Averroïsme; Sprenger, ouvrage cité, introd., p. 4 ; Dieterici, Die Lehre von der Weltseele bei den Arabern im X. Jahrhundert, introd ; Dugat, Hist. des philosophes et des théologiens musulmans, préface).

— Au septième siècle de notre ère, le vieux monde agonisait. La conquête arabe lui infusa un sang nouveau. Mahomet avait emprunté sa doctrine tout entière aux étrangers. En échange il leur donna le Coran qui fut le point de départ d’une culture nouvelle ; car c’est pour préserver leur livre sacré contre toute altération que les musulmans durent créer, peu après la mort du prophète, la grammaire, la lexicographie et l’exégèse, laquelle, à son tour, donna naissance à la théologie, sœur de la philosophie. C’est ainsi qu’amenés à la curiosité scientifique, les musulmans, sous le règne des premiers Abbâsides, exhumèrent Aristote, Platon, Euclide, Archimède que par l’intermédiaire des Arabes d’Espagne ils transmirent à nos écoles d’Occident.

— Avant Sprenger, on attribuait le triomphe éclatant de Mahomet à des causes plus ou moins bizarres. Muir y voyait la main de Satan. Selon Carlyle, Mahomet était un de ces héros qui, de temps à autre, apparaissent au monde pour y accomplir l’oeuvre de la prédestination. En Allemagne, on rangeait Mahomet au nombre des prophètes, négligeant d’expliquer ce qu’on entendait par ce terme de prophète. Le premier, Sprenger a fait toucher du doigt la vraie cause du succès de l’islamisme. A l’époque où parut Mahomet, l’empire byzantin et celui des Perses s’effondraient d’eux-mêmes. Les Syriens chrétiens, opprimés par les Grecs, n’aspiraient qu’à s’en affranchir. Les Perses étaient hors d’état de résister. D’autre part, l’islamisme se présentait comme une simple formule à prononcer:

Il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allàh, et Mahomet est son envoyé

formule moyennant laquelle on entrait sous la protection d’une nation puissante, libre, égalitaire et victorieuse. C’est donc à la force brutale et à l’intérêt personnel qu’il faut attribuer la rapide extension de l’islamisme. Les premières conversions furent peu sincères. On le vit bien, dans la suite, lorsque les principales provinces Musulmanes devinrent des foyers d’hérésies fondées sur d’anciennes croyances que l’islamisme n’était point parvenu à déraciner. En Arabie même, le mahométisme ne dut son salut qu’à l’extrême division des tribus qui, subjuguées l’une après l’autre, finirent par se ranger sous les drapeaux des plus forts et par faire cause commune avec eux parce qu’ils étaient vainqueurs. Car ni Mahomet ni ses successeurs ne purent extirper cette indifférence naturelle des Bédouins en matière de religion qui faisait dire à Mahomet, dans le Coran (chap. ix, vers. 98):

Les Arabes du désert sont les plus endurcis dans leur infidélité et dans leur hypocrisie, et il faut naturellement s’attendre à ce qu’ils ignorent les préceptes que Dieu a révélés à son envoyé.

Encore aujourd’hui, c’est à peine s’ils connaissent la profession de foi musulmane, et plusieurs voyageurs attestent qu’au lever du jour ils se prosternent devant le soleil. Ces considérations n’ont point échappé au savant auteur de la vie de Mahomet non plus qu’au docte professeur de l’université de Leyde, M. Dozy, à qui la science est redevable d’un excellent Essai sur l’histoire de l’islamisme (traduit du hollandais par Victor Chauvin, Paris, Maisonneuve). Leurs ouvrages seront pour nous les plus sûrs des guides dans l’exposé que nous allons tracer du mahométisme.

— Lorsque parut Mahomet, l’Arabie comptait, au nord, au sud et à l’est, de nombreux adhérents au judaïsme, au christianisme et au parsisme ; mais les Arabes de la Mekke et des régions avoisinantes étaient restés attachés aux superstitions de leurs ancêtres. Ils avaient bien une notion vague d’un être supérieur, qu’il nommaient Allâh (contraction de Al-ilâh « le Dieu ») ; mais ce dieu leur paraissait trop haut pour qu’ils pussent entrer en relations avec lui. Aussi préféraient-ils s’adresser à ses filles, les Djinns, dont l’esprit était censé résider dans certains
arbres et certaines pierres et rochers. Les Bédouins remarquaient-ils quelque belle pierre, ils en faisaient leur idole, l’arrosant du sang de leurs chameaux et lui demandant en échange l’accomplissement de leurs vœux. Le centre du culte était la Kaabah, sorte de temple carré, placé au milieu de la Mekke; et où était adorée notamment l’idole principale de la tribu mekkoise des Qoréïchites, statue d’agate rapportée de Mésopotamie ou de Syrie et appelée Hobal (voir Wüstenfeld, Geschichte der Stadt Mekka, IV, § 14). Ce temple, célèbre dans toute l’Arabie et vénéré par toutes les tribus, était, une fois l’an, l’objet d’un pèlerinage. Chaque tribu y avait dressé son idole, en sorte qu’il en contenait trois cent soixante; au dire des historiens arabes.
On y voyait aussi cette fameuse pierre noire qui passait pour avoir servi de marchepied à Abraham, alors qu’il édifiait la Kaabah. En dehors de ces marques purement extérieures de respect, les Arabes ne se souciaient guère de religion. La notion d’une vie future choquait particulièrement leur bon sens. Or, sans cette croyance, il ne saurait exister de religion digne de ce nom. Pourtant quelques esprits distingués ne se contentaient pas des grossières idées de leurs compatriotes. Déjà Caussin dé Perceval, en son Essai sur l’histoire des Arabes, avait montré que Mahomet eut, dans les hanîfs, de véritables précurseurs (voir Barthélemy Saint-Hilaire, Mahomet et le Coran, p. 69). Sprenger a complété la démonstration. Le mot hanif signifie littéralement « qui penche plutôt d’un côté que d’un autre; qui se détourne de; sectaire. » Or ces hanîfs, rejetant les idoles, inclinaient à croire en un seul Dieu, créateur du ciel et de la terre, et à la volonté de qui les hommes doivent s’abandonner entièrement. En arabe, Islâm est le terme qui désigne cette soumission absolue aux décrets divins, et l’homme qui professe l’Islâm est dit moslim (d’où musulman). On s’explique donc très bien cet aveu de Mahomet, dans le Coran, qu’avant lui il existait déjà des musulmans.

— Les historiens arabes rapportent que plusieurs personnes de la famille de Mahomet et de celle de Khadîdjah, sa première femme, se déclaraient hanîfs, et protestaient contre l’adoration des idoles. Le hanîfisme avait été vraisemblablement introduit à la Mekke par un certain Zéïd ben ‘Amr qui s’était rendu en Syrie tout exprès pour s’y informer de la meilleure des religions. S’étant entretenu avec des juifs et des chrétiens, mais peu satisfait de leurs réponses aux questions qu’il leur posait, il les aurait priés de lui indiquer une autre religion, et ceux-ci l’auraient engagé à embrasser le hanîfisme ou religion d’Abraham, consistant en une simple profession de foi en un Dieu unique. De retour à la Mekke, Zéïd commença à prêcher publiquement l’unité de Dieu. Souvent on le voyait, le dos appuyé contre la Kaabah, adresser des conseils et des reproches à ses concitoyens ; et il disait à haute voix:

Oui, j’en jure par celui qui tient mon existence entre ses mains, je suis le seul parmi vous qui suive la religion d’Abraham

(On sait que les Arabes regardaient Abraham comme le père de leur race) ; après quoi il ajoutait:

O Allàh, si je savais quelle est la formule d’adoration qui te plaît le mieux, je la pratiquerais ; mais je ne la connais pas » (Voir Weil, Sirat ap. Barthélemy Saint-Hilaire, p. 73).

