Critique du livre de John Lennox : Sept jours qui divisent le monde – Le commencement selon la Genèse et la science

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Cette article (traduit automatiquement et relu par Vigi-Sectes) relate aussi du débat de l’affaire Galilée.

Turpin, Simon. “Review of John Lennox’s Book Seven Days That Divide the World: The Beginning According to Genesis and Science.” Answers Research Journal vol. 5 (2012): 89–97. https://answersresearchjournal.org/seven-days-divide-world-lennox-review/.

Résumé

La question de l’âge de la terre est contestée au sein de l’évangélisme, de nombreux apologistes évangéliques de premier plan plaidant en faveur d’une terre ancienne. John Lennox s’est imposé ces dernières années comme l’un des principaux défenseurs de la foi chrétienne, influençant de nombreux membres de cette génération. Dans son livre Seven Days That Divide the World (Sept jours qui divisent le monde), Lennox cherche à montrer que les chrétiens n’ont pas à être divisés sur la question de l’âge de la terre et que le récit biblique de la création dans la Genèse s’accorde bien avec la science contemporaine. Ce faisant, il tente de montrer que la vision de la création selon le principe jeune terre s’apparente à la croyance en une terre fixe. Lennox explique que l’Eglise s’est trompée par le passé dans son interprétation de l’Ecriture à la lumière des découvertes scientifiques, et que les tenants d’une jeune terre se trompent à nouveau. Cet article montrera que les arguments de Lennox en faveur d’une terre ancienne ne peuvent être étayés ni par les Ecritures ni par l’histoire de l’Eglise.

Mots-clés : Lennox, jeune terre, vieille terre, Galilée, pères de l’église, jours de la création, semaine de la création, quatrième jour, mort et souffrance, âge de la terre.

Introduction

John Lennox est professeur de mathématiques et agrégé de philosophie des sciences à l’Université d’Oxford. Il est un disciple dévoué du Christ et un apologiste doué.

Dans son livre Seven Days That Divide the World, Lennox explore le « champ de mines potentiel » de la controverse entre la Genèse et la science. Il a écrit ce livre pour les personnes qui ont été dissuadées d’envisager la foi chrétienne à cause de l’histoire  « … très idiote et non scientifique selon laquelle le monde a été créé en sept jours » (Lennox 2011, p. 12), pour les chrétiens convaincus qui sont troublés par la controverse, ainsi que pour ceux qui prennent la Bible au sérieux mais ne sont pas d’accord sur l’interprétation du récit de la création (Lennox 2011, p. 12).1

Bien que ce livre n’ait pas pour but d’être exhaustif, il a été écrit en réponse à de nombreuses demandes adressées au Dr Lennox au fil des ans.

Il est important de répondre à ce livre car le Dr Lennox est influent dans l’évangélisme, et le livre lui-même est approuvé par de nombreux apologistes évangéliques de premier plan.2

Dans ses écrits précédents, Lennox a noté que le sens du terme « créationnisme » a évolué et qu’il s’accompagne désormais de l’idée que la terre n’a que quelques milliers d’années. Selon Lennox, cela a trois effets malheureux :

  • Cela polarise la discussion en donnant une cible facile à ceux qui rejettent d’emblée toute notion de causalité intelligente dans l’univers.
  • Cela ne rend pas justice au fait qu’il existe différentes interprétations du récit de la Genèse, même parmi les chrétiens qui attribuent l’autorité finale à la Bible.
  • Cela obscurcit l’objectif (initial) de l’utilisation de l’expression  « dessein intelligent », qui est de faire une distinction très importante entre la reconnaissance d’un dessein et l’identification du concepteur (Lennox 2009, p. 11).

Lennox, défenseur du créationnisme de l’ancienne terre, croit que l’homme est une  « création spéciale directe » de Dieu (Lennox 2011, p. 69), et que les humains n’ont pas évolué. Il affirme qu’il est crucial pour la théologie du salut qu’Adam ait été le premier membre effectif d’une race humaine physiquement distincte de toutes les créatures qui l’ont précédé. (Lennox 2011, p. 73).

Cette analyse du livre de John Lennox, Seven Days That Divide the World (Sept jours qui divisent le monde), critique sept arguments que Lennox utilise pour défendre une interprétation du récit de la création dans la Genèse selon le principe de l’ancienne terre.

Une leçon d’histoire

John Lennox reconnaît qu’il s’agit d’un sujet controversé et que les désaccords à ce sujet ont parfois été acrimonieux. Afin d’obtenir une perspective sur la manière de gérer cette controverse, il se penche sur une autre controverse majeure de l’histoire, la révolution copernicienne.

Cependant, Lennox se contente de soulever la question du géocentrisme, en notant que la Bible, dans certains passages, semble suggérer une terre fixe (voir 1 Chroniques 16:30 ; Psaume 93:1 ; Psaume 104:5 ; 1 Samuel 2:8) et que le soleil se déplace (Psaume 19:4-6 ; Ecclésiaste 1:5) (Lennox 2011, pp. 16-17).

En supposant que ses lecteurs acceptent désormais la vision héliocentrique, Lennox pose la question suivante :

Pourquoi les chrétiens acceptent-ils cette « nouvelle » interprétation et n’insistent-ils pas encore sur une compréhension « littérale » des «  piliers de la terre » ? Pourquoi ne sommes-nous pas encore divisés entre les adeptes de la terre fixe et les adeptes de la terre mobile ? Est-ce vraiment parce que nous avons tous fait des compromis et que nous avons asservi l’Écriture à la science ?

Lennox 2011, p. 19

Malheureusement, l’insinuation ici est que les créationnistes jeune terre sont apparentés aux terres fixes, et qu’ils devraient rattraper les Galilée de ce monde. Les créationnistes de la vieille terre, en revanche, sont présentés comme ayant démontré que la « terre fixe » et la « terre jeune » sont des interprétations erronées de la science et de l’Ecriture.

Pour une raison ou une autre, il revient sur cette question tout au long du livre, insistant sur le fait que si nous appliquions le même raisonnement que celui que nous utilisons pour interpréter les jours littéralement à l’interprétation des fondations et des piliers de la terre, nous serions toujours en train d’insister sur le fait que la terre ne bouge pas (Lennox 2011, p. 61).

Lennox souligne que la question soulevée par la controverse sur Galilée porte sur la manière dont la Bible doit être interprétée. Il note à juste titre qu’il existe différents textes dans la Bible et que notre interprétation devrait être guidée par la

 … compréhension naturelle d’un passage, d’une phrase, d’un mot ou d’une expression dans son contexte historique, culturel et linguistique.

Lennox 2011, pp. 21-22

Il souligne également qu’une compréhension littérale d’un texte par endroits ne fonctionnera pas, car la Bible contient des figures de style et des métaphores (Lennox 2011, pp. 23-25).

La leçon que Lennox veut que nous tirions de l’affaire Galilée est que

. . . Les chrétiens ont fini par accepter cette « nouvelle » interprétation [terre en mouvement] et ont cessé d’insister sur une compréhension littérale des fondations et des piliers de la terre .

(Lennox 2011, p. 27)

Il poursuit :

Ces différences étaient-elles simplement motivées par le désir de la faction de la terre en mouvement de s’adapter aux progrès de la science ? . . Les adeptes de la terre en mouvement ont-ils nécessairement compromis l’intégrité et l’autorité des Écritures ? .

(Lennox 2011, p. 27)

Le parallèle évident que Lennox tente d’établir est que les créationnistes jeune terre sont comme les partisans de la terre fixe d’autrefois, ce qui implique qu’ils sont scientifiquement analphabètes et qu’ils doivent rattraper la science (Lennox 2011, p. 31).

Il s’agit là d’une caricature malheureuse des créationnistes jeune terre par Lennox, puisque le genre du récit de la création dans la Genèse a été expliqué depuis longtemps par les créationnistes jeune terre. Chaque passage cité ci-dessus qui parle d’une terre fixe est tiré d’un passage poétique.

Par exemple, le Psaume 93:1 déclare :

« Le monde est affermi, il ne peut être ébranlé ».

Par conséquent, étant donné que des passages tels que celui-ci sont poétiques et fortement chargés d’expressions figurées, nous devrions être prudents avant de conclure qu’un verset spécifique devrait être lu littéralement. Le psalmiste affirme simplement que Dieu a établi la terre et que personne ne peut renverser ses desseins à son égard.

La Genèse 1-11 est clairement écrite comme un récit historique, ce qui n’exclut pas les figures de style. L’utilisation répétée de la consécutive waw, qui est une caractéristique essentielle du récit ajoutant à la narration passée un élément de séquence, permet de l’identifier comme telle (Kaiser 2001, p. 80). Apparaissant 55 fois dans les 34 versets de la Genèse 1:1-2:3, la consécutive waw est cohérente avec le matériel narratif trouvé dans le reste de la Genèse (McCabe 2009, p. 217).

L’élément principal de la poésie hébraïque est le parallélisme et les strophes (Osborne 2006, p. 238), le langage figuratif étant plus prédominant que dans la prose et plus difficile à comprendre (Osborne 2006, p. 239). Mais on ne trouve pas de parallélisme dans la Genèse 1:1-2:3, comme l’affirme E. J. Young :

… Ce n’est pas de la poésie. D’une part, les caractéristiques de la poésie hébraïque font défaut et, en particulier, il n’y a pas de parallélisme .

(Young 1964, pp. 82-83)

Bien que l’on puisse discuter des éléments artistiques du récit de la création dans la Genèse, il est incontestable que la Genèse n’est pas un texte poétique (Blocher 1984, p. 32 ; Hasel 1994, p. 19-21 ; Kaiser 2001, p. 80-82).

L’histoire de l’affaire Galilée montre que l’Eglise s’est trompée dans son interprétation de certains passages de l’Ecriture. La réponse à la question de Lennox, à savoir pourquoi nous ne sommes pas divisés entre les adeptes de la terre fixe et les adeptes de la terre mobile, est la suivante : la Bible n’enseigne pas que la terre est fixe :

  • La Bible n’enseigne pas que la terre est fixe.
  • La science des observations est plus cohérente avec le point de vue héliocentrique.

À l’époque de Galilée, l’Église pensait à tort que la Bible soutenait un système géocentrique en laissant la philosophie aristotélicienne influencer la théologie. Le géocentrisme du système ptolémaïque et aristotélicien était la vision du monde de l’establishment scientifique de l’époque, ce qui a conduit l’Église à interpréter les Écritures selon ce système et à s’en tenir à la tradition plutôt qu’à un enseignement biblique solide.

Galilée lui-même croyait en la fiabilité de la Bible. Il s’opposait à la conception géocentrique de l’univers et cherchait à montrer que la Bible s’accordait avec le système héliocentrique. Galilée luttait contre les principes d’interprétation de l’Église de son époque, aveuglée par la philosophie aristotélicienne.

L’ironie de cette leçon d’histoire est qu’à l’époque de Galilée, l’Église interprétait littéralement les passages poétiques de la Bible, alors qu’aujourd’hui, certains chrétiens affirment que les passages de la Bible écrits comme des récits historiques, tels que Genèse 1-3, doivent être lus comme de la poésie.

La leçon malheureuse à tirer de l’affaire Galilée est que de nombreux chrétiens n’ont pas tiré les leçons de l’histoire. Ils répètent les erreurs du passé en s’obstinant à prendre les idées populaires de l’époque, comme le naturalisme évolutionniste, comme autorité plutôt que la Bible. L’histoire de l’affaire Galilée devrait servir d’avertissement aux évolutionnistes théistes et aux créationnistes ancienne terre.

Les Pères de l’Église

Lennox reconnaît que ni les créationnistes jeune terre ni ceux de la vieille terre ne sont des inventions récentes et note à juste titre que Luther, Calvin et la Confession de foi de Westminster ont défendu le point de vue des 24 heures (Lennox 2011, p. 40).

Il admet également que

« la compréhension des jours de la Genèse comme des jours de vingt-quatre heures semble avoir été le point de vue dominant pendant de nombreux siècles ».

Lennox 2011, p. 42

Néanmoins, il cite l’érudit juif Philon et les pères de l’Église Justin Martyr, Irénée, Origène et Augustin pour étayer son point de vue sur l’ancienne terre (Lennox 2011, pp. 40-42), en soulignant qu’ils n’ont pas été …

influencés par la science contemporaine, comme la géologie et la biologie évolutionniste, mais qu’ils ne croyaient pas que les jours de la création étaient de vingt-quatre heures.

Lennox 2011, p. 42

Malheureusement, il semble que chaque fois que les Pères de l’Eglise sont évoqués dans la discussion sur la Genèse, il y a soit une préférence sur les Pères à citer pour défendre la cause, soit une fausse représentation de ce qu’ils croyaient afin de soutenir un point de vue particulier.

Même si Philon, Justin Martyr, Irénée, Origène et Augustin n’ont pas été influencés par la science moderne, ils ont subi d’autres influences, notamment celle de la science de leur époque. Le philosophe juif Philon était enclin à une …

… interprétation plus allégorique de l’Écriture qui rendait la loi juive conforme aux idéaux de la pensée stoïcienne, pythagoricienne et surtout platonicienne .

(Bassler 1985, p. 791)

Il est donc problématique de faire appel à Philon pour interpréter la Genèse. L’engagement de Philon dans la philosophie grecque l’a conduit à allégoriser le texte de la Genèse plutôt qu’à rechercher une exégèse minutieuse du texte biblique. Au contraire, un contemporain de Philon, le commandant militaire juif du premier siècle devenu historien, Josèphe, comprenait le récit de la création dans la Genèse comme une histoire littérale (Josèphe 1897, pp. 28-29).

Lennox reconnaît que les premiers pères de l’Église, Justin Martyr et Irénée, ont fondé leurs idées sur les jours en tant qu’époques sur le Psaume 90:4 et 2 Pierre 3:8. Cependant, Davis Young note que

. … la caractéristique intéressante de ce point de vue patristique est que l’équation des jours et des millénaires n’a pas été appliquée à la semaine de la création, mais plutôt à l’histoire ultérieure. Ils ne pensaient pas que la création s’était déroulée sur six millénaires, mais que la totalité de l’histoire humaine occuperait six mille ans, soit un millénaire d’histoire pour chacun des six jours de la création

(Young 1982, p. 20).3

Origène et Augustin ont été influencés par la philosophie néo-platonicienne. S’ils ne croyaient pas que les jours étaient littéralement de 24 heures, ils ne croyaient pas non plus que la terre était ancienne, mais plutôt qu’elle avait moins de 10 000 ans (Augustin 12.11 ; Origène 1:19). En fait, Augustin ne croyait pas que les jours étaient de vastes étendues de temps, ni que la terre était très ancienne. C’est précisément l’erreur inverse qu’il a commise en croyant que la création était instantanée, en raison de l’influence extérieure de la philosophie néo-platonicienne. Augustin a compris, à partir de Genèse 2:4, que tout a été créé simultanément. Cependant, il devait se fier à la traduction de la Bible en vieux latin, la Vetas Latina. Comme il ne connaissait pas l’hébreu, il ignorait probablement que le mot hébreu pour « instant » (rega’ dans Exode 33:5 et Nombres 16:21) n’est pas utilisé dans Genèse 2:4 (Sarfati 2004, p. 118).

L’utilisation sélective par Lennox de Philon, Justin Martyr, Irénée, Origène et Augustin, afin de justifier son point de vue sur l’ancienne terre, n’est pas justifiée pour deux raisons. Premièrement, ils ne croyaient pas que les jours étaient de longues périodes de temps ou que la terre était vieille. Deuxièmement, leur interprétation du récit de la création dans la Genèse était largement influencée par la philosophie grecque, tout comme de nombreux érudits aujourd’hui ont été influencés par une philosophie mondaine (le naturalisme évolutionniste).

Les jours de la création

En ce qui concerne le récit de la création dans la Genèse, Lennox, contrairement aux évolutionnistes théistes, comprend à juste titre qu’il s’agit d’un récit historique. Affirmant que l’Écriture est la révélation de Dieu, il souligne à juste titre,

Si nous croyons à l’inspiration des Écritures, nous devons prendre le texte au sérieux parce que c’est l’Écriture qui est inspirée et non la compréhension que j’en ai… « .

(Lennox 2011, p. 48).

L’ « impression indubitable » du texte, selon Lennox, est celle d’une « séquence chronologique d’événements, donnant la plus brève des brèves histoires du temps… » (Lennox 2011, p. 48). Il note à juste titre que le mot « jour » peut avoir un certain nombre de définitions, et souligne quatre significations différentes du mot dans Genèse 1:1-2:4 (Lennox 2011, pp. 50-51).

Dans Genèse 1:5, deux significations principales du mot « jour » apparaissent dans le même verset : « jour » et « vingt-quatre heures ». Il souligne le troisième sens du mot « jour » au septième jour, puisqu’il n’y a pas de mention de « soir et matin » comme pour les six premiers jours. Il estime que le septième jour est sans doute différent des six premiers jours, qui sont les jours d’activité créatrice. Comme d’autres adeptes de l’âge long, Lennox cite Hébreux 4:3-11 pour affirmer que nous sommes toujours dans le repos sabbatique de Dieu (Lennox 2011, p. 50).

Quatrièmement, il note que dans Genèse 2:4, le mot « jour » est utilisé pour décrire une période de temps. Il en conclut que dans Genèse 1:1-2:4, le mot « jour » a plusieurs significations distinctes, qui sont toutes des significations naturelles, primaires, « littérales » (Lennox 2011, p. 51). Lennox souligne également que les cinq premiers jours du texte hébreu sont dépourvus de l’article défini, alors qu’il est présent dans les jours six et sept. Lennox pose la question suivante : « Comment devons-nous les interpréter ? »

Lennox a raison de souligner que le mot « jour » peut avoir un certain nombre de significations différentes, bien que les créationnistes jeune terre l’aient souligné depuis longtemps. Il a raison d’interpréter les deux sens du mot « jour » dans Genèse 1:5, et son sens dans Genèse 2:4, mais cela ne prouve pas sa conclusion.

Il est important de souligner que lorsqu’il s’agit d’interpréter les jours de la création, nous ne commettons pas l’erreur herméneutique de l’adoption injustifiée d’un champ sémantique élargi (Carson 1996, pp. 60-61). Cela se produit lorsque l’on prend un mot qui peut avoir plus d’un sens dans un contexte et qu’on le place dans un autre contexte où il ne peut pas avoir ce sens.

L’utilisation singulière du mot « jour » (yom) dans Genèse 2:4 est souvent citée comme preuve pour démontrer que le mot se réfère à l’ensemble de la semaine de la création. Cependant, le mot est ici utilisé avec la préposition be préfixée au nom construit yom, ce qui donne beyom. Ces mots sont suivis d’une construction infinitive. Cette construction beyom, qui signifie « quand » (McCabe 2000, p. 117) (voir aussi Genèse 2:17 ; Exode 10:28) est souvent simplement traduite de manière idiomatique pour résumer la totalité des six jours de la création. Par conséquent, utiliser le mot « jour » ici comme un exemple de jours figuratifs dans le chapitre 1 revient à ne pas reconnaître la différence entre le nom absolu « jour » (Genèse 1) et le nom construit « jour » (Genèse 2:4).

La conclusion de Lennox concernant le septième jour est tout simplement inexacte. Pourquoi n’y a-t-il pas de mention de « soir et matin » au septième jour ? Tout d’abord, il convient de noter que l’œuvre créée par Dieu n’a pas cessé le septième jour, mais qu’elle a été achevée « au septième jour ». Ainsi, Dieu avait achevé (kala’) toute son œuvre, et toutes leurs armées (tsaba’), ce qui signifie que tout était achevé dans les cieux et sur la terre. Les mots de Genèse 2:1 introduisent l’achèvement de la création de Dieu. Le septième jour est mentionné trois fois dans ces versets, ce qui révèle son caractère unique et son importance. Les verbes « achevé », « reposé » et « béni » indiquent le caractère unique de ce jour et sont tous associés à l’œuvre de Dieu. Le septième jour, comme les autres, est un jour historique littéral de 24 heures.4 Ce n’est pas un jour de création, mais un jour de repos.

Robert McCabe5 a montré qu’il existe un cadre quintuple apparent dans les six premiers jours, qui est absent du septième jour. Ce cadre est utilisé dans Genèse 1:1-2:3 pour façonner chacun des jours :

  • « Dieu dit… »
  • « qu’il y ait… »
  • Accomplissement : « il y eut »
  • Évaluation : « Dieu vit que cela était bon »
  • Et conclusion : « il y eut un soir et un matin »

La formule « soir et matin », utilisée pour les autres jours, n’est plus nécessaire au septième jour, car elle avait pour fonction rhétorique de marquer la transition entre le jour de la fin et le jour suivant. La semaine de la création est maintenant achevée et il n’était donc pas nécessaire d’utiliser la formule « soir et matin ».

Cependant, ce n’est pas seulement « le soir et le matin » qui manquent au septième jour, aucune des autres parties de ce cadre n’est utilisée le septième jour. Le cadre est utilisé pour représenter avec précision l’œuvre de Dieu impliquée dans son activité créatrice. La raison pour laquelle ce cadre n’est pas utilisé le septième jour est de montrer que Dieu a cessé de créer. Par conséquent, la raison pour laquelle le soir et le matin ne sont pas utilisés est liée aux autres parties du cadre.

En outre, la raison pour laquelle l’article défini est utilisé pour la première fois le sixième jour est d’indiquer l’achèvement de l’œuvre de la création ce jour-là (Keil et Delitzsch 1980, p. 50).

Le septième jour est-il sans fin selon Hébreux 4 ? Non, Hébreux 4:3 fait référence au repos spirituel dans lequel entrent tous les croyants. Hébreux 4 cite Genèse 2:2 et Psaume 95:7-11, et l’auteur s’en sert comme argument pour mettre en garde contre le danger de l’incrédulité. En outre, si le septième jour est sans fin, cela soulève certainement des problèmes théologiques, Dieu maudissant la terre tout en la bénissant et en la sanctifiant (Whitcomb 1973, p. 68).

La nature de la semaine de la création

Lennox pense que l’acte initial de la création (Genèse 1:1-2) est séparé des six jours de création qui suivent en raison de la structure des jours. Chaque jour commence par la phrase « Et Dieu dit » et se termine par l’affirmation « et il y eut un soir et il y eut un matin, nième jour » (Lennox 2011, p. 52). Cela l’amène à conclure que le premier jour commence au verset 3 et non au verset 1 (Lennox 2011, p. 52). Il souligne que le verbe « créa » dans Genèse 1:1 est au parfait, et que

l’usage normal du parfait au tout début d’une péricope est d’indiquer un événement qui a eu lieu avant que l’histoire ne commence. Le récit commence au verset 3

(Lennox 2011, p. 52).

Cela implique que le «commencement » de la Genèse 1:1 n’a pas nécessairement eu lieu le premier jour, comme on le suppose souvent (Lennox 2011, p. 53). Selon Lennox, la création initiale a eu lieu avant le premier jour, mais la Genèse ne nous dit pas combien de temps avant.

Selon Lennox, c’est l’une des principales raisons de croire que la question de l’âge de l’humanité n’a pas été résolue.

que la question de l’âge de la terre (et de l’univers) est une question distincte de l’interprétation des jours, un point qui est souvent négligé. En d’autres termes, en dehors de toute considération scientifique, le texte de Genèse 1:1, en séparant le commencement du jour 1, laisse l’âge de l’univers indéterminé.

(Lennox 2011, p. 53)

Il avance également le point de vue de C. John Collin, selon lequel les jours sont des « jours analogiques », comme une manière possible d’interpréter les jours. Ce point de vue prend le mot jour dans son sens ordinaire, mais l’applique de manière analogique.

En ce qui concerne la justification de la semaine de création de six jours par Exode 20:8-11, Lennox estime que, bien qu’il y ait des similitudes entre la semaine de création de Dieu et notre semaine de travail, il y a aussi des différences évidentes, ce qui signifie qu’il n’est pas possible de tracer des lignes droites entre la Genèse et notre semaine de travail. Par conséquent, Exode 20:8-11 n’exige pas que les jours de Genèse 1 soient les jours d’une seule semaine (Lennox 2011, p. 57).

Dans une réponse à Stephen Hawking dans un livre précédent, Lennox (2010, pp. 45-46) lui reproche de ne pas avoir lu suffisamment et de ne pas s’être engagé dans la recherche lorsqu’il discute des données bibliques de Genèse 1:1. Il semble que Lennox ferait bien de suivre son propre conseil puisqu’il n’a manifestement pas consulté les spécialistes réputés du créationnisme jeune terre qui ont depuis longtemps réfuté ses arguments créationnistes terre ancienne.

Le raisonnement de Lennox, qui consiste à séparer le verset 1:1-2 de la Genèse du verset 3, n’est qu’une version sophistiquée de la théorie des lacunes. Au verset 1, le verbe est au parfait et au verset 3, la consécutive wav est utilisée. Le verset 2, cependant, commence d’une manière différente, le wav étant attaché au nom « la terre » plutôt qu’au verbe à l’imparfait. C’est ce qu’on appelle le waw disjonctif. Cela signifie que le verset 2 est une petite déclaration parenthétique disant quelque chose sur ce qu’était la terre lorsque Dieu l’a créée pour la première fois. Le récit des événements va du verset 1 au verset 3. Le verset 2 n’est pas un récit d’événements, mais une description de l’état de la terre.

De plus, au verset 4, Dieu sépare la lumière des ténèbres, et au verset 5, il appelle les ténèbres « nuit ». Cependant, les seules ténèbres mentionnées jusqu’à présent se trouvent au verset 2, ce qui signifie que le verset 2 décrit l’état de la terre au début de la première nuit. Au verset 5, la première nuit se situe entre le soir et le matin et définit le jour. Il n’est pas nécessaire de placer une lacune n’importe où dans les jours de la création à moins d’essayer de faire rentrer quelque chose, ce qui est en fin de compte ce que Lennox essaie de faire.

En ce qui concerne Exode 20:8-11 et les jours comme étant analogues au jour de repos de Dieu, cela simplifie à l’excès et présente de manière erronée la corrélation entre les deux textes. Exode 20:8-11 a un certain nombre de liens avec la semaine de la création :

un schéma « six plus un », « les cieux et la terre », « le septième jour », « le repos », « la bénédiction » et « la sanctification ». Tout ceci suggère qu’au moins, l’un des objectifs de Dieu en créant les cieux et la terre en six jours littéraux successifs suivis d’un jour de repos littéral était d’établir un modèle à suivre pour son peuple.

En outre, Exode 20:8-11 utilise un adverbe de temps (« en six jours ») qui indique la durée de l’activité créatrice de Dieu (Waltke et O’Connor 1990, p. 171).

Le schéma de la semaine de la création est également mentionné dans Exode 31, 14-17, car l’observation du sabbat par Israël était un signe de l’alliance mosaïque. Exode 20 et Exode 31 affirment tous deux que la semaine de la création était littérale et non analogique.

Le problème du quatrième jour

Lennox a déjà laissé entendre que son interprétation de la Genèse était essentiellement textuelle et n’avait pas été influencée par la « science » (Lennox 2011, p. 53), mais il est difficile de le croire au vu de son objection concernant le quatrième jour. Il pose la question suivante :

S’il y a une dimension chronologique aux jours, comment se fait-il que le soleil ait été créé le quatrième jour ?

(Lennox 2011, p. 154)

Le texte ne pose aucun problème quant à la création du soleil le quatrième jour, à moins que vous n’essayiez de tenir compte d’une vision séculière de l’origine du soleil, ce que Lennox tente de faire. Dans cette optique, le soleil et les étoiles précèdent la terre.

Il ne peut tout simplement pas comprendre comment les trois premiers jours peuvent être des jours de 24 heures si le soleil n’est pas encore là (Lennox 2011, pp. 58-59). Pour Lennox,

l’alternative logique est que le soleil existait au début de la semaine de la Genèse ; et que le récit du jour 4 devrait être lu à la lumière de ce fait.

(Lennox 2011, p. 59)

Pour ce faire, il examine deux arguments utilisés par Hugh Ross et C. J. Collins. Se référant à Job 38:9, Ross soutient que le soleil, la lune et les étoiles n’ont pas été créés le quatrième jour, mais sont apparus lorsque la couverture nuageuse qui les dissimulait s’est dissipée (Ross 2001, p. 43). Par ailleurs, Collins suggère que le verbe « fait » (‘asah) dans Genèse 1:16 ne signifie pas spécifiquement « créer » ; bien que ‘asah signifie « créer », il se réfère souvent à « travailler dans quelque chose qui est déjà là », ou même à quelque chose qui a été « désigné ». Lennox privilégie l’interprétation de Collins, car elle correspond bien à la fonction du soleil et de la lune en tant que lumières visibles dans le ciel. Essentiellement, Dieu parle de leur rôle dans le cosmos, et non de leur création ou de leur apparition (Lennox 2011, p. 59).

Afin de rejeter l’argument de la création du soleil au quatrième jour, Lennox déclare :

Certains ont tenté de surmonter ce problème en postulant l’existence d’une source de lumière non solaire qui a fonctionné pendant les trois premiers jours … bien que nous ne sachions rien d’une telle source de lumière, que ce soit dans les Écritures ou dans la science (Lennox 2011, p. 59).

Ce n’est tout simplement pas vrai.

La Bible nous dit que Dieu a créé la lumière le premier jour (Genèse 1:3), mais elle ne nous dit pas quelle en était la source. Est-ce vraiment si difficile pour le Dieu qui est lumière (1 Jean 1:5) de créer une source de lumière sans soleil ni étoiles ? Pas du tout !

En tout cas, on nous dit qu’il n’y aura pas besoin de soleil dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre, parce que la présence de la gloire de Dieu fournira l’illumination nécessaire (Apocalypse 21:23).

Lennox ne comprend pas comment les trois premiers jours ont pu être littéralement des jours sans soleil, mais les créationnistes jeune terre ont depuis longtemps apporté une solution facile à ce dilemme. La Genèse indique clairement que le soleil a été créé le quatrième jour, et non au début de la semaine de la création. Le soleil est-il simplement apparu le quatrième jour ? Le mot « apparaître » (ra’ah) est utilisé dans Genèse 1:9, alors pourquoi l’auteur n’aurait-il pas utilisé ce mot s’il voulait dire que le soleil et les étoiles sont apparus le quatrième jour ? Il est vrai que les rôles du soleil et des étoiles sont décrits au quatrième jour, mais cela n’empêche pas qu’ils aient été créés ce jour-là. La plus grande faiblesse de cet argument est peut-être que le mot pour « faire » (‘asah) est utilisé tout au long de Genèse 1, et est même utilisé de manière interchangeable avec « créer » (bara dans Genèse 1:26-27) (Mortenson 2007).

La mort et la souffrance

Lennox est conscient des limites du traitement de la question de la mort et de la souffrance dans un livre court (Lennox 2011, p. 76). Il reconnaît néanmoins que la déclaration de l’apôtre Paul dans Romains 5:12 est

une question sérieuse ayant de profondes implications pour la doctrine du salut, car… Si Paul se trompe dans son diagnostic sur l’origine du péché et de la mort, comment pouvons nous nous attendre à ce qu’il ait raison quant à sa solution ?

(Lennox 2011, p. 76).

Il comprend à juste titre que Romains 5:12 se réfère à la mort humaine, estimant que Paul laisse ouverte la question de la mort à des niveaux autres qu’humains (Lennox 2011, p. 78). Par exemple, il estime que puisque l’homme a mangé des plantes, la mort des plantes ne peut pas être un problème ou une conséquence du péché humain, même si les plantes sont mortes (Lennox 2011, p. 78). Cela ne tient pas compte du fait que les plantes ne sont pas considérées comme « vivantes dans l’hébreu biblique ou dans la littérature juive du second Temple » (Kennard 2008, p. 169).

Qu’en est-il de la mort des animaux ? Lennox soutient que la mort a dû exister avant la chute parce que des mammifères comme les baleines, qui ne vivent pas de végétation verte mais d’aliments marins vivants, ont dû causer la mort en mangeant (Lennox 2011, p. 78). Ce faisant, il exclut la possibilité de l’existence d’autres aliments.

Il suggère également que l’absence de mort animale avant le péché humain rend l’existence des prédateurs problématique (Lennox 2011, p. 79), suggérant que si les prédateurs étaient le résultat de la Chute :

. … cela ne ferait-il pas de ce péché le déclencheur d’un processus de création – une caractéristique qui semble très improbable, et sur laquelle la Bible semble rester silencieuse ? Ou bien Dieu a-t-il prévu le changement, intégré à l’avance les mécanismes dans les créatures, puis fait quelque chose pour les mettre en œuvre ? .

(Lennox 2011, p. 79)

Les problèmes soulevés par Lennox pour justifier l’absence de mort animale avant la Chute sont compréhensibles, mais on peut y répondre dans un cadre biblique. La Bible n’utilise jamais le terme hébreu nephesh chayyah (âme vivante/créature) pour désigner les invertébrés, alors qu’elle le fait pour désigner les humains et les poissons (Genèse 1:20 ; 2:7). En outre, les insectes n’ont pas le même type de « sang » que les vertébrés, mais « la vie de la chair est dans le sang » (Lévitique 17:11) (Sarfati 2004, p. 211). Il est donc raisonnable de supposer que le régime alimentaire des animaux avant la chute pouvait inclure des invertébrés. Même ainsi, si nous considérons le fait que Dieu a connu à l’avance la chute (1 Pierre 1:18-20 ; Éphésiens 3:11 ; Apocalypse 13:8), il est également logique qu’il ait programmé les créatures avec l’information nécessaire pour qu’elles puissent s’adapter à la chute.

Il a programmé les créatures avec les informations relatives aux caractéristiques d’attaque et de défense dont elles auraient besoin dans un monde maudit. Ces informations ont été « activées » lors de la Chute (Sarfati 2004, p. 212).

Pour ne pas avoir à argumenter de la sorte, Lennox pense que le rasoir d’Occam (toutes choses égales par ailleurs, la solution la plus simple tend à être la meilleure) doit être appliqué à ce stade afin de limiter la multiplication d’hypothèses inutiles (Lennox 2011, p. 79). Cependant, son application du rasoir d’Occam concerne la déclaration de Paul dans Romains 5:12, qui n’est pas un texte que les créationnistes jeune terre utiliseraient pour plaider en faveur de la mort des animaux. Il n’aurait raison dans son application que si Romains 5:12 était utilisé de cette manière. Le rasoir d’Occam doit être préféré lorsqu’il est utilisé avec les textes bibliques corrects concernant l’absence de toute forme de mort avant la chute (Genèse 1:29-31 ; 3:1- 24 ; Romains 8:19-22 ; Apocalypse 21:4 ; 22:3).

Lennox anticipe l’objection selon laquelle Romains 8:20-21 fait référence à toute mort résultant du péché (Lennox 2011, p. 79). Estimant que la corruption, la maladie et la mort humaine peuvent bien être une conséquence du péché humain, mais que la mort des animaux et des plantes ne l’est pas, il ne commente pas Romains 8:22 (Lennox 2011, p. 80).

Il poursuit en laissant entendre qu’il n’y avait pas de mort dans le jardin d’Eden : « Le texte biblique ne donne pas l’impression que le monde entier était comme l’Eden » (Lennox 2011, p. 81). En posant la question suivante

Y avait-il … une différence entre le comportement des animaux à l’extérieur du jardin d’Eden et celui de ceux qui se trouvaient dans la situation idyllique à l’intérieur ?.

Lennox 2011, p. 82

La Bible n’évoque nulle part ces implications. Elle nous dit plutôt que toute la création de Dieu était  « très bonne » (Genèse 1:31). L’expression « très bon » est la prononciation par Dieu de l’aboutissement de toute sa création, alors qu’il a déjà qualifié les choses de « bonnes » à six reprises. Dans leur commentaire de la Genèse, les théologiens du 19e siècle Keil et Delitzsch, experts en hébreu biblique, ont commenté Genèse 1:31 :

Par l’application du terme « bon » à tout ce que Dieu a fait, et par la répétition du mot avec l’accent « très » à la fin de toute la création, l’existence de quoi que ce soit de mauvais est absolument niée, et l’hypothèse réfutée …. 

Keil et Delitzsch 1980, p. 67

Le monde très bon que Dieu a créé n’est pas seulement une référence à la morale. Les versets 29 et 30 montrent que l’expression « très bon » s’applique également au régime végétarien de l’homme et des animaux. Il n’y avait pas de « tuer ou être tué » ou de survie du plus fort dans la très bonne création de Dieu.

