Généalogie … fils d’Abraham
L’historien juif Bensoussan est remarquable dans ses discours sur l’histoire d’Israël, notamment de par sa connaissance détaillée des événements des 2 derniers siècles, il remet en question les termes biaisés des médias et d’une société européenne, devenant sans rougir … antisémites, anti-Israël et anti-sionistes.
Ici, son exposé très instructif.
Il semble pourtant ne pas connaître les pages des Écritures aussi bien que celles de l’histoire contemporaine. C’est fort dommage, car les Saintes Écritures sont juives et sont l’Histoire du peuple juif.
Il attribue par exemple à « St Jean » et aux christianisme l’affirmation suivante :
Les juifs ont pour père le diable.
Cette affirmation interpelle! Comment Jean – qui est juif – serait-il un antisémite primaire?
Notre réponse succincte
« Voulant honorer votre qualité d’historien, je fais une petite correction :
St Jean ne dit pas « les juifs ont pour père le diable ».
Mais Johanan, (de son nom juif), rapporte que [Yéchoua/Jésus] un juif (et pas des moindres) a dit à un groupe de juifs élitiste bien précis :
« vous avez pour père le diable ».
L’expression « fils de Bélial [(diable)] » est une expression parfaitement juive, que l’on retrouve une dizaine de fois employée de la même manière dans le Tanach [Ancien Testament] dans un contexte très précis.
Merci de me corriger si je me trompe. J’approuve le reste et vous remercie. Le « monde chrétien » après Antioche et les pères de l’Eglise, n’est pas le monde « messianique » de Johanan.
C’est la triste réalité historique, pour reprendre vos termes. »
Pourquoi ne pas citer aussi Johanan quand il cite ce même juif le Messie dire :
Vous adorez ce que vous ne connaissez pas;
nous, nous adorons ce que nous connaissons,
car le salut vient des Juifs.
Explications
« vous avez pour père le diable » (jean 8:44) dans le passage de l’évangile de Jean s’adresse à un groupe de Pharisiens, et pas même tous les pharisiens, mais seulement à ceux qui bientôt vont élevé le Fils de l’homme (v. 28). Nicodème qui était venu de nuit vers Jésus n’est assurément pas dans cette liste. Plus tard, il vint aussi, apportant un mélange d’environ cent livres de myrrhe et d’aloès.
Dans le même chapitre (v. 31) jésus parle ainsi aux Juifs …. qui avaient cru en lui:
Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples;
La Bible est un livre d’histoire commençant par Au commencement et se terminant par la fin du monde. L’Histoire que nous respectons, pointe sur un homme central, c’est Son histoire, en anglais « his story » : L’histoire du Roi des Juifs, le Sauveur du monde, le Saint d’Israël. On se doit donc de précision et exactitude historique quand on cite ce verset, dans son contexte.
L’évangile de Johanan / Jean, commence d’ailleurs par une exégèse des premières lettres du premier mot du Tanach, Béréshit (dans un commencement). Jean s’identifie parfaitement à L’Écriture, et même au commencement (Psaumes 119:160)! En rien il n’est antisémite, ni ne ment.
Pour élaborer, sur le « monde chrétien », il englobe une multitudes de mouvements, de petites ou grandes Églises, dont certaines ont encouragé et le font encore, la persécution ou le meurtre des juifs séculiers, orthodoxes ou messianiques.
Certains des pères de l’Eglises furent des philosophes grecs, connaissaient à peine les Écritures, ils n’avaient pas le discernement de Paul ou de Jean. Un fossé s’est creusé entre les croyants juifs messianiques et les croyants chrétiens non juifs.
Ignatus d’Antioche par exemple ne dissocie pas une religion – le Judaïsme – d’un peuple élu. Il semble ignorer que les 3 mille premières âmes de l’Eglise furent des descendants d’Abraham selon la chair. Ignatus prend en haine ce peuple majoritairement opposé au Messie, plutôt que prier / pleurer pour ce peuple. De même, une religion Chrétienne sans racines, majoritairement sans connaissance des Écritures est née.
L’Ecriture enseigne qu’en Egypte, Joseph n’a pas rejeter ses 11 frères qui ont voulu le tuer ou le vendre. Ils ne voulurent pas reconnaître leur méfaits au début, il faudra attendre longtemps …. , et c’est Joseph qui décida de la manière de se révéler, au moment convenable, quant son plus jeune frère fût arrivé.
Les disputes doctrinales des pères de l’Eglise jusqu’au conciles rappellent parfois les décisions hérétiques où les consensus de tradition humaine, l’emportent à des buts politiques sans honte sur les Saintes Ecritures qui sont officiellement désavouées.
Ex. le dogme de l’ascension de Marie de 1950 –
Même si un témoignage direct et explicite au sujet de l’Assomption de Marie au Ciel fait défaut dans l’Écriture. Les premières indications sur le terme de la vie terrestre de la Mère de Dieu apparurent dans la réflexion théologique dès la fin du IVème siècle.
La Constitution apostolique Munificentissimus Deus (pl. 102a), formulant la définition dogmatique, développe la preuve du dogme en 3 temps. Avant tout, elle apporte comme argument fondamental, et en soi pleinement suffisant, le consensus unanime des croyants et de l’épiscopat, encore plus large que celui recueilli un siècle auparavant pour la définition du Dogme de l’Immaculée Conception (fiche n° 84)). (les archives du vatican)
De la même manière, ce « monde chrétien » – une populace antisémite – les a persécutés sans cause, protégeant même de par Rome la fuite des bourreaux nazis. Ce « monde chrétien » n’est pas l’Eglise disciple de Christ, ces mêmes Églises du chemin large, ont aussi tué des chrétiens non juifs. L’Église confessante allemande (résistante) ou l’Église huguenote (jamais antisémite) furent minoritaires.
Certains des soit disants « pères de l’Eglise» (un tel titre n’est pas permis par Jésus), furent tout de même martyrs, d’autres furent antisémites, et d’autres encore comme Justin Martyr furent martyrs et antisémites en même temps.
A tout ceux qui aiment la « réalité historique », les persécutions des « Églises » apostates n’enlèvent pas à tout individu qui reçoit l’amour de la vérité, le devoir de considérer la réalité historique de la Messianité de Yéshua / Jésus, pour être sauvé.
Une page d’histoire

Voici le premier passage de la Bonne Nouvelle, le « Nouveau Testament » ou mieux dit, la réalisation de la Nouvelle Alliance, l’Histoire juive d’un juif.
Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham …
L’histoire des Juifs,
c’est l’histoire de l’amour de Dieu pour son peuple
et pour le monde






Jerusalem omitted from the map. 