— Mahomet ayant épousé Khadîdjah, riche veuve de la Mekke, subit d’autant plus facilement l’influence des hanîfs que par sa nature il était très porté à la rêverie. il aimait beaucoup à s’entretenir avec Zéïd ben ‘Amr, avec des juifs et des chrétiens ; et depuis que son mariage avec la riche Khadîdjah lui avait enlevé tout souci de la vie matérielle, c’était les idées religieuses qui formaient le sujet ordinaire (le ses méditations. Sa mère Amînah, d’un tempérament très nerveux et très impressionnable, lui avait transmis le germe d’une maladie que ses symptômes, minutieusement décrits par les historiens musulmans, ont permis au docteur Sprenger d’assimiler avec l’hystérie. Les attaques de ce mal très semblable à l’épilepsie faisaient croire aux Qoréïchites que Mahomet était possédé d’un djinn. Lui- même en fut d’abord convaincu. Souvent il s’entendait appeler ; mais il avait beau regarder de tous côtés, il ne découvrait personne. Mahomet avait dépassé sa quarantième année lorsqu’il eut sa première révélation. Un jour (vers 612 de notre ère), se trouvant solitaire, sur le mont Hirâ situé à environ une heure de la Mekke, il s’endormit, accablé par la chaleur, et vit en songe un être surnaturel qui, s’approchant vivement, lui dit:

iqra’ « prêche. »

Il paraît certain qu’à cette époque Mahomet se sentait déjà poussé à prêcher l’unité de Dieu, voulant imiter en cela Zéïd ben’Amr et peut-être aussi d’après les conseils de Bahîrâ (voir l’article Coran). La vision qu’il eut d’un ange lui ordonnant de prêcher doit être sûrement attribuée à la surexcitation de son cerveau sous l’empire de ses préoccupations religieuses. Toutefois, c’était avec appréhension que Mahomet envisageait les luttes qu’il aurait à soutenir contre lès Mekkois s’il se décidait à combattre ouvertement leurs croyances établies: aussi, épouvanté de l’ordre que son propre esprit lui intimait en songe, répondit-il à l’ange:

Je ne suis pas un prédicateur.

Par deux fois l’être surnaturel répéta son commandement et par deux fois Mahomet le repoussa ; puis il se réveilla. Pendant longtemps il attendit en vain que la vision se renouvelât, et, persuadé qu’il avait été en butte à l’obsession d’un djinn, il résolut de mettre fin à ses jours en se précipitant du haut du mont Hirâ. A ce moment même, l’esprit se montra à lui et le salua du titre d’envoyé de Dieu. Cependant, Khadîdjah, inquiète de l’absence prolongée de son mari, avait envoyé des gens à sa recherche. Rentré près de sa femme, Mahomet lui fit part de ses visions et des doutes qu’elles suscitaient dans son âme. Khadîdjah, dit la tradition, le consola de son mieux, l’assurant que rien ne pourrait ébranler sa foi en lui et que Dieu l’avait certainement choisi pour être le prophète de sa nation. Néanmoins, effrayée de la confidence qu’elle avait reçue, elle eut recours aux lumières du vieux Waraqah, son cousin, hanîf comme elle. Celui-ci ne parut nullement étonné de ce qu’il apprenait.

Si ce que tu viens de me raconter est vrai, dit-il, ton mari a reçu une révélation et sera le prophète de notre peuple.

Peu après, Waraqah ayant rencontré Mahomet, l’aurait engagé à obéir aux ordres de l’ange et à prêcher. A partir de cette époque, Mahomet se crut réellement appelé à propager une religion nouvelle et si plus tard il trompa réellement ses compatriotes en leur donnant comme révélés des récits qu’il tenait du juif Bahîrâ ou en promulguant comme divines des lois dictées souvent par son caprice, c’est qu’ayant foi en sa mission, il pensait que le but justifie les moyens. Au surplus il faut distinguer trois périodes dans la carrière prophétique de Mahomet. La première, pendant laquelle il n’a que des idées peu arrêtées sur sa propre religion, est consacrée à détruire le paganisme et à y substituer la croyance en un seul Dieu et à une vie future dans laquelle seront récompensées les bonnes actions et punies les mauvaises. Dans la seconde période, Mahomet aux prises avec les Qoréïchites incrédules et railleurs se voit forcé d’improviser des réponses à des objections qu’il n’avait pas prévues

Si, lui disaient les Qoréïchi tes, tu es réellement l’envoyé d’Allah, opère quelque miracle.

Mis au pied du mur, Mahomet en est réduit à présenter le Coran même comme un miracle.

Eh bien, repartissent, les Qoréïchites, ton Coran a beau être un miracle il ne nous convainc pas. Pourquoi ton dieu, qui est si puissant, ne change-t-il pas nos cœurs ?

Ici, Mahomet répond par ce pitoyable argument:

Dieu dirige dans le vrai chemin qui il veut, et égare qui il veut. Vous êtes du nombre des égarés, ô Qoréïchites, et de ceux que de toute éternité Dieu prédestinait au feu de l’enfer.

Ainsi crée Mahomet par boutade son dogme de la prédestination, dogme qui est en contradiction
manifeste avec celui de l’acquisition, par les actes, du mérite ou du démérite. Cette contradiction n’échappa nullement aux fidèles, qui, du vivant même de Mahomet, lui exprimèrent leur étonnement.

Si tout est fixé d’avance, ô messager de Dieu, dit un jour un musulman à Mahomet, pourquoi donc agirais-je?

Mahomet, fort irrité de cette question indiscrète, répondit avec humeur que l’homme, ne sachant s’il était prédestiné au paradis ou à l’enfer, devait agir comme si ses actes n’étaient pas déterminés d’avance (voir S. Guyard, ‘Abd arRazzáq et son traité de la prédestination et du libre arbitre dans le Journal asiatique de février-mars 4873).

— Dans la troisième période, Mahomet, devenu le chef d’une puissante communauté, fut conduit à lui prescrire des lois et à régler définitivement les rites et cérémonies du culte. C’est alors qu’en sa qualité de prophète reconnu, il dut revêtir d’un caractère divin les résolutions que lui inspiraient les besoins du moment. Par exemple, Mahomet voulait conserver à la Mekke son rang de capitale de l’Arabie. Il imposa donc aux musulmans, scandalisés d’abord, mais bientôt soumis, de continuer à s’y rendre en pèlerinage pour y accomplir les sept tournées autour de la Kaabah. Or ce pèlerinage était, comme on l’a vu, l’une des anciennes coutumes du paganisme. C’est aussi durant cette période que Mahomet précisa le dogme de l’unité de Dieu, celui de sa mission et celui de la vie future.

— Les premiers convertis furent Khadîdjah, ‘Alî qui épuisa Fâtimah, fille de Mahomet, Zaïd, affranchi du prophète, Aboû Bekr l’un de ses beaux-pères, ‘Othmân et ‘Omar. D’autres, moins illustres, suivirent de près cet exemple. Aboû Bekr et ‘Omar, qui plus tard succédèrent à Mahomet, peuvent être considérés comme les colonnes de l’islamisme naissant. Sans eux, la religion de Mahomet eût infailliblement péri, étouffée dans son germe. Le prophète manquait de sens pratique et d’énergie dans l’action, qualités que possédaient éminemment la première Aboû Bekr et ‘Omar la seconde. Aussi Mahomet ne prenait-il jamais une décision sans l’avis de son beau-père: ‘Omar se chargeait de l’exécution. Et pourtant, malgré l’appui de ces deux hommes, les débuts de la prédication furent extrèmement pénibles. Il n’était pas d’injures et de menaces dont ne fussent accablés Mahomet et ses partisans. C’est pourquoi le prophète conseilla aux premiers musulmans d’émigrer en Abyssinie. La situation de Mahomet, demeuré presque seul, devint si intolérable que dans un moment de faiblesse il apostasia et associa à Allâh trois des idoles Qoréïchites, Allât, ‘Ozza et Manât (Coran, chap. LIII, vers. 19 ss.)