Bien que Lennox nous implore de noter soigneusement ce que dit l’Écriture, il lui arrive de ne pas suivre son propre principe. En ce qui concerne Genèse 1:30, il pense que l’instruction concernant la végétation comme nourriture a été donnée aux humains et non aux animaux (Lennox 2011, p. 89). La raison en est la suivante :

Les humains venaient d’être informés de ce que devait être leur nourriture. Ils avaient reçu l’ordre de soumettre les poissons, les animaux et les oiseaux. Il serait important qu’ils sachent que la soumission n’incluait pas l’éloignement des animaux de la nourriture des humains, ce qui suggère qu’au moins certains d’entre eux pouvaient être des aliments non végétariens.

Lennox 2011, p. 89

Cependant, il semble ne pas voir du tout le lien avec ce que dit le verset précédent. Genèse 1:29 indique explicitement que la nourriture des humains devait être constituée de végétaux, tandis que le verset 30 nous dit que les animaux devaient également se nourrir de plantes vertes. Cela signifie que les animaux et les humains étaient végétariens dès le départ. Comme le note Hamilton :

À aucun moment, il n’est permis à quoi que ce soit (êtres humains, animaux, oiseaux) de prendre la vie d’un autre être vivant et de la consommer comme nourriture. La domination attribuée au couple humain sur le monde animal n’inclut pas la prérogative de la boucherie. Au contraire, l’humanité survit grâce à un régime végétarien (Hamilton 1990, p. 140).

En essayant d’intégrer la mort des plantes et des animaux dans le monde d’avant la chute, Lennox échoue sur un certain nombre de points. Tout d’abord, il ne reconnaît pas que les plantes n’ont pas le principe de vie (nephesh en hébreu) que les animaux et les humains ont. Deuxièmement, bien qu’il ait raison de souligner que Romains 5:12 fait référence à la mort humaine, son manque évident d’engagement envers les écrits créationnistes jeune terre signifie qu’il n’est pas conscient du fait qu’il ne s’agit pas d’un texte que les créationnistes jeune terre utilisent pour soutenir qu’il n’y a pas eu de mort animale avant la chute.

D’un point de vue biblique, il y a plusieurs raisons pour lesquelles il n’y a pas eu de mort d’aucune sorte avant la chute. Puisque Dieu a rendu sa création  « très bonne » (Genèse 1:31) et que les hommes et les animaux étaient à l’origine végétariens (Genèse 1:29-30), la mort ne pouvait pas faire partie de la création de Dieu. Même après la chute, le régime alimentaire d’Adam et d’Ève était végétarien (Genèse 3:17-19). Ce n’est qu’après le déluge que l’homme a été autorisé à manger des animaux (Genèse 9:3). La chute de Genèse 3 expliquerait mieux l’origine du comportement carnivore des animaux.

En outre, Esaïe 11:6-9 et 65:17-25 font référence à un état futur de la terre qui semble correspondre au monde d’avant la chute, où il n’y avait pas d’activité carnivore. Il est également erroné de lire l’état actuel du monde, qui comprend des prédateurs, dans le récit biblique de la création. Il s’agit du principe uniformisant « le présent est la clé du passé » (popularisé par Charles Lyell), qui suppose que les processus que nous observons dans notre monde actuel sont tels qu’ils ont toujours été. Il s’agit d’une hypothèse courante chez les créationnistes de l’ancienne terre. Cependant, c’est la révélation, et non le présent, qui permet de comprendre le passé.

En ce qui concerne Romains 8:19-22, le mot création au verset 19 a fait l’objet d’un débat. Dunn et Moo soulignent tous deux que ce mot fait clairement référence à la création non humaine (Dunn 1988, p. 469 ; Moo 1996, p. 514). Au verset 20, Paul explique pourquoi la création anticipe la révélation des fils de Dieu. « La raison, dit Paul, est que la création subhumaine elle-même n’est pas ce qu’elle devrait être, ou ce que Dieu voulait qu’elle soit » (Moo 1996, p. 515). C’est ainsi parce que Dieu l’a soumise à la frustration, Lui « … seul a le droit et le pouvoir de condamner toute la création à la frustration à cause du péché humain » (Moo 1996, p. 516). Schreiner estime que Paul s’inspire probablement de la tradition de Genèse 3, 17-19, où la création est maudite à cause du péché d’Adam. Il souligne que « futilité » signifie que la création n’a pas rempli le but pour lequel elle a été faite (Schreiner 1998, p. 436). Dunn écrit que « soumis par Dieu. est un passif divin qui se réfère particulièrement à Genèse 3:17-18 » (Dunn 1988, p. 470). Le point de vue de Paul au verset 22, un verset que Lennox ne discute pas, est que la création, qui encore une fois n’est pas humaine (Dunn 1988, p. 472), gémit et souffre, non pas à cause des catastrophes naturelles et de la souffrance avant la chute, mais à cause de la chute d’Adam dans Genèse 3, comme Romains 8:19-25 l’indique clairement.

La Bible parle également d’un temps où la création sera affranchie (Actes 3:21 ; Romains 8:21) parce que toute la création « a été soumise à la vanité » (Romains 8:20-22). Les créationnistes vieille terre doivent être en mesure d’expliquer dans quel état la création sera restaurée. Sera-t-elle restaurée dans un état de mort et de souffrance ? Le livre de l’Apocalypse indique clairement que dans les nouveaux cieux et sur la nouvelle terre, il n’y aura plus ni douleur ni mort (Apocalypse 21:4) et que la malédiction disparaîtra (Apocalypse 22:3). Comment peut-on se réjouir d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre remplis de mort, quelle qu’elle soit ?

L’âge de la terre

En ce qui concerne l’âge de la terre, Lennox n’est pas convaincu que la lecture terre ancienne soit moins naturelle que celle jeune terre, si nous pensons simplement en termes d’âge de la terre (Lennox 2011, p. 66). La raison en est que le texte de Genèse 1, selon lui, sépare la création initiale du premier jour. L’âge de la terre est une question logiquement distincte de la nature des jours (Lennox 2011, p. 66).

Cependant, la compréhension qu’a Lennox de l’âge de l’univers est davantage contrôlée par la théorie du big bang que par le texte biblique :

Le modèle standard (Big Bang) développé par les physiciens et les cosmologistes peut être considéré comme un déballage scientifique des implications de la déclaration « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre ». Il y a ici une certaine ironie, dans la mesure où le même modèle cosmologique du Big Bang qui confirme l’affirmation biblique selon laquelle il y a eu un commencement implique également que l’univers est très ancien.

Lennox 2011, p. 154

Malheureusement, Lennox assume le modèle standard du big bang sans argument et n’aborde pas les problèmes bibliques et scientifiques qu’il pose (Williams et Hartnett 2005).

Sa confiance dans le modèle du big bang est malheureuse car il est non seulement basé sur le naturalisme philosophique (la croyance que la nature est tout ce qu’il y a), mais il contredit le récit biblique de la création de plusieurs façons. Tout d’abord, accepter le modèle du big bang revient à ignorer ce que le Créateur a révélé sur la manière dont il a créé l’univers. La Bible enseigne clairement que Dieu a créé tout ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre en six jours (Exode 20:11). Cela contraste avec le modèle du big bang, qui explique que la création de l’univers et de la terre s’est étalée sur des milliards d’années. Selon la théorie du big bang, les étoiles existent depuis des milliards d’années avant la terre, alors que la Bible enseigne que les étoiles ont été créées (et non « apparues ») le quatrième jour, trois jours après la création de la terre. La Bible enseigne également que la terre a été créée à partir de l’eau (Genèse 1:2-9 ; 2 Pierre 3:5), alors que le modèle du big bang enseigne que la terre a commencé sous forme de roche en fusion.

Dans sa recherche d’une solution à cette controverse, il propose quatre considérations :

  • Les preuves scientifiques actuelles d’une terre ancienne.
  • L’admission honnête et admirable d’éminents créationnistes jeune terre que « les créationnistes contemporains devraient humblement convenir que leur point de vue est, à l’heure actuelle, peu plausible sur des bases purement scientifiques … ».
  • Le fait que les Ecritures, bien qu’elles puissent être interprétées en termes de jeune terre, n’exigent pas une telle interprétation.
  • Le fait que nous ne savons pas tout (Lennox 2011, pp. 86-87).

Malheureusement, l’argument de Lennox en faveur d’une terre ancienne à partir de Genèse 1 ne fonctionne tout simplement pas, et il est imposé au texte plutôt que lu à partir de celui-ci. Le facteur déterminant de son interprétation d’une terre ancienne est la « preuve scientifique », qui est simplement le résultat des hypothèses uniformitaires utilisées pour interpréter la preuve, plutôt que des présupposés bibliques.

Il est étrange que Lennox ait choisi Nelson et Reynolds comme créationnistes jeune terre pour interagir avec eux. Le fait qu’on leur ait demandé d’argumenter en faveur des créationnistes jeune terre dans le livre Three Views On Creation and Evolution (Nelson et Reynolds 1999, pp. 39-75) est déjà époustouflant, étant donné que leur formation est en philosophie, et non en science ou en théologie.

Le fait qu’il admette que la Genèse peut être interprétée en termes jeune terre est louable, mais son affirmation selon laquelle la Genèse ne doit pas être interprétée de cette manière n’a rien à voir avec le texte, mais tout à voir avec ses hypothèses a priori concernant l’âge de la terre. Il a également raison de dire que nous ne savons pas tout, mais que nous connaissons Celui qui sait tout, et que nous pouvons lui faire confiance lorsqu’il nous dit combien de temps il a mis pour tout créer.

Conclusion

John Lennox est un chrétien engagé dont les écrits et les débats contre les nouveaux athées, tels que Christopher Hitchens et Richard Dawkins, ont beaucoup encouragé les chrétiens à rester fermes et à défendre leur foi. Cependant, l’une des principales déceptions que suscite ce livre est que Lennox ne s’est manifestement pas penché de manière significative sur un des principaux ouvrages créationnistes de notre époque. S’il l’avait fait, il n’aurait peut-être pas eu à écrire ce livre, car la plupart de ses arguments ont été réfutés depuis longtemps.

La seule position créationniste jeune terre que Lennox semble avoir lue est celle du livre Three Views of Creation and Evolution (Lennox 2011, pp. 66, 86), qui est une présentation très faible du créationnisme jeune terre, défendue par des défenseurs qui ne sont pas connus du tout de ce point de vue. Ses arguments en faveur de la création sur une terre ancienne sont gravement erronés à la lumière des Écritures, et malheureusement, l’histoire a montré que les compromis sur la Genèse sapent la Bible.

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Notes de bas de page

  • 1 – Cette citation ne représente pas l’attitude de Lennox, mais l’attitude de quelqu’un d’autre que Lennox cite. Cependant, l’implication des arguments de Lennox dans le livre conduit le lecteur à la même conclusion, à savoir que le créationnisme jeune terre est très stupide et non scientifique.
  • 2 – Paul Copan, Ravi Zacharias, Alvin Plantinga, C. John Collins, Doug Groothuis et Henry F. Schaefer III ont approuvé le livre.
  • 3 – Il convient de noter que Davis Young pense que la terre est vieille.
  • 4 – Cette conclusion est basée sur les arguments suivants. Premièrement, elle est incluse dans une séquence numérotée avec les autres jours de la création, qui doivent être compris comme des jours de durée ordinaire. Deuxièmement, Hébreux 4:3-5 n’affirme pas que le 7e jour se poursuit ; il affirme que le repos de Dieu se poursuit. Troisièmement, Adam et Ève ont dû vivre le septième jour avant d’être chassés du jardin ; sinon, Dieu aurait nécessairement maudit la terre le jour même où il l’a bénie et sanctifiée. Enfin, si l’absence de « soir et matin » signifie que le jour est plus long qu’un jour normal (comme le soutiennent les créationnistes de l’ancienne terre), cela semble être une admission involontaire que les six premiers jours étaient d’une durée normale. Voir également Chaffey et Lisle 2008, pp.51-52.
  • 5 – L’argument suivant concernant « le soir et le matin » se trouve dans McCabe (2009, pp.225-242).

Psycho-Hérésie : L’héritage de C. G. Jung à l’Eglise

Article traduit de l’anglais, auteur: Martin et Deidre Bobgan | 1 août 1996 | « Psychologie chrétienne »

PsychoHeresy Awareness Ministries (ministères de sensibilisation à la psychose)

La majorité des chrétiens n’ont probablement jamais entendu parler de C. G. Jung, mais son influence dans l’Église est vaste et concerne les sermons, les livres et les activités, comme l’utilisation prolifique de l’indicateur de type Myers-Briggs (MBTI) par les séminaires et les organisations missionnaires. Un exemple actuel et populaire de l’héritage de Jung est le livre de Robert Hicks, The Masculine Journey, qui a été remis à chacun des 50 000 hommes qui ont participé à la conférence des Promise Keepers en 1993. Les chrétiens doivent en apprendre suffisamment sur Jung et ses enseignements pour être avertis et se méfier.

L’héritage de Jung à la « psychologie chrétienne » est à la fois direct et indirect. Certains chrétiens professants, qui ont été influencés par les enseignements de Jung, intègrent des aspects de la théorie jungienne dans leur propre pratique de la psychothérapie. Ils peuvent incorporer ses notions concernant les types de personnalité, l’inconscient personnel, l’analyse des rêves et divers archétypes dans leur propre tentative de comprendre et de conseiller leurs clients. D’autres chrétiens ont été influencés plus indirectement en s’engageant dans une guérison intérieure, en suivant des programmes en 12 étapes ou en passant le MBTI, qui est basé sur les types de personnalité de Jung et incorpore ses théories de l’introversion et de l’extraversion.

Jung et Freud

L’héritage de Jung n’a pas amélioré le christianisme. Dès le début, la psychothérapie a sapé les doctrines du christianisme. L’attitude de Sigmund Freud à l’égard du christianisme était manifestement hostile, puisqu’il estimait que les doctrines religieuses n’étaient que des illusions et qualifiait toute religion de « névrose obsessionnelle universelle de l’humanité ».1

Son ancien disciple et collègue Carl Jung, en revanche, n’affiche peut-être pas aussi clairement son dédain pour le christianisme. Cependant, ses théories ont dédaigneusement diminué les doctrines chrétiennes en les mettant au même niveau que celles de toutes les religions.

Si Jung n’a pas qualifié la religion de « névrose obsessionnelle universelle », il a considéré toutes les religions, y compris le christianisme, comme des mythologies collectives – non réelles par essence, mais ayant un effet réel sur la personnalité humaine. Thomas Szasz décrit ainsi la différence entre les théories psychanalytiques des deux hommes :

« Ainsi, pour Jung, les religions sont des soutiens spirituels indispensables, alors que pour Freud, elles sont des béquilles illusoires ».2

Alors que Freud soutenait que les religions sont illusoires et donc mauvaises, Jung soutenait que toutes les religions sont imaginaires mais bonnes. Les deux positions sont anti-chrétiennes ; l’une nie le christianisme et l’autre le mythifie…

Après avoir lu L’Interprétation des rêves de Freud, Jung a contacté Freud et une amitié d’admiration mutuelle s’en est suivie et a duré environ huit ans. Bien que Jung ait été pendant quatre ans le premier président de l’Association psychanalytique internationale, la rupture entre Jung et Freud fut totale. Jung s’est éloigné de Freud sur un certain nombre de points, en particulier sur la théorie sexuelle de Freud. En outre, Jung avait développé sa propre théorie et méthodologie, connue sous le nom de psychologie analytique.

L’inconscient collectif

Jung a enseigné que la psyché se compose de différents systèmes, dont l’inconscient personnel avec ses complexes et l’inconscient collectif avec ses archétypes. La théorie de Jung sur l’inconscient personnel est assez similaire à la création de Freud d’une région contenant les expériences refoulées, oubliées ou ignorées d’une personne. Cependant, Jung considère l’inconscient personnel comme une « couche plus ou moins superficielle de l’inconscient ». Au sein de l’inconscient personnel se trouvent ce qu’il a appelé les « complexes de tonalité sentimentale »3. Il s’agit de sentiments et de perceptions organisés autour de personnes ou d’événements significatifs dans la vie d’une personne.

Jung pensait qu’il existait une couche plus profonde et plus significative de l’inconscient, qu’il appelait l’inconscient collectif, avec ce qu’il identifiait comme des archétypes, qu’il croyait innés, inconscients et généralement universels.

L’inconscient collectif de Jung a été décrit comme un « entrepôt de traces mémorielles latentes héritées du passé ancestral de l’homme, un passé qui comprend non seulement l’histoire raciale de l’homme en tant qu’espèce distincte, mais aussi son ascendance pré-humaine ou animale ».4

Par conséquent, la théorie de Jung intègre la théorie de l’évolution de Darwin ainsi que la mythologie ancienne. Jung a enseigné que cet inconscient collectif est partagé par tous les hommes et qu’il est donc universel. Cependant, comme il est inconscient, tout le monde n’est pas en mesure d’y accéder. Jung considérait l’inconscient collectif comme la structure fondatrice de la personnalité sur laquelle l’inconscient personnel et l’ego sont construits. Parce qu’il croyait que les fondements de la personnalité étaient ancestraux et universels, il a étudié les religions, la mythologie, les rituels, les symboles, les rêves et les visions. Il dit :

« Tous les enseignements ésotériques cherchent à appréhender les événements invisibles de la psyché, et tous se réclament de l’autorité suprême. Ce qui est vrai pour les traditions primitives l’est aussi, à un degré encore plus élevé, pour les religions mondiales dominantes. Elles contiennent une connaissance révélée qui était à l’origine cachée, et elles exposent les secrets de l’âme sous forme d’images glorieuses.5

Le point de vue de Jung sur le christianisme

Cependant, comme Jung a laissé une place à la religion, de nombreux chrétiens se sont sentis plus à l’aise avec ses idées. Il est donc important d’examiner l’attitude de Jung à l’égard du christianisme. Son père était un pasteur protestant et Jung a connu certains aspects de la foi chrétienne pendant son enfance. Il a écrit ce qui suit à propos de sa première expérience de la Sainte-Cène, qui semble être liée à ses idées ultérieures sur le fait que les religions ne sont que des mythes :

Peu à peu, j’ai compris que cette communion avait été pour moi une expérience fatale. Elle s’était révélée creuse ; plus encore, elle s’était révélée être une perte totale. Je savais que je ne pourrais plus jamais participer à cette cérémonie. « Ce n’est pas du tout de la religion », ai-je pensé. « C’est l’absence de Dieu ; l’église est un endroit où je ne devrais pas aller. Ce n’est pas la vie qui s’y trouve, mais la mort « 6.

À partir de ce seul incident significatif, Jung aurait pu continuer à nier toutes les religions, mais il ne l’a pas fait. Au contraire, il a manifestement constaté que la religion était très significative pour de nombreuses personnes et que les religions pouvaient être utiles en tant que mythes. Son choix de considérer toutes les religions comme des mythes a été influencé par sa vision de la psychanalyse. Selon Viktor Von Weizsaecker,

« C. G. Jung a été le premier à comprendre que la psychanalyse appartenait à la sphère de la religion ».7

Le fait que les théories de Jung constituent une religion peut être vu dans sa vision de Dieu comme l’inconscient collectif et donc présent dans l’inconscient de chaque personne. Pour lui, les religions révélaient des aspects de l’inconscient et permettaient donc d’accéder à la psyché d’une personne. Il utilisait également les rêves comme des voies d’accès à la psyché pour la compréhension et l’exploration de soi. La religion n’était qu’un outil pour accéder au soi et si une personne voulait utiliser des symboles chrétiens, il n’y voyait pas d’inconvénient.

Le guide spirituel de Jung

Parce que Jung a fait de la psychanalyse une sorte de religion, il est également considéré comme un psychologue transpersonnel et un théoricien de la psychanalyse. Il s’est plongé dans l’occultisme, a pratiqué la nécromancie et a eu des contacts quotidiens avec des esprits [soit disant] désincarnés, qu’il appelait archétypes. Une grande partie de ce qu’il a écrit a été inspirée par ces entités. Jung avait son propre esprit familier qu’il appelait Philémon. Au début, il pensait que Philémon faisait partie de sa propre psyché, mais plus tard, il a découvert que Philémon était plus qu’une expression de son propre moi intérieur. Jung dit :

« Philémon et d’autres figures de mes fantasmes m’ont fait comprendre qu’il y a dans la psyché des choses que je ne produis pas, mais qui se produisent elles-mêmes et qui ont leur propre vie. Philémon représentait une force qui n’était pas la mienne. Dans mes fantasmes, je m’entretenais avec lui et il disait des choses que je n’avais pas pensées consciemment. En effet, je constatais clairement que c’était lui qui parlait, et non pas moi. . . Psychologiquement, Philémon représentait une perspicacité supérieure. Il était pour moi un personnage mystérieux. Parfois, il me paraissait tout à fait réel, comme s’il s’agissait d’une personnalité vivante. Je me promenais avec lui dans le jardin, et pour moi, il était ce que les Indiens appellent un gourou.”8

On comprend pourquoi Jung est si populaire parmi les adeptes du Nouvel Âge.

L’influence de Jung sur les Alcooliques Anonymes

Jung a également joué un rôle dans le développement des Alcooliques Anonymes (AA). Le cofondateur Bill Wilson a écrit ce qui suit dans une lettre adressée à Jung en 1961 :

Cette lettre de grande appréciation est attendue depuis très longtemps. . . . Bien que vous ayez certainement entendu parler de nous [AA], je doute que vous sachiez qu’une certaine conversation que vous avez eue avec l’un de vos patients, un certain M. Roland H., au début des années 1930, a joué un rôle essentiel dans la fondation de notre association.9

Wilson poursuit sa lettre en rappelant à Jung ce qu’il avait « franchement dit [à Roland H.] de son désespoir », à savoir qu’il ne pouvait bénéficier d’aucune aide médicale ou psychiatrique. Wilson écrit :

« Cette déclaration franche et humble de votre part a été sans aucun doute la première pierre de fondation sur laquelle notre société a été construite depuis lors ».

Lorsque Roland H. avait demandé à Jung s’il y avait de l’espoir pour lui, Jung lui avait répondu qu’il y en avait peut-être, à condition qu’il devienne le sujet d’une expérience spirituelle ou religieuse – en bref, d’une véritable conversion. Wilson poursuit dans sa lettre :

« Vous lui avez recommandé de se placer dans une atmosphère religieuse et d’espérer le meilleur « 10

En ce qui concerne Jung, il n’y avait pas besoin de doctrine ou de croyance, seulement d’une expérience.

Il est important de noter que Jung ne pouvait pas parler de conversion au christianisme, car pour lui, toute religion n’est qu’un mythe – une manière symbolique d’interpréter la vie de la psyché. Pour Jung, la conversion signifiait simplement une expérience totalement dramatique qui modifiait profondément la vision de la vie d’une personne. Jung lui-même avait ouvertement rejeté le christianisme et s’était tourné vers l’idolâtrie. Il a remplacé Dieu par une myriade d’archétypes mythologiques.

La réponse de Jung à la lettre de Wilson comprenait la déclaration suivante au sujet de Roland H. :

Son besoin d’alcool était l’équivalent, à un bas niveau, de la soif spirituelle de notre être pour la plénitude ; exprimée en langage médiéval : l’union avec Dieu.11

Dans sa lettre, Jung mentionne qu’en latin, le même mot est utilisé pour l’alcool et pour « l’expérience religieuse la plus élevée ». Même en anglais, l’alcool est appelé « spirits ». Mais, connaissant la théologie de Jung et le conseil privé d’un esprit familier, on doit conclure que l’esprit auquel il fait référence n’est pas le Saint-Esprit, et que le dieu dont il parle n’est pas le Dieu de la Bible, mais plutôt un esprit de contrefaçon se faisant passer pour un ange de lumière et conduisant de nombreuses personnes à la destruction.

Le blasphème de Jung

Le néo-paganisme de Jung et son désir de remplacer le christianisme par son propre concept de psychanalyse sont visibles dans une lettre qu’il a écrite à Freud :

J’imagine pour [la psychanalyse] une tâche bien plus fine et plus complète que l’alliance avec une fraternité éthique. Je pense qu’il faut lui laisser le temps de s’infiltrer dans les gens à partir de nombreux centres, de raviver chez les intellectuels le sentiment du symbole et du mythe, de retransformer tout doucement le Christ en dieu devin de la vigne, ce qu’il était, et d’absorber ainsi ces forces instinctives extatiques du christianisme dans le seul but de faire du culte et du mythe sacré ce qu’ils étaient autrefois – une fête de joie ivre où l’homme retrouvait l’ethos et la sainteté d’un animal.12

Ainsi, l’objectif de Jung pour la psychanalyse était d’être une religion globale supérieure au christianisme, en réduisant sa vérité à un mythe et en transmogrifiant le Christ en un « dieu devin de la vigne ». La réponse de Dieu à un tel blasphème se trouve dans le Psaume 2 :

Pourquoi les païens se déchaînent-ils, et les peuples ont-ils des idées vaines ?
Les rois de la terre se préparent, et les chefs se concertent contre l’Éternel et contre son oint, en disant ,
Brisons leurs liens, et rejetons loin de nous leurs cordons !
Celui qui siège dans les cieux rit, L’Éternel les tourne en dérision.
Il leur parlera dans sa colère, Il les irritera dans sa fureur.


Les chrétiens s’intéressent à la religion de Jung lorsqu’ils intègrent ses notions sur l’homme et la divinité en s’imprégnant de ses théories, thérapies et notions qui ont été transmises par d’autres psychothérapies, par des programmes en 12 étapes, par la guérison intérieure, par l’analyse des rêves, et par les types et tests de personnalité.

Notes de fin

  1. Sigmund Freud. The Future of an Illusion, traduit et édité par James Strachey. New York : W.W. Norton and Company, Inc, 1961, p. 43.
  2. Thomas Szasz. Le mythe de la psychothérapie. Garden City : Doubleday/Anchor Press, 1978, p. 173.
  3. C. G. Jung. The Archetypes and the Collective Unconscious, 2e édition, traduit par R.F.C. Hull. Princeton : Princeton University Press, 1969, p. 4.
  4. Calvin S. Hall et Gardner Lindzey. Theories of Personality. New York : John Wiley & Sons, Inc, 1957, p. 80.
  5. Jung, Les archétypes et l’inconscient collectif, op. cit. p. 7.
  6. C. G. Jung. Memories, Dreams, Reflections, édité par Aniela Jaffe, traduit par Richard et Clara Winston. New York : Pantheon, 1963, p. 55.
  7. Victor Von Weizsaecker, « Reminiscences of Freud and Jung ». Freud and the Twentieth Century, B. Nelson, ed. New York : Meridian, 1957, p. 72.
  8. Jung, Souvenirs, rêves, réflexions, op. cit. p. 183.
  9. « Spiritus contra Spiritum : The Bill Wilson/C.G. Jung Letters : Les racines de la Société des Alcooliques Anonymes ». Parabola, Vol. XII, No. 2, mai 1987, p. 68.
  10. Ibid, p. 69.
  11. Ibid, p. 71.
  12. C. G. Jung cité par Richard Noll. The Jung Cult. Princeton : Princeton University Press, 1994, p. 188.

Chrislam – Le mélange de l’islam et du christianisme

Traduit de l’anglais : publié le
3 septembre 2013 par Lighthouse Trails Editors, Chrislam – The Blending Together of Islam & Christianity, texte de Mike Oppenheimer,

Voir aussi l’annexe « L’homme de paix musulman de Rick Warren ». Chrislam

En 2010, Terry Jones, un pasteur de Floride, a voulu brûler le Coran, ce qui lui a valu une notoriété nationale et internationale. En réponse directe à la volonté de Terry Jones de brûler le Coran, Larry Reimer, pasteur de l’Église unie de Gainsville, en Floride, a décidé d’intégrer la lecture de passages du Coran dans le cadre des services de culte le 12 septembre 2010. À propos de la situation, M. Reimer a déclaré

Le christianisme, le judaïsme et l’islam font tous partie de l’arbre de la foi abrahamique. Nous croyons tous au même Dieu et, à bien des égards, nous essayons tous d’atteindre les mêmes objectifs.1

La citation ci-dessus n’est qu’un exemple de la façon dont un mouvement (et un état d’esprit) appelé chrislam devient de plus en plus courant dans l’Église protestante. Un exemple multimédia et audiovisuel de l’introduction du christianisme dans les églises traditionnelles (en l’occurrence, une vidéo d’un récital islamique dans une église méthodiste) est un autre exemple de cette réalité envahissante et peut être trouvé sur YouTube.2

Cette tendance en plein essor, poursuivie au nom de la recherche d’un « terrain d’entente » afin que nous puissions, en tant que corps, faire l’expérience de l’unité spirituelle et réaliser une coexistence plus pacifique, est une pente glissante qui descend en spirale, dictant que les autres religions sont aussi valables que le christianisme. Lorsque l’on considère l’état de l’Église chrétienne aujourd’hui, en particulier la façon dont le message de l’Évangile a été dilué et la façon dont d’autres éléments spirituels, qui ne viennent pas de Dieu, y sont continuellement mêlés, il ne faut pas s’étonner qu’un nombre croissant d’entre eux y adhèrent.

Qu’est-ce que le Chrislam ?

Le chrislam est un mouvement œcuménique et interconfessionnel qui se veut un « dialogue » avec l’islam. Il s’agit d’un mouvement syncrétique qui parle Chrislam – Le mélange de l’islam et du christianisme à ce mouvement adoucissent et diluent le verset Jean 14:6 tout en ouvrant la porte à la conversion de leur peuple à l’islam, dans le contexte où elles ne se contentent pas de professer qu’elles sont toujours chrétiennes, mais où elles sont autorisées à accorder autant d’importance aux principes du Coran qu’à ceux de la Bible.

C’est Robert Schuller, [franc-maçon] pasteur fondateur de la Crystal Cathedral, qui a lancé ce processus en Amérique en hébergeant les bureaux de « Christians and Muslims for Peace » (Chrétiens et musulmans pour la paix). Schuller a dit un jour à un imam de la Muslim American Society que « s’il revenait dans 100 ans et trouvait ses descendants musulmans, cela ne le dérangerait pas « 3.

Une telle déclaration ne sortirait jamais des lèvres d’un chrétien croyant à la Bible qui comprend les Écritures telles qu’elles se rapportent à Jésus-Christ, qui a déclaré que « nul ne vient au Père que par moi ». Mais elle serait acceptable pour ceux qui embrassent et épousent le « nouveau christianisme progressiste » de notre époque.

L’hypothèse erronée ici est que les chrétiens et les musulmans adorent tous le même Dieu, dans le contexte où ils sont, avec les juifs, tous issus de la descendance d’Abraham.

Malheureusement, c’est un sujet sur lequel nous avons régulièrement mis en garde pendant des années, mais nous sommes tombés dans l’oreille d’un sourd. Lorsque les gens prennent le nom d’Allah – le dieu du Coran – et le rendent acceptable et interchangeable avec le nom du Dieu de la Bible, ils oublient que nous parlons d’un autre « dieu » d’une nature, de caractéristiques et d’une divinité différentes. Ils vont même jusqu’à suggérer qu’il est convenable pour un chrétien de prier en ce nom parce qu’il s’agit du même « Dieu », ou soutiennent que les convertis musulmans peuvent continuer à aller dans leurs mosquées et à prier et adorer comme si rien ne leur était arrivé ; il s’agit là d’un conditionnement qui sape le discernement de ceux qui professent être chrétiens et les rend d’autant plus ouverts à l’acceptation du Coran comme étant d’inspiration égale à celle de la Bible.

Peut-on être à la fois musulman et chrétien ?

Prenons l’exemple du prêtre épiscopalien Ann Holmes Redding qui, même après plus de vingt ans de sacerdoce, n’hésite pas à déclarer :

Je suis à la fois musulman et chrétien 4.

Le dimanche matin, Redding revêt le col blanc du prêtre épiscopalien. Le vendredi, elle enfile un foulard noir pour prier avec son groupe musulman.

Elle affirme que l’islam et le christianisme sont compatibles au niveau le plus élémentaire5.

Le sont-ils ? Peut-on être à la fois chrétien et musulman ? Peut-on servir deux maîtres ? Selon les enseignements du Coran, le Jésus de l’islam n’est pas divin ou Dieu incarné, n’est pas le Fils unique de Dieu ou le Messie, n’est pas mort sur la Croix (surtout pas pour nos péchés) et n’a pas été ressuscité d’entre les morts. L’islam nie catégoriquement l’Évangile du christianisme – la raison fondamentale pour laquelle Jésus est venu sur Terre. C’est ce que les églises du christianisme sont prêtes à compromettre lorsqu’il s’agit de la vérité, afin de faire la paix !

La vérité est que le christianisme n’a aucun point commun avec l’islam qui puisse justifier que l’on mette ainsi en péril notre bien-être spirituel. La Bible dit :

Quelle communion la justice a-t-elle avec l’injustice ? et quelle communion la lumière a-t-elle avec les ténèbres ? (2 Corinthiens 6:14).

Le mouvement Chrislam est l’apostasie en action, et nous pouvons nous attendre à beaucoup plus de ce type de compromis.

Une parole commune ?

En 2007, 138 érudits et religieux musulmans ont envoyé une lettre ouverte intitulée « Une parole commune entre nous et vous » aux dirigeants chrétiens. Un grand nombre de dirigeants chrétiens américains et d’érudits connus ont répondu par une lettre signée pour montrer leur soutien à la recherche d’un terrain d’entente entre les deux religions, mais ils n’ont pas lu les petits caractères, ignorant que la lettre ouverte contenait une réprimande et un avertissement islamique.

Après la publication de ce document musulman, de nombreux responsables chrétiens ont rédigé une déclaration intitulée « Réponse chrétienne à ‘Une parole commune entre nous et vous’ ». Cette réponse, que l’on peut lire en ligne, stipule ce qui suit :

Avant de vous « serrer la main » en répondant à votre lettre, nous demandons pardon au Tout Miséricordieux [nom du dieu musulman] et à la communauté musulmane du monde entier… L’existence d’un tel terrain d’entente – un terrain d’entente sur certains des fondements de la foi – donne l’espoir que les différences indéniables et même les pressions extérieures très réelles qui s’exercent sur nous ne peuvent pas éclipser le terrain d’entente sur lequel nous nous tenons ensemble.6

Parmi les dirigeants chrétiens qui ont signé la réponse, citons Rick Warren, Leith Anderson (président de la NEA), Richard Cizik, Bill Hybels, Tony Jones (Emergent Village), Brian McLaren, Richard Mouw (Fuller), Robert Schuller et Jim Wallis. En outre, des pasteurs et des professeurs représentant de nombreuses dénominations et séminaires évangéliques ont signé.

Il suffit de dire que nous avons maintenant le Chrislam, qui mélange les parties minimalistes du christianisme avec l’islam, avec l’intention de les mettre sur un pied d’égalité. Dans certaines églises, le Coran est placé sur les bancs, juste à côté de la Bible, sous le couvert de  « l’amour du prochain », qui faisait partie de la lettre ouverte que les dirigeants chrétiens sans méfiance et sans discernement ont signée pour obtenir la paix à n’importe quel prix.

Cela fait partie du djihad : exposer ceux qui ne seraient normalement pas intéressés par la religion islamique en utilisant des citations sur la paix et l’amour comme catalyseur et comme moyen de désarmer avant d’attirer un converti potentiel. Les musulmans savent certainement comment tirer parti de cette nouvelle ouverture pour convertir les kafirs à l’islam. L’islam condamne la croyance en la divinité de Jésus comme  « shirk ». Il faut comprendre que pour un chrétien authentique – né de l’Esprit de Dieu – il n’y a pas de débat à ce sujet.

Mais pour d’autres, chrétiens marginaux ou chrétiens de nom seulement, ceux qui accordent peu de crédit à Jésus comme « le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14:6), ils n’ont aucune réticence à forger une coexistence pacifique avec ceux qui rabaissent la religion même qu’ils professent.