Les fugitifs d’Ayssinie revinrent alors à la Mekke; mais Mahomet s’étant rétracté, la persécution reprit de plus belle. Plusieurs musulmans furent mis à la torture. Sur ces entrefaites, les habitants de Médine, qui détestaient les Qoréïchites, ayant appris ce qui se passait à la Mekke, envoyèrent au prophète une députation pour lui offrir de le protéger lui et les siens. C’était une occasion de manifester leur haine contre les Qoréïchites. En outre, beaucoup de juifs résidaient à Médine: ils entretenaient souvent les Médinois de la venue d’un Messie qui devait faire passer la suprématie des mains des enfants d’Ismaël aux mains des fils d’Israël. Les Médinois virent dans Mahomet le Messie attendu et pour supplanter les juifs, ils s’empressèrent de le reconnaître. Mahomet accueillit avec joie ces ouvertures et députés médinois ayant embrassé l’islamisme et répondu des sentiments de leurs concitoyens, le prophète expédia ses partisans par petits groupes sans que les Mekkois missent obstacle à leur départ. Mais lorsqu’il ne resta plus à la Mekke que Mahomet, Aboû Bekr et ‘Ali, les Qoréïchites commencèrent à se repentir de ne point s’être opposés à la fuite des musulmans. Prévoyant que Mahomet, une fois à Médine, pourrait sérieusement entraver leur commerce en s’emparant des caravanes que chaque année ils envoyaient en Syrie, ils résolurent de mettre à mort leur compatriote. Averti de ce complot, Mahomet s’échappa secrètement de la ville en compagnie d’Aboû Bekr, et, trois jours après, ‘Ali, qui, revêtu du manteau vert du prophète, s’était jeté sur son lit afin de donner le change aux espions Qoréïchites aux aguets, vint le rejoindre à Médine. C’est là ce que les musulmans appellent Hidjrah l’hégire ou émigration de Mahomet. Cet événement, arrivé en de notre ère, est le point de départ de l’ère musulmane.

— Aussitôt installé à Médine, Mahomet s’occupa de régler le culte. Il fit construire un temple, Masdjid (« lieu de prosternation » d’où mosquée) et décida que cinq fois par jour les musulmans seraient appelés à la prière. Son esclave Bilâl fut chargé de ce soin et reçut le titre de Mo’azzin (Muezzin « qui annonce. » ) Les prières devaient être précédées d’ablutions. Pendant la prière, Mahomet remplissait les fonctions d’Imam « modèle » ): c’est-à-dire que, placé en avant des fidèles, et le visage tourné vers Jérusalem, il prononçait à haute voix la prière qui devait être répétée, en imitant tous ses gestes, par les assistants. Mahomet n’avait choisi Jérusalem pour Qiblah ( « point vers lequel on fait face » ) que pour se concilier les Juifs, fort nombreux à Médine. Plus tard, lorsqu’il eut exterminé ces hôtes incommodes qui le battaient sur son propre terrain, il remplaça Jérusalem par la Mekke, sa ville natale, et dès lors tous les musulmans en quelque lieu qu’il se trouvent s’orientent vers la Kaabah, au moment de la prière. Mahomet institua aussi le jeûne, emprunté aux juifs. Seulement il choisit pour le célébrer le mois de Ramadhân (Ramazan chez les Persans et les Turcs) neuvième mois de l’année arabe. A peine eut-il pris ces premières dispositions, le prophète songea à tirer vengeance des Qoréïchites. Par son ordre, les émigrés commencèrent à attaquer des caravanes mekkoises. On fit du butin et ce premier succès enflamma le courage des musulmans. Mais leur ardeur fut portée à son comble lorsque des révélations vinrent déclarer obligatoire la guerre sainte contre les infidèles (djihâd) et promettre aux martyrs de la foi (chahîd, pluriel chohadâ) qu’ils entreraient tout droit en paradis. Un grand nombre d’anecdotes montrent que cette perpective des jardins ombreux du paradis, rafraîchis par des cours d’eau et ornés de houris (Hoûr « femmes aux yeux noirs ») ne fut pas le moindre stimulant du courage des musulmans. Non seulement elle leur faisait mépriser la mort, mais elle la leur faisait désirer. Après quelques alternatives de succès et de revers, Mahomet, dont la puissance croissait de jour en jour, put réunir une armée forte de huit mille hommes et réaliser le but de sa vie. En 630, huitième année de l’hégire, il marcha contre la Mekke et s’en ’empara presque sans coup férir. Bon gré mal gré, les Qoréïchites durent se résigner à devenir musulmans. Ils adoptèrent la religion nouvelle sans enthousiasme, comme bien l’on pense, mais bientôt, comprenant que le pouvoir de Mahomet retombait en leurs mains, ils se rangèrent franchement du côté de leur vainqueur et les autres tribus de l’Arabie, comprenant que toute résistance était impossible, se soumirent à l’envi.

Maître de la Mekke, Mahomet se rendit à la Kaabah. Il donna l’ordre de briser les idoles, mais respecta la pierre noire comme ayant servi de marchepied à Abraham. Quant au pèlerinage, non seulement il ne l’abolit point, mais il en fit un des devoirs fondamentaux de l’islamisme. C’est que par là il assurait à sa propre tribu l’hégémonie et croyait consolider l’unité politique de l’Arabie. Deux ans plus tard, Mahomet s’éteignait à Médine où il fut enterré.

Outre les dogmes fondamentaux de l’unité de Dieu, de sa mission divine, de la prédestination et de la vie futur, Mahomet laissait aux musulmans cinq devoirs d’obligation divine à accomplir:

  • la prière,
  • le jeûne,
  • l’aumône (ou dîme aumônière),
  • la guerre sainte
  • et le pèlerinage.

Il leur laissait aussi, dans le Coran, un code complet pour son époque de lois civiles et criminelles, code qui dans la suite des temps s’est accru des décisions rendues par les khalifes et docteurs de la loi. Nous n’avons pas à nous en occuper ici et nous nous bornerons à faire observer que relativement à la jurisprudence et aux rites les musulmans orthodoxes ont à choisir entre quatre sectes également reconnues qui ont été fondées du premier au troisième siècle de l’hégire par Aboû Hanîfah, Chafi’i’, Malik et lbn Hanbal, et dont les partisans se nomment hanafites, châfi’ites, malikites et hanbalites (voir le tableau si complet de l’islamisme moderne chez d’Ohsson, Tableau général de l’Empire Ottoman.) Nous ne traiterons pas davantage de la morale du Coran, car elle est tout entière empruntée au christianisme (sur les éléments chrétiens du Coran, voir E. Sayous, Jésus-Christ d’après Mahomet, Paris, 1880). Seulement il est important d’ajouter que les effets en sont neutralisés par la théorie de la prédestination qui, en dépit des déclarations de Mahomet relativement au libre arbitre, conduit au fatalisme et détruit toute idée de responsabilité chez l’homme. En vain, les théologiens musulmans ont tenté de réconcilier le déterminisme avec la liberté restreinte, comme l’avait fait déjà Mahomet lorsqu’il répondit à un Arabe qu’il faut agir sans se préoccuper de savoir si l’on est destiné au paradis ou à l’enfer. C’est précisément cette préoccupation qu’il était impossible aux musulmans de bannir de leur esprit, et la certitude de n’être qu’un instrument entre les mains de Dieu devait forcément étouffer en eux toute velléité d’user de leur libre arbitre. La réaction qui se produisit dès le premier siècle de l’hégire contre le dogme inique de la prédestination donna naissance à la secte des mo’tazilites.

— S’il y a conflit dans le Coran entre le libre arbitre et la prédestination, la question de la nature de Dieu ne soulève pas moins de difficultés. Dès que l’étude du livre sacré eut été instituée, au premier siècle de l’hégire, dans des écoles de Koûfah et de Basrah (Bassorah), on vit surgir les premières sectes. Mahomet affirme l’unité absolue de Dieu et déclare qu’en dehors de lui on ne peut admettre aucun principe; il ajoute que Dieu ne doit être comparé à rien, ce qui ne l’empêche pas de parler de la puissance, de la bonté, de la clairvoyance du créateur, de menacer les incrédules de sa colère, tous attributs essentiellement humains. Il dit aussi que Dieu a créé l’univers de ses propres mains, qu’il est assis sur un trône, qu’à la fin des temps tout s’anéantira excepté sa face. Ces expressions, prises au pied de la lettre par les uns, expliquées métaphoriquement par les autres, conduisirent certains docteurs à un anthropomorphisme grossier (les sifâtites), certains au panthéisme. Effectivement les panthéistes soutenaient que puisque Dieu est le seul principe existant, ses attributs et l’univers lui-même avec tout ce qu’il renferme doivent en être une émanation. Ajoutons qu’au surplus le panthéisme ne fit son apparition chez les musulmans qu’assez tardivement et par l’intermédiaire des sectes gnostiques comme les ismaéliens (voir l’article Assassins). Les mo’tazilites, ou dissidents, considérant que la prédestination est incompatible avec l’attribut divin de justice, rejetaient ce dogme et enseignaient le libre arbitre ou création par l’homme de ses actes moraux (voir Steiner, Die Mutaziliten oder die Freidenker im Islâm, Leipzig, 1865). Les djabarites rejetaient au contraire toute participation de l’homme à la création des actes, sous prétexte que Dieu seul a le pouvoir de créer. Au milieu de ces querelles, les orthodoxes étaient fort embarrassés, nous entendons les gens instruits, car la majorité des musulmans ne s’inquiétait guère de ces disputes. Les docteurs orthodoxes s’en tenaient forcément à la lettre du Coran, tenant pour impie quiconque cherchait à pénétrer le mystère de ses contradictions. Sous le khalifat de l’Omayyade ‘Abd-al-Malik, les orthodoxes eurent même recours à l‘ultima ratio. Ils obtinrent du khalife une sentence de mort contre le plus célèbre des théologiens mo’tazilites. Mais un partisan du libre arbitre, Yazîd III, étant monté sur le trône, les doctrines des mo’tazilites se répandirent de plus en plus et ne disparurent qu’au dixième siècle de notre ère.