Les fausses prémisses du christianisme

Une déclaration faite sur le site web de Human Rights First me semble très révélatrice :

La cathédrale nationale de Washington, ainsi que cinquante autres églises dans vingt-six États, se sont [déjà] engagées à participer à cet effort [d’organiser des lectures du Coran]. . . . Faith Shared est un projet de l’Interfaith Alliance et de Human Rights First . … Des membres du clergé chrétien d’églises de tout le pays ont lu des extraits du Coran et d’autres textes religieux sacrés en accueillant leurs collègues musulmans et juifs.7

Sur le site web de Faith Shared (les sponsors de l’événement susmentionné), on nous dit que leur objectif est le suivant :

. … contrer le sectarisme anti-musulman et les stéréotypes négatifs qui ont éclaté dans tout le pays au cours de l’année écoulée et qui ont conduit à des idées fausses, à la méfiance et, dans certains cas, à la violence.8

Mais réfléchissez un instant. La prémisse est très tendancieuse. Le sectarisme fait partie intégrante de l’islam, qui n’a aucune tolérance pour les autres religions, même celles qu’il appelle « les gens du livre ». Les tensions et la violence sont venues de l’islam lui-même, dans le monde entier. Cette situation atteint un niveau d’absurdité et d’inanité qui dépasse l’entendement humain si l’on tient compte des Juifs contre lesquels l’islam continue de faire une guerre ouverte, tandis que leurs chefs religieux jurent ouvertement et solennellement d’éliminer les Juifs et de les rayer de la carte, sans parler de la façon dont ils qualifient l’Amérique de « Satan chrétien » et souhaitent que nous subissions le même sort. Les gens sont-ils sourds et aveugles à ce qui se passe ? Laissons à ceux qui ne défendent rien et tombent dans le panneau le soin d’ignorer l’évidence. La pensée libérale et la pratique du politiquement correct l’emportent sur la logique, la raison, la sagesse et le bon sens.

Si nous posons la question : « Que ferait Jésus ? », nous savons qu’il n’a JAMAIS lu ou cité une autre religion de son époque pour promouvoir son enseignement ou le rendre plus acceptable pour les gens. Il a instruit et réprimandé si nécessaire les Juifs qui parlaient faussement – une dynamique qu’il aurait certainement mise en œuvre dans ce cas avec tous ceux qui professent être ses vrais disciples, prétendent venir en son nom et se présument faire partie de son église.

Tad Stahnke, directeur de la politique et des programmes de Human Rights First, déclare :

Nous voulons faire savoir au monde entier que les Américains respectent les différences religieuses et rejettent le sectarisme religieux et la diabolisation de l’islam ou de toute autre religion.9

Si je peux donner un sens à cette fausse déclaration en laissant la réalité s’immiscer …. L’Amérique a toujours permis à toutes les religions de pratiquer librement leur culte dans notre pays, y compris l’islam. Ce sont les pays islamiques, cependant, qui interdisent strictement aux autres religions de pratiquer librement leur culte, sous peine d’emprisonnement et même de mort ! Ils ne permettent aucune intégration religieuse à l’intérieur des frontières de leur pays ou en ce qui concerne leur culture, font preuve de ZÉRO tolérance et ne permettent certainement pas une quelconque intégration à leur religion. C’est un anathème pour eux !

Nous sommes donc confrontés à un dilemme : c’est l’islam qui est intolérant, c’est l’islam qui a semé les graines de la bigoterie. Les personnalités islamiques affirment catégoriquement que c’est nous, en Amérique (et dans le monde occidental), qui sommes les bigots et les haineux parce que nous les jugeons sur la base de leurs propres paroles, de leur propre livre « saint » et de leurs actions nihilistes.

Sommes-nous appelés par Dieu à fermer intentionnellement les yeux sur des centaines de déclarations implicites et contraires à la loi, qui encouragent l’effusion de sang innocent et n’ont aucune valeur pour le caractère sacré de la vie humaine, comme celles que l’on trouve dans le Coran, afin de prouver que nous ne sommes pas des bigots ? Dieu dit clairement que ceux qui vivent par l’épée meurent par l’épée. Et pourtant, le dieu musulman, Allah, EST le « dieu de l’épée ». En fait, c’est ce qu’Allah signifie essentiellement : Dieu de l’épée !

Extrait du Coran – Raconté par Abu Huraira : L’apôtre d’Allah dit :

J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : « Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah », et quiconque dit : « Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah », j’épargnerai sa vie et ses biens, à l’exception de la loi islamique, et son compte sera avec Allah, (soit pour le punir, soit pour lui pardonner).10

La question n’est pas du tout, et n’a jamais été, de savoir si nous respectons ou non les musulmans, mais plutôt de savoir si les musulmans nous respectent, ou respectent d’autres personnes d’ailleurs. L’Islam accorde-t-il des droits égaux à ceux qui pratiquent d’autres religions dans leur propre pays ? Bien sûr que non. En fait, dans la plupart des pays islamiques, les autres religions sont EXCLUES. Une fois qu’une culture (qu’il s’agisse de la leur ou d’une culture qu’ils leur soumettent) est forcée de se conformer à la charia, il lui est difficile de tolérer quoi que ce soit de contraire, d’autant plus que cela peut entraîner une mort certaine. Ne négligeons pas l’évidence, cachée à la vue de tous (une petite chose appelée le journal télévisé du soir). De tous les compromis qui ont été faits ces derniers jours, celui-ci doit être l’un des moyens les plus insensés, les plus ridicules, les plus myopes et les plus manifestement ignorants pour dissimuler la vérité.

En Amérique, nous avons la liberté de pratiquer notre culte comme nous l’entendons. Essayez d’avoir la même liberté ou de promouvoir un programme interconfessionnel dans l’un des pays où l’islam est la religion d’État. À condition de vivre pour le raconter et de revenir en un seul morceau.

Le fait est que la seule religion actuellement utilisée à des fins de violence est l’islam. Nous devons commencer à réfléchir de manière plus critique à ces questions, cesser d’être des moutons aveugles et muets et nous réveiller ! Nous devons commencer à penser par nous-mêmes au lieu d’avaler avec désinvolture n’importe quel chameau que les médias voudraient nous faire avaler. Pourquoi la majorité des terroristes dans le monde sont-ils musulmans ? [ NDLR cf. thereligionofpeace.com] Avez-vous déjà pensé à vous poser la question ? C’est à cause du Coran, sur lequel les musulmans calquent leur mode de vie, et non, contrairement à la croyance populaire, à cause de leur appartenance ethnique. En d’autres termes, c’est leur religion qui affecte radicalement leur vision du monde, les adeptes eux-mêmes et leur culture respective.

L’issue du christianisme

L’idée d’apaisement peut faire preuve d’un certain niveau de tolérance à l’égard de l’islam, mais elle témoigne d’un manque de loyauté envers le Christ à un niveau si profond qu’elle ne peut être qualifiée. Les chrétiens qui pratiquent le christianisme, compromettant leur foi à un degré aussi irréparable, ne seront pas en mesure de résister à la vague de persécution qui, je le crois, va bientôt s’abattre sur l’Église. On ne peut pas défendre ce que l’on ne connaît pas. Ces traîtres à la foi se convertiront très probablement à l’islam dans son intégralité, puisqu’ils en sont déjà à mi-chemin. Ils ne sont chrétiens que de nom parce qu’ils ne défendent pas le Christ ou son Évangile. Cela prouve qui est le véritable chef de leur église « chrétienne »-islamique. Car le Seigneur lui-même n’est pas consulté, et ils ont abandonné la tête du corps pour le politiquement correct et la voie du monde et de l’homme, qui mène à la mort.

Le programme de l’église Chrislam est censé inclure une approche des juifs. Les adeptes veulent lire les « textes sacrés » des uns et des autres. Peut-on s’attendre à ce que les Écritures hébraïques ou chrétiennes soient bien lues ou parlées dans les mosquées ? Est-ce trop demander que de les voir faire pour Israël ce qu’ils font pour l’Islam et défendre le droit du peuple juif à exister et à pratiquer sa religion non seulement dans sa patrie mais aussi en terre musulmane ? Non seulement c’est trop demander, mais c’est impensable dans l’esprit de ceux qui adhèrent aux principes de l’islam tels qu’ils sont énoncés dans le Coran.

Dans un article intitulé « Pulpit Pals : Christians, Jews, Muslims Plan Shared Worship » (Chrétiens, juifs et musulmans envisagent un culte commun), on peut lire ce qui suit :

Des militants religieux et des défenseurs des droits de l’homme demandent aux églises américaines d’inviter des membres du clergé juifs et musulmans dans leurs sanctuaires pour lire des textes sacrés le mois prochain, dans le cadre d’une initiative destinée à lutter contre le sectarisme antimusulman.

L’initiative du 26 juin, intitulée Faith Shared : Uniting in Prayer and Understanding, est coparrainée par l’Interfaith Alliance et Human Rights First. Les dirigeants de ces deux groupes basés à Washington ont déclaré que l’événement visait à démontrer le respect de l’Islam à la suite des brûlages de Coran qui ont eu lieu ces derniers mois.11

L’Appel de Bérée (Bereancall.org) a publié des extraits de cet article ainsi qu’un commentaire intéressant d’un athée sur l’article.  « Même les athées, à l’occasion, ont reconnu que la véritable menace pour eux n’est pas le christianisme biblique, mais l’islam » 12 , a déclaré TBC en prélude aux commentaires de l’athée qui a dit :

Dans le passé, j’ai déclaré que je n’étais pas religieux, mais mon objectif est d’aider à éduquer et à unir les athées et les membres des religions non islamiques contre un ennemi commun. Cet ennemi, c’est l’islam. La bonne nouvelle, c’est que notre voix contre l’islam se fait de plus en plus forte. La mauvaise nouvelle, c’est que beaucoup trop d’Américains qui s’identifient comme « chrétiens » choisissent la facilité et se prosternent devant l’islam, dans un effort pour éviter un conflit qui fait rage depuis 1 400 ans.13

Arrêtez-vous maintenant et examinez attentivement cet extrait très inquiétant de la page web de la TBC. Il s’agit d’un extrait d’une Hadith musulmane.

Il a été rapporté par ‘Umar b. al-Khattib’ qu’il a entendu le Messager d’Allah (que la paix soit sur lui) dire : « Je vais expulser les Juifs et les Chrétiens : J’expulserai les juifs et les chrétiens de la péninsule arabique et je ne laisserai que des musulmans. » 14

Un conflit que, malheureusement, les chrétiens (et les juifs) sont clairement en train de perdre 15 ,

s’exclame TBC.

Certains sont désespérément à côté de la plaque en essayant de se plier en quatre pour respecter une religion qui se considère comme supérieure à toutes les autres religions, qui remet en question l’autorité de la Bible sur presque tout ce qu’elle dit et qui échange la vérité de la Parole inerrante de Dieu contre un mensonge.

Agenzia Fides Continental News (le centre d’information des Œuvres Pontificales Missionnaires) rapporte une augmentation des viols et des mariages forcés dans le but de convertir à l’islam des jeunes filles chrétiennes et hindoues au Pakistan, un pays musulman. Ces pratiques sont encore plus répandues en Afrique. C’est ce que l’islam autorise et tolère en vertu de la charia ? Nous ne voyons aucune répercussion de la part de l’Islam. Est-ce cela qu’ils veulent que nous le respections ? J’en ai bien peur.

La coexistence islamo-chrétienne commence en Afrique

En Afrique, l’islam et le christianisme s’assimilent progressivement.

Le Nigeria, comme beaucoup d’autres pays africains, a connu une augmentation de la violence entre musulmans et chrétiens. Ce qu’ils considèrent comme solution est venue de la religion et non de la politique.

Un mouvement christique des plus populaires à Lagos, au Nigeria, s’appelle actuellement Oke Tude : Mountain of Loosing Bondage (Montagne de la libération de l’esclavage). Le mouvement Chrislam le plus ancien s’appelle Ifeoluwa : La mission de la volonté de Dieu.

Oke Tude a été fondé en 1999 par un musulman qui se faisait appeler prophète, Dr. Shamsuddin Saka, né dans une famille musulmane. Il croyait en Allah et s’est rendu quatre fois en pèlerinage à la Mecque. Lors de son deuxième hajj, en 1990, Saka a reçu un « appel divin » d’Allah, lui disant qu’il devait unir les chrétiens et les musulmans en les éclairant sur le « fait » qu’ils servaient le même « Dieu », mais de manière différente :

La vision d’une compréhension mutuelle entre musulmans et chrétiens m’a été révélée par Dieu tout-puissant, alors que je me reposais près de la Ka’aba. Dans un rêve, Dieu m’a montré des images de l’intolérance religieuse au Nigeria et m’a chargé de combler l’incompréhension entre les deux religions, afin de mettre un terme aux massacres. Au début, je n’ai pas compris le rêve. La veille du Nouvel An, j’ai appelé plusieurs érudits musulmans chez moi. Ils ont prié et se sont ensuite endormis. Il s’est avéré qu’ils avaient tous fait le même rêve : dans leur rêve, ils me voyaient en train de réunir les chrétiens et les musulmans. C’est ainsi que tout a commencé. 16

Dès janvier 2006, le Christian Science Monitor a publié un article sur le mouvement Chrislam :

Le pasteur Saka explique que son père était herboriste et que les musulmans comme les chrétiens venaient le voir pour se faire soigner. Bien qu’il ait grandi dans la religion musulmane et qu’il se soit rendu plusieurs fois en pèlerinage à la Mecque, il ne pouvait pas comprendre les conflits sectaires au Nigeria. Il se considère aujourd’hui comme un chrétien, « mais cela ne veut pas dire que l’islam est mauvais », bien au contraire. Bien au contraire. À côté de sa mosquée se trouve le rêve d’un télévangéliste : un auditorium de 1 500 places, des bancs de haut-parleurs, un orchestre et des lampes à incandescence. Le dimanche, la chorale passe aisément des chants musulmans aux chants chrétiens, et le pasteur Saka prêche à partir de la Bible et du Coran. Ses sermons sont souvent retransmis par la télévision locale.17

Mais arrêtons-nous un instant et réfléchissons à ce qui est dit ici. Il affirme que « Dieu » (Allah) lui a dit qu’il était le même Dieu dans les deux religions et qu’il fallait arrêter les massacres (ce qui était initialement le travail des musulmans). Cette nouvelle révélation d’un musulman est à l’origine de ce nouveau mélange synthétique qui est devenu la « réponse » aux conflits africains.18

Ce concept a été baptisé « coexistence islamo-chrétienne ». Cependant, pour accepter les prémisses et la pratique du mouvement de coexistence, il faut s’éloigner de la foi en Jésus-Christ et de tout ce qui est dit de Lui dans la Parole de Dieu. Ces religions sont disparates et n’ont jamais été conçues pour être unies, mais pour rester à jamais totalement séparées et distinctes les unes des autres. Il est clair que nous avons des exemples antérieurs pour nous aujourd’hui :

Ils sont retournés aux iniquités de leurs ancêtres, qui n’ont pas écouté mes paroles, et ils sont allés après d’autres dieux pour les servir (Jérémie 11:10).

L’islam croit que le christianisme a un autre Dieu, mais il feindra d’être d’une même source lorsque cela lui sera profitable.

Le nom de Dieu

Si le christianisme et l’islam partagent le même Dieu et les mêmes enseignements, les noms de Dieu de chaque religion devraient être interchangeables. Une question qui continue à se poser est celle du nom d’Allah en tant que nom générique approprié pour Dieu. Certains pensent que ce nom peut être utilisé à l’intérieur de l’église.

Après que les Israélites aient été esclaves des païens en Égypte pendant plus de 400 ans, le Seigneur, qui avait promis et prophétisé l’asservissement d’Israël et sa libération sur sa propre terre, l’a fait par l’intermédiaire de Moïse (Gen. 15:13-18).

Pendant leur séjour en Égypte, les Israélites ont vécu parmi des gens qui avaient fait des dieux de la nature ; même leur propre chef, Pharaon, était un dieu de la nature qui s’était manifesté. Il était facile pour Dieu de faire sortir Israël du pays des nombreux dieux, mais il n’était pas si facile de leur faire croire au Dieu unique qui les avait délivrés par l’intermédiaire de Moïse.

Au cours de leur voyage vers la terre promise, le Seigneur (YHWH) a appelé Moïse sur la montagne et lui a donné dix commandements sur des tables de pierre pour Israël. Exode 20:2-5 :

« Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. »

Il leur est dit de ne pas faire de représentation de Dieu et « tu ne te prosterneras pas devant eux et tu ne les serviras pas, car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux ».

Nous constatons ici que Dieu est jaloux. Jaloux de quoi, me direz-vous ? Il ne veut pas que nous confondions d’autres dieux avec lui, ou que nous l’adorions comme d’autres adorent leurs dieux. L’un des principaux moyens d’identifier ces autres dieux serait leur nom. Exode. 23:13 : « … vous ne prononcerez point le nom d’autres dieux, qu’on ne l’entende point sortir de votre bouche. »

La jalousie de Dieu n’est pas une jalousie humaine. Il s’agit de la vérité ; il s’agit de notre relation avec Lui et des conséquences d’une désobéissance délibérée dans l’adoration et le service.

Aucun des dieux de l’Égypte n’était semblable au Dieu d’Israël. C’est pourquoi le vrai Dieu a dit : « Contre tous les dieux de l’Égypte, j’exercerai mon jugement : Je suis l’Éternel » (Exode 12:12 ; voir aussi Jérémie 46:25). Les Hébreux n’ont pas adopté les noms égyptiens d’Amon ou de Râ. Ils savaient qui était le vrai Dieu et n’utilisaient pas d’autres noms dans leur culte.

Ainsi, pour répondre à la question fondamentale : le christianisme et l’islam partagent-ils la croyance en un même Dieu, ou le même code moral basé sur les dix commandements ? La réponse est NON. Leur dieu n’est pas notre Dieu. Leur dieu n’est pas le Dieu d’Israël. Appeler Dieu Allah serait une parodie pour le corps authentique du Christ, qui a été acheté par le sang du Fils de Dieu. Allah ne reconnaît pas Israël, les Juifs, le christianisme ou la Bible comme étant légitimes ou venant de Dieu. Considérez Josué 23:7 :

Ne vous mêlez point avec ces nations qui sont restées parmi vous; ne prononcez point le nom de leurs dieux, et ne l’employez point en jurant; ne les servez point, et ne vous prosternez point devant eux.

En d’autres termes, les autres dieux des nations ne doivent pas être inclus dans notre culte ou notre service.

L’islam affirme que le Coran est le signe de la prophétie de Mahomet. Notre principal exemple se trouve dans Deutéronome 13:2-5 où Israël avait un prophète ou un rêveur qui donnait un signe ou un prodige et parlait :

… et qu’il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t’a parlé en disant: Allons après d’autres dieux, -des dieux que tu ne connais point, -et servons-les! tu n’écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce songeur, car c’est l’Éternel, votre Dieu, qui vous met à l’épreuve pour savoir si vous aimez l’Éternel, votre Dieu, de tout votre coeur et de toute votre âme. Vous irez après l’Éternel, votre Dieu, et vous le craindrez; vous observerez ses commandements, vous obéirez à sa voix, vous le servirez, et vous vous attacherez à lui. Ce prophète ou ce songeur sera puni de mort, car il a parlé de révolte contre l’Éternel, votre Dieu, qui vous a fait sortir du pays d’Égypte et vous a délivrés de la maison de servitude, et il a voulu te détourner de la voie dans laquelle l’Éternel, ton Dieu, t’a ordonné de marcher. …

C’est là que réside la raison pour laquelle nous ne pouvons pas appeler le Créateur vivant, qui est notre Dieu, Allah – cela nous éloigne du vrai Dieu. L’introduction du nom Allah comme nom générique pour Dieu est utilisée pour introduire le nom islamique exclusif de Dieu dans l’église et faire croire aux chrétiens que nous adorons tous le même Dieu. Il s’agit d’un sous-produit du christianisme, qui est un mélange intentionnel de religions.

Ce syncrétisme existe depuis longtemps, mais il se développe maintenant à l’intérieur des murs de l’Église. Il est introduit par des hommes qui peuvent même se dire évangéliques, mais qui, en termes de théologie et de fonction, ne le sont pas.

Ces concepts sont présentés comme des objectifs nobles sous le titre « aller de l’avant » pour forger l’unité. Pourtant, il nous faut un meilleur nom pour Chrislam – peut-être Chrislamité (Chrislam et Calamité ) – car il fait partie de l’islamisation du christianisme, et il ne fera que nuire, au lieu d’aider, à la prédication de l’Évangile aux perdus.

Notes en fin d’ouvrage :

  1. « UCC Pastor to read Quran in Response to Dove Quran Burnings » (The Creative Seminole, http://web.archive.org/web/20101028184745/http://creativeseminole.com/2010/08/19/if-they-can-burn-it-we-can-read-it-a-ucc-ministers-response-to-burning-the-quran/).
  2. http://www.youtube.com/watch?v=ybSAinBMb_g.
  3. Dave Hunt, « What’s Happening to the Faith ? (L’appel béréen, avril 1998).
  4. Janet I. Tu, « I am both Muslim and Christian » (Seattle Times, 17 juin 2007, http://seattletimes.com/html/localnews/2003751274_redding17m.html).
  5. Ibid.
  6. Centre de Yale pour la foi et la culture : http://www.yale.edu/faith/acw/acw.htm.
  7. Communiqué de presse de Faith Shared, 26 juin 2011, http://www.humanrightsfirst.org/2011/05/17/faith-shared-june-26-2011.
  8. Ibid.
  9. http://www.faithshared.org/aboutus.html.
  10. Bukhari, Hadith, Vol. 4, Livre 52, p. 196.
  11. Adelle Banks, « Pulpit pals : Christians, Jews, Muslims plan shared worship » (Religion News Service, 17 mai 2011, http://www.sltrib.com/sltrib/lifestyle/51832311-80/initiative-religious-christians-human.html.csp).
  12. Tiré de https://www.thebereancall.org/node/9230.
  13. Ibid. extrait de « More Than 50 U.S. Churches Agree to Hold Koran Readings !!! », http://loganswarning.com/2011/05/17/more-than-50-u-s-churches-agree-to-hold-koran-readings/#sthash.WLBEAHTp.dpuf.
  14. Ibid, citant le Hadith musulman Livre 019, numéro 4366.
  15. Ibid.
  16. Marloes Janson, « Chrislam : Forging Ties in a Multi-Religious Society ».
  17. Abraham McLaughlin, « In Africa, Islam and Christianity are growing-and blending » (Christian Monitor, 26 janvier 2006, http://www.csmonitor.com/2006/0126/p01s04-woaf.html).
  18. http://www.pbs.org/wnet/religionandethics/episodes/february-13-2009/chrislam/2236.

L’affaire Galilée : histoire ou hagiographie héroïque ?

par Thomas Schirrmacher

Publié à l’origine dans le Journal of Creation 14, n. 1 (avril 2000) : 91-100.

Résumé

Quinze thèses sont avancées, preuves à l’appui, pour montrer que l’affaire Galilée ne peut servir d’argument à aucune position sur la relation entre la religion et la science.

La controverse du 17e siècle entre Galilée et le Vatican est examinée. Quinze thèses sont avancées, preuves à l’appui, pour démontrer que l’affaire Galilée ne peut servir d’argument à aucune position sur les relations entre religion et science. Contrairement à la légende, Galilée et le système copernicien étaient bien vus par les autorités ecclésiastiques. Galilée a été victime de sa propre arrogance, de l’envie de ses collègues et de la politique du pape Urbain VIII. Il n’a pas été accusé d’avoir critiqué la Bible, mais d’avoir désobéi à un décret du papal.

Introduction

Le procès intenté à Galilée (1564-1642) au XVIIe siècle est souvent utilisé comme argument contre les scientifiques et théologiens créationnistes, qui font de leur croyance en la fiabilité de la Bible le point de départ de leur recherche scientifique. Selon les critiques, la foi absolue en la Bible rend les créationnistes aveugles au progrès scientifique et entrave la science. C’est ainsi que Hatisjorg et Wolfgang Hemminger écrivent dans leur livre contre le créationnisme :

Le créationnisme d’aujourd’hui … se retourne contre les grands naturalistes chrétiens des 15e et 16e siècles, contre Copernic, Galilée, Kepler et Newton. Il reprend le procés contre Galilée et argumente en principe avec les inquisiteurs, car la question du procès était, entre autres, de savoir si le scientifique naturel avait la liberté de placer l’expérimentation et l’observation au-dessus de l’Écriture … Les créationnistes d’aujourd’hui ont en principe le même point de vue que les inquisiteurs, car ils suivent leur méthode empirico-biblique. « 1

Il s’agit bien sûr d’un non-sens. Galilée était un scientifique qui croyait en la fiabilité de la Bible et qui cherchait à démontrer que le système copernicien (héliocentrique) était compatible avec elle. Il luttait contre les principes contemporains d’interprétation de la Bible qui, aveuglés par la philosophie aristotélicienne, ne rendaient pas justice au texte biblique. Galilée n’a pas été blâmé pour avoir critiqué la Bible, mais pour avoir désobéi aux ordres du pape. Aujourd’hui, la plupart des scientifiques spécialistes de la création lisent la Bible différemment de l’école contemporaine d’interprétation biblique, c’est-à-dire de la critique supérieure, et sont donc critiqués par l’establishment théologique libéral et par les scientifiques naturalistes.

L’image du procès du Vatican contre Galileo Galilei, utilisée par Hemminger et d’autres, n’est pas tirée de la recherche historique mais de l’hagiographie héroïque. L’image d’une lutte à mort entre une église chrétienne totalement bornée et une science naturelle ingénieuse et toujours objective dans l’affaire Galilée repose sur trop de légendes urbaines.

Les biographies de l’auteur anthroposophe Johannes Hemleben2 , la biographie officielle de Galilée de l’ancienne République démocratique allemande (Allemagne de l’Est) d’Ernst Schmutzer et Wilhelm Schultz3 , ainsi que le chapitre consacré à Galilée dans le livre de Fischer-Fabian La force de la conscience4 , sont des exemples d’hagiographies sur Galilée qui sont pleines de légendes urbaines.

Il existe de nombreux exemples d’une « adoration » quasi religieuse de Galilée5 dans la littérature juvénile6 et universitaire7.

Je ne connais qu’une seule réponse exhaustive d’un créationniste (au sens large) à l’utilisation abusive du procès de Galilée par les évolutionnistes. Elle figure dans The Doorway Papers par le théoricien des lacunes Arthur C. Custance.8

Un commentaire encore plus approfondi des créationnistes sur l’affaire Galilée est nécessaire. Le présent article donne une première évaluation et énumère des ouvrages importants, mais il ne peut que contribuer à lancer la discussion.

Koestler a raison de dire que

« peu d’épisodes historiques ont donné lieu à une littérature aussi volumineuse que le procès de Galilée »9.

Avec plus de 8 000 titres sur l’affaire Galilée et les 20 volumes des œuvres complètes de Galilée lui-même, un seul article ne peut pas aborder tous les aspects de la question.

Les 15 thèses suivantes montreront pourquoi l’affaire Galilée ne peut servir d’argument à aucune position sur la relation entre la religion et la science. Je suivrai principalement les écrits de Galilée lui-même10 , la biographie de K. Fischer11 , les recherches d’A. Koestler sur les documents originaux du procès de Galilée12 , l’essai d’A.C. Custance8 et les recherches scientifiques de l’auteur tchèque Zdenko Solle13.

L’intention des thèses peut être résumée par le jugement de Koestler :

« Je crois que l’idée selon laquelle le procès de Galilée était une sorte de tragédie grecque, une épreuve de force entre la ‘foi aveugle’ et la « raison éclairée », est naïvement erronée. » 14

Il va sans dire que ces thèses n’ont pas pour but de défendre l’Inquisition ou de nier la valeur scientifique de la pensée ou des recherches de Galilée. Mais Solle a raison lorsqu’il écrit :

« L’image pleine de contrastes, montrant un scientifique héroïque face à l’arrière-plan sombre de l’Inquisition, développera de nombreuses nuances différentes »15.

Thèse 1 : Le système copernicien était bien vu par les autorités ecclésiastiques

Une défense ouverte du système copernicien était, en principe, sans danger. Le système ptolémaïque avait été nié par de nombreux hauts fonctionnaires et astronomes jésuites avant même la naissance de Galilée. Comme le prouve l’exemple de l’astronome de la Cour impériale, Johannes Kepler (1571-1630)16 , nombre d’entre eux suivaient le système copernicien.

« Les Jésuites eux-mêmes étaient plus coperniciens que Galilée ; il est maintenant bien reconnu que la raison pour laquelle l’astronomie chinoise a progressé plus rapidement que l’astronomie européenne est simplement que les missionnaires jésuites leur ont communiqué leurs vues coperniciennes » 17.

Alors que Martin Luther qualifiait l’auteur de De revolutionibus orbium coelestium [c’est-à-dire Nicolas Copernic (1473-1543)] d’ « imbécile », qui mettrait  « tout l’art de l’astronomie sens dessus dessous », le livre n’avait pas été combattu par le Vatican. Il était considéré comme une « hypothèse mathématique », mais il était déjà utilisé depuis longtemps comme aide aux calculs astronomiques. Ce n’est que quelque temps après que d’éminents scientifiques jésuites, comme Pater Clavius, eurent reconnu la fiabilité des observations de Galilée, que Copernic et ses disciples devinrent « méfiants ».18

Le livre de Copernic n’a été mis à l’index du Vatican19 que de 1616 à 1620 et a été réadmis au public après quelques modifications mineures.20 Seul le Dialogo de Galilée est resté à l’index de 1633 à 1837.21

Thèse 2 : Galilée était bien considéré par l’Église

Jusqu’au procès qui lui a été intenté, Galilée jouissait d’une grande estime auprès du Saint-Siège, des jésuites et surtout des papes de son vivant. Ses enseignements étaient célébrés. La visite de Galilée à Rome en 1611, après la publication de son Messager des étoiles, « fut un triomphe ».22 « Le pape Paul V l’accueillit en audience amicale et le Collège romain des Jésuites l’honora par diverses cérémonies qui durèrent toute une journée ».23 Jean Pièrre Maury écrit à propos de cette visite :

Les découvertes de Galilée sont désormais reconnues par les plus grandes autorités astronomiques et religieuses de son temps. Le pape Paul V le reçut en audience privée et lui témoigna tant de respect qu’il ne lui permit pas de s’agenouiller devant lui, comme c’était l’usage. Quelques semaines plus tard, tout le Collegio Romano se réunit en présence de Galilée pour célébrer officiellement ses découvertes. Parallèlement, Galilée rencontre tous les intellectuels romains et l’un des plus célèbres d’entre eux, le prince Federico des Cesi, lui demande de devenir le sixième membre de l’Accademia dei Lincei (Académie des Lynx), qu’il a fondée 24.

La première déclaration écrite de Galilée en faveur du système copernicien, les Lettres sur les taches solaires, a été très bien accueillie et aucune voix critique ne s’est fait entendre. Parmi les cardinaux qui ont félicité Galilée figure le cardinal Barberini, qui deviendra plus tard le pape Urbain VIII et le condamnera en 1633.25 En 1615, une accusation contre Galilée a été déposée mais rejetée par le tribunal de l’Inquisition. De 1615 à 1632, Galilée jouit de l’amitié de nombreux cardinaux et des différents papes.26

Thèse 3 : c’est l’envie, et non la religion, qui a déclenché l’affaire

La bataille contre Galilée n’a pas été lancée par les autorités catholiques, mais par les collègues et les scientifiques de Galilée, qui craignaient de perdre leur position et leur influence. Les représentants de l’Église étaient beaucoup plus ouverts au système copernicien que les scientifiques et les collègues de Galilée. Galilée a évité et retardé une confession ouverte en faveur du système copernicien par crainte de ses collègues immédiats et autres, et non par crainte d’une quelconque partie de l’Église.27

C’était déjà le cas de Copernic lui-même. Gerhard Prause résume la situation :

Ce n’est pas par peur de ses supérieurs dans l’Église – comme on le dit souvent à tort – mais parce qu’il craignait d’être « moqué et sifflé » – comme il l’a formulé lui-même – par le professeur d’université, qu’il a refusé de publier son travail « De revolutionibus orbium coelestium » pendant plus de 38 ans. Ce n’est qu’à la demande de plusieurs représentants de l’Église, et notamment du pape Clément VII, que Copernic s’est finalement décidé à publier son œuvre28.

Seuls quelques scientifiques vivant à l’époque de Galilée ont avoué publiquement qu’ils suivaient Copernic. Certains l’ont fait secrètement, mais la plupart ont nié le système copernicien.29

Ainsi, alors que les poètes célébraient les découvertes de Galilée, qui étaient devenues le sujet de conversation du monde entier, les savants de son propre pays étaient, à quelques exceptions près, hostiles ou sceptiques. La première et, pendant un certain temps, la seule voix savante à s’élever en public pour défendre Galilée fut celle de Johannes Kepler. ‘30

En outre, l’Église représentait non seulement les intérêts des théologiens, mais aussi ceux des scientifiques qui faisaient partie des ordres de l’Église. L’ordre des Jésuites, qui était à l’origine du procès contre Galilée, comprenait les principaux scientifiques de l’époque.

Le cas de Galilée nous confronte à la lourdeur et à la maladresse des changements scientifiques dus aux habitudes sociales de la communauté scientifique, que Thomas Kuhn a décrites dans son célèbre ouvrage, La structure des révolutions scientifiques. Plus d’une fois, ce n’est pas l’Église qui a entravé le progrès scientifique, mais la communauté scientifique !

Thèse 4 : Génie + arrogance – humilité = ennemis mortels

Galilée était un scientifique très obstiné, trop sensible et agressif, qui s’est créé de nombreux ennemis mortels par ses polémiques virulentes, même parmi ceux qui ne suivaient plus la vision ptolémaïque du monde. Koestler montre à plusieurs reprises que cet aspect personnel de nombreuses batailles de Galilée a empêché d’autres scientifiques de travailler avec lui.32

Galilée avait le don rare de provoquer l’inimitié ; non pas l’affection alternant avec la rage que suscitait Tycho, mais l’hostilité froide et implacable que le génie plus l’arrogance moins l’humilité créent chez les médiocres. Sans ce contexte personnel, la controverse qui a suivi la publication du Sidereus Nuncius33 resterait incompréhensible »34.


Koestler ajoute de manière plus générale :

« Sa méthode consistait à ridiculiser son adversaire, ce qu’il réussissait invariablement, qu’il soit dans le vrai ou dans le faux. C’était une excellente méthode pour remporter un triomphe momentané et se faire un ennemi pour la vie » 35.

Solle le dit aussi :

 « Galilée ne craignait pas les attaques personnelles et les moqueries à l’encontre des autres, mais c’était le moyen le plus facile de se créer des ennemis »36.

Koestler commente une réponse immodérée de Galilée à un article anti-Ptolémaïque de l’astronome jésuite Horatio Grassi :

Lorsque Galilée a lu le traité, il a eu un accès de fureur. Il couvrit ses marges d’exclamations telles que « morceau d’asinité », « éléphantine », « bouffon », « poltron malfaisant » et « vilain ingrat ». L’ingratitude consistait dans le fait que le traité ne mentionnait pas le nom de Galilée, dont la seule contribution à la théorie des comètes a été une approbation occasionnelle des vues de Tycho dans les Lettres sur les taches solaires37.

Fischer commente le même événement :

Il est difficile de décider quel est l’aspect le plus remarquable de ce débat : la procédure ouverte des Jésuites contre la physique aristotélicienne des cieux, l’inclination presque dévote d’Horatio Grassi devant l’autorité de Galilée, l’agressivité sans mesure de Galilée, qui a détruit tout ce que Grassi avait dit, ou la rhétorique ingénieuse de Galilée, qu’il a utilisée avec une grande habileté contre Grassi et Brahe, de sorte que Grassi en particulier est apparu comme un personnage pitoyable, qui ne savait pas de quoi il parlait … « 38 .

Koestler parle d’un écrit vil et vulgaire de Galilée à l’encontre de B. Capra :

« Dans ses derniers écrits polémiques, le style de Galilée est passé de l’invective grossière à la satire, qui était parfois bon marché, souvent subtile, toujours efficace. Il passa du gourdin à la rapière, qu’il maîtrisa avec une rare aisance… »39

Pour illustrer la démesure de Galilée, Custance mentionne sa réaction face à la rumeur selon laquelle un dominicain de soixante-dix ans aurait mis en doute sa thèse lors d’une conversation privée. Galilée lui écrit une lettre sévère et lui demande des comptes. Le dominicain répondit qu’il était trop âgé et n’avait pas assez de connaissances pour juger la thèse de Galilée, et qu’il n’avait fait que des remarques privées dans une conversation afin de ne pas être traité d’ignorant. Galilée se sent toujours « attaqué ».40

Thèse 5 : Galilée refuse de partager ses découvertes

Galilée ignorait tous les autres chercheurs, ne les informait pas de ses découvertes et pensait qu’il était le seul à faire des découvertes scientifiquement pertinentes. En raison de cette attitude, certains enseignements condamnés par Galilée étaient déjà dépassés, notamment en raison des progrès réalisés par Kepler.

À en juger par la correspondance de Galilée et d’autres documents témoignant de l’opinion qu’il avait de lui-même, il était d’un égoïsme intellectuel fantastique et d’une vanité presque incroyable. Pour illustrer le premier point, on peut citer le fait désormais bien connu qu’il refusait de partager avec ses collègues ou avec des connaissances [telles que] Kepler la moindre de ses découvertes ou idées ; il prétendait même être le seul à pouvoir faire une nouvelle découverte ! Dans une lettre adressée à une connaissance, il s’exprime comme suit :

« Vous ne pouvez pas vous empêcher de penser, Monsieur Sarsi, qu’il m’a été accordé à moi seul de découvrir tous les nouveaux phénomènes dans le ciel et à personne d’autre. C’est la vérité que ni la malice ni l’envie ne peuvent étouffer ».41

La relation entre Galilée et Johannes Kepler est un bon exemple de ce qui précède et des arguments contenus dans la thèse 4. Galilée avait partagé sa croyance dans le système copernicien avec Kepler dès le début de leur relation et Kepler avait accepté aveuglément, sans preuves, le livre de Galilée Le messager des étoiles.42 Mais Galilée a refusé de donner à Kepler un de ses télescopes, bien qu’il en ait donné à de nombreux dirigeants politiques du monde entier.43 Ce n’est que lorsque le duc de Bavière lui en a prêté un que Kepler a pu utiliser un télescope galiléen.44 Galilée a écrit ses découvertes à Kepler uniquement en anagrammes, de sorte que Kepler n’a pas pu les comprendre. Ce n’est que lorsque le duc de Bavière lui en a prêté un que Kepler a pu utiliser un télescope galiléen.44 Galilée n’a écrit ses découvertes à Kepler que sous forme d’anagrammes, de sorte que Kepler ne pouvait pas les comprendre, mais Galilée a pu prouver plus tard qu’il s’agissait bien de ses découvertes.45 Après cela, Galilée a rompu tout contact avec Kepler. Il a totalement ignoré le célèbre livre de Kepler, Astronomia Nova, qui contient la proposition essentielle des orbites elliptiques, bien qu’il ne s’agisse que d’un développement de Copernic et des découvertes de Galilée46 (cf. thèse 10).

Car il faut rappeler que le système que Galilée défendait était le système copernicien orthodoxe, conçu par le chanoine lui-même, près d’un siècle avant que Kepler ne jette les épicycles et ne transforme l’abstruse construction de papier en un modèle mécanique praticable. Incapable de reconnaître qu’un de ses contemporains avait une part de responsabilité dans les progrès de l’astronomie, Galilée a ignoré aveuglément et même suicidairement le travail de Kepler jusqu’à la fin, persistant dans sa tentative futile de matraquer le monde pour qu’il accepte une grande roue avec quarante-huit épicycles comme une réalité physique « rigoureusement démontrée ». 47

Thèse 6 : Galilée a été un mauvais témoin pour sa propre défense.

Galilée ne s’est pas seulement contredit pendant le procès. Lors d’une discussion orale, il a nié le système copernicien, qu’il avait défendu dans des écrits antérieurs. Koestler écrit à propos de la défense de Galilée au cours du procès :

« Prétendre, face à l’évidence des pages imprimées de ses livres, qu’ils disaient le contraire de ce qu’ils disaient, était une folie suicidaire. Pourtant, Galilée avait eu plusieurs mois de répit pour préparer sa défense. L’explication ne peut être recherchée que dans le mépris quasi pathologique que Galilée éprouve pour ses contemporains. Prétendre que le Dialogo avait été écrit pour réfuter Copernic était si manifestement malhonnête que sa cause aurait été perdue devant n’importe quel tribunal »48.

Si l’Inquisition avait eu l’intention de briser Galilée, c’était évidemment le moment de le confronter aux copieux extraits de ses livres – qui se trouvaient dans les dossiers devant le juge – de lui citer ce qu’il avait dit au sujet des crétins et des pygmées sous-humains qui s’opposaient à Copernic, et de le condamner pour parjure. Au lieu de cela, immédiatement après la dernière réponse de Galilée, les minutes du procès disent :

« Et comme on ne pouvait plus rien faire en exécution du décret, on obtint sa signature à sa déposition et on le renvoya. »

Les juges et l’accusé savaient qu’il mentait, les juges et l’accusé savaient que la menace de torture (territio verbalis) n’était qu’une formule rituelle, qui ne pouvait être mise à exécution …  »49.

Mais ces divergences et même cette hypocrisie se retrouvent tout au long de la vie de Galilée. Au début, vers 1604/1605, alors qu’une supernova très visible s’est rapidement affaiblie et qu’il n’était plus possible de démontrer la parallaxe, Galilée a parfois douté lui-même du système copernicien.50 En 1613, dans sa cinquantième année, Galilée a pour la première fois exprimé par écrit sa conviction que le système était vrai. Mais en 1597, il avait déjà affirmé la même chose dans une lettre privée à Kepler. Pendant 16 ans, « dans ses cours, il n’a pas seulement enseigné l’ancienne astronomie de Ptolémée, mais il a explicitement nié Copernic ».51 C’était le cas, même s’il n’y avait aucun danger à présenter le système copernicien.52

Il n’a avoué sa foi en Copernic que dans des discussions privées et des lettres. Plusieurs auteurs ont expliqué à juste titre cette attitude par la crainte de moqueries de la part d’autres scientifiques. Ce n’est qu’après être devenu célèbre grâce à ses découvertes dans le domaine de la mécanique, de la dynamique et de l’optique que Galilée a admis sa position copernicienne par écrit.

Fischer indique que Galilée pouvait parfois écrire des choses contraires à sa propre opinion53 , notamment dans le but de nuire à d’autres personnes.

Thèse 7 : l’expérimentation n’est pas nécessaire

Galilée n’était pas un scientifique strictement expérimental. Fischer écrit à propos du livre de Galilée De Motu (« Sur le mouvement ») :

On peut douter que Galilée ait fait beaucoup d’expériences pour prouver ses théories. Si tel avait été le cas, il est difficile de comprendre pourquoi il n’a jamais modifié sa position selon laquelle les objets légers sont accélérés plus rapidement au début de leur mouvement naturel que les objets plus lourds. D’après Galilée, de tels tests n’étaient ni nécessaires pour prouver sa théorie, ni suffisants pour la réfuter. Sa démarche était axée sur l’axiome 54.

Koestler se réfère au professeur Burtt, qui suppose que ce sont surtout ceux qui mettaient l’accent sur la recherche empirique qui n’ont pas suivi le nouvel enseignement en raison de son manque de preuves (cf. thèse 8).

Les empiristes contemporains, s’ils avaient vécu au XVIe siècle, auraient été les premiers à se moquer de la nouvelle philosophie de l’univers 55.

Thèse 8 : Pas besoin de preuve

Galilée a toujours agi comme s’il avait toutes les preuves, mais ne les présentait pas et ne pouvait pas les présenter, comme il le disait, parce que personne d’autre n’était assez intelligent pour les comprendre. Koestler écrit :

« Il utilise sa tactique habituelle qui consiste à réfuter la thèse de son adversaire sans prouver la sienne »56.

Comme Galilée ne travaillait pas de manière empirique (cf. thèse 7), mais considérait le système copernicien comme un axiome, il ne ressentait pas le besoin de preuves. Ce n’est que lorsqu’il a été mis sous pression parce qu’il présentait le système copernicien comme prouvé qu’il s’est trouvé en difficulté.

Lorsque le cardinal Bellarmin, qui était responsable du tribunal de l’Inquisition, a demandé amicalement à Galilée ses preuves, afin qu’il puisse accepter sa théorie comme une théorie prouvée, et lui a demandé par ailleurs de présenter sa théorie copernicienne comme une simple hypothèse, Galilée a répondu dans une lettre sévère qu’il n’était pas disposé à présenter ses preuves, car personne ne pouvait vraiment les comprendre. Koestler commente cette réponse :

Comment pouvait-il refuser de produire des preuves et en même temps exiger que la question soit traitée comme si elle avait été prouvée ? La solution du dilemme consistait à prétendre qu’il avait la preuve, mais à refuser de la produire, au motif que ses adversaires étaient de toute façon trop stupides pour comprendre 57.
Galilée a réagi de la même manière lorsque le pape lui-même a demandé des preuves.58

« Mais Galilée ne voulait pas porter le fardeau de la preuve ; car le nœud de l’affaire est, comme on le verra, qu’il n’avait aucune preuve »59.

Koestler écrit à propos d’une lettre antérieure de 1613 :

Pratiquement tous les chercheurs s’accordent à dire que Galilée n’avait aucune preuve physique de sa théorie.60 Certaines parties de la théorie de Galilée n’ont même pas pu être prouvées du tout parce qu’elles étaient erronées et déjà dépassées par les recherches de Kepler (cf. thèses 10 et 5).

Fischer résume :

« Il n’avait pas de preuves vraiment convaincantes telles que le déplacement de la parallaxe ou le pendule de Foucault »61.

Il ne faut pas oublier que l’hypothèse copernicienne elle-même n’a jamais été niée par l’Inquisition, mais seulement qu’elle ne pouvait pas être présentée comme une théorie scientifiquement prouvée ou comme une vérité. En fait, il n’a jamais été question de condamner le système copernicien en tant qu’hypothèse de travail.62 Le système copernicien n’était qu’une « hypothèse de travail officiellement tolérée, en attente de preuves.63

De plus en plus sous pression, Galilée finit par inventer une « arme secrète « 64 : la théorie totalement erronée selon laquelle les marées sont causées par la rotation de la terre en tant que telle. Cette théorie, facilement réfutable, était considérée comme la preuve absolue et sûre du système copernicien!65

L’idée entière était en contradiction si flagrante avec les faits et si absurde en tant que théorie mécanique – le domaine des réalisations immortelles de Galilée – que sa conception ne peut être expliquée qu’en termes psychologiques 66.

William A. Wallace a utilisé des manuscrits récemment découverts pour montrer67 que Galilée savait parfaitement que la preuve finale du système copernicien faisait défaut et qu’il dissimulait cela sous sa rhétorique. Jean Dietz Moss a effectué des recherches sur ce type de rhétorique68 et identifie clairement comment les propres textes de Galilée montrent que Galilée savait qu’il devait combler les preuves manquantes par la rhétorique.

Thèse 9 : Ptolémée n’est plus un problème

À l’époque de Galilée, la science n’avait pas à trancher entre Ptolémée et Copernic. Le point de vue de Ptolémée, selon lequel toutes les planètes et le soleil tournent autour de la terre, n’est plus une option réelle. Il importe plutôt que « le choix se porte désormais sur Copernic et Brahe « 69 , car tout le monde croyait que d’autres planètes tournaient autour du soleil. La question était de savoir si la terre se déplaçait elle-même ou si elle restait au centre de l’univers. Presque plus aucun expert ne croyait en l’astronomie ptolémaïque. Le conflit opposait Tycho Brahe à Copernic. 70

Tycho Brahe, prédécesseur de Kepler en tant qu’astronome de la Cour impériale allemande, s’en tenait à la position centrale de la Terre, tout en intégrant l’observation des autres planètes se déplaçant autour du Soleil.

Les arguments et les observations auxquels Galilée se référait étaient reconnus, mais ils ne réfutaient que le système ptolémaïque et ne favorisaient pas de la même manière le système copernicien. Ils étaient compatibles avec le système tychonien, qui avait l’avantage de maintenir la position centrale de la terre ».71
Galilée n’a jamais pris position sur cette question ni présenté d’arguments contre Tycho Brahe à l’exception de sa description polémique et totalement déformée du système de Brahe dans son ouvrage contre Horatio Grassi.72

Thèse 10. Galilée a défendu des hypothèses dépassées

Galilée s’est battu avec beaucoup d’obstination non seulement pour le système copernicien, mais aussi pour plusieurs hypothèses qui étaient dépassées et qui constituaient une rechute dans l’ancien système. L’élaboration de cette thèse est déjà contenue dans les thèses 5, 8 et 9. Galilée a défendu les « épicycloïdes » de Copernic, alors que Kepler avait déjà présenté une théorie bien meilleure.73

Son explication erronée des marées, déjà mentionnée, a été utilisée comme sa principale preuve du système copernicien, bien qu’elle soit indéfendable et que Kepler ait découvert la véritable cause des marées dans le pouvoir d’attraction de la lune.74

En 1618, Galilée a expliqué certaines comètes visibles dans un ouvrage enflammé comme étant des réflexions de la lumière, de sorte que personne n’a cru l’astronome jésuite Grassi, qui a réalisé que les comètes étaient des corps volants.75

De nombreux autres exemples ont été examinés par Koestler et Fischer.76

Thèse 11. Galilée a été victime de circonstances personnelles

Cette thèse traite de l’aspect personnel, la thèse suivante de l’aspect politique, bien qu’il ne soit pas facile de les distinguer.

Sous le prédécesseur du pape Urbain (VIII) et son successeur, aucun procès contre Galilée n’aurait eu lieu (voir les thèses 3 et 15). Galilée a été victime de la politique du pape Urbain VIII, qui lui avait été très favorable auparavant. Il ne faut pas oublier qu’en 1615, un premier procès contre Galilée devant le tribunal de l’Inquisition s’est soldé par une décision favorable à Galilée, en raison de l’expertise bienveillante des principaux astronomes jésuites.77

Galilée a été poursuivi en raison de la situation politique et de ses attaques personnelles contre le pape, jamais pour des raisons religieuses. Galilée a été poursuivi en raison de la situation politique et de ses attaques personnelles contre le pape, et non pour des raisons religieuses. Le pape avait entamé la procédure, tandis que le tribunal de l’Inquisition a calmé l’affaire au lieu de l’enflammer.

Le procès de Galilée s’est déroulé sous un pape impitoyable et cruel. Un dictionnaire sur les papes dit :

« Au sein de l’Église, le pontificat d’Urbain a été marqué par un népotisme illimité. Urbain VIII fut une figure tragique sur le trône papal. Son règne a été marqué par de nombreux échecs, dont il était lui-même responsable »78.

Koestler écrit à la fin de sa description du pape Urbain VIII, l’ancien cardinal Barberini, qui pour Koestler était « cynique, vaniteux et assoiffé de pouvoir séculier »79 .

fut le premier pape à permettre qu’un monument lui soit érigé de son vivant. Sa vanité était en effet monumentale et ostensible, même à une époque où la vertu de la modestie n’avait que peu d’utilité. Sa célèbre déclaration selon laquelle il « en savait plus que tous les cardinaux réunis » n’a d’égale que celle de Galilée selon laquelle il était le seul à avoir découvert tout ce qu’il y avait de nouveau dans le ciel. Tous deux se considéraient comme des surhommes et partaient sur la base d’une adulation mutuelle – un type de relation qui, en règle générale, se termine dans l’amertume 80.

Ce pape représentait également un danger pour la science. Le pape a paralysé la vie scientifique en Italie. Le centre de la nouvelle recherche se trouve dans les pays protestants du Nord. 81

L’affaire Galilée était donc principalement un problème intra-catholique et intra-italien, et non une gigantesque bataille entre le christianisme en tant que tel et la science en tant que telle. Le Tribunal de l’Inquisition n’a pas accusé Galilée d’enseigner contre la Bible, mais de désobéir à un décret papal.

Urbain VIII avait favorisé Galilée en tant que cardinal (cf. thèse 1) et lui avait même écrit une ode. Après être devenu pape en 1623, son affection pour Galilée s’est même accrue.82

Peu de temps avant le procès, l’amitié d’Urban s’est transformée en haine. Cela n’est pas seulement dû à la situation politique (cf. thèse 12), mais aussi à l’insouciance personnelle de Galilée, pour ne pas dire aux insultes. Galilée a obtenu du pape en personne le droit d’imprimer son œuvre majeure, Dialogo, avec l’autorisation d’y apporter quelques corrections mineures si nécessaire. Galilée a habilement contourné la censure papale et mis le principal argument d’Urban en faveur du système copernicien ( !) dans la bouche de l’imbécile « Simplicio » qui, dans le Dialogo de trois scientifiques, pose toujours des questions idiotes et défend la vision ptolémaïque du monde.

Mais il ne fallait pas beaucoup de ruse jésuite pour transformer l’adulation périlleuse d’Urban en la fureur de l’amant trahi. Non seulement Galilée était allé, dans la lettre et dans l’esprit, à l’encontre de l’accord de traiter Copernic strictement comme une hypothèse, non seulement il avait obtenu l’imprimatur par des méthodes ressemblant à une pratique brutale, mais l’argument favori d’Urban n’était mentionné que brièvement à la toute fin du livre, et mis dans la bouche du simple d’esprit qui, sur tout autre point, était invariablement prouvé comme ayant tort. Urban soupçonnait même Simplicius d’être une caricature de sa propre personne. C’était évidemment faux, mais le soupçon d’Urban persista longtemps après que sa fureur se fut apaisée… 83

L. Pastor, défenseur de l’infaillibilité papale, a tenté de démontrer que le pape n’avait joué qu’un rôle mineur dans le procès de Galilée et que l’Inquisition (anonyme) avait jugé plus sévèrement que ne l’aurait souhaité le pape, bon ami de Galilée.84 Solle a apporté des preuves convaincantes qu’en réalité, c’est tout le contraire qui s’est produit.85 Le pape a initié le procès pour des raisons personnelles, tandis que les inquisiteurs se sont montrés plutôt laxistes. Parmi les dix juges, certains semblent s’être surtout intéressés à leur propre avenir, tandis que d’autres ont freiné des quatre fers. En fin de compte, il manquait trois signatures à la décision finale, dont au moins deux en guise de protestation. Le seul cardinal qui a fait avancer le procès avec zèle est le frère du pape.

Les initiés ne pouvaient pas ignorer que l’ensemble du procès était douteux. Les hauts fonctionnaires de l’Église et le parti jésuite se sont montrés très réticents 86.

Koestler arrive également à la conclusion que c’est le pape qui a lancé le processus :

« Il ne fait guère de doute que la décision d’engager des poursuites a été prise par Urbain VIII, qui estimait que Galilée lui avait joué un tour de confiance »87.

Thèse 12. Galilée a été victime de circonstances politiques

Galilée a été victime de la politique du pape Urbain VIII, dont la tactique dans la guerre de Trente Ans était totalement confuse. Il a tenté de placer les villes italiennes sous son contrôle et a lutté contre toute opposition au sein de l’Église catholique. En 1644, il échoue dans toutes ces entreprises, bien qu’il ait fait quelques progrès au début.

La situation du Saint-Siège dépendait totalement des batailles politiques de l’époque. Solle écrit :

« Le conseil des inquisiteurs généraux est devenu le reflet des luttes entre les différents partis au sein de l’Église. Ni sous Borgia, ni sous Urbain, il n’était question d’astronomie ou de la foi de l’Église, mais toujours de politique ».88

« Nous devons revenir à la situation politique à Rome, qui a conduit à la transformation d’un astronome impolitique en un criminel. » 89

Fischer adopte un point de vue similaire :

Le souci de l’âme des gens n’était certainement pas le seul motif de l’action de l’Église. La guerre de Trente Ans avait commencé en 1618 et s’était achevée à l’époque du débat verbal. L’Église s’est retrouvée dans la bataille la plus dure pour son existence depuis le début de son histoire 90

Au début, le pape Urbain VIII soutient l’empereur catholique allemand, mais il passe à la France catholique et à la Suède protestante après que ces deux pays sont devenus des alliés. Il prend pour exemple l’impitoyable cardinal français Richelieu et est responsable de la prolongation de la guerre.

En 1627-1630, l’Italie subit en outre la guerre de succession de Mantoue. Au même moment, les deux puissances catholiques, l’Espagne et la France, toutes deux alliées du pape, commencent à se battre l’une contre l’autre. Le chef de l’opposition espagnole au Saint-Siège, le cardinal Borgia, entre en conflit avec le pape sur des questions politiques en 1632, parce qu’un traité de paix est en vue, alors que le pape veut que la guerre continue.91 Un tumulte parmi les cardinaux s’ensuit, après quoi le pape entame une grande purge politique au Vatican, qui touche plus ou moins par hasard tous ceux qui sont favorables à Galilée.92 Le pape entame de nombreux procès par l’Inquisition et devient un souverain de plus en plus cruel.

Les liens suivants ont probablement été fatals à Galilée, parce qu’ils étaient en opposition avec ceux du pape :

Le lien étroit avec la famille des Médicis, dont le prince toscan était issu, et qui, avec Venise93 , a combattu le pape et n’a été réhabilitée qu’après sa mort en 164494 .

Le lien avec l’Autriche95 et l’empereur Rodolphe II par l’intermédiaire de Kepler, le pape ayant lutté avec la France et la Suède contre l’empereur catholique allemand. Le prince de Toscane et l’empereur allemand sont des amis proches.96

Solle a montré en détail que c’est le début du nationalisme « moderne » qui a laissé Galilée entre les fronts du pape nationaliste, des villes italiennes et des partis de la guerre de Trente Ans.97

Ce n’est donc pas l’ombre d’une nuit sombre et moribonde qui a pesé sur le scientifique [Galilée], mais le début des temps modernes 98.

Hemleben, favorable à Galilée, a soutenu qu’il n’aurait pas eu à subir de procès s’il n’avait pas déménagé de Padoue à Florence, car Padoue dépendait de Venise, tandis que Florence dépendait de Rome.99 Padoue offrait une grande liberté à la recherche scientifique, car Venise était indépendante de Rome.100 Même les protestants y étudiaient,101 ce qui était impossible à Florence. L’un des meilleurs amis de Galilée, Giovanni Francesco Sagredo (1571-1620), avait déjà mis en garde Galilée en 1611 contre un déménagement à Florence, car il y serait dépendant de la politique internationale et des Jésuites.102 Mais Galilée a ignoré cette mise en garde et toutes celles qui ont suivi.

Thèse 13. Galilée a précédé Urbain VIII

Galilée est mort en 1642, deux ans avant la mort de son grand ennemi, le pape Urbain VIII, en 1644. Après la mort d’Urbain, toute la situation en Italie a changé et la famille des Médicis est revenue à l’honneur. Galilée aurait certainement été réhabilité (cf. thèse 12).103

Thèse 14. Galilée n’a pas rejeté sa foi

Galilée n’était pas un scientifique non chrétien du siècle des Lumières, mais un catholique convaincu.104

C’est en effet son effort pour démontrer la compatibilité de ses enseignements avec la Bible qui, entre autres choses, l’a mis en conflit avec l’establishment catholique.

Les pensées de Galilée sur la relation entre la foi et la science sont illustrées dans les citations mentionnées par Fischer dans la thèse 7. Solle ajoute :

« En tant que scientifique profondément croyant, Galilée ne pouvait pas vivre avec une divergence entre la science et la foi, qui semblait apparaître lorsqu’il a commencé à interpréter la Bible. En tant que laïc, il s’est heurté à une forte résistance de la part des théologiens… Ses tentatives d’interprétation de la Bible ont été l’une des raisons qui ont conduit au procès. Une autre raison était sa tentative de populariser le système copernicien. » 105

Parce que Galilée interprétait la Bible en tant que laïc et écrivait ses livres en italien courant, et qu’il était donc un précurseur du nationalisme italien (cf. thèse 15), il a rencontré la même résistance que Martin Luther avait rencontrée cent ans plus tôt lorsqu’il avait commencé à utiliser l’allemand dans ses écrits théologiques.

La préface de son principal ouvrage, Dialogo, indique clairement que Galilée ne voulait pas s’opposer à la Bible106 ou à l’Église catholique. Albrecht Folsing écrit :

« De nombreux admirateurs de Galilée aux XIXe et XXe siècles n’ont pu comprendre cette préface que comme une concession à la censure. Certains l’ont interprétée comme un contournement fripon du décret, d’autres comme une soumission indigne, d’autres encore comme une moquerie à l’égard de l’autorité de l’Église … . Pour notre part, nous voulons suggérer que ce texte est une expression authentique de l’intention de Galilée dans les conditions existantes. Le contenu est plus ou moins le même que celui de l’introduction de la lettre à Ignoli de 1624, qui n’avait pas besoin de l’approbation d’un censeur, puisqu’elle n’était pas destinée à être imprimée, mais qui visait à tester le degré de liberté que le pape et le siège romain accorderaient à la discussion scientifique. Même si l’on tient compte de ces aspects tactiques de ces textes (la lettre de 1624 et la préface du Dialogo), il n’y a aucune raison de douter des intentions honnêtes du fidèle catholique Galilée » 107.

En tant que défenseur de l’infaillibilité papale, L. Pastor a affirmé que le pape avait vu en Galilée un danger protestant, mais d’autres en doutent.108 D’une part, l’un des premiers critiques de Galilée était un pasteur protestant de Bohême;109 d’autre part, les écrits de Galilée ont été publiés et imprimés dans des États protestants et ont donc été connus. En outre, Galilée lui-même était un ennemi déclaré du protestantisme.110

Thèse 15. Galilée a défendu la science et la foi

Galilée n’était pas un scientifique qui niait toute métaphysique ou qui prônait la séparation de la foi et de la science (cf. thèse 14). Discutant une citation des Lettres de Galilée sur les taches solaires, Fischer parle en termes plus généraux :

Dans ces dernières phrases, on peut entendre un Galilée quelque peu différent de l’image de Galilée que donne l’interprétation traditionnelle.

La ligne principale des historiographies des sciences, de Wohlwill à Drake, présente Galilée comme un anti-métaphysicien et un anti-philosophe, comme l’initiateur d’une physique basée sur l’expérience et l’observation, comme le défenseur de la science contre les exigences illégitimes de la religion, comme le promoteur d’une séparation de la foi et de la science. Et maintenant, nous entendons une confession d’amour au grand Créateur comme but final de tout notre travail, y compris de notre travail scientifique ! La science comme perception de la vérité de Dieu ! … Les historiographes scientifiques en place ne peuvent se libérer du reproche d’avoir lu les écrits de Galilée de manière trop sélective ».111

Un peu plus loin, Fischer écrit à propos de l’interprétation erronée de l’œuvre de Galilée :

Cette interprétation erronée a conduit à l’incapacité d’évaluer correctement les premiers écrits de Galilée (« Juvenilia »), à ignorer de nombreuses sections à contenu spéculatif et métaphysique disséminées dans les écrits de Galilée, voire à une interprétation erronée de la compréhension par Galilée de la relation entre la science et la foi … « 112 .

Références

Hemminger, H. et Hemminger, W., Jenseits der Weltbilder, Naturwissenschaft, Evolution, Schopfung, Quell Verlag, Stuttgart, Allemagne, pp. 201-202, 1991.
Hemleben, J, Galileo Galilei, mit Selbstzeugnissen und Bilddokumenten dargestellt, Rowohts Monographien 156, Rowohlt Verlag, Reinbek, Allemagne, 1969.
Schmutzer, E. et Schiltz, W., Galileo Galilei, Biographien hervorragender Naturwissenschaftler, Techniker und Mediziner 19, B. G. Teubner, Verlagsgesellschaft, Leipzig, Allemagne, 1983.
Fischer-Fabian, S., Die Macht des Gewissens, Droemer Knaur, Munich, Allemagne, pp. 149-200 (chapitre 4 : Galilei oder ‘Eppur si muove’), 1987. Fischer-Fabian commence son chapitre sur Galilée par des exemples de légendes sur Galilée qui ont été réfutées depuis longtemps (p. 149). Il veut néanmoins les utiliser comme des anecdotes, qui ne sont pas historiques mais contiennent une part de vérité (p. 150). Bien qu’il parle souvent des légendes galiléennes (par exemple, à la page 193, il montre que Galilée n’a jamais été torturé), son chapitre sur Galilée est une pure hagiographie, pleine d’héroïsme.
Freiesleben, H.C., Galilei als Forscher, Darmstadt, Allemagne, p. 8, 1968.
Par exemple, le culte du héros avec de nombreuses légendes sur Galilée dans le livre pour la jeunesse du professeur de physique français ; Maury, J-P., Galileo Galilei : Und sic bewegt sich doch !, Abenteuer-Geschichte 8, Ravensburg, Allemagne, 1990. (cf. ma critique dans Querschnitte Jan/Mar 4, p.23, 1991. Galilée aurait découvert grâce à son télescope « des preuves irréfutables de la vision copernicienne du monde » (voir la quatrième de couverture) !)
Molir, W, Naturwissenschaft und Ideologie, Aus Politik und Zeitgeschichte (Beilage zur Wochenzeitung Das Parlament) Nr B15/92, pp. 10-18, en particulier pp. 11-12, 3 avril 1992.
Custance, A.C., The medieval synthesis and the modern fragmentation of thought ; in : Custance, A.C., Science and Faith, The Doorway Papers VIII, Grand Rapids, MI, pp. 99-216, ici chapitre 3 : History Repeats Itself, pp. 152-167, 1978.
Koestler, A., Les somnambules : A History of Man’s Changing Vision of the Universe, Hutchinson, London, p. 425, 1959.
Galileo Galilei, Schriften, Briefe, Dokumente, 2, Berlin, Munic, 1987, ou toute collection anglaise des écrits de Galilée.
Fischer, K., Galileo Galilei, Munich, 1983. Fischer examine très bien dans quelle mesure Galilée a produit un réel progrès scientifique à son époque.
Koestler, Réf. 9, pp. 352-495 ; cf. note de bas de page 12yyy.
Solle, Z., Neue Gesichtspunkte zum Galilei-Prozeß, (mit neuen Akten aus böhmischen Archiven), ed. Hamann, G., Österreichische Akadernie der Wissenschaften, Philosophisch-historische Klasse, Sitziingsberichte 361, Veröffentlichungen der Kommission für Geschichte der Mathematik, Naturwissenschaften und Medizin 24, Vienne, 1980. Une très bonne introduction (sans notes de bas de page) à une vision alternative de l’affaire Galilée peut être trouvée dans les textes mentionnés de Gerhard Prause. Les historiens catholiques ont produit plusieurs réfutations et justifications de l’affaire Galilée, qui n’ont pas été utilisées dans notre article, bien qu’elles soient similaires, voir par exemple plusieurs articles dans : Coyne, G.V., Heller, M. et Zycinski, J., The Galileo affair : a meeting of faith and science ; in : Proceedings of the Cracow Conference 24 to 27 May 1984, Vatican City, 1985, et Brandinfiller, W, Galilei und die Kirche : Ein ‘Fall’ und seine Lösung, Aachen, Allemagne, 1994.
Koestler, Réf. 9, p. 426.
Solle, Réf. 13, p. 6.
Koestler, Réf. 9, p. 355-358.
Custance, Réf. 8, p. 154 avec d’autres documents ; cf. l’addendum dans Koestler, Réf. 9, p. 495.
Mudry, A., Annäherung an Galileo Galilei, introduction de l’éditeur, in : Galileo Galilei, Schriften, Briefe, Dokumente, vol. 2, Berlin et Munich, Allemagne, p. 29.
Index Liborum Prohibitorum (latin : Index des livres interdits), liste de livres autrefois interdits par l’autorité de l’Église catholique romaine parce que dangereux pour la foi et la morale des catholiques romains. La publication de cette liste a cessé en 1996 et elle a été reléguée au rang de document historique. The New Encyclopaedia Britannica, 15e édition, Encyclopaedia Britannica, Inc. Chicago, p. 285, 1992.
Koestler, Réf. 9, pp. 457-459 ; Koestler montre qu’à l’époque de Galilée, de nombreux livres ont été mis à l’index sans aucun inconvénient pour les auteurs. Il montre que même les livres des cardinaux et des censeurs qui jugeaient Galilée étaient mis à l’index.
Hemleben, Ref. 2, p. 167.
Koestler, Réf. 9, p. 426.
Koestler, Réf. 9, p. 426 ; cf. pp. 426-428 ; cf. à propos de la visite, Wohlwill, E., Galilei und sein Kampf für die copernicanische Lehre Vol. 1, pp. 366-392.
Maury, Réf. 6, p. 96. Totalement erronée est la perspective de Freiesleben, Ref. 5, p. 8, qui écrit, à propos de la période postérieure à 1610 : « A partir de ce moment, Galilée a essayé de faire reconnaître le système copernicien, en particulier par les représentants de l’Eglise. Malheureusement, il obtint le résultat inverse. ‘
Koestler, Réf. 9, pp. 431, 432.
Koestler, Réf. 9, pp. 442-443.
Notamment Prause, G., Niemand hat Kolumbus ausgelacht : Milschungen und Legenden der Geschichte richtiggestellt, Dfisseldorf, Allemagne, pp. 182-183, n.d.
Prause, G., Galileo Galilei war kein Mfirtyrer, Die Zeit, p. 78, 7 novembre 1980.
cf. Siemens, D.F., Letter to the editor, Science 147:8-9, 1965. Son autorité est Barber, B., Resistance of scientists to scientific discovery, Science 134:596 ff. 1961 ; cf, Custance, Ref. 8, p. 157. Le meilleur argument en faveur de cette thèse se trouve dans Wohlwill, Réf. 23.
Koestler, Réf. 9, pp. 369-370.
Schmutzer et Schütz, Réf. 3, p. 28.
Outre les citations dans le texte, d’autres exemples de la fureur de Galilée peuvent être trouvés dans Koestler, Ref. 9, pp. 431-432, 433-436, 362-361.
Galilei, G., Sidereus Nuncius (Messager des étoiles), Venise, 1610.
Koestler, Réf. 9, p. 368.
Koestler, Réf. 9, p. 452.
Solle, Réf. 13, p. 9.
Koestler, Réf. 9, p. 467.
Fischer, Réf. 11, p. 128-129 ; cf. thèse 10 sur cette bataille.
Koestler, Réf. 9, p. 363.
Custance, Réf. 8, p. 153.
Custance, Réf. 8, p. 153.
Koestler, Réf. 9, p. 370.
Koestler, Réf. 9, p. 375.
Koestler, Réf. 9, p. 378.
Koestler, Réf. 9, p. 376-377.
Fischer, Réf. 11, p. 169.
Koestler, Réf. 9, p. 438 ; cf. le paragraphe suivant, pp. 438-439.
Koestler, Réf. 9, p. 485.
Koestler, Réf. 9, p. 492.
Fischer, Réf. 11, p. 94.
Koestler, Réf. 9, pp. 357-358 ; cf. p. 431.
Koestler, Réf. 9, cf. thèse 1.
Fischer, Réf. 11, p. 138.
Fischer, Réf. 11, p. 53.
Cité par Koestler, Réf. 9, p. 461.
Koestler, Réf. 9, p. 478.
Koestler, Réf. 9, p. 449 ; cf. pp. 445-451, en particulier les pages 449-450 pour l’ensemble du débat.
Fischer, Réf. 11, p. 148.
Koestler, Réf. 9, p. 436.
Fischer, Réf. 11, p. 123 ; cf. Custance, Réf. 8, pp. 157, 154-155.
Fischer, Réf. 11, p. 122.
Koestler, Réf. 9, p. 437.
Koestler, Réf. 9, p. 437 ; cf. tout le paragraphe.
Koestler, Réf. 9, p. 464.
Koestler, Réf. 9, p. 464-467 ; cf. la thèse 10 sur la théorie des marées.
Koestler, Réf. 9, p. 454.
Wallace, WA, Galileo’s concept of science : recent manuscript evidence ; in : Coyne et al. (ed.), Ref. 13, pp. 15-40.
Moss, J.D., The rhetoric of proof in Galileo’s writings on the Copernican System ; in : Coyne et al. (ed.), Ref. 13, pp. 41-65.
Koestler, Réf. 9, p. 427.
Fischer, Réf. 11, p. 139 ; cf. p. 123.
Fischer, Réf. 11, p. 121.
Fischer, Réf. 11, p. 128-129 ; voir la citation de cette section sous la thèse 4 ; cf. Koestler, Réf. 9, p. 467-468.
Pour développer la thèse 5, cf. Koestler, Réf. 9, p. 378 et Custance, Réf. 8, p. 154.
Koestler, Réf. 9, pp. 464-467, 453-454.
Solle, Réf. 13, p. 13 ; cf. Koestler, Réf. 9, p. 467.
Koestler, Réf. 9 ; Fischer, Réf. 11.
Koestler, Réf. 9, p. 441-442.
Fischer-Wollpert, R., Lexikon der Päpste, Verlag Friedrich Pustet, Regensburg, Allemagne, p. 118, 1985.
Koestler, Réf. 9, p. 471.
Koestler, Réf. 9, p. 471 ; de même Fischer, Réf. 11, p. 145-146.
Solle, Réf. 13, p. 58.
Koestler, Réf. 9, p. 472.
Koestler, Réf. 9, p. 483.
Solle, Réf. 13, pp. 38-39.
Solle, Réf. 13, p. 64 et tout le livre de Solle ; cf. thèse 6.
Fischer, Réf. 11, p. 126 (avec de la littérature supplémentaire).
Koestler, Réf. 9, p. 482.
Solle, Réf. 13, p. 45.
Solle, Réf. 13, p. 22.
Fischer, Réf. 11, p. 144.
Solle, Réf. 13, p. 25 ; cf. Fischer, Réf. 11, p. 144.
Solle, Réf. 13, p. 26-27.
cf. Fischer, Réf. 11, p. 144.
Solle, Réf. 13, p. 54.
Solle, Réf. 13, p. 55.
Solle, Réf. 13, p. 57.
Solle, Réf. 13, p. 64.
Solle, Réf. 13, p. 65.
Hemleben, Réf. 2, pp. 62-64 u. a.
Hemleben, Réf. 2, p. 62.
Hemleben, Réf. 2, p. 32.
Hemleben, Ref. 2, p. 63-64.
Solle, Réf. 13, pp. 64-71.
Cela a été prouvé très clairement par Pedersen, O., Galileo’s Religion, dans : ed. Coyne et autres, Réf. 13, pp. 75-102, en particulier pp. 88-92 sur la foi de Galilée en Dieu et pp. 92-100 sur sa foi catholique et son rejet de toutes les ‘hérésies’ non-catholiques.
Solle, Réf. 13, p. 9 ; cf. le jugement de Fischer, Réf. 11, p. 114-115, cité dans l’explication de la thèse 7.
cf. sur l’attitude positive de Galilée à l’égard de l’Ecriture, Wohlwill, Réf. 23, pp. 485-524, 542-555, en particulier p. 543.
Fölsing, A., Galileo Galilei, Prozess ohne Ende : Eine Biographie, Munich, Allemagne, p. 414 ; cf. aussi p. 414-415, 1983.
Suivant Solle, Réf. 13, p. 38.
Solle, Réf. 13, p. 7.
Wohlwill, Réf. 23, pp. 552-555 ; Pedersen, Réf. 104, pp. 92-100.
Fischer, Réf. 11, p. 114.
Fischer, Réf. 11, p. 115.