Ces sectes n’étaient dangereuses que pour l’Église. D’autres, contemporaines aussi des premiers successeurs de Mahomet, s’attaquèrent à l’État même. Nous voulons parler du schisme de kharidjites et surtout de celui des chî’ites qui a divisé et divise encore en deux camps le monde musulman. Le gendre de Mahomet, pouvait espérer succéder immédiatement au prophète. Il se vit préférer Aboû Bekr, ‘Omar et ‘Othman. Et lorsqu’enfin, après le meurtre d’Othman, il fut élu khalife par la majorité des musulmans, il se vit disputer le pouvoir par l’ambitieux préfet de Damas, Mo’âwiyah, le fondateur de la dynastie des Omayyades. ‘Ali aurait pu écraser son adversaire à la bataille de Siffîn, il préféra s’en remettre à la décision de deux arbitres qui le trahirent et le déposèrent. C’est alors que douze mille de ses partisans l’abandonnèrent et, se refusant aussi à reconnaître Mo’âwiyah, déclarèrent que le pouvoir spirituel et temporel, l’Imâmat, devait être confié non pas comme le pensait la majorité à un membre de la tribu qoréichite, mais à tout fidèle qui s’en montrerait digne. Ces révoltés (kharidjites) se retirèrent en Mésopotamie, puis dans le Khoûzistân, en Perse, et il fallut leur faire une guerre d’extermination pour s’en débarrasser. Chassés d’Asie, ils se réfugièrent en Afrique, où ils trouvèrent le meilleur accueil chez les Berbères. Après l’assassinat d’Alî, son fils aîné Hasan ayant résigné le pouvoir entre des mains de Mo’âwiyah, et le cadet, Hosaïn, ayant été mis à mort par ordre de Yazîd, fils et successeur de Mo’âwiyah, les partisans d’Ali n’en restèrent pas moins fidèles à la malheureuse famille du prophète ‘et désormais il n’y eut plus d’accord possible entre eux et entre les musulmans orthodoxes.

Ils reçurent le nom de chîites ou sectaires. Ces chi’ites, persans pour la plupart, étaient par là même hostiles au principe électif en vertu duquel la communauté musulmane avait successivement élevé au khalifat Aboû Bekr, ‘Omar et ‘Othmân. Chez les Perses, la royauté était héréditaire, et le souverain était considéré comme le représentant de Dieu sur la terre. Les partisans d’Alî s’imaginaient donc que le khalifat aurait dû passer directement de Mahomet à son gendre, le prophète ne laissant pas de descendant male. Aussi les trois premiers khalifes sont-ils pour eux nuls et non avenus. Les plus fanatiques allèrent même jusqu’à voir dans ‘Alî une incarnation de la divinité, et cette doctrine se transmit à un grand nombre de sectes qui se réclament des descendants d’Ali: on les nomme chî’ites outrés (Gholât).

Le chî’isme s’est naturellement propagé en Perse où de nos jours il règne encore. Les plus modérés même des chî’ites accusent les sunnites ou orthodoxes d’avoir falsifié le Coran et d’en avoir supprimé tous les passages où Mahomet parlait d’Ali. Nous ne pouvons passer en revue toutes les branches du chî’isme. On en trouvera la description dans l’introduction de S. de Sacy à son Histoire des Druses, dans la traduction allemande, due à Haarbriicker, du Livre des sectes de Chahrastânî (Religionspartheien und Philosophenschulen, Halle, 1850-1851) et dans l’Histoire des philosophes et des théologiens musulmans de M. G. Dugat (Paris, 1878). Nous ajouterons seulement que, sous couleur de chî’isme, d’habiles novateurs introduisirent subrepticement dans l’islamisme les anciennes croyances dualistes et les données philosophiques et gnostiques de l’émanation et de la métempsychose.

De ce mélange naquirent les hérésies des ismaéliens, des assassins, des nosaïris et des druzes qui se répandirent en Perse, en Syrie, en Egypte et dans l’Inde, et sur lesquelles on peut voir nos articles Assassins et Druzes. Le babisme qui a paru en Perse il y a peu d’années est l’héritier direct des anciennes doctrines des chi’ites outrés (voir De Gobineau, Les religions et les philosophies dans l’Asie centrale, Paris, 1866, et le mémoire de Kazem Beg dans le Journal asiatique, fie série, VII et VIII).

— C’est sous les premiers Abbâsides, de 750 à 861 de notre ère, que l’étude de la philosophie grecque s’implanta chez les musulmans. Si, à la vérité, elle détacha de la religion beaucoup de penseurs, on peut dire que du même coup elle assura le triomphe de l’orthodoxie. Les théologiens, mettant la dialectique des philosophes au service de la foi, créèrent ainsi le Kalâm ou théologie scholastique. Le véritable fondateur du Kalâm, Al-Ach’arî, qui vivait au dixième siècle de notre ère, avait commencé par être mo’tazilite. Mécontent des doctrines qu’il professait d’abord il rentra dans le giron de l’Église. Son système, qui prétend concilier la philosophie et la foi, ne peut soutenir un examen sérieux ; mais ik est commode et propre à rassurer les consciences, timorées. Il est donc naturel que, sauf en Perse, l’Ach’arisme ait supplanté toutes les sectes dissidentes. A partir du dixième siècle il reste seul en face de la philosophie et des encyclopédistes de Basrah, dont les traités si curieux ont été traduits en allemand par Dieterici (voir notamment, Die Philosophie der Araber im X. Jahrhundert, Leipzig, 1876. Pour les Ismaéliens et les Druzes, voir les articles spéciaux que nous leur avons consacrés). Sur le système d’Al-Ach’arî on lira avec fruit Spitta, Zur Geschichte Abu’l-Hasan Al-As’ari’s, Leipzig, 1876; Mehren, étude sur Al-Ach’ari., dans le troisième volume du congrès international des orientalistes. Voir aussi Schmölders, Essai sur les écoles philosophiques chez les Arabes, Paris, 1842, ouvrage qui, toutefois, ne doit être consulté qu’avec précaution surtout en ce qui concerne le curieux opuscule de Ghazzâlî, intitulé le Préservatif de l’Erreur.

M. Barbier de Meynard a publié une excellente traduction de cet ouvrage si important pour l’histoire des sectes musulmanes dans le Journal Asiatique de janvier 1877. — Le mysticisme ou soûfisme, qui a joué un si grand rôle dans le monde musulman ne forme pas à proprement parler une secte spéciale. Fondé sur un amour ardent de la créature pour le créateur, il doit avoir été, comme le pensent les auteurs musulmans, institué par une femme embrasée de l’amour divin. Que le soûfisme puisse aboutir et ait abouti réellement au panthéisme, c’est ce que l’on ne peut nier: il n’en est pas moins vrai que beaucoup de soûfis sont restés ou ont cru rester orthodoxes. Nous étudierons en son lieu cette intéressante manifestation de l’esprit humain.
— On chercherait vainement de nouveaux systèmes ans l’histoire moderne de l’islamisme, si l’on excepte le wahhâbisme, qui s’est produit au commencement de ce siècle en Arabie et qui n’est d’ailleurs qu’une tentative pour revenir au mahométisme pur et dur le dégager de toutes les superstitions qui au cours des siècles se sont greffées sur lui (voir Histoire des Wahabis, par L. A***, Paris, 1810; Mémoire sur les trois plus fameuses sectes du musulmanisme, par M. R***, Paris, 1818). Au seizième siècle l’empereur mogol Akbar essaya bien de substituer une religion nouvelle au mahométisme (Voir Rehatsek, The Emperor  Akbar’s repudiation of Esslani, Bombay, 1866) ; il n’y réussit point et l’islamisme compte aujourd’hui près de vingt millions d’adhérents dans l’Indoustan (sur les particularités de la religion musulmane dans l’Inde, voir le mémoire de Garcin de Tassy, Paris, Maisonneuve, 1869). La Perse, bien que travaillée par le bâbisme, n’en est pas moins musulmane. La Turquie d’Europe et d’Asie, les Tartares de Russie et du Turkestan, la Syrie, la Palestine, l’Arabie, l’Egypte, Tunis et le Maroc professent l’orthodoxie la plus étroite. Pour ce qui est des Arabes du désert, bien qu’indifférents, ils ne se considèrent pas moins comme des musulmans. Et, comme nous le disions au début de cet article, le mahométisme, loin de perdre du terrain, en gagne tous les jours dans la Chine et dans l’Afrique centrale. Pendant longtemps encore il faudra compter avec lui.

STANISLAS GUYARD.

Les 3 étapes du Jihad

  La bible  – 1 Co 14:33…car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix...

Un compagnon de Mahomet:
Nous sourions à la face de certaines personnes,
bien que nos cœurs les maudissent..

Alors que Mohamed Merah, le tueur [présumé] de Toulouse et Montauban, revendique être un moudjahidin (un combattant de dieu), l’imam de la mosquée de la rue Vincent-Courdouan à Toulon, Mustafa El Ouammou, est inquiet pour sa communauté:

Tous les musulmans de France condamnent ces actes. Tuer des enfants, des personnes innocentes, n’a rien à voir avec l’islam. C’est l’acte d’une personne seule qui ne connaît pas notre religion, n’en a pas reçu les enseignements. L’islam, c’est la paix. (source varmatin.com 2012-03-22)

Pour le président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui:

l’auteur présumé des tueries a agi « avec horreur, préméditation et ne peut en aucun cas le faire, le justifier à travers la religion musulmane ».

Ce triste événement nous laisse remettre en cause ces affirmations «L’islam, c’est la paix» , «le tueur … ne peut le faire à travers la religion musulmane»  en presentant un texte de answering muslims sur le Jihad, relatant à un événement similaire aux USA.

Ignorance ou manipulation: Vérifiez nos arguments et tranchez vous-même.


Tromperie dans les médias (CNN)

Le 5 Novembre 2009, un musulman nommé Nidal Malik Hasan, Major de l’armée a ouvert le feu à Fort Hood, au Texas. Beaucoup de personnes innocentes sont mortes, et Hasan a été accusé de treize chefs d’accusation, d’assassinat avec préméditation, et de plus de trente chefs d’accusation de tentative de meurtre.

Peu de temps après la fusillade de Fort Hood, CNN a publié un article intitulé «Assassiner n’a pas de religion» (par Arsalan Iftikhar), qui a affirmé que de telles attaques sont interdites dans l’Islam.

Arsalan est un avocat international des droits de l’Homme, fondateur de TheMuslimGuy.com, et collaborateur à la rédaction pour le magazine Islamica à Washington.

L’article commençait ainsi:

La plupart des 1,57 milliards de musulmans dans le monde savent que le Saint Coran stipule clairement que:
… quiconque tuerait un être humain… sera censé avoir tué l’humanité entière, Celui qui aura sauvé la vie d’un seul homme sera tenu pour le sauveteur du genre humain.”

La plupart des autorités européenes, comme Arsalan, décrivent aussi l’islam comme une religion qui condamne le meurtre de toute sorte.

Mais que dit réellement le Coran?

Il est facile de citer des phrases (ou demi-phrases) hors contexte, et de ne pas en donner la référence, mais c’est une manipulation malhonnête qui ne mérite que le dénonciation. Par probité intellectuelle nous nous devons de mettre à la disposition du public les vraies déclarations du Coran et de donner les références exactes afin que chacun puisse vérifier le bien fondé des citations; de plus nous donnerons l’original arabe de manière à ce qu’il n’y ait pas de contestation.

Voici la citation de CNN replacée dans son contexte (Sourate 5.32-33)

32. A cause de cela Nous avons prescrit aux fils d’Israël que celui qui a tué un être sans que ce soit pour meurtre ou pour corruption en Terre, c’est comme s’il avait tué l’humanité entière et celui qui l’a fait revivre, c’est comme s’il avait fait revivre l’humanité entière. Certes Nos Messagers leur sont effectivement venus avec les preuves évidentes, p)puis plusieurs d’entre eux sont après cela vraiment prodigues sur Terre [1].
من أجل ذلك كتبنا على بني إسر‌ائيل أنه من قتل نفسا بغير‌ نفس أو فساد في الأر‌ض فكأنما قتل الناس جميعا ومن أحياها فكأنما أحيا الناس جميعا ۚ ولقد جاءتهم ر‌سلنا بالبينات ثم إن كثير‌ا منهم بعد ذلك في الأر‌ض لمسر‌فون

33. La seule récompense (digne) de ceux qui font la guerre à Dieu et à Son Messager et qui s’efforcent de semer la corruption en Terre, est qu’ils soient massacrés ou crucifiés ou qu’on leur coupe successivement les mains et les pieds par ordre croisé[2]ou qu’on les bannisse du pays. Cela est pour eux un opprobre dans ce monde et ils auront dans l’autre de très grands tourments.
إنما جزاء الذين يحار‌بون اللـه ور‌سوله ويسعون في الأر‌ض فسادا أن يقتلوا أو يصلبوا أو تقطع أيديهم وأر‌جلهم من خلاف أو ينفوا من الأر‌ض ۚ ذلك لهم خزي في الدنيا ۖ ولهم في الآخر‌ة عذاب عظيم

Deux choses peuvent être notées dans ce passage.

  • Il est clair qu’il s’agit du verset auquel fait allusion la chaîne CNN «quiconque tuerait un etre humain… sera censé avoir tué l’humanité entière». Remarquons que cette exhortation est donnée «aux enfants d’Israël» (c.-à-d aux Juifs) et non pas directement aux musulmans.
  • En supposant que les musulmans occidentalisés souhaitent appliquer ce verset pour eux-mêmes, le verset suivant ordonne de tuer et de massacrer les gens qui répandent “la corruption sur terre.” Or, pour un musulman pieux, tous les non-musulmans sont des mécréants, des ennemis de Dieu …

Ainsi puisque les États-Unis ont maintenu une présence militaire dans les pays à prédominance islamique, les musulmans comprennent que, selon Mahomet les soldats « envahisseurs » répondent au critère de «semer la corruption», et doivent donc être tués. Ce n’est pas hasard que le Major Hasan cibla des soldats, dont beaucoup ont été déployés en Irak et en Afghanistan.

Ainsi, CNN (Arsalan Iftikhar) a cité deux parties soigneusement remaniées d’un passage coranique qui justifie le meurtre de combattants ennemis, mais les a utilisées pour laisser croire que l’islam condamne les attaques telles que le tir de Fort Hood. Certes, ce genre de manipulations sont facilement repérables, il demeure beaucoup de confusion dans le monde concernant le rôle de la violence dans l’islam. Ce texte souhaite éclaircir quelque peu cette confusion.

Paix, violence et abrogation

L’abrogation consiste en la suppression d’une règle qui cesse ainsi d’être applicable pour l’avenir. Les musulmans en Occident sont prompts à pointer les passages tels que le Coran Sourate 109:6 et 2:256a comme une preuve que L’islam est une religion de paix.