Antisémitisme dans l’Eglise : théologie du remplacement

Introduction

Message de Lothar Gastmann, responsable Vigi-Sectes Allemagne.

La théologie du remplacement se répand, c’est-à-dire l’opinion selon laquelle Israël n’a plus de signification prophétique, mais a été entièrement remplacé par l’Eglise.

Cette opinion est très bien réfutée dans l’article suivant du Dr. Erez Soref, directeur du Collège Biblique israélien de Netanya en Israël.

Shalom, votre Lothar Gassmann

——————-

Théologie de remplacement – pourquoi elle est fausse !

Pendant la majeure partie de l’histoire de l’Église, il était impossible pour les chrétiens d’imaginer que Dieu pensait vraiment ce qu’il avait promis concernant le rassemblement du peuple juif, tant sur le plan terrestre que spirituel. Après tout, les Juifs ont été dispersés pendant des siècles sur toute la surface du globe et ont été violemment persécutés. Pour certains, il semblait certain que le plan de Dieu pour eux avait pris fin. De nombreux érudits chrétiens ont également interprété la Bible dans ce sens et ne pouvaient pas imaginer qu’Israël existerait à nouveau un jour.

Naissance et impact de la doctrine

Au cours des décennies qui ont suivi la fondation de l’Église, un certain nombre de développements se sont succédé et ont contribué à l’émergence de la théologie du remplacement – la doctrine selon laquelle Dieu en avait fini avec Israël et que l’Église avait désormais remplacé Israël pour toujours.

Selon Actes 20.21, il y avait au début plusieurs milliers de juifs croyants. Deux catastrophes survenues à cette époque ont conduit les Juifs messianiques à se distancer davantage du reste du monde juif. Lors de la première révolte contre les Romains (70 après J.-C.), les Juifs messianiques ont obéi aux paroles de Jésus, car lorsqu’ils ont vu les troupes se rassembler autour de Jérusalem, ils ont fui la ville et ont été en grande partie épargnés.

La deuxième révolte juive, déclenchée par Rabbi Akiva qui déclara Bar-Kochba comme le Messie et appela les Juifs à combattre les Romains sous sa direction (132-135 après J.-C.), éloigna encore plus les Juifs messianiques du reste d’Israël. La raison en était simple : ils refusaient de participer à la révolte sous la direction d’un faux messie. Cette deuxième révolte fut réprimée avec une cruauté sans pareille, mais une fois encore, les juifs messianiques restèrent en grande partie indemnes, puisqu’ils n’avaient pas participé à la révolte. Les dirigeants survivants des pharisiens, qui ont ensuite fondé le judaïsme rabbinique (qui prétend encore aujourd’hui être la seule forme légitime de judaïsme), ont déclaré que les disciples juifs de Jésus étaient des traîtres et des apostats et les ont exclus de la communauté juive. Dans le même temps, l’Évangile a prospéré parmi les non-Juifs, qui sont rapidement devenus la grande majorité de l’Église primitive.

Cette dernière s’est rapidement débarrassée de ses racines juives et a pris une tournure plus gréco-romaine. Voici quelques exemples remarquables.

Dans le monde chrétien

– en remontant jusqu’à Justin le martyr vers 160 après JC – les croyants supposaient qu' »Israël » désignait en réalité « l’Église ». Le peuple d’Israël avait été dispersé et le pays avait été rebaptisé « Palestine ». Il n’est donc pas difficile de comprendre pourquoi cela s’est produit. De nombreux pères de l’Église, dont certains défendaient vaillamment la foi, ont écrit des choses incroyablement malveillantes sur le peuple juif et ont déclaré que l’Église avait remplacé Israël. Ils ont ainsi fondé la théologie du remplacement.

Ils ont commencé à interpréter la Bible d’une manière symbolique et parabole, en éliminant toute interprétation littérale, y compris le rôle d’Israël dans le plan de Dieu. Cela a conduit l’Église primitive à rejeter la terre réelle d’Israël, Jérusalem et la construction du Temple comme étant insignifiantes, voire mauvaises, et à réinterpréter toutes les références à Israël comme étant accomplies par l’Église.

Justin le martyr (103-165)

est venu à la foi d’une culture païenne et était très familier avec la philosophie grecque. Dans son interprétation des Écritures, il a cependant commencé à remplacer Israël par l’Église. Il croyait également que la circoncision était une marque de disgrâce, un symbole de souffrance et de punition pour les Juifs (dans le monde gréco-romain, la circoncision était considérée comme un défaut physique et une honte).

En 115 après J.-C. l’évêque Ignace d’Antioche

exhortait ses lecteurs à « rejeter tout ce qui est juif », et l’évêque Irénée enseignait que quatre passages prophétiques de premier plan concernant le salut futur d’Israël (Isaïe 26, Ezéchiel 37, Ezéchiel 38 et Jérémie 23) s’étaient accomplis lorsque les Gentils avaient cru au Messie.

Tertullien (160-225)

s’est rallié à l’opinion de Justin selon laquelle la circoncision était une caractéristique de la disgrâce pour les Juifs et a appliqué le verset « L’aîné servira le cadet » (Genèse 25:23) au peuple juif et à l’Église, en attribuant aux Juifs le rôle de « frère aîné ».

Origène (185-254),

évêque d’Alexandrie, a établi la base théorique de la théologie du remplacement en développant une interprétation parabole de la Bible qui était en accord avec l’esprit de la philosophie grecque.

Augustin d’Hippone (354-430),

l’une des personnalités les plus influentes de la pensée mondaine et chrétienne, a été baptisé par Ambroise, évêque de Milan, qui a enseigné et encouragé la persécution des juifs et l’incendie des synagogues. Dans ses écrits, Augustin défend la même approche théologique d’Israël qu’Origène et Ambroise.

Le point le plus bas se trouve dans son essai « Contre les Juifs », qui constitue l’un des écrits les plus hostiles aux Juifs depuis Origène. Depuis le Moyen-Âge, les écrits d’Augustin étaient considérés comme presque indiscutables, et la théologie du remplacement et les attitudes antijuives sont devenues la norme dans l’Église.

Martin Luther (1483-1546),

l’initiateur de la Réforme protestante, était déçu que le peuple juif n’ait pas accepté Jésus immédiatement après la Réforme et a développé une aversion prononcée pour les Juifs. Il préconisait l’incendie des synagogues et la destruction des maisons juives, et suggérait que les chrétiens volent les juifs et en fassent des esclaves. Ses écrits corrosifs contre le peuple juif ont ensuite été utilisés dans la propagande nazie.

De la théologie du remplacement à la théologie de l’accomplissement

La théologie du remplacement enseigne donc que les alliances de Dieu avec Israël ont été annulées parce qu’il avait rejeté le Messie en tant que peuple. Par conséquent, l’Église remplace le peuple d’Israël dans le plan de Dieu, à la fois maintenant et à l’avenir.

La théologie du remplacement enseigne que toutes les bénédictions mentionnées dans la Bible concernant le peuple juif appartiennent désormais à l’Église et s’accomplissent en elle.

C’est pourquoi de nombreux passages bibliques qui parlent des bénédictions futures et du rétablissement du peuple juif dans son pays ne sont compris que dans un sens « spirituel » ou figuré, en parabole. On suppose qu’ils ont trouvé leur accomplissement dans l’Église ou qu’ils le trouveront encore.

Or, les événements de 1948 nous ont confrontés à la possibilité choquante que la Bible, lorsqu’elle parle d’Israël, puisse signifier littéralement Israël ! D’une part, ce développement aurait pu être une formidable opportunité de réaliser que la Parole de Dieu se révèle bien plus vraie que nous ne l’imaginions.

D’autre part, les événements de 1948 n’ont pas seulement signifié la refondation de la patrie juive, mais aussi l’insécurité des Arabes qui y vivaient également. Les forces de l’islam et la colère des Arabes palestiniens déplacés signifiaient qu’à la joie glorieuse de l’accomplissement des promesses de Dieu s’ajoutaient désormais des actes de violence, des révoltes et des souffrances.

Malgré le fait que la domination de l’islam sur la Terre sainte avait pris fin et que le peuple juif avait été miraculeusement rassemblé après deux mille ans, la plupart des Arabes chrétiens ne considéraient ces événements ni comme réjouissants, ni comme dirigés par Dieu.

Elias Chacour,

l’archevêque d’Israël de l’Eglise grecque-catholique melkite, a écrit :

« On nous a enseigné pendant des siècles que les Juifs étaient le peuple élu. Nous ne croyons plus qu’ils sont le peuple élu de Dieu, car nous avons maintenant une nouvelle compréhension de l’élection ».

Son livre « Blood Brothers » a eu une profonde influence sur les chrétiens du monde entier. Lui et de nombreux autres ecclésiastiques palestiniens refusent avec véhémence de voir le rétablissement d’Israël comme l’accomplissement de la prophétie biblique et ont redoublé d’efforts pour continuer à mettre l’accent sur la théologie du remplacement. Et ce, malgré le fait que les promesses de Dieu pour Israël s’accomplissent directement sous nos propres yeux.

Plus récemment, la théologie du remplacement a été rebaptisée « théologie de l’accomplissement« .

L’expression sonne moins fortement comme une « reprise hostile », mais l’essentiel est le même. Voici quelques exemples d’écrivains évangéliques contemporains :

« Le seul et unique accomplissement de toutes les promesses et prophéties a déjà eu lieu sous leurs yeux en la personne de Jésus ».

C’est ce qu’écrit Colin Chapman dans son livre « Whose Promised Land? » (La terre promise de qui ?)

Gary M. Burge écrit :

« Jésus ne vise pas une restauration d’Israël en tant que telle, mais se considère plutôt lui-même comme celui qui a achevé le drame de Jérusalem dans sa propre vie … le début de la restauration d’Israël a en quelque sorte déjà commencé, par le fait que le Christ, le nouveau temple, la nouvelle Jérusalem a été ressuscité » (« Jesus and the Land »).

Ils affirment donc que toutes les promesses de retour du peuple juif sur sa terre ont déjà été accomplies en Jésus. Cette manière de penser nous conduit cependant à une série de problèmes.

Les alliances de Dieu avec Israël restent éternelles

Premièrement, cette théologie naît souvent d’un souci de justice sociale et d’équité pour tous, car elle s’offusque de l’apparente partialité de Dieu. Mais en fin de compte, elle déforme ce que Dieu a dit et fait. Poussée à son terme, une théologie qui n’accepte de la Bible que ce qui nous semble juste et agréable conduit à une négation totale de la divinité et de l’autorité du texte biblique.

Naim Ateek, l’un des moteurs de cette nouvelle théologie chrétienne-palestinienne, va jusqu’à demander que des passages du livre des Juges (dans lesquels Israël conquiert le pays et tue les Cananéens conformément au commandement de Dieu) soient rejetés, ainsi que plusieurs textes d’Isaïe dans lesquels Dieu exprime sans équivoque son amour pour Israël.

Il déclare que ces textes doivent être « désionisés » (« Justice and Only Justice »).

C’est en fin de compte une attaque contre la personne et le caractère de Dieu lui-même, car ils refusent de croire que ce que Dieu a dit et fait dans la Bible est juste et correct.

Deuxièmement, le mot Israël est mentionné plus de 800 fois dans la Bible, dont 79 fois dans le Nouveau Testament, ce qui montre l’importance du concept d’Israël. Mais jamais le mot Israël ne fait référence à « l’Église ».

Essayez simplement de lire Romains 9-11 et chaque fois qu’il est écrit « Israël », remplacez-le par le mot « Église ». Vous verrez très vite que cela n’a absolument aucun sens !

Israël’ signifie en effet ‘Israël’, aussi bien dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament ! Même si le Nouveau Testament décrit souvent Israël et l’Église avec des mots similaires, les deux étant l’épouse de Dieu, les enfants de Dieu, le peuple élu, etc., le Nouveau Testament n’appelle jamais l’Église « Israël ».

Enfin, s’efforcer d’éliminer Israël des plans de Dieu, c’est en fin de compte conduire son propre véhicule vers l’abîme. Car dès que vous considérez les promesses de Dieu comme inconstantes, il en va de même pour ses promesses à votre égard.

Si les promesses inconditionnelles de Dieu à Israël concernant sa préservation, sa restauration et son salut ne sont que des paraboles et peuvent être annulées, que valent ses promesses à notre égard ?

Dieu garde sa parole

Beaucoup de gens s’offusquent de l’élection d’Israël par Dieu parce qu’elle leur semble injuste, mais Dieu ne s’est pas choisi un favori. Il a cherché un récipient pour porter sa parole (celle qui est écrite et celle qui est incarnée) sur la terre. Et il s’est choisi un exemple. Il a choisi Israël pour donner au monde une leçon de choses. Et il y a eu de nombreuses fois où ce rôle s’est avéré extrêmement dur et coûteux. Lorsqu’un juge décide de punir quelqu’un de manière « exemplaire », il ne s’agit pas seulement de corriger le comportement du délinquant, mais de donner une leçon à tous les observateurs autour de lui. Cela aussi fait partie de ce qu’implique l’élection d’Israël.

Mais malgré tout le péché d’Israël, Dieu, à cause de son nom, tient toujours à ses promesses.


Le monde doit voir et comprendre cette leçon qu’Israël représente pour nous en cette période particulière :

Dieu tient ses promesses.


Article tiré de Pro Israel Aktuell 4/2017,
Case postale, CH-3607 Thoune. Traduit de l’allemand par Vigi-Sectes.

Enneagram : Tun was er sagt?

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9 äquidistante Punkte auf einem Kreis. Ein okkultes Symbol für die Gesetze des Universums ?
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Ein neues Buch warnt uns:

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Das Centre d’Etudes de l’Enneagramme (www.cee-enneagramme.eu) berichtet über eine Reihe positiver Berichte von Personalberatern, Führungskräften, Lehrern, Coaches etc.

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    •  » Emotionsmanagement war für mich ein Initiationsweg, der Klarheit, Bedeutung und Tiefe in das Wissen über mich selbst, über andere und über Beziehungen brachte. Da ich mich in einer wichtigen persönlichen und beruflichen Übergangsphase befinde, war diese Arbeit in der Kontinuität umso vorteilhafter. Im zweiten Teil des Zertifizierungsprozesses wurde dieser reiche Lernprozess zu einem Weg der Transformation im wahrsten Sinne des Wortes

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Wir leugnen nicht, dass es positiv sein kann, sich selbst oder seinen Partner zu untersuchen, um ihn besser lieben und verstehen zu können. Aber fehlt es den Christen an Lehre aus dem Wort zu diesem Thema? Siehe Sprüche (14:21), Briefe an die Gemeinden (Phi 2:3); Bücher zur biblischen Erbauung1.

Denn wenn jemand das Wort hört und tut es nicht, so ist er einem Menschen gleich, der sein natürliches Gesicht in einem Spiegel betrachtet; denn er betrachtete sich selbst und ging weg und vergaß alsbald, wer er war. (Jakobus 1:23-24)

Welchen Spiegel suchen wir? Brauchen wir das Wasser von Meriba?

Ist der Herr in unserer Mitte oder nicht? (Ex. 17:7)

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Die Diözese Saint-Étienne und die Zeitschrift La Vie organisierten die Christlichen Begegnungen , in Saint-Étienne2, 3 Tage lang im November 2013.

Ziel: Entdecken Sie Ihr Profil

.Sich selbst besser kennenlernen, die Merkmale der eigenen Persönlichkeit identifizieren, aber auch andere in ihrer Andersartigkeit besser verstehen, …

Erweitern Sie Ihr Denken

Diese Treffen bieten die Möglichkeit, auf psychologischer, theologischer und philosophischer Ebene zu reflektieren und sich auszutauschen….
Laut Anselm Grün3 – einem deutschen katholischen Mönch, der sich als spiritueller Begleiter bezeichnet – soll das Enneagramm bei der Selbsterkenntnis und dem Selbstbewusstsein helfen, um Gott besser begegnen und kennenlernen zu können.

Das Enneagramm hilft, die eigenen Stärken und Schwächen zu erkennen, um den eigenen Lebensweg besser zu definieren und sich selbst zu verändern.

Die ketzerischen Theorien dieses Mönchs stehen manchmal dem Hinduismus, dem New Age und allgemein der modernen Psychologie nahe.

George Ivanovich Gurdjieff 1866-1949
George Ivanovich Gurdjieff 1866-1949

Sie beeinflussten ganz Europa. Das Enneagramm wird in verschiedenen katholischen Kreisen auf « christliche » Weise praktiziert, aber auch unter evangelikalen Protestanten, die mit Ökumene und kontemplativer Meditation sympathisieren.

Wir schließen uns Clavin an, der das Angesicht Gottes wieder in den Mittelpunkt stellt:

Es ist bekannt, dass der Mensch niemals zur reinen Selbsterkenntnis gelangt, bis er das Angesicht Gottes betrachtet hat und vom Blick auf dieses hinabsteigt, um sich selbst zu betrachten.

Esoterischer Aspekt:

Das Enneagramm wird meist mit anderen Techniken kombiniert, wie z.B. Transaktionsanalyse, Neurolinguistisches Programmieren oder Ericksonianische Hypnose, um nur die bekanntesten zu nennen.
Wie bereits erwähnt, ist das Enneagramm nicht auf der gleichen Ebene wie diese Techniken angesiedelt, sondern darüber. Ein besonders anschauliches Beispiel für diese umfassende Ausrichtung ist das große Buch des Enneagramms des Ehepaars Chabreuil, das neben dem am besten geeigneten Typ von Hypnose auch die « richtige Technik » für jeden Enneatyp angibt.
So wird der 2. am besten Reiki praktizieren, der 4. Rebirth, usw. … Das Problem ist, dass diese Techniken meist wegen der damit verbundenen Fehlentwicklungen an den Pranger gestellt wurden.
(Zitat aus  » Zoom back « )

Psychologie und Bibel: Eine gescheiterte Verlobung

Selbst wenn Gurdjieff4, der Schöpfer des Enneagramms, keinen esoterischen und okkulten Hintergrund gehabt haben sollte, kann der spirituelle Kompass unseres Lebens nicht auf einer psychologischen Profilgeometrie mit 9 Spitzen gezeichnet werden.

1) Die Psychologie zentriert die Person im Allgemeinen auf sich selbst, anstatt auf das lebendige und scharfe Wort Gottes, das uns führt und erneuert, uns umwandelt und verändert.
Diese Selbstzentrierung lässt uns das Wichtigste vergessen: die Liebe zu anderen.

2) Die moderne Psychologie stimmt mit dem Enneagramm überein, indem sie sich weigert, zu urteilen, sondern nur Attribute beschreibt. Kein Charakter ist weder schlecht noch gut, alle Ampeln sind orange. Die Sünde ist ein Mythos, der Schuldgefühle weckt.

Einer unserer Artikel über  Carl Gustav Jung beleuchtet die okkulten oder esoterischen Aktivitäten des Gründers der analytischen Psychologie.

Wasser, das in Wein verwandelt wird

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Für Paul ist Transformation keine Übung in Selbstverbesserung oder Selbstmanagement, um sein maximales Potential zu erreichen, basierend auf dem psychologischen Profil seines alten Mannes oder auf den Erkenntnissen seines neuen Profils.

Es ist eine radikale Veränderung der Natur, ein Übergang von der Dunkelheit zum Licht. Vom Führer wurde er zu einem abhängigen Werkzeug dessen, der ihn erwählt hatte… und seines Nächsten (vgl. Apostelgeschichte 9:6;15).

Ich bin mit Christus gekreuzigt worden; und wenn ich lebe, lebe nicht mehr ich, sondern Christus lebt in mir; wenn ich jetzt im Fleisch lebe, so lebe ich im Glauben an den Sohn Gottes, der mich geliebt und sich selbst für mich dahingegeben hat (Gal 2:20)

.
Hier sind die wichtigsten Schritte dieser Transformation:

1 – Hören Sie das Wort Gottes persönlich:

Saulus, Saulus, warum verfolgst du mich?

2 – Suchen Sie den Herrn:

Wer bist du, Herr?

3 – Entdecken Sie den wahren Gott und sein « wahres »5 « Selbst:

Ich bin Jesus, den du verfolgst. …

.
4 – Seinen Willen sofort tun:

Zitternd und erschrocken sprach er: Herr, was willst du, dass ich tun soll?

.
Der « Geringste der Apostel » war für immer von der Umwandlung seines Ichs geprägt (vgl. 1Kor 15:9; Eph 3:8). Paulus berief sich in seinen Briefen nicht auf seine irdische Gnosis, sondern auf seine göttliche Berufung, um die Verheißung des Lebens in Jesus Christus mit Gewissheit zu verkünden.

Apostel Jesu Christi, durch den Willen Gottes  (1Kor 1:1; 2Kor 1:1; Eph 1:1; Kol 1:1; 2Tim 1:1),

.

Das Enneagramm sagt  » christlich « :
das ist RE-verwandeln von gutem Wein…
in Wasser zu verwandeln!

Unabhängig von unserem psychologischen Profil und wie bei der Hochzeit zu Kana, folgen wir diesem beispielhaften Wort Marias an die Diener:

… Was er euch sagt, das tut » (Johannes 2:5) vgl. Genesis 41:55, Apostelgeschichte 3:22

1 Beispiel: « Führen mit Liebe » . Edition Clé, von Alexander STRAUCH, ISBN 978-2-906090-74-3

2 http://www.lavie.fr/hebdo/2013/3539/apprenez-a-vous-connaitre-grace-a-l-enneagramme-25-06-2013-41886_516.php

3 https://www.youtube.com/watch?v=Nc0d3R89Xo4

4 Einige Zitate von Gurdjieff und seiner Arbeit, aus dem Buch ‘Zoom back Camera’:

« Ganz allgemein muss man verstehen, dass das Enneagramm ein universelles Symbol ist. Jede Wissenschaft hat ihren Platz im Enneagramm und kann durch das Enneagramm interpretiert werden. In dieser Hinsicht kann man sagen, dass ein Mensch nur das wirklich kennt, d.h. versteht, was er in das Enneagramm einordnen kann. Was er nicht in das Enneagramm einordnen kann, versteht er nicht. Für den Menschen, der es zu benutzen weiß, macht das Enneagramm Bücher und Bibliotheken völlig überflüssig. Es gibt nichts, was nicht in das Enneagramm hineinpasst und dort entschlüsselt werden kann. Wenn ein einsamer Mann in der Wüste das Enneagramm in den Sand zeichnet, kann er darin die ewigen Gesetze des Universums lesen. […] Das Enneagramm ist ein schematisches Diagramm des Perpetuum Mobile, d.h. einer Maschine mit ewiger Bewegung. Aber natürlich muss man wissen, wie man dieses Diagramm liest. Das Verständnis dieses Symbols und die Fähigkeit, es zu benutzen, verleiht dem Menschen eine sehr große Macht. Es ist die ewige Bewegung und es ist auch der Stein der Weisen der Alchemisten.  »

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 » In den Schulen des Orients kennt man Mittel und Methoden, um das Wesen und die Persönlichkeit eines Menschen zu trennen. Zu diesem Zweck werden sowohl Hypnose oder spezielle Narkotika als auch bestimmte Arten von Übungen verwendet. [Einige Narkotika haben die Eigenschaft, die Persönlichkeit zu betäuben, ohne die Essenz zu beeinträchtigen.

Gurdjieff möchte, dass wir einen  » höheren Zustand des Bewusstseins « 

> erreichen.

    • Das Enneagramm erscheint daher als ein « mesoterisches » Werkzeug, das eine ideale Brücke zwischen einer exoterischen Ebene völlig legaler Aktivitäten und einer wesentlich problematischeren esoterischen Ebene bilden kann.

      Das Enneagramm erscheint daher als ein « mesoterisches » Werkzeug, das eine ideale Brücke zwischen einer exoterischen Ebene völlig legaler Aktivitäten und einer wesentlich problematischeren esoterischen Ebene bilden kann.

5 Das « wahre » Selbst entdecken: Ein Ausdruck, der von unseren Freunden des Neuen Zeitalters übernommen wurde, die (vergeblich) nach der Wahrheit in sich selbst suchen

.

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Islam et Hindouisme

Car tu as abandonné ton peuple, la maison de Jacob, Parce qu’ils sont pleins de l’Orient, Et adonnés à la magie comme les Philistins, Et parce qu’ils s’allient aux fils des étrangers. Le pays est rempli d’argent et d’or Ésaïe 2:6

De tout temps, les religions démoniaques orientales comme l’hindouisme ont influencé diverses civilisations.

La réincarnation

La doctrine la plus connue de l’hindouisme est la réincarnation. Et le Seigneur nous met en garde … La Bible est claire sur le sujet.

. il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela le jugement, … Héb 9:27 

Voici un court extrait de la brochure « Que penser de la réincarnation ? de J. M. NICOLE »1

C’est dans les religions de l’Inde que, depuis le 10e siècle avant Jésus-Christ, la théorie de la réincarnation s’est développée de la manière la plus systématique… Les justes souffrants sont en train d’expier des fautes commises dans une existence antérieure, les pécheurs qui échappent à leur punition dans cette vie se préparent une existence ultérieure douloureuse… La réincarnation s’est infiltrée dans certaines sectes chrétiennes. Les Manichéens (4e et 5e siècles) et plus tard les Albigeois (12e et 13e siècles) la préconisaient et y voyaient une possibilité de salut pour leurs auditeurs, imparfaitement dégagés des liens terrestres …

Cette croyance a largement influencé les sociétés du monde entier (surtout les cercles ésotériques et mystiques). Beaucoup de versets du Coran traduits semblent parler de résurrection, comme dans la Bible, mais en arabe, le Coran parle en fait de re-création, donc de réincarnation.

N’est-ce pas Lui qui commence la création, puis la refait, et qui vous nourrit du ciel et de la terre. Y a-t-il donc une divinité avec Allah?
Dis : « Apportez votre preuve, si vous êtes véridiques!  » Dis : « Nul de ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connaît l’Inconnaissable, à part Allah ». Et ils ne savent pas quand ils seront ressuscités! S.27 :64-65.2

Ne voient-ils pas comment Allah commence la création puis la refait (la fait répéter)3? Cela est facile pour Allah. Dis : « Parcourez la terre et voyez comment Il a commencé la création. Puis comment Allah crée la génération ultime. Car Allah est Omnipotent ». S.29:19-20.

La majorité des traductions du Coran sont volontairement erronées, le texte arabe parle ici de (re)création ou « création plus tard ». Dans la Bible, Dieu a créé Adam et Eve, et nous sommes leur descendance. Dieu ne crée pas continuellement de nouveaux hommes à partir de la poussière, et des femmes de la côte des hommes. Un autre verset est tout aussi clair :

Et c’est Lui qui commence la création puis la refait (puis recommence); et cela Lui est plus facile. Il a la transcendance absolue dans les cieux et sur la terre. C’est Lui le Tout Puissant, le Sage. S.30:27.

Littéralement : Il (Allah) commence la création puis la reproduit. Combien de fois Allah doit-il reproduire sa création? Il ne s’agit pas de la résurrection chrétienne. La réincarnation dans l’Islam est encore clairement visible ici.

Comment pouvez-vous renier Allah alors qu’Il vous a donné la vie, quand vous en étiez privés? [vous étiez morts !] Puis Il vous fera mourir; puis Il vous fera revivre et enfin c’est à Lui que vous retournerez. S. 2:28

Encore une fois, presque toutes les traductions (françaises ou anglaises) mentent. Le français transforme le « vous étiez morts » en « vous en étiez privés / vous n’existiez pas » et le déplace en 2ème position. En arabe4, le cycle vies et morts est écrit littéralement ainsi :

كَيْفَ تَكْفُرُونَ بِاللَّـهِ وَكُنتُمْ أَمْوَاتًا فَأَحْيَاكُمْ ۖ ثُمَّ يُمِيتُكُمْ ثُمَّ يُحْيِيكُمْ ثُمَّ إِلَيْهِ تُرْجَعُونَ ﴿٢٨

1 – vous étiez mort; 2 – Allah donne la vie; 3 – Il fera mourir; 4 – Il fera revivre; 5 – On retourne à Allah
(et après, … combien de répétitions?).

La traduction allemande Khoury5 respecte cet ordre d’étapes 1 à 5 : Mahomet essayait de convaincre ses contemporains d’une fausse doctrine. Embarrassé par ces histoires de réincarnation, certains commentateurs musulmans veulent noyer le poisson, en disant que « vous étiez mort » signifie :

Vous étiez un sperme, de la semence, etc. … mais un sperme n’est pas mort, il est bien vivant !

La vie est sortie de l’eau

Au début il n’y avait rien sauf Brahman. Ensuite Vishnu est sorti de l’eau, puis Vishnu crée Brahman, qui est le dieu créateur, qui fait le monde par son propre corps. Ensuite Shiva se met en colère et détruit tout sauf Brahman.

Dans le Coran, on a aussi cette notion de création à partir d’eau :

Ceux qui ont mécru, n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte? Ensuite, Nous les avons séparés et fait de l’eau, toute chose vivante. Ne croiront-ils donc pas? (S21 :30)6

Ce verset contredit ce que les musulmans croient généralement :

– les djinns terrestres sont sortis du feu, les anges sont faits de lumière.

Pourquoi Mahomet affirme que toutes choses vivantes viennent de l’eau? Il adopte simplement les croyances populaires hindoues de son temps, tout comme nos contemporains de l’Ouest adoptent les mêmes croyances de l’orient (réincarnation) aujourd’hui.

Les première créatures

Certaines de ses croyances relatives au début du monde sont fantaisistes et ridicules, mélangeant créatures mythiques et guerres sans fin, comme dans l’hindouisme ou la mythologie grecque. Nous noterons que diverses théorie scientifiques actuelles de l’ouest font aussi appel à des théories de type science-fiction7  pour expliquer la naissance de la vie terrestre:

La Fatwa 93970 (Isamweb.net) répond ainsi à la question « Y avait-il de la vie avant Adam? »

Il y avait des créatures, et puis les anges disent qu’elles ont été corrompues par les djinns, et il y a eu un bain de sang, Allah a envoyé Satan et une armée, pour tuer les tueurs. Ils vivaient dans les montagnes d’une île.

Le site en question avance un verset du Coran

Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges: «Je vais établir sur la terre un vicaire «Khalifa». Ils dirent: «Vas-Tu y désigner quelqu’un qui y mettra le désordre et répandra le sang, quand nous sommes là à Te sanctifier et à Te glorifier?»… (S2 :30)

Pourquoi Adam a-t-il dû répandre le sang (tuer)? Qui étaient ceux qui étaient sur terre avant? … La Librairie islamique en ligne8 nous informe ! Attention, cela reste incompréhensible mais cela devient coquasse !

On dit que la sentence était sur vingt-huit nations, … la plupart d’entre elles ont pour origine l’eau, l’air, le feu et la terre. Leurs corps sont comme des corps de lion et avec la tête d’un oiseau, ils ont des cheveux et des queues. Leur discours est un rugissement.

Il y a aussi une nation dont les gens ont deux visages, un devant et un derrière et de nombreuses pattes, et leur langage est comme le chant d’un oiseau.

Il y a aussi les djinns. La caractéristique des djinns, c’est une nation qui ressemble à des chiens avec des queues et leurs paroles sont des marmonnements incompréhensibles.

Il y a aussi une nation dans la création qui est comme de grands serpents avec des ailes, des pattes et des queues.

Il y a aussi une nation où chacun ressemble à la moitié d’un être humain, ils ont un œil, une main et une jambe, ils marchent en sautant et leurs paroles sont comme les paroles des chouettes.

Parmi eux se trouve une nation où chacun a des visages humains et des corps comme des tortues, et dans leurs mains sont des griffes et … leur discours sont comme les hurlements des loups.

Il y a aussi une nation où chacun a deux têtes et deux visages comme les visages d’un grand lion dont la langue n’est pas compréhensible,

et parmi eux se trouve une nation avec des visages ronds qui ont des cheveux blancs et des queues comme les queues de vaches bleues …

Il y a aussi une nation dans la création avec seulement des femmes, elles ont des cheveux et des seins, et il n’y a pas d’hommes.

La plupart des musulmans ignorent complètement ces récits ridicules de leur religion. Un enseignant9 musulman affirme :

L’information n’atteint pas le niveau de la vérité et il n’y a aucune preuve pour cela. Dans le Saint Coran ou la Sunna, ou la science moderne.

C’est une manière délicate de montrer sans le dire, que les sources de l’Islam non filtrées sont un ramassis de mensonges et de mythes. Et Il ajoute 3 mensonges de plus, en effet, ce musulman oublie que:

  • Le Coran parle de recréation / réincarnation et garde des traces des êtres préhumains et des guerres.
  • la science (moderne) des origines est aussi remplie d’énigmes et de fiction et mythes.
  • la Sunna (communauté islamique) avait et a encore des adhérents à ces doctrines. Nous présenterons les images d’un site qui prend ces récits très au sérieux.

Les sources autorisées de l’islam ne peuvent reprocher à certains d’y croire : Ibn Katheer, le commentateur10 du Coran le plus ancien et respecté en parle :

« avant Adam, Allah ordonna aux djinns de tuer les Vim et les gens vécurent après eux, car ces créatures avaient tué d’autres créatures en faisant couler leur sang »

Ces créatures avaient tués qui exactement ? On retrouve de cycle perpétuel de mort et re-création de créatures qui elles-mêmes ont été tuées par les djinns. Le site11 marocain hibazoom illustre et commente toute une série de ces créatures. Ces nations se nomment : Djinn, Bin, Hin, Khin, Min, Din et Nis… en tout 28 nations.

Nous comprenons de ce noble verset coranique, qu’il y avait des créatures qui habitaient la terre avant notre maître Adam, et que ces créatures étaient corrompues et assoiffées de sang …


Les Khins

De nombreux érudits ont mentionné que ceux qui versent le sang sont les djinns, mais les djinns n’ont pas de sang ! De nombreux livres et interprétations scientifiques ont discuté du fait que d’autres créatures étaient sur terre avant les fils d’Adam, ainsi Ibn Katheer le mentionne dans son livre (Le commencement et la fin)

« … Après que la terre se soit stabilisée et qu’elle se soit refroidie et que la vie ait commencé à se répandre à la surface de la terre … c’était à l’époque appelée l’ère protozoaire (qui est l’époque de la première création d’une cellule vivante sur le visage de la terre, selon l’estimation des scientifiques … c’est-à-dire il y a 2,5 milliards d’années), …. Il y avait des créatures plus proches des mutants primitifs d’origine organique qui ne se reproduisent pas sexuellement… et puis la création de nouvelles créatures avec la même forme (comme le montre l’image). Quant à la façon dont elles sont créées, elles commencent sous la forme de grand ver qui accélère sa croissance jusqu’à ce qu’il prenne la forme d’un organisme semi-debout, puis se transforme pour ressembler à un singe debout dans une certaine mesure, vieillit et vieillit et meurt après cela, et ses parties se mélangent avec le sol pour se transformer en boue sale d’où émergent d’autres descendants, et ainsi l’espèce se multiplie …

C’était une combinaison de boue et d’écorce d’arbre, et elle poussait au fond de l’eau chargée d’algues et parfois mélangée aux plantes vasculaires sauvages. Dès qu’ils posaient les pieds sur le sol, ils se multipliaient à une vitesse terrible, et en touchant l’eau, leurs racines devenaient des créatures plus fortes qu’eux, jusqu’à ce qu’elles deviennent lourdes en raison de l’absorption des minéraux du sol pour renforcer leur tronc de bois et comme s’ils avaient eux-mêmes des membres qui bougeaient avec eux au lieu de l’écorce de bois par laquelle ils marchaient et devenaient supérieurs dans leur entité boisée .