A vous votre religion, et à moi ma mienne
لكم دينكم ولي دين
Nulle contrainte en religion!
لا إكر‌اه في الدين ۖ قد تبين الر‌شد من الغي ۚ فمن يكفر‌ بالطاغوت ويؤمن باللـه فقد استمسك بالعر‌وة الوثقى لا انفصام لها ۗ واللـه سميع عليم

Lorsqu’ils sont confrontés à des passages plus sévères tels que Sourate 9:05a

Une fois que les mois sacrés ont pris fin (se sont écorchés), tuez les Associateurs partout où vous les trouvez. Prenez-les, assiégez-les et installez-vous pour les épier dans tout poste d’observation. S’ils reviennent à Dieu, accomplissent correctement la prière plus leur liberté. Dieu est parfaitement absoluteur et miséricordieux. .
فإذا انسلخ الأشهر‌ الحر‌م فاقتلوا المشر‌كين حيث وجدتموهم وخذوهم واحصر‌وهم واقعدوا لهم كل مر‌صد ۚ فإن تابوا وأقاموا الصلاة وآتوا الزكاة فخلوا سبيلهم ۚ إن اللـه غفور‌ ر‌حيم

Ils interprètent ces versets à la lumière des enseignements les plus pacifiques du Coran, typiquement en disant quelque chose comme:

Eh bien, le Coran ne peut pas nous commander de tuer les infidèles, car il est dit qu’il n’y a pas de contrainte en religion.

Par conséquent, les musulmans occidentalisés choisissent les versets du Coran les plus attrayants, et les utilisent pour assainir le reste du Coran. Mais est-ce l’interprétation correcte du Coran? Malheureusement, la réponse est non.

Le Coran présente sa propre méthode d’interprétation: la doctrine de l’abrogation.

Coran 2:106.

Chaque fois que nous abrogeons un verset ou que Nous le laissons tomber dans l’oubli,
Nous en apportons un meilleur ou un verset pareil.
Ne sais-tu pas que Dieu est bien capable de toute chose.
ما ننسخ من آية أو ننسها نأت بخير‌ منها أو مثلها ۗ ألم تعلم أن اللـه على كل شيء قدير‌

Coran 16:101

Si nous remplaçons un verset par un autre, et Dieu sait mieux que tous ce qu’Il fait descendre, ils disent “tu n’es qu’un fabricant de mensonges”.
Mais la plupart d’entre eux ne savent plutôt rien.
وإذا بدلنا آية مكان آية ۙ واللـه أعلم بما ينزل قالوا إنما أنت مفتر‌ ۚ بل أكثر‌هم لا يعلمون

Ainsi, selon le Coran, lorsque les musulmans sont confrontés à des commandements contradictoires, ils ne sont pas censés choisir ceux qu’ils aiment le mieux. Au contraire, ils vérifient l’aspect historique et considérèrent le verset révélé en dernier. Quel que soit ce dernier verset, celui-ci abroge (ou annule) les révélations antérieures.

Appliquons cette méthodologie aux versets coraniques traitant de la paix et de la violence:

L’appel au Jihad: Trois étapes

Lorsque nous nous tournons vers les sources théologiques de l’Islam et les écrits historiques (Coran, Hadith, Sira, et Tafsir), nous trouvons qu’il y a trois étapes dans l’appel du jihad, selon le statut des musulmans dans une société.

Première étape

Quand les musulmans sont complètement dépassés en nombre et ne peuvent pas gagner une confrontation physique avec les infidèles, ils doivent vivre en paix avec les non-musulmans et prêcher un message de tolérance. Nous voyons un exemple de cette étape, lorsque Mahomet et ses disciples étaient une minorité persécutée à La Mecque.

Comme les musulmans étaient en infériorité numérique, Mahomet reçut à cette époque des révélations (par exemple: «A vous votre religion, et à moi ma religion») appelant à la tolérance religieuse et proclamant un châtiment futur (plutôt qu’un châtiment terrestre) pour les incroyants.

Deuxième étape

Quand il y a suffisamment de musulmans et de ressources pour défendre la communauté islamique, les musulmans sont appelés à s’engager dans un Jihad Défensif.

Ainsi, lorsque Mahomet avait formé des alliances avec divers groupes dehors de la Mecque et que la communauté musulmane était devenue assez grande pour commencer les combats, Mahomet reçut cette révélation Coran 22:39-40

La permission (de se défendre*) a été donnée à ceux qu’on combat en pure injustice[3]. Dieu est parfaitement capable de leur donner victoire. Ceux qui ont été chassés de leurs maisons sans aucune juste raison si ce n’est qu’il disent « Notre Seigneur est Dieu ». Si Dieu ne repoussait pas les gens les uns par les autres on aurait assurément démoli bien des monastères, des églises, des synagogues et des mosquées où l’on prononce beaucoup le nom de Dieu. Dieu donne certainement victoire à ceux qui oeuvrent à la sienne. Dieu est assurément fort et digne de considération.
أذن للذين يقاتلون بأنهم ظلموا ۚ وإن اللـه على نصر‌هم لقدير‌
الذين أخر‌جوا من ديار‌هم بغير‌ حق إلا أن يقولوا ر‌بنا اللـه ۗ ولولا دفع اللـه الناس بعضهم ببعض لهدمت صوامع وبيع وصلوات ومساجد يذكر‌ فيها اسم اللـه كثير‌ا ۗ ولينصر‌ن اللـه من ينصر‌ه ۗ إن اللـه لقوي عزيز

* Pratiquement toutes les traductions coraniques du v.39  en allemand et en anglais mettent ici entre parenthèse (se battre / prendre les armes) et non (se défendre) comme dans la traduction française de Amidullah ou celle du Dr Salah ed-Dine Keckhrid.

Il est aussi intéressant de remarquer que selon le Coran – le nom de Dieu, littéralement Allah, serait beaucoup prononcé dans les églises et les synagogues ?!? (les chrétiens ont accepté ce terme mal traduit dans les pays comme l’Indonésie et la Malaisie ou l’islam est majoritaire).

Bien que les musulmans d’Occident prétendent souvent que l’Islam ne permet que le combat défensif, les révélations tardives prouvent le contraire. Pour eux aussi, les agressions islamistes sont aussi transformées en actes défensifs, comme dans Sourate 5.32-33, car insulter le Prophète ( dire la vérité sur ce qu’il a fait) est une “agression” passible de mort.

Troisième étape

Quand les musulmans sont majoritaires et atteignent le pouvoir politique dans un lieu, ils ont pour ordre de s’engager dans le Jihad offensif. Ainsi, une fois la Mecque et l’Arabie sous contrôle de Mahomet, il reçut l’appel à combattre tous les incroyants. Dans la sourate 9:29, nous lisons:

Combattez ceux qui ne croient pas à Dieu et au Jour Dernier, n’interdisent pas ce que Dieu a interdit ainsi que Son Messager, et ne pratiquent pas la religion du vrai (Dieu) parmi ceux qui ont reçu le Livre (juifs et Chrétiens) jusqu’à ce qu’ils paient l’impôt de capitation selon leurs moyens et en toute humilité.
قاتلوا الذين لا يؤمنون باللـه ولا باليوم الآخر‌ ولا يحر‌مون ما حر‌م اللـه ور‌سوله ولا يدينون دين الحق من الذين أوتوا الكتاب حتى يعطوا الجزية عن يد وهم صاغر‌ون

Notez que ce verset ne commande pas aux musulmans de combattre les oppresseurs, mais de combattre ceux qui ne croient pas en l’Islam (y compris les “Gens du Livre», c’est à dire les juifs et chrétiens). Il n’est pas surprenant, de trouver des ordres similaires dans les hadiths les plus fiables de l’Islam. Les hadiths sont les traditions contenant les enseignements de Mahomet.

Sahih Muslim 30-Mahomet a dit:

On m’a donné l’ordre de combattre les personnes tant qu’elles ne déclarent pas qu’il n’y a pas de Dieu à part Allah.
Eng. [I have been commanded to fight against people so long as they do not declare that there is no god but Allah, and he who professed it was guaranteed the protection of his property and life on my behalf except for the right affairs rest with Allah.  ]
Ici encore, le critère de combat, est que les gens croient en autre chose que l’Islam. Lorsque les musulmans ont pris le pouvoir, les versets pacifiques du Coran ont été abrogés par des versets ordonnant aux musulmans de combattre, en fonction de leurs croyances. Les plus éminent spécialistes de l’Islam le reconnaissent, par exemple, Ibn Kathir (le plus grand commentateur du Coran) résume la troisième phase comme suit:

Par conséquent, tous les peuples du monde devraient être appelés à l’islam. Si quelqu’un d’entre eux refuse de le faire, ou refuse de payer la Jizyah, ils doivent être combattus jusqu’à ce qu’ils soient tués.