Les Nis (ou Nas) : Nos ancêtres


Les Mins

Ce sont des créatures de transition, elles sont issues des pucerons et ont évolué pour devenir des créatures marchant à quatre pattes. Elles sont considérées comme les premières créatures spirituelles à posséder un esprit mais qui sont peu coûteuses et se sont développées en plusieurs autres créatures dans la mer, l’air et la terre … Ce sont les ancêtres des humains.

Les Nins


Les Nins


Dans l’image (des Mins), on reconnaît le mot Allah de qui forme un pictogramme de cette ancienne écriture arabe.

On retrouve le terme Naas (issue de Nis) dans le Coran, dans presque chaque verset de la dernière sourate An-Naas (114:1,2,3,5,6) ce qui signifie, hommes ou humanité. Elle traite aussi de protection, de djinn et de celui qui souffle dans les cœurs.

Nous arrêterons ces inepties ennuyeuses et conclurons :

L’Islam n’est pas la 3ème « religion abrahamique », c’est un mélange de diverses religions païennes et idolâtres au plus haut point, incluant les mythes de l’hindouisme.

Le terme « religion abrahamique », est aussi par définition trompeur, car les religions sont créées par l’homme.

Le Dieu d’Abraham, Isaac et Jacob est un Dieu vivant, que l’homme n’a pas inventé, mais qui nous a créé.


  • 1Pour ceux qui veulent en savoir plus, nous conseillons le document : Que penser de la réincarnation ? de J. M. NICOLE, Editions de l’Institut Biblique de Nogent – 1980, ISBN 2-903100-11-X. Que nous avons sur notre site internet : vigi-sectes.org/que-penser-de-la-reincarnation/
  • 2Coran-en-ligne.com/Coran-en-francais.html
  • 3Pour ce verset et les suivants, la traduction allemande Zaïdan est plus honnête, nous la mettrons entre parenthèse : wie ALLAH die Schöpfung beginnen läßt, dann sie wiederholen läßt?!
  • 4Si vous n’avez pas un arabisant qui vous aide à traduire, la traduction automatique de Google, quoi que de pauvre qualité, donne un meilleur résultat : « Comment pouvez-vous faire l’expiation pour Dieu, quand vous étiez mort, et il vous rend vivant? Puis il vous met à mort, puis il vous ressuscite, puis à lui vous reviendrez »
  • 5Wie könnt ihr Gott verleugnen, (1) wo ihr tot waret und (2) Er euch lebendig gemacht hat? (3) Dann läßt Er euch sterben und (4) macht euch wieder lebendig, und dan (5) werdet ihr zu Ihm zurückgebracht.
  • 6Traduction allemande : « Haben denn diejenigen, die ungläubig sind, nicht gesehen, daß die Himmel und die Erde eine einzige Masse waren? Da haben Wir sie getrennt und alles Lebendige aus dem Wasser gemacht. Wollen sie denn nicht glauben? » tout ce qui est vivant a été fait d’eau.
  • 7La vie sur terre viendrait d’extra-terrestres. Il existerait non seulement des millions d’années nécessaires à la création mais aussi une multitude d’univers parallèles.
  • 8al-maktaba.org/book/8620/31 nous ne reproduisons qu’un extrait, en enlevant le difficilement traduisible.
  • 9youtube.com/watch?v=Et20s-RiGwg
  • 10Ibn KatheerI Vol. 1-haddith 58-59.
  • 11http://hibazoom.com/m/news142970.html
    Il est très difficile de faire des recherches sur ce sujet aujourd’hui, seuls quelques sites internet islamistes en parlent, certains semblent sérieux, d’autres sont remplis de publicités diverses du type « sites de rencontres », et essayent de vendre leur matériel. On nage dans les « égouts de l’Islam » pour faire de telles recherches.

Créationisme et évolutionnisme en francophonie

Quoi! Dieu aurait dit: Vous ne mangerez point de tout arbre du jardin! (Genèse 3:1b Osterwald)

Au début du 19ème siècle, la littérature catholique comme protestante, datait l’histoire du monde depuis la création et Adam.

Histoire abrégée de la religion avant la venue de Jésus-Christ, par Lhomond, 1817

L’apologie chrétienne ne peut faire abstraction de la création divine. Un des fondateur de notre association, Paul Ranc, écrivait un jour :

Il faut constater, avec regret, que toute doctrine fausse a comme point de départ une déviation d’interprétation sur un point capital. En ce qui concerne la Rose-Croix, la pierre d’achoppement sur laquelle elle trébuche est la doctrine de la Création. Cette doctrine, au demeurant fort importante est, à part quelques exceptions près, assez négligée.

La Création est, avec la Chute et la Rédemption, le noyau central de toute la doctrine chrétienne.

Si nous voulons connaître ce qu’est la vie chrétienne, il est nécessaire que nous sachions le pourquoi et le comment de la Création. Après cela, même si nous ne comprendrons jamais le pourquoi de la chute, nous serons en mesure de saisir et d’accepter l’œuvre de la rédemption.

Si l’un des points de cette triade est enlevé, il ne reste pour ainsi dire pratiquement rien. (La Rose-Croix, Mythe ou Réalité. P. 268)

Il est donc important d’aborder ce sujet, car en effet, l’Evangile perd saveur et puissance, si le récit de la Création connaît un « renouveau » [ndlr : évolutionnisme théiste à tort se voulant créationnisme biblique], qui lui confère la valeur d’un conte pour enfants, duquel on s’efforce en vain, d’en tirer un enseignement.

Le débat créationnisme (dit littéral) versus l’évolutionnisme (dit théiste) … a fait rage aux USA, mais était moins virulent en Europe, et le monde évangélique francophone a rejoins sans heurt les positions séculières des grandes Eglises : le protestantisme luthérien, ainsi que le catholicisme dans sa manière d’appréhender le livre de la Genèse, en un récit seulement littéraire et non littéral.

Ce récit est désormais présenté, osons le reconnaître, comme non historique.


Nous n’argumenterons pas ici les allants et venants de ce débat, d’autres sources(1) le font, mais nous mentionnerons au moins la nécessité de connaître l’existence de ce sujet devenu presque tabou, et de se positionner (au bon endroit. 🙂 ).

  • Adam a-t-il écouté Ève qui a écouté le serpent ou pas?
  • La mort et le péché existaient avant lui ou pas?
  • Tout était très bon au 6ème jour, ou ne l’était pas?

On ne peut s’assoir entre deux chaises.

Mon fils, cesse d’écouter l’instruction qui fait errer loin des paroles de la connaissance. (Proverbes 19:27)

Depuis 50 ans, des pointures dans l’enseignement théologique comme Tim Keller, ou Henri Blocher en France, ont massivement contribué à faire sombrer la communauté chrétienne dans cette vision évolutionniste, qui n’est ni bibliquement fondée, ni scientifique. Bien que toutes les facultés de théologie ne jurent que par ces deux là, certaines critiques exposent très bien l’enjeu.

Inévitablement, une nouvelle œuvre à la croix dénué d’une nécessité historique est désormais établie dans l’évolutionnisme théiste. Les théologiens influencés par ce consensus peuvent pleurer des larmes chaudes en disant que la foi chrétienne a été vidée de sa substance, …mais cette substance,  il l’ont rejetée eux-mêmes.

Le début de la Bible

Cette substance est justement dans l’Histoire, le premier mot de la Bible étant: Béréshit = littéralement « Dans un … , ou au commencement », il est établi que c’est cette historicité qui nous fait découvrir la première action et propriété de notre Dieu, Lui qui n’est dans aucun commencement. L’histoire du passé, présent et futur est l’élément l’introduction qui nous permet de connaitre celui qui connait tout, et de ne pas rester sans connaissance (sans science).

Mais le consensus du chrétien large s’associe au consensus scientifique (une intégrale d’énigmes) tout comme l’esprit laïque de ce siècle et rejette sans honte l’histoire de la puissance de Dieu dès la Genèse. 

Bara, en premier …

En hébreux Bara (= créa) est le 2ème mot de la Bible, mais est la première action après avoir situé l’action dans le temps. Ce seul mot Bara, balaye comme une tornade, ou mieux comme une réelle explosion notre obscurantisme (et celui de notre dernière génération chrétienne trop bien initiée dans la fausse science, un scientisme d’incrédules), ayant obscurci l’acte créateur de Dieu. La création est si importante qu’elle vient en tout premier (en premier, après le terme Béréshit = dans un commencement, il fallait d’abord dire que c’est bien d’histoire qu’on parle).

Le terme Bara est employé 3 fois dans le premier chapitre des Écritures, et répond à 3 questions existentielles de la création :

  • La création de la matière (Ge 1:1)
  • La création de la vie animale (Ge 1:21)
  • La création de l’Homme (Ge 1:21)

Écritures orthodoxe juif récent, la datation du monde
et les âges pré-déluge ne sont pas remis en cause

Une œuvre incomplète ?

On lit sur le site internet bénédictin de l’abbaye de Notre-Dame de Trior… :

Dans sa Regula, saint Benoît parle explicitement du travail (cf. chap. 48). Jésus, dans l’Évangile de Jean, défend son action le jour du shabbat : « Mon Père (…) est toujours à l’œuvre, et moi aussi je suis à l’œuvre » (5, 17)… Dieu Lui-même est le Créateur du monde, et la création n’est pas encore achevée. C’est ainsi que le travail des hommes devait apparaître comme une expression particulière de leur ressemblance avec Dieu qui rend l’homme participant à l’œuvre créatrice de Dieu dans le monde. »

ndtriors.fr/vie-benedictine/

Cette affirmation est en en totale opposition à la Parole de Dieu. L’homme travaille dans la création de Dieu, oui, mais n’est pas co-créateur de cette création, qui est par ailleurs achevée.


Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le sixième jour.  Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée. Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite: et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite. Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu’il avait créée en la faisant.  (Genèse 1:31-2:1-3)

Confusion totale

La confusion du rejet du créationnisme concerne la perte des distinctions immuables, que les enregistrements archéologiques pourtant confirment :

  • l’Homme ou l’animale,
  • L’eau, la terre, le ciel, les astres
  • Les plantes, les arbres ou les animaux,
  • la matière sans vie ou la vie,
  • l’homme ou la femme.
  • Le péché ou la justice,
  • Le créateur ou la créature, …

Chaque auteur(2) Evangélique qui perpétue une confusion sur la création, peut aussi crier haut et fort « on croit à l’inerrance des écritures » comme Tim Keller, qui a une énorme influence dans les milieux évangéliques (et notamment chez les réformés). Il est un véritable loup prêchant un évangile social, étant lui-même un ancien marxiste.

Mais les livres de ces auteurs, enseignés dans les établissement de théologie aux futurs pasteurs, parlent pour eux-mêmes et révèlent, appelons le comme c’est, l’incrédulité de leur auteurs devant la création.

Cette incrédulité prétend ne s’adresser qu’à une (fausse et méprisable) interprétation littérale de la Genèse, mais elle s’adresse tout simplement à toute la Parole de Dieu, si puissante et tranchante, aux textes littéraires et littéraux de Genèse à l’Apocalypse. Les conséquences et implications de l’ historicité de la Genèse sont visibles à l’époque néotestamentaires, jusqu’aux fruits pourris d’aujourd’hui, dans l’athéisme de la nouvelle génération dans les familles de croyants.

L’évolutionnisme théiste de Mr. Collins et son association Biologos (sensée être chrétienne) , s’est transformé en une union d’athéistes qui renient la résurrection (de 2015 à 2020 selon un de ces membres). Son sécularisme militant agresse les Écritures et le peuple de Dieu au plus haut point. La perte de repères de Collins est manifeste en ce qu’il milite pour la philosophie L_G_B_T_+ et que le NIH (une organisation de santé américaine qu’il a dirigée) fait la promotion et supporte des expériences sur des souris avec des tissus d’avortons, voir le magazine scientifique nature, mais le NIH se soucie plus du bien-être des souris expérimentales (greffées de tissus humains) que des avortés.

Dieu a-t-il vraiment dit?

Le plus vieux mensonge du monde se perpétue aussi dans nos écoles bibliques libérales : Pour ce qui est de la théorie de l’évolution, Henri Blocher et sa disciple Lydia Jaeger en sont le fer de lance, Blocher écrit dans son livre « la foi et la raison »:

« Considérons, par exemple, le fameux soleil de Josué qui se serait arrêté – impliquant l’arrêt de tout le système solaire pendant quelques heures, avec abolition de toutes les lois de la gravitation. Est-ce vraiment cela que dit le texte ? Il ne le semble pas. »

« Robert Dick Wilson a pu démontrer … que le langage biblique signifie, en réalité, qu’une éclipse a eu lieu. »

« Le miracle a été la coïncidence, dans le plan de Dieu, entre la bataille et l’éclipse (que des astronomes instruits auraient pu prévoir, avec son temps exact). »

p. 121

Derrière ce soit disant « langage de la Bible ou langage littéraire » se manifeste le rejet contemporain de la parole de Dieu, que nous avons hérité de certaines philosophies et religions grecques (Actes 17:22-24) où Dieu aurait apporté la matière, les ingrédients, créé des lois, fermer la marmite, et laisser bouillonner (évoluer) le monde sans interagir. A Paul de dire :

Si je suis un ignorant sous le rapport du langage, je ne le suis point sous celui de la connaissance, et nous l’avons montré parmi vous à tous égards et en toutes choses. 2Cor 11:6 

De quelle FOI parle-t-on?

Le « discours persuasifs de la sagesse … des hommes » reniant « la puissance de Dieu » (1 Cor 2:4-5) ne conduira pas à une foi « fondée » avec laquelle «  nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles. » Héb 11:3.

C’est au contraire de l’anti-foi pure: Dieu est impuissant et absent, les (petits-) enfants de chrétiens deviennent, comme il se doit, athéistes.

De quelle RAISON parle-t-on?

Notre frère Théologien Pierre Amey, lors du 2ème congrès Bible et Science (2022) déplore cette situation avec compassion, et pose la question :

Suis-je trop vieux pour ne pas comprendre qu’une éclipse produit de la nuit et non du jour … ? NDLR : vieux ou aussi destitué d’intelligence (Romain 1:21))

Les « discours persuasifs de la sagesse … des hommes» … se révèlent de « vains… raisonnements et hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu » 2Cor 10:5; Rom 1:21, 1Cor 3:20, Philippien 2:14

Les débatteurs aimant la parole de Dieu

JM Berthoud – créationniste – milite pour une vision polychromatique à la fois littéraire ET littérale de la Genèse, versus Henri Blocher – évolutionniste – qui milite pour une vision monochromatique renouvelée, seulement littéraire de la Genèse (laissant beaucoup de questions bibliques de l’AT et du NT non traitées dans sont ouvrage, considéré comme le plus exhaustif sur le sujet en Français :

Celui qui observe la loi (l’instruction, la Torah, les Écritures) est un fils intelligent,

Mais celui qui fréquente les débauchés fait honte à son père. 
Proverbes 28:7 

Des débats existent (2) même si le débat est si souvent refusé par la plupart des évolutionnistes séculiers ou théistes (Lydia Jaeger) !

Et ils ont fait leur travail, nous présenterons un passage de la conclusion (demeurant très respectueux et aimant des intervenants) d’un(3) de ces débats : JM Berthoud avec Henry Blocher :

JM Berthoud écrit :

C’est ainsi votre constante opposition de l’interprétation littéraire à l’interprétation littérale que je mets en question. Car le débat véritable n’est aucunement prose contre poésie, interprétation littéraire contre interprétation littérale, mais interprétation vraie contre interprétation fausse. La véritable opposition est style littéraire vrai contre style littéraire faux, style littéral vrai contre style littéral faux. ( … )

Je ne peux comprendre que vous puissiez ainsi ignorer le danger que représente pour le peuple de Dieu votre manie à inciter le lecteur à l’admiration d’auteurs infidèles à la Foi. Non qu’il soit inutile de lire les ouvrages de tels hommes et de profiter des lumières que Dieu leur a donné dans sa grâce générale, mais nos ancêtres dans la foi, les Athanase, les Chrysostome, les Viret, les Bucer, les Spurgeon et les Machen avaient une conception plus haute de leurs responsabilités pastorales et un sens plus aigu des dangers épouvantables pour les mêmes et pour l’Eglise de Dieu que représente l’hérésie. ( … )

Si nous avons d’abord abordé la question de votre attitude face à la Révélation divine des origines sur ce plan formel littéraire c’est que nous restons fermement convaincus de votre sincérité, de votre profond souci de plaire au Seigneur et d’œuvrer pour le bien du peuple de Dieu. Mais, comme nous ne le savons que trop bien pour nous-mêmes, il se trouve malheureusement bien souvent un écart entre notre volonté de plaire à Dieu et nos réalisations. Vous avez beau vous récrier de votre orthodoxie, à l’égard de laquelle nous ne voudrions émettre de doute, cependant le mal est fait. Jouer sur plusieurs tableaux, voir pratiquer un double langage, comporte de graves dangers!

Votre ouvrage a puissamment servi à détruire certaines défenses immunitaires indispensables à la survie du peuple de Dieu obligé à respirer l’atmosphère spirituellement et doctrinalement polluée de cette fin de siècle. Il ne vous est pas possible simplement de rejeter la responsabilité sur ceux de vos lecteurs qui vous auraient mal lu. Nous sommes tous responsables des conséquences qu’entrainent nos actes et Je crains que ceux qui ont poussé votre pensée plus loin que vous ne le souhaitiez ont, sur certains points, que trop bien lu votre livre. Tel un catalyseur, vos hypothèses dangereuses ont favorisé les réactions les plus malsaines. C’est cette passion renouvelée pour le vrai et ce dégoût du mal, d’abord en nous-mêmes, dans nos propres cœurs, dans nos pensées et dans nos actions, qui permettra le retour de cet esprit de repentance sans lequel il ne peut y avoir de salut ni pour le peuple de Dieu, ni pour un monde lancé à une allure terrifiante sur la piste de son autodestruction.

calvinisme.ch

Henri Blocher s’associe avec fierté à des sommités du catholicisme (étant elle même critiquée par des catholiques victimes de sectes) et cite en effet positivement des auteurs athéistes ou plus que controversés, comme par exemple, Teilhard de Chardin.

Le four et le foyer de l’enseignement biblique est souillé de cet animal impur et mort, qu’est l’évolutionnisme théiste. D’autres débats rejetant ce mensonge accepté et cette continuelle manipulation sont encore à faire dans le monde chrétien.

Tout objet sur lequel tombera quelque chose de leurs corps morts sera souillé; le four et le foyer seront détruits: ils seront souillés, et vous les regarderez comme souillés.  (Lévitique 11:35)


Notes :

  • (2) Livres évolutionnistes (dit théistes):
    – M. Y. Boloré : Dieu, la science, les preuves, L’aube d’une révolution
    – La révélation des origines, de Blocher Henri
    – Comprendre Genèse 1-11 Aujourd’hui, de Matthieu Richelle
  • (3) http://calvinisme.ch/index.php?title=RAMBERT_Serge_-%22R%C3%A9v%C3%A9lation_des_origines%22_de_Henri_Blocher-_Une_r%C3%A9ponse
  • http://calvinisme.ch/index.php?title=BERTHOUD_Jean-Marc_-_Henri_BLOCHER_-_D%C3%A9bat_public_sur_la_doctrine_biblique_de_la_cr%C3%A9ation
  • Il est bien entendu recommandé de lire l’entièreté de ce débat et l’ample correspondance entre Henri Blocher et Jean-Marc Berthoud dans son livre « Création, Bible et Science » (ISBN-10 : 2825138878, ISBN-13 : 978-2825138878) qu’on peut trouver sur amazon


Les vidéos « chrétiennes » sensationnelles de Youtube

Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de votre travail, mais que vous receviez une pleine récompense. Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils. (2Jean 1:8-9 )

On note une recrudescence pendant les temps de crise de consommation de vidéos « chrétiennes » sur youtube.

Certaines œuvres sont sensationnelles, mais demeurent édifiantes et encourageantes, œuvres de missionnaires zélés, citons :

D’autres, ne sont qu’un « rassemblement » de demi-vérités ou « fausses vérités non vérifiables » et extrapolations pseudo-scientifiques et pseudo-chrétiennes, mises à la sauce sensationnelle de conspiration et parfois de mysticisme. Elles nuisent alors au témoignage chrétien.

Nous recevons beaucoup de vidéos Youtube de ce genre à visualiser, (ou de pamphlets ou pages internet à lire). Pour certaines personnes crédules, elles sont la nourriture exclusive: fast-food d’enseignement chrétien.

Conseil :

Un chrétien ne devrait pas :

  • Ingurgiter « les yeux fermées » et adhérer à des vidéos desquelles on ne peut pas TOUT vérifier soi-même dans les Ecritures. (Actes 17:11)
  • Considérer comme vérités établies, des informations qui vont plus loin que l’Ecriture. (2 Jean 1:9)

Nous sommes dans les derniers temps, et même les chrétiens se font séduire.


2Ti 4:3  Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désires, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables.

Au contraire, la parole de Dieu nous encourage

  • à bien vérifier la factualité des faits :  Nombres 35:30 ; Deu 19:15 ; 2Cor 13:1 
  • Privilégier les œuvres de serviteurs de Dieu qui persévèrent jusqu’à la la fin de leur vie. heb 13:7.
    (Un livre vient de sortir d’un vieux missionnaire : « Otage d’un groupe armé au Tchad » Témoignage de Paul Horala)

Voici un exemple de vidéo sensationnelle d’une chrétienne « bien intentionnée » , mais qui ne sait pas toujours de quoi elle parle, elle cite des termes (Transhumanisme, intelligence artificielle, vaccins révolutionnaires) et sciences qu’elle ne maîtrise pas, en leur donnant un aspect sensationnel et surréaliste que ni le consensus scientifique de ce siècle (qui pourtant est capable de croire de la science-fiction), ni les Ecritures ne leur accorde :.

Human 2.0? A Wake-Up Call To The World, Dr. Carrie Madej (mirror)

L’échange suivant entre un chrétien qui s’interroge sur cette vidéo en question (Human2.0) nous enseigne d’avantage: Le Dr Tour un spécialiste scientifique chrétien recommandable de renommée internationale en nanotechnologie lui répond.


Cher Dr Tour,

J’espère que vous et votre famille serez en sécurité et en bonne santé.

J’écris aujourd’hui avec un but et une question, mais laissez-moi d’abord vous dire que je suis un de vos «fan de YouTube». Soit vous, John Lennox, Steven Maher, Gary Habermas ou Eric Metaxas êtes souvent la dernière voix que j’entends avant de m’endormir. Vous avez tous rendu ma foi et ma compréhension plus profonde, et vous m’avez rapproché du Christ, alors merci (je sais que vous n’êtes pas un grand fan de «l’approche intellectuelle» de la foi, mais cela m’a énormément aidé).

Passons donc à ma question – je publie ci-dessous un lien vers une vidéo d’une médecin-chercheuse nommée Carrie Madej. La vidéo dure 21 minutes, mais j’espère que vous trouverez le temps de la regarder. Ce qui est postulé semble impossible, mais à l’époque d’aujourd’hui, qui sait?
Le Dr Madej y discute du vaccin Moderna, du DARPA, de l’hydrogel et de l’utilisation de la nanotechnologie. Franchement, cela sonne un peu «marque de la bête» -ish. Ses conclusions sont pour le moins inquiétantes. Cela m’a rappelé un peu une conférence récente de Lennox sur le transhumanisme, bien que sans rapport avec le vaccin en soi.

Cela pourrait-il être possible? …


Réponse de Jame Tour :

Cher M. xxx,

merci pour vos aimables paroles. Ce n’est pas un sac de farine avec des asticots. Le sac est à moitié plein d’asticots. Il y a tellement de choses pour lesquelles elle a complètement tort. Je ne sais pas par où commencer. Il y a d’autres endroits où elle dit la vérité, mais elle prens de la biologie normale et l’a peint comme inhabituelle et diabolique. De nombreux virus modifient notre ADN pour toujours. Voilà comment ils fonctionnent. C’est épigénétique et fait partie de la vie de tous les organismes. Et la façon dont elle connaît l’intention derrière les actions des gens me surprend, à moins qu’elle ne soit une prophétesse. Et certaines choses que je ne peux pas vérifier car je n’ai pas accès aux informations qu’elle prétend avoir, et je ne suis pas un prophète.

Ses informations sur les hydrogels sont totalement absurdes!


Jim Tour, qui est submergé de demande de ce type, ajoute :

Veuillez m’excuser de devoir vous envoyer cette lettre pré-rédigée, mais cela s’explique.

Chaque semaine, je reçois ~ 5 livres d’auteurs et d’éditeurs aimables à lire et / ou à réviser, ~ 25 documents PDF à lire, ~ 25 liens Web à lire, ~ 25 liens vidéo à regarder et des centaines de courriels de personnes aimables comme vous . J’ai un travail de jour de professer et de faire de la recherche qui occupe 65 à 70 heures par semaine sur le campus. Je trouve que le maintien d’un programme de recherche actif demande d’énormes efforts pour se tenir au courant de la littérature, augmenter le financement de la recherche grâce à la rédaction de subventions, diriger plus de 30 étudiants et post-doctorants dans les laboratoires de recherche, rédiger des manuscrits de recherche et faire la tâche souvent oubliée de la réflexion. J’enseigne également des classes, parfois aussi grandes que 300 élèves. Je voyage beaucoup, j’ai un ministère supplémentaire d’environ 15 heures par semaine, je suis fondateur / conseiller de 14 start-up (dont deux entreprises publiques), j’ai un podcast, je suis mari, père et grand-père , et je prends parfois soin de mon père en convalescence. Il reste donc peu de temps. En plus de cela, je me lève très tôt pour passer du temps dans la méditation biblique et la prière – certains suggèrent même que j’utilise ce temps biblique pour lire le matériel qu’ils m’ont envoyé, mais je refuse (Néhémie 6: 3).

Par conséquent, je dois refuser de lire les volumes qui m’ont été envoyés car ma profession de chimiste de recherche consomme une grande partie de mes heures de lecture. Je refuse plus de 95% de mes invitations à des entretiens, ou à parcourir le monde pour parler dans des universités, des entreprises, des églises, des réunions professionnelles et des réunions gouvernementales, ou pour écrire ou parler pour des blogs ou des vlogs, ou pour participer à des entreprises commerciales d’autres. Et je dois refuser les nombreux petits déjeuners, déjeuners et dîners et conversations auxquels je suis gracieusement invité.

De nombreuses personnes bienveillantes, cherchant mon bien-être et celui du monde, veulent que je reprenne leur bannière personnelle d’intérêt pour une cause religieuse ou sociale (immigration, racisme, avortement, trafic d’êtres humains, toxicomanie, maladie mentale, activisme politique, évolution théiste, conception intelligente, créationnisme progressiste, créationnisme jeune-terre, créationnisme sur la vieille terre, terre plate, numérologie, catholicisme, adventisme du septième jour, islam, mormonisme, judaïsme rabbinique, végétarisme, pour n’en nommer que quelques-uns qui m’ont été proposés), suggérant même que mon incapacité à porter la bannière avec eux me rend complice d’une transgression. Je reconnais que bon nombre d’entre elles sont de nobles causes et j’essaie de bien faire pour plusieurs d’entre elles, mais je ne peux pas porter autant de bannières de peur de s’effondrer. Je n’ai pas non plus les heures pour expliquer ma station sur les sujets – même si j’ai une station.

Je dois aussi refuser de répondre à la myriade de questions scientifiques et spirituelles qui me sont posées. Le premier faute de temps et le second parce que je ne suis pas théologien mais simplement chimiste. Et si je réponds à une question pour quelqu’un, je trouve que cela engendre plus de questions de leur part à un rythme exponentiel.

En ce qui concerne les questions sur le COVID-19, je ne suis ni virologue ni immunologiste, donc je ne peux rien dire de substantiel sur le sujet. Mais je me réjouis tellement que Dieu ait arrêté la peste depuis que les projections du nombre de morts atteignaient les millions, et le nombre de morts est beaucoup moins élevé – bien que chaque vie perdue soit une tragédie. Dieu a entendu et exaucé les prières de son peuple pour nous épargner la dévastation qui aurait pu être, et je vous en remercie. Comment la chimie ou la nanotechnologie peuvent-elles aider? Les chimistes aident à comprendre la structure de la liaison des anticorps et des protéines. La nanotechnologie peut aider dans les systèmes de filtration de l’air et les capteurs.

Mon dilemme en offense certains parce qu’ils pensent que ce qu’ils m’envoient est un «must see», ou lorsqu’ils m’invitent que je devrais vraiment accepter l’invitation. Mais la plupart comprennent ma situation difficile et ils apprécient que j’ai même pris le temps de répondre ici avec merci – parce que j’apprécie vraiment le geste aimable et je suis honoré que les gens m’ont contacté. J’espère que vous comprenez et donc pardonnez-moi.

D’un autre côté, les désespérés me demandent parfois de parler avec un être cher (enfant ou conjoint, par exemple) qui a vacillé ou abandonné la foi en Jésus-Christ en raison d’un conflit entre la science et la Bible. Dans ces cas, j’essaie volontiers d’aider dans la mesure où l’être cher m’écoutera. (Jacques 5:20)

«Grâce à vous et paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ.» Philémon 3

Dieu vous protège,

Que l’attitude du frère Jim Tour nous encourage, soyons critique envers les fables (Eph 5:11), chimères et sacs de farines véreux. La connaissance de la Parole de Dieu en profondeur, de A à Z nous éclaire.

Beaucoup de croyants qui délaissent leur lecture régulière et chronologique de la Bible, restent mal affermis, et se détournent de ce qui est vraiment sensationnel: La Bible nous dit quelles choses doivent nous impressionner : Elles restent toujours les même, elles sont dans la Parole de Dieu par les prophètes et par son Fils.

Annexe : Présentation du Dr Tour

James Tour, est un juif messianique, à la fois créationniste et scientifique renommé.

Attaqué par les athées :

Son témoignage :

Quelques unes de ces vidéos, toutes recommandables :

Religions, Sectes et laïcité

Et Dieu dit: Faisons l’ homme à notre image (La Bible – Genèse 1:26)

A Ferdinant Buisson de répondre :

 L’homme républicain est un animal religieux.

Ferdinant Buisson
Ferdinand Édouard Buisson (1841-1932) était un fonctionnaire français chargé de l’éducation, pacifiste et homme politique radical-socialiste (libéral de gauche).

Introduction

Il y a une vingtaine d’années, on m’avait posé des questions relative à la laïcité – la religion de l’Etat – dans une communauté chrétienne indonésienne. Je m’étonnais de ce que l’œcuménisme et une certaine forme de laïcité était mieux accueilli que le rappel de quelques vérités bibliques sur l’unicité du Chemin en Christ. Mais cette apparente « neutralité » que tous voyaient comme une sécurité assurant la paix religieuse, n’a pas eu que de bons fruits : Aujourd’hui1 les islamistes radicaux2 ont les positions clefs de l’enseignement des écoles et universités et ont endoctriné la population lors de ces dernières décennies. 9 % de la population est pro-daech3.

En France des voix se font entendre devant  :

… un visage toujours plus intolérant d’une laïcité qui se veut ignorante de l’existence même de toute religion. René Chiche, professeur agrégé de philosophie et auteur du livre La désinstruction nationale, … s’insurge:

«Nous avons un sérieux problème avec la culture, l’identité française, la langue et la pensée tout court. … si on n’en comprend pas la racine religieuse.»4

Il est clair que la laïcité5 a aussi permis aux minorités protestantes d’échapper à un carcan catholique rigide qui leur excluait le droit au mariage et à l’enterrement. Cet article relèvera uniquement l’aspect religieux et militant de la laïcité, qui propage insidieusement le rejet des valeurs judéo-chrétiennes, pour les remplacer par une religion républicaine.

La liberté du chrétien et de l’enseignement de sa foi, ou de l’histoire qui lui rend témoignage sont remis en cause. Notre Bible est-elle bientôt à réécrire comme en Chine6 ? Une persécution « républicaine7 » pointe son nez quand une critique acerbe de l’Islam dérange trop notre société laïque.

Exposition laïque de Genève  : Dieu(X) modes d’emploi

L’homme simple croit tout ce qu’on dit, Mais l’homme prudent est attentif à ses pas. (Proverbes 14.15)

Cette grande exposition laïque est déjà passée par Paris, Madrid, Québec. 35000 personnes l’on visité à Genève. Son regard sur le « faits religieux » nous a interpelés. Elle se présente avec un côté sarcastique  :

Les dieux s’invitent à Genève :
La cité de Calvin accueille l’exposition : Dieu(x), modes d’emploi, un voyage à travers les pratiques religieuses contemporaines. Basée sur un concept original développé par Tempora et validé par un comité scientifique international présidé par l’historien Elie Barnavi, l’exposition a été spécialement adaptée pour Genève…

Une exposition sur les religions qui ne traite ni de théologie ni d’histoire. … elle présente l’expérience religieuse dans ce qu’elle a d’universel (ses interrogations) et de particulier (ses multiples pratiques), en abordant la religion dans une perspective de laïcité à travers une approche thématique (Divinités, Lieux, Au-delà…).8

En cherchant à en savoir plus sur cette exposition laïque internationale, nous avons réalisé qu’elle travaille avec les musées, les écoles et les universités pour transmettre une vision laïque aux jeunes. Nous avons aussi analysé la véracité du matériel scolaire laïque d’enseignement sur les religions. Ne traitant ni de Théologie ni d’histoire dans les religions, on s’étonne de ce qu’« un comité scientifique » aie pu faire une quelconque validation.

L’interview télévisée des responsables de l’exposition

Une interview de la télévision suisse romande9 laisse parler les responsables de cette expo, ou ceux qui ont activement participé à cette exposition, comme, Isabelle Benoit : Commissaire de cette exposition ; Isabelle Graesslé, une femme « pasteur », directrice du musée de la Réforme de Genève ; Antony Ardiri, enseignant d’histoire Cycle d’orientation à Genève, qui a contribué à une brochure qui accompagne cette expo, pour le cours d’histoire ; Sarah Scholl, maître assistante à la faculté de théologie de l’université de Genève.

Isabelle Benoit :

« Ce que nous voulons transmettre aux jeunes, c’est qu’ils sont appelés à vivre dans des sociétés multiculturelles10, dans ce contexte, il est important que même s’ils n’ont pas de croyances11 qu’ils recueillent une information et des connaissances sur la religion pour qu’ils puissent en décoder un certains nombre de phénomènes.

En Europe nous vivons peut-être dans des sociétés qui sont de plus en plus sécularisées mais, ce n’est pas le cas ailleurs.

Une très grande partie de l’humanité voit le monde à travers des prismes religieux, ces prismes religieux sont très nombreux et surtout, ce sont ceux qui vont diriger au quotidien les gestes et les décisions d’une grande partie des humains…

L’Europe qui, elle même n’a inventé aucune des grandes religions, est aujourd’hui le véritable creuset des religions du monde.

La paix religieuse contrairement a ce qu’on imaginait n’est jamais acquise et il faut toujours continuer à la défendre et ces jeunes doivent être au quotidiens les constructeurs et les artisans de cette paix religieuse. »

Le judéo-christianisme est-il une religion « inventée » par l’Homme, ou est-ce la manifestation du Dieu qui nous a créés (Ge 1:1) et choisis (Ésaïe 41:8 ; Ezé 20:5 ; Actes 9:15), et qui est finalement venu (Mat 5:17 ; Jean 12:47) vers les hommes ?

La laïcité de notre Europe sécularisée dont se réclame Mme Benoit, est elle-même une religion séculière avec ses prismes, avec son « logo », ses rites et ses bâtiments de prestige. Et cette religion a bien été inventée en Europe.

Journaliste : Que voulez-vous transmettre par cette exposition ? Isabelle Graesslé répond :

On passe par des moments, des passages différents pour montrer qu’il y a plus d’éléments qui réunissent les humains que d’éléments qui les divisent. C’est une avancée par rapport à tous les « on-dit » du fait religieux.

« Il est vrai », qu’il y a des points communs à toutes les religions :

  • leurs dieux sont créées par l’Homme, (2Rois 19:17-18)
  • leurs dieux sont incapables d’aider, et ne sauvent pas. (Ps 115:4-8 )

La religion unique : C’est un souhait toujours actuel que de vouloir unir les hommes dans le monde, mais dans quel but, et sous quelle bannière ? Ce fut aussi le souhait des « fils des hommes » après le déluge : Cette entreprise humaine était aussi l’exemple parfait d’une religion, un travail en commun, qui permet d’atteindre le ciel.

Ils se dirent l’un à l’autre: Allons! faisons des briques, et cuisons-les au feu. Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de ciment. Ils dirent encore: Allons! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. (Genèse 11:3-4 ).

Dieu n’a pas permis que l’Homme supplante le seul Nom (Ésaïe 63:12,14; Jérémie 32:20, etc.) auquel l’homme devait rendre gloire ( Genèse 1:26 ; Marc 12:17 ).

Non point à nous, ô Éternel! non point à nous, mais à ton nom donne gloire, à cause de ta bonté, à cause de ta vérité. (Psaume 115:1 )

Nous sommes aujourd’hui encore dans cet état de dispersion « sur la face de toute la terre » (Genèse 11:8-9), et rien n’y changera jusqu’à ce que son retour nous surprenne inopinément. (Luc 21:35)

Mais plusieurs passages des Écritures relatent des éventements historiques (passés, présents et futurs), comme la sortie du peuple d’Égypte, le retour de son peuple en Israël, qui montrent la nature unique de l’Eternel.

l’Éternel est plus grand que tous les dieux; car en cela même en quoi ils ont agi présomptueusement, il a été au-dessus d’eux. (Exode 18:11 )

Antony Ardiri répond :

On travaille en amont avant l’expo, et on retravaille en classe les questionnements qu’ils auraient pu avoir. La brochure est faite pour être étudiée en cours d’histoire mais l’expo ne parle pas vraiment d’histoire, les élèves peuvent en retirer différents questionnements dans cette démarche historienne, questionnements qui sont retravaillés en cours avec des enseignants qui sont formés pour affronter les différentes questions des élèves.

L’enseignant doit d’abord être lui-même « enseigné », pour répondre aux élèves selon le prisme « religieux » de la laïcité présenté ici. Cette démarche en Suisse est tout à fait concordante avec les méthodes laïques en France.

Les enfants comme les enseignants sont donc enseignés (endoctrinés)12 en 3 temps, avant, pendant et après la visite.

On constate avec effarement que la véracité historique des religions est écartée des manuels d’enseignement des jeunes. La journaliste l’exprime de manière adroite dans la question suivante:

Il n’y a pas de perspective véritablement historique à dessein dans cette exposition, qu’est-ce qu’elle permet de comprendre et d’apprendre des religions ?

La question est légitime, et personne ne réfute cette affirmation qui est une clé pour comprendre l’esprit de la laïcité. Sarah Scholl répond:

Elle permet d’accéder au cœur de la question religieuse / du phénomène religieux, c’est ce que vivent les gens. On entend les gens exprimer ce qu’est la religion pour eux, et cela est vraiment précieux, cela permet d’aborder la question en voyant ce que vivent les gens et de compléter avec de l’histoire quelque chose de plus factuel, etc.

La question religieuse apparaît ici comme un phénomène social et anthropologique. Le critère de « vérité » ne fait donc pas partie de l’exposition, il devra être plus tard complété par du « etc. ».

l’expérience religieuse vécue : C’est qui importe, c’est soi-même, … la réalité factuelle et historique, si elle est présentée partiellement, ne vient que pour boucher les trous du décor. La journaliste le confirme :

On est au cœur de l’expérience effectivement

La Parole de Dieu nous met en garde des « pensées de notre cœur »

Au chef des chantres. De David. L’insensé dit en son cœur: Il n’y a point de Dieu! Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables; Il n’en est aucun qui fasse le bien. Psaume 14:1

Telle voie paraît droite à un homme, Mais son issue, c’est la voie de la mort.  (Pro 14:12  )

C’est donc une vision humaine des religions qu’on présente, plutôt que ces religions qu’on voulait mieux connaître. Bref, c’est cette religion ou vision du monde (le sécularisme) qui est à l’honneur.

Bien sûr, l’aspect expérimental des religions peut être un objet d’étude scientifique enrichissant, mais il ne doit pas occulter une réalité historique et factuelle. Dieu agit avec les hommes, et nous mets en garde des forces invisibles et trompeuses. La journaliste relève l’aspect tabou des religions:

« On dit qu’il y a 2 sujets donc on ne doit pas parler avec ses amis et sa famille, c’est la politique et religion, alors pourquoi faut-il parler de religion en classe avec les élèves? »

L’École ne permet pas de remettre en cause les valeurs républicaines sur lesquelles elle repose ; notamment ses religions : la franc-maçonnerie et la laïcité.

Antony répond:

« Un des buts de l’École et de développer l’esprit critique des élèves, à l’école il n’y a aucun tabou, que ce soit politique ou religieux, affronter toutes ces questions et débats avec les élèves pour affronter et comprendre le monde »

Développer notre esprit critique, c’est ce que nous voulons faire, comme la parole de Dieu nous y encourage, cf. Proverbe 1:1-7 ; 14:15 ; Actes 17:29 . Nous verrons plus tard que la « compréhension du monde » du monde sans véracité historique, n’est qu’une propagande fallacieuse.

Isabelle répond : « Mieux se connaître soi-même, pour connaître l’autre, les autres, aujourd’hui c’est ce qui se passe dans ce microcosme genevois.13 »

C’est un pré-supposé de la laïcité : mieux connaître la religion de l’autre permettra de mieux vivre ensemble. C’est une erreur, les musulmans chiites sont particulièrement doués pour faire connaître de leur religion, ou plutôt seulement ce qu’ils veulent laisser transparaître. Elle continue :

Je crois que c’est une des raisons centrale faisant que le précédant conseil genevois et l’actuel on soutenu et voulu cette expo à Genève en particulier, dans la mouvance de la Nouvelle loi sur la laïcité, qui n’est pas d’obscurcir, de passer sous silence les croyances, les fois, les confessions et les religions, mais d’en parler, mais en gardant l’aspect laïque pour la chose publique.

C’était la vision d’Agrippa, un personnage politique contemporain de Paul. Chacun a sa propre religion et on ne la remet pas en cause.

ils avaient avec lui des discussions relatives à leur religion particulière, et à un certain Jésus qui est mort, et que Paul affirmait être vivant. (Actes 25:19)

Il ne confirme pas ni n’infirme pas la résurrection, mais s’en détache comme si cela ne concernait que d’étranges croyances barbares. Mais Paul ne s’arrête pas là, et il rappelle son histoire et sa rencontre du Messie :

Et Agrippa dit à Paul: Tu vas bientôt me persuader de devenir chrétien! (Act 26:28 )

Pluralité ou unicité de Dieu ?

Si un homme sage conteste avec un insensé, Il aura beau se fâcher ou rire, la paix n’aura pas lieu. Proverbe 29:9 

Oui, l’homme est pluriel, distinct et séparé de Dieu, mais Dieu est un seul! Le but de cette religion faite de mains d’hommes, comme la tour de Babel, est de redonner une unité à l’humanité. L’Homme ne pourra devenir « un », et même s’il le pouvait, il resterait séparé et distinct de Dieu, dans le péché.

Or un médiateur n’est pas médiateur d’un seul, mais Dieu est un seul. Gal 3:20 

Accepter et valoriser toute les religions, c’est les dénuder de la véracités de l’objet de leur recherche : Atteindre Dieu. C’est mettre l’Homme au centre à la place de Dieu et effacer la réalité d’un Dieu vivant.

Même si les religions sont dans l’erreur, en ce qu’aucune religion nous permet d’atteindre le(s) dieu qu’elle s’invente, Dieu existe tout de même, et Il est notre créateur, venu vers nous : Emmanuel.

La journaliste continue :

Dans l’histoire récente de Genève, la religion n’a pas été traitée en tant que telle dans le cadre scolaire, pourquoi en est-on arrivé à dire que c’était nécessaire?

Réponse de Sarah Scholl

Pour Genève, on a un cas presque caricatural de distribution des rôles à partir du 18ème siècle où on laisse aux églises le soin de s’occuper de la transmission religieuse avec un catéchisme traditionnel, et l’école est dans l’abstention la plus complète. c’est un peu différent dans les autres cantons, mais au final la chronologie est la mème.

Sans les années 1990 – 2000 quand cette diversité [religieuse] explose dans nos cités14 et nos campagnes, le fait de changer sa manière de parler du religieux devient important, c’est le cas à Genève ou on va l’introduire à travers l’histoire, mais c’est aussi le cas dans les autres cantons romands : on quitte le domaine de la catéchèse et de la transmission biblique, pour s’installer dans des cours d’enseignement du « fait religieux ».

Une foi morte n’a rien à témoigner devant d’autres religions mortes. Le choix est donc fait de ne pas être témoin de Christ devant ceux qui ne le connaissent pas. L’expression « fait religieux » prétend à une factualité, mais c’est ce qui manque de ce cours. On insiste sur les œuvres de l’homme cherchant Dieu, et non sur celles des hommes envoyés de Dieu et sur leur histoire parmi les hommes. Jacques nous donne un avis sarcastique sur la « véracité » de la religion:

Si quelqu’un croit être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son cœur, la religion de cet homme est vaine. La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde. (Jacques 1:27) 

En gros, la « religion » qui plaît à Dieu est un acte de compassion envers les faibles et n’a rien de rites purement et proprement « religieux ». Ce qui est au sens propre religieux, est implicitement impur et tâché. La parole de Dieu ose juger avec sarcasme, y compris ses propres « ouailles » (Exode 20 :28).

Le sécularisme sait au mieux « vulgariser » les autres religions pour pouvoir les remplacer, mais la Parole de Dieu, a son apogée dans la résurrection de Christ, événement véridique, factuel et inégalé.

Paul voit dans son passé religieux de Pharisien, une espérance juste, mais dont le sens et l’accomplissement n’est que dans la foi en la résurrection.

Ils savent depuis longtemps, s’ils veulent le déclarer, que j’ai vécu pharisien, selon la secte la plus rigide de notre religion. (Actes 26:5 )

On regarde la manière de prier et les rites des fidèles, mais pas les dires et les œuvres du fondateur de telle ou telle religion. La parole de Dieu nous enseigne le discernement et une prise de position.

Quand ce que dira le prophète n’aura pas lieu et n’arrivera pas, ce sera une parole que l’Éternel n’aura point dite. C’est par audace que le prophète l’aura dite: n’aie pas peur de lui. ( Deutéronome 18:22 )

Journaliste :Comment composer avec la diversité religieuse, dans les classes ?

Antony Ardiri répond:

Quand on aborde le sujet de la religion, on aborde les termes qu’on emploie : la définition du terme « religion » est finalement assez complexe, il y a une histoire aussi, qui n’est pas valable, ou qui n’est pas perçue de la même manière partout. La validité de l’histoire dépend donc de l’acceptation de celui qui l’entend !

Étranges propos de la part d’un professeur d’histoire ! Le post-modernisme a pris le pas sur l’enseignement de l’histoire. Cela me rappelle une femme pasteur de l’Église protestante de Genève qui disait qu’une traduction de la Bible doit s’adapter à notre époque, et que c’est une question de ressenti. Elle n’avait rien contre la Traduction du Monde Nouveau des Témoins de Jéhovah.

Des expositions en continu

En Suisse, en nov. 2019, une mini-exposition similaire réalisée à partir du calendrier interreligieux 2012 – 2013 des éditions Enbiro de Lausanne avec la Plate-Forme Interreligieuse été présentée à l’EPFL de Lausanne.

Le processus de modernisation des sociétés conduit a dissocier le politique du religieux »

… a son logo, c’est une série de 6 briques concentriques. Cette nouvelle religion veut unifier toutes les autres en son centre.

Le bâtiment de prestige de cette laïcité est la pyramide du musée du Louvre.

Son monument : La pyramide du Louvre 15

Palais royal transformé en musée durant la Révolution française, le Louvre a fait l’objet d’un important programme de rénovation entrepris au début des années 1980. Sa pyramide de verre, bordée de bassins d’eau triangulaires, entend symboliser une harmonieuse alliance entre l’ancien et le moderne. Inaugurée en 1989, elle abrite le hall d’accueil du musée dont la fréquentation est, depuis, passée de 3 millions à 12 millions de visiteurs en 2012.

En Europe occidentale, à partir de la fin du Moyen Âge, puis durant le processus de modernisation des sociétés qui conduit à dissocier le politique du religieux, l’art architectural a davantage servi les édifices du pouvoir civil (exécutif, législatif et juridique), hauts lieux de la démocratie. Très souvent, leur style entend symboliser une histoire et des valeurs communes, à l’image du Capitole à Washington (États-Unis) ou du Parlement européen à Strasbourg (France). Une même visée symbolique a prévalu pour les bâtiments civils à vocation internationale, tel le siège des Nations Unies, à New York, ou le Palais des Nations à Genève.

Cette dissociation du politique et du religieux, est une exclusion de la personne de Dieu et de ses commandements de la vie de l’Homme. Cela se remarque jusque dans les détails : On écrit les dates 2500 avant notre ère, le calendrier reste chrétien mais on ne fait pas mention de Christ. Cela dit, ceux même qui s’opposent au judéo-christianisme en reprennent bien souvent les symboles.

La pièce de théâtre
«Au commencement»

Durant la même expo de Genève, une pièce de théâtre était jouée par 2 comédiennes. Le texte de cette pièce est de Philippe Blasband16 ; né à Téhéran, ce cinéaste et écrivain de langue française est d’origine juive. Ce n’est certainement pas un hasard si le titre choisi est une référence au premier mot de la Bible ( רֵאשִׁית Cf. Genèse 1:1), qui est aussi le nom du premier livre de la Bible en hébreux.

Toutes les scènes retracent le vécu de personnes impliquées dans des guerres de religions, à différentes époques, soit en tant que soldats ou personnes fanatisées, soit en tant que victimes. Les cris ou les plaintes étaient émouvants et presque effrayants17. Les scènes font références à différentes guerres de religions :

– En 630, les début de l’Islam, dans la péninsule arabique

– En 1904, lors de la guerre russo japonaise

– En 1099, à Jérusalem, les croisades

– En 1502, Procès en sorcellerie

– En 2002, à Jérusalem, attentat suicide

– En 1681. à Mougeon en France, les dragonades

– En 167 av JC, révolte juive des Maccabéens

– En 2006, référence aux guerre de l’ex-yougoslavie

L’impression qu’on en garde est que les religions ne conduisent qu’à des massacres. Cette pièce semble reprocher au Dieu du « Commencement » tous les crimes de la terre. La conclusion de cette pièce, fut lu en son introduction :

« … Selon les époques, on a puisé dans les mêmes textes des raisons pour égorger son voisin, ou pour vivre en bonne intelligence avec lui. Paix ou guerres, persécutions ou fraternité, exclusion ou tolérance : la religion, toutes les religions, permettent tout, justifient tout… L’Occident chrétien a apporté sa réponse, … Cela s’appelle la laïcité. Cette solution est-elle la seule possible ? Sans doute … »18

C’est une vision et des arguments classiques de l’athéisme. Rappelons que c’est sous l’ère séculière et laïque de l’Europe, qu’ont eu lieu 2 guerres tellement vastes, qu’elles ont été nommées « mondiales » pour la première fois de l’histoire. Les révolutions russe ou chinoise bien qu’ayant mis « Dieu » au placard, étaient aussi des plus meurtrières. Le Dieu de la Bible nous rappelle justement qu’au commencement :

  1. La mort est venue dans le monde par un seul homme, à cause de la désobéissance en Eden. (Genèse 3:3)
  2. Le premier meurtre était purement un acte de jalousie, et Dieu avait mis en garde Caïn. ( Genèse 4:8)
  3. Le meurtre vient du cœur … (Matthieu 15:19)
  4. L’un des 10 commandements est « tu ne tueras pas ».

La première des scènes : Une seule comédienne parle comme une enfant non née, encore dans le ventre de sa mère, qui va bientôt être tuée avec sa mère par l’épée d’un soldat. On ne sait ni le lieu ni la date. Mais aucune scène de ce théâtre n’est dédiée au meurtre par avortement.

L’avortement recouvre la terre de meurtres  (Ésaïe 26:20-21):

3,6 millions d’enfants sont avortés chaque mois19. C’est 125’000 par jour, le meurtre le plus pratiqué par les « habitants de la terre ». On estime que 8 milliards d’enfants ont été avortés. Paradoxalement, le monde méprise les chrétiens qui affirment que tuer un enfant non-né, c’est un meurtre, comme celui de tuer son père ou sa mère, mais le monde reproche aux croyants (et indirectement à Dieu) les guerres de religion.

Comme beaucoup avant lui, l’auteur rabaisse le Dieu créateur20 (Exode 15:11; 18:11 ; Psaumes 96:5) à un dieu mythique parmi tant d’autres ( 2Rois 19:12-13 ; 2Ch 32:17 ; Ésaïe 36:18-19), faits de mains d’homme (Actes 19:26).

La Paix « mondiale » et mondaine n’est pas pour demain (Apoc 6:4). Seul le prince de la Paix (Ésaïe 9:5; Luc 1:78-79) peut nous donner Sa Paix (Jean 14:27) et la réaliser (Apoc 22:5).


Le penseur derrière l’expo : Élie Barnavi

La direction scientifique ainsi qu’une partie de la rédaction du catalogue de l’exposition est faite par l’ancien ambassadeur d’Israël en France : Élie Barnavi.

Il est aussi l’auteur de l’essai « Les religions meurtrières »21 ; Son éditeur le présente ainsi :

Professeur d’histoire de l’Occident moderne à l’université de Tel-Aviv, Élie Barnavi a été ambassadeur d’Israël en France de 2000 à 2002. Il dirige aujourd’hui le comité scientifique du musée de l’Europe à Bruxelles.

Il avait déjà édité un livre intitulé « DIEUX modes d’emploi »22 et organisé une exposition similaire à Paris en 2012.

Nous commenterons sa vision du monde, qui donne le ton à cette exposition, en citant un extrait de son livre « les religions meurtrières :

Toute religion est politique : la religion, toute religion, reste d’abord une affaire de groupe, c’est-à-dire de pouvoir… Selon l’esprit du temps, c’est-à-dire les conditions sociales et culturelles qui fabriquent l’idéologie dominante, ces murailles sont plus ou moins hautes, plus ou moins étanches, plus ou moins poreuses. Mais elles ont toujours existé et existeront toujours ; elles ne tomberont que lorsque tout le monde aura vu la lumière. Toute religion révélée est une religion de combat ; seules les armes changent, et l’ardeur à s’en servir.

… Et voilà que, après des siècles d’imbrication, Église et État ont fini par divorcer. La brutalité de cette opération a donné à la laïcité à la française une coloration particulière, que vous autres Français vous plaisez à croire universelle. Elle ne l’est pas. Car le travail de la séparation ne s’est pas fait partout de la même manière, ni au même rythme. Évidemment, la ligne de fracture est la Réforme. Là où Luther, Calvin et leurs émules ont réussi à prendre pied et à implanter leur version du christianisme, en jetant à bas au passage le vieil édifice de l’Église catholique, apostolique et romaine, la séparation des Églises et de l’État a pu se faire dans l’harmonie, sans drame ni rupture. Pourquoi ? Eh bien, parce que la Réforme a accompli elle-même l’œuvre de laïcisation qui était au cœur de la modernité politique.

Barnavi est certainement un penseur très érudit et la presque totalité des informations de son livres semblent factuelles. Mais le fil conducteur de sa pensée et sa conclusion ne le sont pas. L’auteur oublie par exemple que :

  • Le judéo-christianisme est révélé, oui, mais n’est pas une religion révélée. Car ce n’est pas une religion tout court. Une religion est créée par l’Homme selon ses choix. Le Dieu de la Bible n’est pas créé, mais il a créé l’Homme, et a choisi son peuple et ses élus. Dieu est venu vers nous, et nous ne pouvons aller à lui par mérite d’un service sacrale.
  • On ne peut mettre dans le même panier toutes « révélations », les vraies et les fausses. Ce serait faire mentir l’histoire et mépriser la vérité. Dommage que l’auteur n’ait pas reconnu la main du Dieu autour de son peuple pendant 4 millénaires (ou qu’il s’y soit activement opposé?).
  • Ce sont les franc-maçons, protagonistes de la laïcité qui furent aussi protagonistes de la révolution sexuelle et de l’avortement23.

Le sujet des guerres de religions meurtrières n’est pas simple à traiter, car tout parti politique ayant une vision du monde, un but, et un idéal – est quasi-religieux. Le parti nazi (NSDAP24) est né de l’ordre de Thulé25, une société sécrète de Munich de type ésotérique avec ses mythes et ses croyances. L’introduction de wikipédia (page française) attribue au groupe de Thulé surtout des théories de conspirations(!), contrairement à wikipédia (page anglaise).

Le musée du camp de concentration de Dachau (près de Munich) présentait dans les année 1990 le groupe de Thulé comme première fiche de parcours, pour expliquer la naissance du nazisme. Ses membres cités dans la fiche du catalogue du musée26 furent tous des figures influentes du parti Nazi. Et tous ceux qui survécurent la guerre, furent condamnés à la pendaison en 1946. (Cf. Esther 8:7, 9:10).

Le marxisme aussi est une idéologie anti-chrétienne empreinte d’occultisme. Marx et Engel27 débattaient de détails des activités chrétiennes de la région d’Elberfeld, comme s’ils géraient un blog d’information évangélique !

Cette région est encore fortement piétiste et s’est démarqué pendant la seconde guerre mondiale comme un des endroits ou les chrétiens authentiques on résisté au nazisme.

Marx voulait donner à Dieu un « coup de grâce »28 et le chasser du ciel.

Le siècle des lumières : lumière ténébreuse29

Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres! (Mat 6:23)

Eli Barnavi se réfère ainsi au siècle des « Lumières » dans ce catalogue:

C’est sans doute là que le bât blesse en Occident. Atomisée, centrée sur l’individu et ses droits inaliénables, la société libérale, au sens classique du terme, a perdu le sens du sacré – je dis bien du sacré et non du religieux. Les Droits de l’homme restent l’héritage le plus précieux des Lumières, mais ils ne sauraient à eux seuls fonder la communauté. … les hommes de [17]89 ont eu tant de mal à créer des institutions stables sur ses ruines. D’où le besoin d’une religion civile, dont nous savons les ingrédients : les Droits de l’homme, bien sûr, mais aussi l’histoire, la nation souveraine, la Constitution, la République.

Le frontispice de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert À juste titre, il décrit une réalité contemporaine, la « religion civile » est la nouvelle lumière. Pour nous chrétiens, la lumière n’existe pas sans la création (Genèse 1:3). Dieu est notre lumière (cf. 2 Samuel 22:29) . Jean commence son évangile par « Au commencement » et décrit Christ comme le créateur, la vie et …

Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue. (Jean 1:9-10) 

La lumière du sécularisme est celle d’un prisme, qui obscurcit la seule vraie source. Les massacres du siècle dernier rappellent la nature inchangée de l’Homme, comme lors du premier meurtre, méprisant Dieu (Genèse 4:3-10), par jalousie d’une offrande acceptée par Dieu.

Les fiches scolaires laïques

En Suisse, ce sont les éditions Enbiro qui ont publié ce matériel. Elles sont parsemé de vocabulaire religieux, mais « sonnent le glas » de la foi, ainsi :

Lorsque l’on parle de religions, on pense habituellement à des textes sacrés, à des doctrines élaborées au cours des âges, à des préceptes moraux parfois en décalage avec la réalité sociale, ou encore à des rites jalonnant la vie personnelle ou communautaire. Mais il ne faudrait pas oublier le rôle essentiel joué par les religions dans l’histoire des arts, qui constituent une part importante du patrimoine de l’humanité.30

Selon le modèle laïque, aucune « religion31 » n’est « reconnue », elles sont toutes des mythes à mettre dans un même sac.

Nous n’aborderons que quelques points de ce matériel scolaire, pour au moins vérifier si le « fait » religieux est enseigné de manière factuelle et historique.

La brochure sur l’Islam dans les « merveilles de l’Art sacré », a retenu notre attention car c’est la religions la plus controversée :

On lit des exercices à compléter : 32

1) Dite de la foi sincère ou de l’unicité de Dieu, elle est l’un des 114 chapitres du Coran:

la sourate 11233

C’est faux ou tendancieux!

a) Chacune des 4 ayat (versets) de cette sourate sont contredites dans d’autres ayats du Coran ou par les hadiths. Nous ne développerons pas ces points, faute de place.

b) La foi islamique n’encourage pas la sincérité34 en général, les érudits musulmans enseignent que les musulmans doivent généralement se dire la vérité l’un à l’autre, à moins que le mensonge ne soit pour « aplanir les différences » ou « prendre le dessus sur un ennemi ». Allah n’est pas sincère, il se présente lui-même maintes fois comme « le meilleur dupeur35»

Il existe plusieurs formes de mensonge pour les musulmans qui sont autorisées dans certaines circonstances, la plus connue étant taqiyya (terme chiite). Ces circonstances sont généralement celles qui font avancer la cause de l’islam – dans certains cas, en gagnant la confiance des non-croyants afin de faire ressortir leur vulnérabilité et de les vaincre, ou de cacher sa foi lorsque c’est opportun.

c) Parle-t-on d’Allah ou de Dieu ?36

Le Coran ne se lasse jamais de répéter la formule qui exprime l’unité d’Allah, et la 112ème Sourate, spécialement consacrée à ce sujet, aurait pour valeur, selon les musulmans, un tiers du livre entier.

Dans son commentaire, Zamakhshari a raconté que Mahomet avait déclaré: « Les sept cieux et les sept terres sont construits sur cette sourate, et quiconque la lit entre au paradis. » Or, malgré l’accent ainsi mis sur la doctrine de l’unité de Dieu par les musulmans et malgré le fait que c’est cette partie de leur credo qui fait leur fierté et leur gloire, la plupart des écrits décrivant la religion de Mahomet pour étudier sa conception d’Allah ont été négligés. Il est si facile d’être induit en erreur par un nom ou par des étymologies. Presque tous les écrivains prennent pour acquis que le Allah du Coran est le même être et possède les mêmes attributs que le Dieu du judéo-christianisme. Cette vue n’est pas correcte, et a pour une conséquence une attitude philosophique faussée à l’égard de cette religion.

d) Mahomet, sans être appelé dieu dans le Coran et les haddith, a les attributs d’un dieu au côté d’Allah. Allah doit se soumettre à sa volonté et doit prier pour lui.37

2) Le mot ahad est l’affirmation de l’unité et de l’unicité absolue de Dieu. Il signifie: « un », « unique » ou « seul »

Faux !

ahad se trouve 23 fois dans le Coran, dans 23 ayats (versets) et signifie toujours « un parmi d’autres», à l’exception de la sourate (2:102) où ahad, sous une forme de négation, signifie « aucun ou personne ».

La sourate 21:17 mentionne :

 Si Nous avions voulu prendre une distraction, Nous l’aurions prise de Nous-mêmes, si vraiment Nous avions voulu le faire. (traduction française Hamidullah, majuscule originale)

Mais le texte arabe, ou les meilleurs traductions allemandes ou anglaises du Coran mettent « parmi nous ». Comme si Allah, n’est pas unique par sa nature. En gros, cette ayate est coquasse, Allah aurait-il besoin de se distraire avec des femmes(?). Voici un déni à l’unicité d’Allah, qui dit que s’il avait voulu passer « du bon temps » avec une partenaire sexuelle, il l’aurait prise parmi eux.

C’est le terme Wahid qui signifie : unique, un seul38. On retrouve une similarité dans les Saintes Écritures en hébreu avec e. Ehad qui s’emploie pour notre Dieu trinitaire indique toujours une unité composée (Ge 2:24) et aussi wahid l’unicité comme celle du fils unique (jamais utilisé pour Dieu).

L’expression bien connue, allah hu akbar, signifie Allah est le plus grand (ou le plus large). Plus grand que qui ? Le fait de comparer ce dieu à d’autres montre qu’il n’est pas unique de par sa nature. Cette expression remonte au temps ou la Mecque était un sanctuaire d’idoles, il y avait 3 grand dieux : Lah et Baal (dieux de la lune) et Uzat leur fille. Lah était le plus grand.

3) Dans cette invocation calligraphiée en lettres dorées,
Dieu est dit clément et miséricordieux

Faux ou tendancieux! Encore une fois, ce n’est pas de Dieu (tout court) dont parle le Coran, mais d’Allah. La laïcité, connue comme « incompétente » en religion a aussi manqué d’ « intelligence ».

Ensuite, Allah est tout sauf miséricordieux selon la source principale de l’Islam: Haddith et Coran. La miséricorde d’Allah est sectaire et machiste, sans merci pour les femmes et les esclaves, voir notre précédent numéro. L’influence de l’enseignement laïque discrédite les vertus et termes judéo-chrétiens, qui définissent notre vocabulaire depuis des siècles.

L’évangile laïque qui se répand à travers le monde veut encourager la miséricorde sociale de toute les religions. Une série de vidéos anglophone « The Secret Life of Muslims » faite par un cinéaste juif en quête d’espérance et de compassion pour un monde sans haine, montre comment nous sommes tous frères en notre humanité. Certains de ces clips montrent à juste titre, le ridicule de la haine de l’ouest contre les musulmans, et rappelle l’exemple de Mohammad Bezek39 qui soigne des enfants handicapés en phase terminale, abandonnés à la naissance aux USA. Cette œuvre rappellera aux athéistes et aux « chrétiens » du « chemin large » qui sont endormis le sens d’une religion non vaine. (Cf. Jacques 1:26-27).

Nous sommes tous descendant d’Adam et d’Ève et de Noé, et sommes soumis aux même lois. Cf. Ge 3:9-19, Ge 8:21-9:17. C’est un noble souhait dans l’humanisme de ce siècle que de vouloir terminer toute haine entre les hommes.

Bernard Prunneau dans son article « Afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine » nous donne une définition d’un « évangile social » très présent dans le catholicisme romain.

« L’évangile social parle de la défense de la dignité et de la liberté de l’homme. La Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu rappelle que la culpabilité et la corruption de l’homme ont rendu nécessaire le sacrifice de Jésus, pour le dépouiller de sa vieille nature et faire de lui une nouvelle créature. Les religions n’ont aucune part dans cette vérité et, non seulement elles ne peuvent pas être d’autres voies « moins directes » pour monter vers Dieu, mais elles sont de réelles impasses et nous détournent de notre Créateur. La Bible, Parole de Dieu, le proclame de la Genèse à l’Apocalypse. Les religions du monde, même avec toutes leurs apparences de piété, d’humilité, de sagesse et de bonnes œuvres ne resteront, jusqu’au jour du glorieux retour sur terre de Jésus-Christ, que des chemins de ténèbres et des lieux de captivité. Notre Seigneur Jésus, Lui, est à jamais « la véritable lumière qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme » (Jean 1:9). Jésus est bien le seul Berger du troupeau, le seul Maître de la moisson, le seul Cep des sarments, le seul nom qui ait été donné aux hommes par lequel ils puissent être sauvés (Actes 4:12). »

4) Cette calligraphie est rédigée en arabe, langue qui se lit et s’écrit: de droite à gauche.

Correct : Enfin une information factuellement correcte, ce sera la seule de toute cette page d’enseignement sur l’Islam.

5) C’est le nom le plus usuel par lequel le Coran désigne Dieu :
Allah

Faux ou tendancieux !

C’est ce qu’on enseigne aux naïfs pour les convertir à l’Islam. Mais les musulmans eux-mêmes refusent cette affirmation. Le gouvernement malaisien40 interdit aux chrétiens l’utilisation du terme Allah dans leur Bible, alors que c’est la pratique dans les pays ou l’Islam a été majoritaire pendant des siècles, comme en Malaisie ou en Indonésie.

« Allah » est une composition d’une préposition, et du nom d’un des dieux de la Kaba, alors que le terme « Dieu » n’est pas un nom propre et désigne un être différent par sa nature, ses actes et sa sainteté. Nous laisserons Christian Prince, de langue maternelle arabe, diplômé de Droit Civil et Canonique islamique (la fameuse Sharia), nous expliquer le terme Allah41 :


C’est pour cela que la lune se retrouve dans de nombreux drapeaux de pays majoritairement musulmans. Le nom communément utilisé pour le Dieu judéo-chrétien est Jahwe, et même ce terme est un attribut plutôt qu’un nom (qui serait insignifiant s’il ne voulait rien dire) : cela signifie « Je suis », son existence et éternité ne repose sur rien ni sur personne d’autre que lui-même.

Avant de pouvoir comprendre la personne d’Allah, nous devons d’abord comprendre son nom. Les musulmans essaient de nous faire gober qu’Allah est identique au Dieu du christianisme et de Moïse. Ils essaient même de nous convaincre qu’Allah42 est un mot araméen utilisé par Jésus. Quelle est la véracité de ces affirmations?

Lorsque le film «La passion du Christ» est sorti, il y a quelques années, les musulmans ont pris des extraits du film dans lequel Jésus parlait l’araméen en prononçant le nom de Dieu. Ils ont ensuite utilisé ces clips pour prouver leur affirmation que le nom Allah est vraiment araméen. Le mot araméen qu’ils essayaient d’adopter était Elah, ce El n’est pas le Al de Allah. Dans la surat du Coran 4:125, il y a deux termes pour Allah, mais ils ne veulent pas dire la même chose. Vous ne remarquerez pas de différence sauf pour une lettre, mais en réalité, leur différence est grande.

Le premier est للّ (lillah) et le second est ُهَللّٱ (Allah). En arabe, al signifie « le », si nous enlevons le Al d’Allah et le lil de lillah, il nous reste lah (dieu). En fait, lah était le nom du dieu de la lune, un dieu égyptien et un dieu adoré par les arabes. En français, lillah se traduit par « à dieu (ou au dieu de la lune) » et Allah par « le dieu (le dieu de la lune) ».

En arabe, al est toujours égal à « le » et il est attaché à des noms attribués à Dieu uniquement. C’est pourquoi les 99 noms d’Allah commencent par Al . Notez cependant que « le » ne fait pas partie du nom. C’est simplement un dispositif utilisé pour indiquer que le nom est unique à dieu – seul dieu peut recevoir cette distinction. Par exemple, nous ne pouvons pas dire «Le Mahomet», car Mahomet n’est qu’un nom pour une personne.

Il est intéressant de noter que le Messie s’appelle Al-Maseeh dans le Coran. Cela signifie qu’il est le seul Messie dans le monde entier. Il est le seul homme du Coran à avoir Al ou « Le » attaché à son nom.

Qui est ce Lah? C’est le dieu de la lune, mais comment Lah peut-il être le dieu de la lune si le Coran interdit de vénérer la lune et le soleil?


6) Dans le monde entier, les fidèles [musulmans]43 se tournent vers cette construction carrée pour louer Dieu [Allah]:
la Kaaba

Faux et tendancieux :

Cette information est fausse au temps des premières mosquée. La direction de la prière (la qibla) a changé déjà 4 fois. Voir notre article précédent.44  Nous profiterons de cet enseignement pour montrer comment la science et l’histoire nous aident à juger de ce « fait religieux ».

Véracité des cours laïques sur le fait religieux

Ces cours laïques sur le « fait religieux » avouent ne pas avoir la prétention d’apporter un enseignement historique ni même d’aborder une dimension de véracité. On est bien d’accord ! Mais ils se dressent même contre l’histoire, la vérité et la science !

La presque totalité des points abordés par ce matériel scolaire montrent des lacunesd’une revue scientifique. La neutralité attendue aurait dû apporter plus de « compétences » dans la préparation du matériel scolaire.

La majorité des sectes n’essayent pas de comprendre objectivement leur propre histoire. Cette culture ne permet pas la critique, ni même une information neutre des faits. Des personnes portant des noms arabes ont participé à la rédaction de ce matériel scolaire. On soupçonne qu’une coloration ni scientifique, ni historique de leur religion ait été apportée. L’Islam selon ce cours est inoffensif. Tous ces cours servent de base aux adeptes de la laïcité « bien intentionnés » pour construire une paix superficielle entre les communautés religieuses, fondée sur du sable (Mat 7:26).