Le troisième stade

L’abrogation tient également compte de l’évolution des attitudes concernant les Juifs et les chrétiens dans le Coran. Alors que les musulmans doivent être amicaux envers ceux-ci lorsqu’ils sont moins nombreux, cette optique change quand ils atteignent la troisième phase, lors de laquelle les chrétiens et les juifs doivent reconnaître leur statut d’infériorité et payer la Jizyah (un paiement effectué aux musulmans pour avoir le droit de vivre).

Considerons certains des enseignements tardifs de Mahomet au sujet des chrétiens et des juifs:

Coran 5:51.

O vous qui avez cru ! Ne prenez pas les Juifs et les Chrétiens comme amis et soutiens. Ils sont les amis et les soutiens les uns des autres. Celui qui les prend comme amis et soutiens est certainement des leurs. Dieu ne guide pas la gent injuste.
والذين سعوا في آياتنا معاجزين أولئك أصحاب الجحيم

Coran 9:30

Les juifs ont dit « Ozéir est le fils de Dieu ». Et les chrétiens ont dit « Le Messie est le fils de Dieu ». C’est ce qu’il disent de leurs bouches. Ils sont, quant au parler, semblables à ceux qui ont mécru auparavant. Puisse Dieu les combattre ! A quel point ils s’en laissent compter ?
وقالت اليهود عزير‌ ابن اللـه وقالت النصار‌ى المسيح ابن اللـه ۖ ذلك قولهم بأفواههم ۖ يضاهئون قول الذين كفر‌وا من قبل ۚ قاتلهم اللـه ۚ أنى يؤفكون

Coran 98:6

Les infidèles parmi les gens du Livre, ainsi que les Associateurs iront au feu de l’Enfer, pour y demeurer éternellement. De toute la création, ce sont eux les pires.
إن الذين كفر‌وا من أهل الكتاب والمشر‌كين في نار‌ جهنم خالدين فيها ۚ أولئك هم شر‌ البر‌ية

Selon Sahih Muslim 4366, Mahomet a dit:

Je vais expulser les juifs et les chrétiens de la péninsule arabique et n’en laisserai aucun, mais elle sera musulmane.

et selon Al-Bukhari, Al-Adab al-Mufrad 1103:

Ne donnez pas aux gens du Livre le premier message d’accueil. Forcez-les à marcher sur la partie la plus étroite de la route.

Inutile de dire que ces enseignements ne peuvent guère être considérés comme pacifiques ou tolérants.

Les musulmans en Occident

Il est clair que Mahomet a commandé à ses disciples de lutter contre les infidèles (simplement parce qu’ils ne sont pas musulmans), et on se demande pourquoi les musulmans en Occident osent le nier? La difficile intégration des musulmans en occident s’explique par la sourate 3:28, qui se lit:

Que les croyants ne prennent pas les Négateurs comme amis intimes à la place des Croyants. Celui qui le fait n’a aucune appartenance à Dieu. A moins que vous ne cherchiez à vous protéger de leur mal. Dieu vous met en garde contre lui-même et c’est vers Dieu que va la destinée.
لا يتخذ المؤمنون الكافر‌ين أولياء من دون المؤمنين ۖ ومن يفعل ذلك فليس من اللـه في شيء إلا أن تتقوا منهم تقاة ۗ ويحذر‌كم اللـه نفسه ۗ وإلى اللـه المصير‌

Selon ce verset (qui utilise une variante de la taqiyya – mot qui signifie «dissimulation»), les musulmans ne sont pas autorisés à être amis avec les non-musulmans. Toutefois, si les musulmans se sentent menacés par un adversaire de taille, ils sont autorisés à faire semblant d’être ami. Ibn Kathir commente:

Dans ce cas, de tels croyants sont autorisés à témoigner de l’amitié vers l’extérieur, mais jamais vers l’intérieur.

Abu Darda, l’un des compagnons de Mahomet, s’est exprimé de cette façon:

Nous sourions à la face de certaines personnes, bien que nos cœurs les maudissent.

L’Islam une religion de paix?

Non, l’islam est une religion qui prétend être pacifique quand les musulmans sont trop faibles pour gagner une guerre.

Quand l’islam est dominant, les musulmans ont ordre de subjuguer ou de tuer tout le monde autour d’eux. Il suffit de regarder la façon dont les non-musulmans ou ex-musulmans sont traités dans les pays fondés sur l’Islam; Les pays occidentaux ont dépensé des milliards pour que les pays bordant la méditerranée accèdent à la démocratie. Ils doivent constater amèrement qu’ils ont aidé à mettre des gouvernements islamistes et intolérants en place. La propagande d »un « Islam paisible » est contredite tous les jours par ce qui se passe dans le monde.

Bien sur, nous rencontrons aussi en France beaucoup de musulmans non violents, qui apprécient la paix, l’amour et la tolérance de l’Occident. Mais souvent, ils n’ont pas même lu le Coran et ils n’adhérent que superficiellement à l’Islam: Certains mangent du porc, boivent de l’alcool, ne font pas la prière 5 fois par jour, etc.  Ceux qui se radicalisent sont ceux qui se mettent à lire et à prendre à la lettre le Coran; ceux qui s’inscrivent à des formations coraniques au Pakistan, en Irak, ou en Afghanistan… N’en déplaise à notre siècle humaniste qui veut que toutes les religions soient bonnes, c’est une évidence.

Mohamed Merah, comme les autres s’est mis à lire assidûment le Coran depuis 2009[4]. Sa mère a affirmé

  • Les arabes sont nés pour haïr les juifs …

  • Le prophète autorise de tuer les enfants juifs

Si nous ne devons pas faire un lien direct de cause à effet, il y a cependant assez d’éléments objectifs pour que nous nous questionnions:

  • Pourquoi, dans tous les pays où la Charia est mise en application, y a-t-il une intolérance violente ? La mise à mort d’une personne qui « change de religion » est encore de nos jours pratiquée.
  • Pourquoi les fatwas émanant des plus hautes instances islamiques condamnent-elles à mort ceux qui osent dénoncer les dérives de l’islam, ou simplement parce qu’on est Rédacteur en chef d’une chaîne de télévision non islamique?
  • N’est-ce pas là une intolérance et une violence indigne d’une société pacifiste?

Les musulmans européens ré-interprètent souvent l’islam sur la base des valeurs occidentales. Mais pour les musulmans engagés et authentiques, il y a seulement deux situations possibles:

  • Soit combattre ouvertement les incroyants, lorsqu’ils peuvent le faire,
  • Soit faire semblant d’être pacifique avec eux, tout en se préparant à les combattre quand ils seront en position de force.

Quoi qu’il en soit, l’objectif inchangé de l’Islam demeure la conquête du monde au nom d’Allah .

Traduction et adaptation par HDR


[1] Là et ailleurs les majuscules sont dans la traduction française du Dr Salah ed-Dine Keckhrid, revue et corrigée par le Dr. Mohammad Yalaoui. Professeur à l’Université de Tunis. Le traducteur est un Musulman et un Croyant.

[2] Note du Dr Salah ed-Dine Kechrisd: Par ordre croisé, c’est à dire qu’au premier délit on leur coupe la main droite, au deuxième le pied gauche …

[3] Note du Dr Salah ed-Dine Kechrisd: C’est la première fois après plus de quinze ans de souffrances et de vexations, que le Coran vient autoriser les musulmans à combattre ceux qui les combattent en toute injustice …

[4] France-Info du 24/3/2012 d’après le témoignage du psychologue qui l’a suivi.


Pour Plus d’info en français: http://islam.faq.free.fr/index.htm

Mère de Merah : “Le prophète nous permet de tuer des enfants juifs”

pour plus d’info en anglais:

Pour en savoir plus sur ces questions, n’oubliez pas de visiter ces sites:

Pour certains articles spécifiques, s’il vous plaît visitez les liens suivants:

  • http://answering-islam.org/Silas/swordverse.htm
  • http://answering-islam.org/Silas/femalecaptives.htm
  • http://answering-islam.org/Silas/jihad.htm
  • http://answering-islam.org/Shamoun/badawi_mushrik.htm
  • http://answering-islam.org/Shamoun/badawi_tolerance.htm
  • http://answering-islam.org/Shamoun/badawi_holy_war.htm
  • http://answering-islam.org/Shamoun/na_debate.htm
  • http://answering-islam.org/Authors/Wood/two_faces.htm
  • http://answering-islam.org/Authors/Wood/women.htm

L’islam est-il une Secte?

… ordre du Coran:
“S’ils se détournent, saisissez-les, tuez-les, partout où vous les trouverez”

Impertinence?

Poser cette question peut sembler d’une coupable impertinence.
Mais ce n’est là qu’une apparence et c’est surtout ignorer les écrits de  Jean Damascène.

Icone de Jean Damascène

Jean Damascène
Image Source Wikipédia

Jean Damascène est né vers 640 à Damas. Il portait le nom arabe de Mansour. Il devint administrateur des finances de la ville de Damas, qui avait dû capituler en 635 devant l’envahisseur musulman.

Il se retira au monastère de Saint-Sabbas, près de Jérusalem où, après son ordination, il rédigea ses œuvres théologiques. Il est mort vers 750, plus que centenaire. Honoré comme saint à la fois par les orthodoxes et par les catholiques, sa Source de la connaissance a servi de manuel de théologie jusqu’au XIIIème  siècle, et il fut même rangé parmi les docteurs de l’Église par le pape Léon XIII en 1890.

Jean Damascène a qualifié l’Islam de 101ème secte chrétienne. A quel titre pouvait-il le faire? Pour répondre à cette question, il nous faut d’abord définir ce qu’est une secte.

Aspect social

Pour le sociologue, la secte est un diverticule qui s’est séparé d’une Église-mère, et qui suit un processus évolutif qui la fait passer par des étapes assez clairement définies. Pour le juriste, et aussi le politicien, la secte est un mouvement qui est en infraction avec la législation, et plus particulièrement avec la législation concernant la protection des individus. Quant au théologien, il définit la secte comme une hérésie. Il y a enfin des mouvements sectaires qui ne se sont pas détachés d’une confession religieuse existante, mais qui naissent d’un conglomérat disparate de pensées et de pratiques religieuses variées. On préfère les appeler: nouvelles religiosités ou spiritualités nouvelles.

Sociologiquement, on ne peut qualifier l’Islam de secte chrétienne ; son fondateur, Mohammed (570-632), est né dans un milieu polythéiste, peut-être hénothéiste (un Dieu dominant). Cependant, lors de ses voyages en Syrie, Mohammed avait rencontré le moine chrétien Bahira. Plus tard à Marwa, près de la Mekke, il rencontrait souvent un esclave chrétien du nom de Djabr (Voir Sirâ du Prophète). Une de ses concubines qu’il prit en 629, Myriam, était chrétienne.

A la Mekke vivaient des Jufis, et Médine abritait trois tribus juives constituant environ la moitié de la population, avant leur décimation. Khaïbar, située à quelque 250 km au nord de Médine, était une ville forte juive. Rayhana, une concubine que Mohammed prit en 627 était juive, ainsi que Saffiyya qu’il épousa en 629.

Bien qu’il n’y eut pas encore, à l’époque de Mohammed, de traduction complète de la Bible en arabe, les récits de l’Ancien comme du Nouveau Testament circulaient, mais aussi des fables talmudiques et des légendes tirées d’écrits chrétiens apocryphes.

L’Islam prit ainsi naissance dans un bouillon culturel qui englobait polythéisme et hénothéisme, judaïsme et christianisme, mais aussi zoroastrisme, voire hindouisme. En utilisant la terminologie d’aujourd’hui, Jean Damascène aurait dû qualifier l’Islam de religiosité nouvelle.

Juridiquement et politiquement, il faut distinguer entre Islam modéré et Islam fondamentaliste/intégriste, ce dernier seul portant atteinte à la législation concernant la protection des individus.

Le Coran

Le Coran contient aussi de nombreuses réminiscences bibliques. Il rend un vibrant hommage à la fois à la Torah (taurat) et à l’Evangile (Indjil). Il reconnaît que ces livres, descendus de Dieu, sont véridiques (Sourate ‘Al `Imran, III.3) ; les musulmans doivent y croire (Sourates Al-Baqara, II.87 ; ‘Al `Imran, III.84 ; An-Nisa’, IV.136).

Le Coran témoigne de la naissance virginale de Jésus (Sourates Al-‘Anbiya’, XXI.91 ; At-Tahrim, LXVI.12), de sa messianité (III.45 ; IV.157), de son prophétisme (III.49 ; IV.157, 171 ; Al-Ma’ida, V.46, 75 ; Maryam, XIX.30), de sa vie sans péché ( XIX.19 ; III.46) et le qualifie de Parole de vérité (XIX.34), de Parole de Dieu jeté en Marie (IV.171), de Verbe émané de Dieu (III.39, 45), d’Esprit émané de Dieu (IV.171 ; XXI.91 ; LXVI.12), mais sans reconnaître que Jésus est le Fils de Dieu.

Jean Damascène n’a pas seulement dénoncé cette dernière hérésie, mais encore celle qui déclare que la crucifixion était un faux-semblant (IV.157, 158). Ici encore, la doctrine coranique diverge fondamentalement de la foi chrétienne selon laquelle la crucifixion apporte au monde le salut. Non seulement le Nouveau Testament, mais déjà les prophéties de l’Ancien attestent cette doctrine fondamentale.

Une autre divergence concerne la résurrection de Jésus-Christ. Pour le Coran, dans les versets cités plus haut, Jésus est bien au ciel, auprès de Dieu ; il y a été élevé, mais sans passer par la mort et la résurrection.

Jean Damascène avait donc raison de qualifier l’Islam d’hérésie ou de secte chrétienne.

Aspect juridique

Mais juridiquement, qu’en est-il ? Une caractéristique des sectes que relèvent les juristes, c’est l’assujettissement des adeptes à leur mouvement et la très grande difficulté à en sortir. Les mots “Islam” et “Musulman” signifient: soumission, sous-entendu: soumission à Dieu. C’est là une des injonctions de toutes les religions. Mais, dans l’Islam, cette soumission est essentiellement une soumission aux lois de la Communauté (la Umma), au sein de laquelle s’exerce une rigoureuse surveillance réciproque.

Islam et Christianisme

Aussi est-il difficile à un Musulman de sortir de son carcan religieux et adopter, par exemple, la foi chrétienne. Il est alors considéré comme un renégat ou apostat et encourt la vindicte de ses anciens coreligionnaires, conformément à cet ordre du Coran:

S’ils se détournent, saisissez-les, tuez-les, partout où vous les trouverez (Sourate An-Nisa’, IV.89).

Les milliers de musulmans algériens qui ont été assassinés ces derniers temps l’ont été parce qu’ils furent considérés, en raison de leur modération, de leur libéralisme, de leur ouverture comme des renégats de la foi coranique par les islamistes fondamentalistes fidèles à l’ordre coranique ci-dessus.

Il faut certes, faire la part des choses entre “Musulmans modérés” et “Islamistes fondamentalistes / intégristes”. Mais tout musulman qui prend le Coran à la lettre peut devenir intégriste !

On rétorquera en affirmant que le Coran prône une religion tolérante et l’on invoquera les versets coraniques suivants:

A vous votre religion, à moi la mienne (Al-Kafiruna, CIX.6)

ou

Pas de contrainte en religion (Al-Baqara, II.256)

ou encore

Il est notre Seigneur et votre Seigneur…Notre Dieu qui est votre Dieu est unique ( Al-Baqara, II.139 ; Al-`Ankabut, XXIX.46).

Mais ces versets n’ont que l’apparence de la tolérance, au regard de l’ordre de tuer les renégats qui changent de religion. De plus, le Coran méprise la foi chrétienne:

Les Chrétiens ont dit: Le Messie est fils de Dieu. Qu’Allah les anéantisse ! Ils sont tellement stupides (At-Tauba, IX.30).

La question

L’Islam peut donc, à juste titre, être qualifié de secte.

La question qui se pose dès lors à nos autorités est de savoir si elles sont disposées à protéger les ex-musulmans comme elles protègent les transfuges des autres sectes ?  Elles le devraient, que l’on considère l’Islam comme une religion ou comme une secte.

Abd-Al-Haqq
(Serviteur de la Vérité)


… Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force, et de toute ta pensée… et ton prochain comme toi-même. Et il lui dit: Tu as bien répondu; fais cela, et tu vivras.
# La Bible – 1 Corinthiens 13:3; Luc 10:27-28