Importance de l’histoire en politique

Elle met en relief la vanité et l’absurdité des faux dieux, faux prophètes (Deutéronome 18:22). La Parole de Dieu nous exhorte à ne pas être amnésique du passé, par des « Rappelle-toi » (Apocalypse 3:3 ; Miché 6:5 ) ou « Souviens-toi » (Deutéronome 4:10 ; 8:2 ; 24:9 ; 25:17). Ce passé est un recueil d’histoires vivantes et de relation avec Dieu. Ce passé montre que Dieu n’est pas un Dieu de « religions, mythes, traditions » (fruit de notre imagination), mais un Dieu vivant qui interagit avec son peuple.

Le réseau de création et d’accompagnement pédagogiques canope.fr45 présente ainsi l’enseignement laïque des faits religieux, selon les valeurs de la République :

Dans son discours du 21 janvier 2015, le président de la République a précisé :

« Les religions n’ont pas leur place dans l’école. Ce qui n’empêche pas qu’il y ait un enseignement laïque des religions. »

Dans le cadre scolaire, l’expression est presque redondante : « les enseignements sont laïques », comme nous le rappelle la charte de la laïcité (article 12), or la laïcité n’interdit nullement de parler de religions à l’école, mais conduit à les aborder sous l’angle du savoir en se plaçant dans le registre de la connaissance et non dans celui de la transmission de la foi ou du partage d’expérience.

Après des débats dans les années 1980, portés notamment par la Ligue de l’enseignement, et plusieurs rapports dont celui de l’historien Philippe Joutard en 1989, des premières mises en œuvre sont apparues dans les programmes d’histoire et de lettres en 1996. Le choix français, confirmé avec le rapport du philosophe Régis Debray en 2002, est en effet d’enseigner les faits religieux en passant par les disciplines scolaires. Le rapport Debray insistait sur la nécessité de les prendre en compte également dans les cours de langues, de sciences sociales, de philosophie (notion de religion) ou les disciplines scientifiques en croisant avec l’histoire des sciences, et désormais avec l’histoire des arts, puis par certains aspects avec l’enseignement moral et civique [2].

La position laïque n’est pas neutre et ne la jamais été :
Les lois de la république sont mûries dans les ateliers des loges maçonnes. Les franc-maçons croient avoir été éclairés pendant leur initiation. Mais de quelle lumière parle-t-on, si l’on rejette la lumière qui vient d’en haut ?

Laïcité d’incompétence

La république ne (re)connaissant aucun dieu46, elle reconnaît être sans outils pour juger des religions ou sectes. Les protagonistes de la laïcité le reconnaissent ouvertement.

Il s’agit alors de passer d’une « laïcité d’incompétence »47 (au sens juridique, le religieux ne nous concerne pas) à une « laïcité d’intelligence » (il est de notre devoir de le comprendre) en posant une claire distinction entre le religieux comme objet de culte et le religieux comme objet de culture. Les faits religieux apparaissent ainsi contextualisés et mis en perspective comme objets de connaissance.

Cette laïcité « d’intelligence » ne permettra pas d’appréhender une secte pernicieuse, avant que celle-ci n’ait fait du mal. Et même si c’est trop tard, ses actions restent incompétentes.

La laïcité s’est manifestée dans son dogme de la loi anti-discrimination des religions, qui nous est enseigné depuis 2009. On remarquera que la sécurité de la république et des aéroports n’a pas été mise à risque lorsque les aéroports parisiens ont licencié une vingtaine d’employés, parce-qu’ils étaient musulmans, après les attentats de Charly Hebdo. Dans divers aéroports d’Europe, ces exclusions sont remises en cause depuis.

Quel contraste avec la sagesse judéo-chrétienne. Celle-ci requiert la crainte et l’écoute de l’Éternel : Cf. Deutéronome 4:6-8 ; 32:28 ; 1 Roi 3:9-13 ; Job 38:2-4,36 : Proverbes 1:1-2,7 ; 2 :2-6 ; 3:13-19 ; 4:5-7 ; et enfin Proverbes 9:10 : 30:5-6 ; Psaumes 111:10

L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne. 1Cor 2:15 

En novembre 2015, lors des attentats de Charlie Hebdo, il était clair pour tous les services de sécurité que concilier le respect des religions et la sûreté du territoire était chose difficile. La presse parlait alors d’ « interprétation radicale du Coran »48. Cette vision est inexacte et reste « sans intelligence » pour toucher au cœur des adeptes d’une secte. En se distançant de ses bases chrétiennes, l’Europe laïque se refuse d’aborder la véracité des Saintes Écritures.

Comme le rappelle le géo-politicien Alexandre del Valle49, diverses branches Islamistes, comme celle des frères musulmans en France50 savent faire usage du talons d’Achille de la république : Les droits de l’homme, la laïcité, la loi anti-discrimination.

Il faut rappeler les aspects fondamentaux de la loi de 1905 : elle assure la liberté de conscience51 et garantit la liberté de culte52. Une bonne compréhension de ce que suppose la liberté de croire ou de ne pas croire, qui dépasse et englobe la liberté religieuse, permet d’éviter une confusion courante entre laïcité et athéisme. (Canope.fr )

La laïcité est un athéisme prosélyte mais qui se dissimule et ne s’avoue pas.

Que comprendre par « liberté de conscience » ? Chacun peut croire ce qu’il veut ? Cela ne signifie rien quand chacun croit déjà ce qu’il veut. La liberté de croire au sein du christianisme, quand à elle, ne permet ni la crédulité, ni l’imbécillité.

Repousse les contes profanes et absurdes. 1Ti 4:7 

Cette « liberté de conscience » ne permets pas non plus les cultes vains et profanes. Cf. Actes 7:42 ; Col. 2:18.

montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable ( Héb 12:28 )

Les institutions laïques permettent à chacun de croire en tout et n’importe quoi, mais en interdisent toute forme publique d’enseignement religieux autre que celui de la laïcité. Elles s’opposent ensuite aux valeurs judéo-chrétiennes, et les condamnent.

Le langage de la laïcité en France

Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit: Genèse 3:1

Mitterand et le pape en 1982 au Vatican La laïcité sème d’abord le doute mais ne s’arrête pas là.

François Mitterrand s’est posé des questions :

« Je ne sais pas si je crois, ou si je ne crois pas… Je me pose la question, je n’ai pas de réponse, mais c’est un type de problème qui me préoccupe. »

déclarait-il en 1976, proche de ses 60 ans. Cette religion laïque qui essaye d’exclure Dieu de l’école, laisse ses brebis dans l’incertitude. Et la multitude de religions montre que Dieu reste la case manquante du cœur de l’Homme.

J’ai vu à quelle occupation Dieu soumet les fils de l’homme. Il fait toute chose bonne en son temps; même il a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité, bien que l’homme ne puisse pas saisir l’œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin. Ecc 3:10-11 

Les président Jacques Chirac53 et Emmanuel Macron54 se sont distancés des bases chrétiennes de l’Europe, mais ont insisté pour entrer dans l’Église Sainte Anne à Jérusalem, sans la sécurité Israélienne.

Le chef de l’État n’a pas voulu entrer dans la cathédrale de Notre-Dame lors des obsèques de Johnny Halliday, mais a immédiatement honoré55 celle-ci après l’incendie de 2019.

Vincent Peillon56, né en 1960 est un homme politique et professeur de philosophie français. Il veut donner le choix aux élèves :

« le but de la morale laïque est de permettre à chaque élève de s’émanciper, car le point de départ de la laïcité c’est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix »57

Mais quel arrachement apporte un choix ? Interviewé en 2012 sur la laïcité, il affirme clairement que la laïcité est une religion inventée :

On ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique, mais comme on ne peut pas non plus acclimater le protestantisme en France … il faut inventer une religion républicaine. Cette religion républicaine qui doit accompagner la révolution matérielle mais qui est une révolution spirituelle, c’est la laïcité. Et c’est pour cela d’ailleurs qu’on a pu parler au début du XXème siècle de foi laïque, de religion laïque et que la laïcité voulait être la création d’un esprit public, une morale laïque et donc l’adhésion à certaines valeurs… La laïcité serait plus forte aujourd’hui si on la concevait… comme une véritable adhésion et une véritable spiritualité en elle-même, ce qui était la pensée de Jaurès et de Buisson … 58

Nous noterons aussi le langage belliqueux est utilisé

« Il y a une bataille idéologique à mener »,

et en proposant la laïcité comme guide (führer) d’un nouveau chemin qui à terme remplace celui qui s’identifie comme « Le Chemin. » (cf. Jean 14:6)

« Ce travail intellectuel doit être le début d’un chemin »

Dans un de ses livres59, Il précise comment dépouiller le judéo-christianisme en effaçant son histoire.

« La révolution française est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps, c’est un commencement absolu, c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération et d’une expiation du peuple français. 1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau. La révolution est un événement méta-historique, c’est-à-dire un événement religieux.

La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi. »

… Alors le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point; Genèse 3:4 

Après avoir mis le doute, il dénie ensuite la bible :

  • La création
  • Le peuple élu
  • L’œuvre de christ sur la croix

pour la remplacer par un ésotérisme nouvel-âgeux :

C’est une religion de la liberté, c’est une religion des droits de l’homme, une religion de l’humanité partagée, une religion de l’instruction, du libre examen, c’est une religion un peu hétérodoxe dans ce sens qu’elle s’appuie sur tout un courant qu’on trouve à la fois dans la kabbale, dans l’illuminisme avec cette idée que c’est dans le fond aux hommes de continuer la création divine, donc on a aussi une responsabilité historique, ce qu’on appelle la théologie de la liberté, c’est à dire que l’œuvre n’est pas achevée, nous avons à la poursuivre, nous avons cette mission et puis, comme je le dis, religion démocratique en ce sens que, autant l’incarnation à travers Jésus, un seul homme … leur idée à eux est que le divin doit s’incarner dans tous les hommes, à égalité ; pas de clergé, pas d’intercesseur entre Dieu et la conscience, pas de peuple élu non plus … pas non plus de théorie de la grâce, de l’élection, refus du péché originel aussi …cela recouvre quand même beaucoup des religions de l’humanité qui se sont développées … dans le milieu républicain et socialiste.60

M. Peillon s’inspire en effet de Ferdinand Buisson, un des pères fondateurs de la laïcité française, le théoricien de la « foi laïque ». Dans la conclusion du livre qu’il consacre à cette grande figure, prix Nobel de la paix en 1927, le ministre résume sa doctrine dans quelques formules étonnantes :

« L’homme républicain est un animal religieux. Contre l’idée d’une nature pécheresse, d’une histoire déterminée, tout le mouvement de pensée consiste à vouloir réaliser, dans une démarche progressive, graduelle, incarnée, la personnalité de Jésus (…) La perfectibilité de notre nature nous conduit à vouloir être des Christ républicains ».

« La religiosité républicaine, morale, politique, repose sur une anthropologie (…) en capacité de produire ‘une humanité nouvelle’ [Edgar Quinet]… La religiosité républicaine, sans dogme, sans rite, sans prêtre, religion laïque unissant toutes les confessions, est l’affirmation d’un idéal par lequel nous nous dépassons, à la fois individuellement et collectivement… Ce qui opère dans l’histoire, c’est l’esprit libre et mystique (…). Cette religion républicaine est une hérésie (…) car toute l’opération consiste bien, avec la foi laïque, à changer la nature même de la religion, de Dieu, du Christ, et à terrasser définitivement l’Église. Non pas seulement L’Église catholique, mais toute Église et toute orthodoxie. Déisme humain, humanisation de Jésus, religion sans dogme ni autorité ni Église, toute l’opération de la laïcité consiste à ne pas abandonner l’idéal, l’infini, la justice et l’amour, le divin, mais à les reconduire dans le fini sous l’espèce d’une exigence et d’une tâche à la fois intellectuelles, morales et politiques…. »61

___

« Nous avons à forger des gens qui portent un certain nombre de valeurs »

C’est une religion dans le fond qui va être contre toutes les orthodoxies, contre tous les dogmes ….Tout homme peut devenir un christ républicain …Le message évangélique, le message de Jésus est beaucoup plus accompli par la révolution même socialiste, radicale socialiste, républicaine que par toutes les autres formes. Il faut que nous inventions, pour établir la république, une spiritualité, voire une religion spécifique … La république pour s’établir a besoin de former sa propre religion … appelée la laïcité.62

Fidèle aux valeurs de la Franc-maçonnerie

Peillon fût invité du Grand Orient, le 16 novembre 2012 :

Sans être franc-maçon, Vincent Peillon a beaucoup écrit sur la pensée de Ferdinand Buisson, le bras droit du frère Jules Ferry, père de l’instruction publique en France, et sur Pierre Leroux, un franc-maçon défenseur d’un socialisme fraternel et spiritualiste dans les années 1848-1870.

Un des invités de cette soirée a déclaré :

«Peillon partage nos valeurs, c’est un maçon sans tablier»63

Il est vrai que la laïcité ne se présente pas comme un néo-athéisme virulent, mais c’est tout de même un athéisme, rusé car il se voile. L’athéisme est par nature contradictoire : Il dénie l’existence de La Vérité, mais étant un absolutisme, il crée une nouvelle vérité. La laïcité tolère les religions pourvu qu’on les considère comme des expériences subjectives, ne reposant que sur une croyance mythique. Elle interdit tout enseignement public qui oserait contredire sa vision du monde, sous couvert de neutralité.

Réponse de la Bible : Insensé !

La parole de Dieu qualifie d’insensé celui qui ne croit pas en Dieu (héb. nâbâl : le terme signifie aussi stupide, méchant, vil, non pieux)

Au chef des chantres. De David. L’insensé dit en son coeur: Il n’y a point de Dieu! Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables; Il n’en est aucun qui fasse le bien. Psaumes 14:1 

Le terme nâbâl apparaît pour la première fois en :

Est-ce l’Éternel que vous en rendrez responsable, Peuple insensé (nâbâl) et dépourvu de sagesse ? N’est-il pas ton père, ton créateur? N’est-ce pas lui qui t’a formé, et qui t’a affermi? Deutéronome 32:6 

Ce verset confronte le peuple Juifs à la véracité de l’existence de Dieu, en ce que :

  • le nom de Dieu est mentionné: Jahwe = Je suis
  • ce peuple a une naissance donc un Père qui l’a crée,
  • une créature implique un créateur
  • Dieu a formé, accompagné et affermi son peuple :

L’ histoire factuelle et miraculeuse du peuple juif témoigne contre lui et contre nous. La délivrance d’Égypte était promise à Abraham après 400 années d’esclavage, cette délivrance connue comme un fait miraculeux sur toute la terre. Aujourd’hui encore on essaie d’expliquer les 10 plaies d’Égypte par des explications « naturelles ».

La septante (traduction grecque de l’AT afaite au II è s avant JC) utilise ici le terme grec (mōros: stupide, fou) que l’on retrouve dans les Évangiles en Mathieu 7:26 

Et quiconque entend ces miennes paroles, et ne les met pas en pratique, sera comparé à un homme insensé (mōros) qui a bâti sa maison sur le sable; 

La maison de la laïcité est une maison vacillante construite sur du sable. Au plus fort de son credo, certains responsables franc-maçons de la lutte « anti-sectes » regardaient d’un mauvais œil le terme secte, après les attentats de Nice et de Charly hebdo ; elles affirmaient avec audace qu’il ne faut pas confondre secte et religion. Que de confusions et contradictions, quand on refuse de juger le fait religieux malgré ses fruits.

Richard Wurmbrand en prison Liberté de l’enseignement en Europe

En 1848 lors d’un congrès du parti communiste roumain retransmis en direct à la radio, des pasteurs soutenus par l’État confirmaient la liberté religieuse du pays.

Le pasteur protestant, juif messianique, Richard Wurmbrand était présent avec son épouse Sabrina. Sabina m’a dit:

« Richard, lève-toi et lave cette honte de la face de Christ! Ils lui crachent au visage. » Je lui ai dit: « Si je le fais, tu perds ton mari. » Elle a répondu: « Je ne veux pas d’un lâche comme mari. »64

vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. (Jean 8:32)

Il s’est levé, et s’est précisément en dénonçant publiquement l’interdiction de donner un enseignement chrétien aux enfants, qu’il a entamé 14 années de tortures, dans les prisons roumaines.

Il a écrit plus de 18 livres, le plus connu étant : Torturé pour Christ. Des variantes de ses œuvres ont été traduites dans plus de 65 langues. Il a fondé une organisation internationale qui aide les chrétiens du monde entier persécutés pour leur religion.

En France, l’instituteur d’un petit village de (Margencel -74) fût déporté à Dachau pour avoir refusé de faire chanter aux écoliers l’hymne officieux du gouvernement de Vichy :

« Maréchal, nous voilà…
Devant toi, le sauveur de la France
Nous jurons, nous, tes gars
De servir et de suivre tes pas

Tu as lutté sans cesse
Pour le salut commun …
Tu nous as redonné l’espérance …
Ton génie et ta foi …
La patrie renaîtra  »65

Il n’en est pas revenu.

Bien que la liberté de « culte et de conscience » soit garantie en Europe aujourd’hui, un historien désirant conférer à la véracité le poids qui lui revient, ne pourra enseigner de manière objective sur les religions. Devra-t-il s’abaisser à taire la vérité sur diverses religions, y compris celle de la laïcité ?

Qu’en sera-t-il alors au chrétien qui juge un enseignement mensonger et anti-christique ?

L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne. (1Cor 2:15  )

Le catalogue de l’expo-dieu(x) :

La sexualité, selon la laïcité

Le catalogue « Dieu(x) modes d’emploi » présente le sujet ainsi :

— Pourquoi les religions se méfient-elles de la sexualité ? Observons d’abord que toutes les religions ne se méfient pas nécessairement de la sexualité, l’hindouisme tantrique allant jusqu’à l’intégrer dans l’expérience spirituelle. La méfiance est surtout le fait des religions monothéistes, essentiellement du christianisme, qui considère la sexualité comme une pulsion sauvage et égoïste, qu’il convient de brider et de canaliser.

Affirmation gratuite : Aucun texte n’est cité à l’appui de cette déclaration ! Les Écritures ne font pas un tabou de la beauté de l’amour dans toutes ses dimensions, et le présente non comme une pulsion mais comme un acte réfléchi et partagé. (Cantique des cantiques, de Salomon 7:3-10; 8.10)

C’est pourquoi ceux qui sont le plus près de Dieu (prêtres, moines) font vœu d’abstinence sexuelle. Pour le commun des mortels, le contrôle de la sexualité s’exerce aussi bien par l’interdit pur et simple de pratiques sexuelles jugées répréhensibles (adultère, homosexualité, masturbation, inceste), que par la définition de règles strictes de l’activité sexuelle (position licite, règles de pureté du contact sexuel), autorisée uniquement dans le couple marié.

Rappelons les faits : Les prêtres et les pasteurs étaient mariés dans la Bible, le christianisme condamne les sectes et les …

« faux docteurs… prescrivant de ne pas se marier». (1Tim4:1-2).

Jamais les Écritures ne débattent de « position licite ou illicite » du couple marié. C’est seulement l’apanage des sectes66 de se mêler de ce qui se passe dans le lit conjugal. Cette vision laïque dénature gratuitement le judéo-christianisme, en l’assimilant aux hérésies que celui-ci dénonce.

Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous; (Rom 1:22)

Enfin, la pédérastie et l’inceste67 seraient-il déjà devenus naturels selon cette religion laïque qui n’a pas d’interdits ? En cela, elle rejoindrait l’Islam pour conclure :

… Le cas extrême de l’excision montre bien le désir de couper une fois pour toutes le lien entre les deux fonctions de la sexualité, le plaisir et la procréation. (page 217)

L’amalgame laïque veut peindre Dieu comme un rabat-joie. Des gardes-fous relatifs à la sexualité existent pour le bien des enfants, et du couple. Ils sont confirmés par les médecins, services sociaux ou associations humanitaires lorsque la sexualité devient une source d’impureté ou d’asservissement.

Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. (Genèse 1:27 )

Le mot grec (porneia) pour fornication couvre une gamme de péchés qui violent directement la norme éthique68 sexuelle et l’union conjugale de Dieu. Associer la sexualité uniquement au plaisir hédoniste « libre » a un prix familial et social : Le sida, une autre peste, réclame plus de 100’00069 âmes par mois.

Einstein et les athéistes

« Dieu ne joue pas aux dés »

Cette célèbre phrase d’Albert Einstein a été donnée au congrès scientifique de Solvay70 de 1927. Il condamnait l’Athéisme parmi les scientifiques.

« Les athéistes fanatiques sont comme des esclaves qui ressentent toujours le poids de leurs chaînes, qu’ils ont jetées après une dure lutte. Ce sont des créatures qui – dans leur rancune contre la religion traditionnelle comme «l’opium des masses» – ne peuvent pas entendre la musique des sphères. »71

Einstein n’a peut-être pas cherché ni trouvé le Dieu unique et créateur dans l’histoire de son peuple (il était juif) mais a reconnu au moins son existence .

ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste… (Rom 1:19)

Sa motivation scientifique était aussi la suivante :

«Je veux savoir comment Dieu a créé ce monde. Je ne suis pas intéressé par tel ou tel phénomène. Je veux connaître ses pensées, le reste sont des détails. »72

Questionné par un écrivain73 sur sa vision du panthéisme, il avait répondu :

Je ne suis pas un athéiste. Je ne sais pas si je peux me définir comme panthéiste. Le problème en jeu est trop vaste pour nos esprits limités. Puis-je ne pas répondre avec une parabole? L’esprit humain, peu importe son niveau de formation, ne peut pas saisir l’univers. Nous sommes dans la position d’un petit enfant, entrant dans une immense bibliothèque74 dont les murs sont recouverts au plafond de livres en plusieurs langues. L’enfant sait que quelqu’un doit avoir écrit ces livres. Il ne sait pas qui ni comment. Il ne comprend pas les langues dans lesquelles ils sont écrits.

Oui, Dieu a permis que l’homme reconnaisse l’existence de Dieu en observant la création.

Il a fait toute chose belle en son temps; et il a mis le monde dans leur coeur, de sorte que l’homme ne peut comprendre, depuis le commencement jusqu’à la fin, l’oeuvre que Dieu a faite. Ecc 3:11 

Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables! Que le nombre en est grand! (Psaume 139:17 )

Connaître Dieu sans sa Parole est en effet impossible. Cf Pro 30:5-6. Mais ceux qui sont prêt à ouvrir leur oreilles, sauront que Dieu nous a parlé en maintes occasion, par sa création, par les prophètes, par sa main forte qui a guidé et délivré son peuple élu jusqu’à aujourd’hui, et par son fils.

Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde, Heb 1:1-2 

Einstein ne jouait pas aux dés, mais cette exposition est inspirée par des athéistes qui jouent aux dieux, ou avec les dieux.

Conclusion : L’expérience religieuse aujourd’hui.

Le Rubik’s Cube de toutes les religions exprime bien cette vision du monde : Harmoniser les religions des peuples est un jeu, mais c’est aussi le casse-tête pour l’Homme.

Cette exposition internationale présente et enseigne une tentative de « solution pour aujourd’hui » : La laïcité75. Le ou les dieux sont des cases qu’on change de face et qui se laissent manipuler. Il faut s’unir, se « liguer » contre toute « Vérité » qui nous « enchaîne ».


Il faut donc aussi forcément des « modes d’emploi » du constructeur (l’Homme) pour que les peuples se distancent de leurs dieux, que l’on comprend comme fabriqués. On doit apprendre à s’en « servir » de manière harmonieuse dans ses mains.

Le psalmiste répond parfaitement et en tout points à cette vaine tentative de « briser les liens » qu’ont les nations avec Celui qui n’habite pas dans les « temples de mains d’hommes ». Seul son Oint peut apporter la paix du cœur et celle des nations. Soyons « tremblants » sachant que Dieu ne se laisse pas moquer impunément, et recevons ses « instructions ». Heureux seront nos enfants qui se confient en Lui.

Les dieux s’invitent à Genève

Ce sont bien des dieux (Ge 3:5) qui se sont invités à Genève et ailleurs, des hommes guidant, jugeant qui se prennent pour des dieux, s’opposent à l’histoire et à la vérité, et l’enseignent aux autres.

J’avais dit: Vous êtes des dieux, Vous êtes tous des fils du Très Haut. Cependant vous mourrez comme des hommes, Vous tomberez comme un prince quelconque. Lève-toi, ô Dieu, juge la terre! Car toutes les nations t’appartiennent. Psaumes 82:6-8 

… et Dieu dans tout cela?


Le philosophe Régis Debray termine ce catalogue religieux par un long texte, dont nous n’en reproduiront qu’un extrait :

« Et Dieu dans tout cela ?» « Sire, je n’ai pas besoin de cette hypothèse », répondit Laplace à Napoléon qui demandait où il logeait le Père Éternel dans son système. Si l’on veut bien considérer la surface et la profondeur des religions a-théologiques, sans Dieu unique — hindouisme, bouddhisme et confucianisme, sagesses devenues religions à la longue — le mot fameux de Laplace n’a rien de blasphématoire. Ne faisons pas du monothéisme un abcès de fixation, sauf à renoncer à la moindre ouverture de compas.

Serait-ce une manière obscure de parler de la franc-maçonnerie, la grande sœur spirituelle de la laïcité, dont les emblèmes sont l’équerre et le compas ?

Quant au Dieu créateur du ciel et de la terre, dont notre Bible serait en quelque sorte la biographie autorisée en deux volumes (Ancien et Nouveau Testament) …

Cette division en deux « testaments » (alliances) n’est pas intrinsèquement judéo-chrétienne, certains croyants enlèvent la page blanche entre AT et NT de leur Bible. La Bible est un tout, le Dieu du NT est aussi celui de l’AT.

il n’est pas sacrilège d’en esquisser l’histoire et la géographie. Celui qui, à l’abstraite unicité d’Aton, salué comme il convient par Aménophis IV dans son hymne (« Tu es unique et il n’y en a point d’autre »), ajoute la faculté de punir, de consoler et de piquer des colères. Celui donc qui ne se contente pas d’exister mais qui pense à nous, et même à moi personnellement, peut dire à bon droit le chrétien — il est assez facile d’en reconstituer l’état civil, en fouillant la relation évolutive et datée de l’homme à l’Éternel. Sa date de naissance, quoique en discussion, tourne autour de — 600 av. J.-C., celle du Deutero-Isaïe … (page 309)

Nous nous arrêterons ici, ormis que ces propos ne sont pas clairs pour tous, il demeure que la science et l’histoire font défaut, et c’est la plus grande critique que nous ferons à cette exposition laïque, dont le but est d’enseigner des inexactitudes.

Quel honte : L’expo-dieux nie l’histoire
et les découvertes archéologiques

Comment Dieu, … ou même le judéo-christianisme daterait-il seulement de 600 av. J.-C ? Alors que les premières pages de la Bible ont été écrite env. 1400 ans avant J.-C  par Moïse? C’est toute l’histoire du peuple juif qui est remise en cause. Or les enfants d’Israël ont laissé des traces archéologiques76 en Égypte, à Goshen. On y trouve des outils, poteries et tombes israélites (cananaïtes).

La mention la plus importante d’Israël en dehors de la Bible est celle de la stèle de Merneptah (fig. ci dessous). Découverte en 1896 dans le temple funéraire de Merneptah à Thèbes par Flinders Petrie, la stèle est un éloge funèbre au pharaon Merneptah, qui a dirigé l’Égypte après Ramsès le Grand, v. 1236-1223 avant JC.

  • Une courte section à la fin du poème décrivant une campagne à Canaan par Merneptah dans les premières années de son règne est importante pour les études bibliques. Une ligne mentionne Israël:
    « Israël est dévasté, sa semence ne l’est pas. »
    Nous avons ici la première mention d’Israël en dehors de la Bible et la seule mention d’Israël dans les archives égyptiennes.
  • Cela place Israël en tant que nation juste après la conquête de Canaan par Josué (1406 avant JC). (source)


Celui dont le Nom est JE SUIS, est éternel, n’est né ni avec Moïse, ni avec Ésaïe. Sa Parole ne passe pas comme celle des hommes qui veulent le chasser du ciel.

Les plus vieille traces de civilisation écrites, témoignent de la connaissance exacte des principaux récits de la Genèse77, 2500 à 3000 ans avant Jésus-Christ. Les sages qui ont créé les pictogrammes chinois s’y réfèrent. Moïse, ou Ésaïe n’ont rien inventé.

Dieu répond

Il répond à nos vaines pensées et à la l’arrogance du méchant  :

Le méchant dit avec arrogance: Il ne punit pas! Il n’y a point de Dieu! -… Il dit en son cœur: Je ne chancelle pas, Je suis pour toujours à l’abri du malheur! … Pourquoi le méchant méprise-t-il Dieu? Pourquoi dit-il en son cœur: Tu ne punis pas? Psaume 10:4-6, 13 

et c’est une grâce que d’être prêt avant le retour de son Fils.

Pourquoi ce tumulte parmi les nations, Ces vaines pensées parmi les peuples? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils Et les princes se liguent-ils avec eux Contre l’Éternel et contre son oint? – Brisons leurs liens, Délivrons-nous de leurs chaînes! – Celui qui siège dans les cieux rit, Le Seigneur se moque d’eux. Puis il leur parle dans sa colère, Il les épouvante dans sa fureur: C’est moi qui ai oint mon roi Sur Sion, ma montagne sainte! Je publierai le décret; L’Éternel m’a dit: Tu es mon fils! Je t’ai engendré aujourd’hui. Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, Les extrémités de la terre pour possession; Tu les briseras avec une verge de fer, Tu les briseras comme le vase d’un potier.

Et maintenant, rois, conduisez-vous avec sagesse! Juges de la terre, recevez instruction! Servez l’Éternel avec crainte, Et réjouissez-vous avec tremblement. 

Baisez le fils, de peur qu’il ne s’irrite, Et que vous ne périssiez dans votre voie, Car sa colère est prompte à s’enflammer. Heureux tous ceux qui se confient en lui! (Psaume 2)

Le dernier mot de l’expo-Dieu(x) : Une louange au seul vrai Dieu

L’illustration de la dernière page du catalogue est celle d’un chapelet d’une écriture non latine. Il est probable que les éditeurs en ignorent le sens, c’est un chapelet éthiopien 78, dont voici quelques lignes :

Il est descendu du ciel sur terre pour nous sauver. Et nous croyons au Saint-Esprit et rendons grâce au Père et au Fils, qui donnent la vie; Nous croyons aux prophètes par les prières du Très-Haut, nous croyons en une église glorieuse et croyons en un seul baptême, le pardon des péchés et l’espérance de la vie éternelle à venir.

Cette laïcité qui dénigre notre Dieu et nous assaille, nous conduit à nous confier d’avantage en Lui, à L’invoquer dans la persécution, et à Le glorifier.

Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. Apocalypse 3:10 

  • 1270 millions d’habitant, dont 87.2% musulmans et 9.9% Chrétiens. L’Indonésie ne reconnaît pas l’agnosticisme ou l’athéisme et le blasphème est illégal.
  • 2Nous utilisons cette formule « islamiste radical» par commodité, l’islam étant selon ses sources, déjà radical.
  • 3Interview du ministre de la sécurité indonésien : CNN Indonésia 2019-11-26 (youtube D4T7uNfr0Pw).
  • 4Reforme.ch 2 MARS 2020 : tinyurl.com/v5stv2x
  • 5En Israël, un mariage civil est interdit. Un couple juif non religieux ne peut se marier qu’à l’étranger.
  • 6La Chine réécrira la Bible et le Coran pour «refléter les valeurs socialistes» au milieu de la répression de la minorité ouïghoure musulmane- dailymail.co.uk/ 24 dec. 2019. Les croix devaient disparaître du pays. La peste actuelle (cf. Luc 21:11) semble avoir retardé ce projet.
  • 7Affaire Mila : La seconde enquête a été ouverte pour « provocation à la haine raciale », afin, selon le parquet, de « vérifier si les propos tenus sur la vidéo diffusée [par la jeune fille : L’Islam une religion de merde] sont de nature à recouvrir une qualification pénale ou s’inscrivent dans la liberté d’expression reconnue à chacun et constituant un principe à valeur constitutionnelle ». Voir l’article : marianne.net Par Louis Nadau Publié le 29/01/2020 à 12:20. :
  • 8expo-dieux.ch/
  • 9tinyurl.com/syp7gub
  • 10Par société multiculturelles, on entend multi-religieuses.
  • 11Personne n’est sans croyance(s), ces jeunes sont appelés et enseignés à croire à un espoir et à un but communs.
  • 12On peut utiliser le terme endoctrinés, puisque la laïcité a ses dogmes et se définit elle-même comme une religion lors de cette exposition.
  • 13Des chrétiens de langue maternelle arabe viennent du Liban ou d’Égypte en Europe en période estivale pour évangéliser les musulmans d’Arabie Saoudite ou des Emirats, parce qu’il n’est pas possible de le faire dans leur pays respectifs. Certain(e)s musulmans se posent la question : « pourquoi tant de croix dans cette ville, pourquoi la croix ? », ils / elles se convertissent et ont la joie du cœur, quand on les aborde et leur explique l’Évangile. Malheureusement, peu de chrétiens européens participent à cette action, et nous voyons maintenant que les chrétiens nominaux européens préfèrent laisser « vivre en paix » ce microcosme religieux.
  • 14En France, le terme « cités » a d’ailleurs une connotation négative depuis quelques décennies. Ce qui a explosé est surtout une population majoritairement islamique. La qualité de la vie sociale et la sécurité des gens et des biens dans les villes et villages alentours en a été négativement touchée. Un de mes collègues allemand d’origine palestinienne me décrit que le même phénomène a lieu à plus grande échelle en Allemagne, depuis la venue massive de migrants syriens. Nous affirmons cet état de fait non pour attiser de la haine vis-à-vis des musulmans, nôtre devoir étant des les aimer, mais pour décrire objectivement ce que la laïcité nomme malhonnêtement comme « diversité » religieuse.
  • 15 Ce musée est moins connu comme une caverne d’Ali Baba d’oeuvres volés après la révolution, et une glorification de l’Homme. Errata: Nous étions convaincu qu’elle avait 666 carreaux, or c’est une erreur de comptage. 3 faces de 171 carreaux, avec la 4ème ayant 11 carreaux en moins à cause de la porte : 4×171 – 11 = 673.
  • 16Source : Wikipédia en anglais
  • 17Nous étions accompagnés par une famille avec des enfants en bas âge, une des employées à insisté pour que l’enfant de 4 ans n’y assiste pas.
  • 18Catalogue de l’expo « DIEUX MODE D’EMPLOI » p. 271
  • 19worldometers.info/abortions/ 10’553’000 d’avortements on eu lieu en ces 3 mois de 2020 : Janvier à fin Mars. C’est presque le rythme du battement du cœur, 80 enfants avortés par minute dans le monde.
  • 20Que tout soit créé à partir de rien, est une absurdité. La création témoigne de cette erreur « inexcusable »  selon Romains chap.1: S’il y a donc un créateur, il n’est pas le mythe créé d’une religion inventée par l’homme.
  • 21Les religions meurtrières (Champs actuel) (French Edition) . Flammarion. Kindle Edition. ISBN Epub : 9782081389014 : En 2015, dans la collection « Champs », il a notamment publié Dix thèses sur la guerre et Israël. Un portrait historique.
  • 22Amazon présente le livre aînsi : « À l’occasion de l’exposition « Dieu(x), modes d’emploi » qui ouvrira ses portes au public le 23 octobre 2012 à Paris, au Petit Palais, cet ouvrage éponyme offre un aperçu thématique de l’un des rares phénomènes humains véritablement universels : le phénomène religieux. « Divinités », « Au-delà », « Passages », « Cycles », « Cultes », « Voix », « Lieux », « Corps », « Intercesseurs », « Conflits », autant de fenêtres qui permettent d’appréhender toute la richesse des expériences religieuses ou spirituelles contemporaines. Par l’ancien ambassadeur d’Israël en France. »
  • 23Lors de le soirée porte ouverte du … , le « grand-maître » du GODF expliquait que ll’IVG avait été introduite pour éviter des conditions précaires d’avortement mettant en danger la vie de la mère. Il a évoqué les « faiseuses d’anges » du moyen-âge, et la nécessité de rappeler le contexte dans lequel les lois ont été faites, pour que l’on n’oublie pas le contexte positif dans lequel elles ont été travaillées. 80 enfants sont avortés dans le monde à chaque minute.
  • 24NSDAP = Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei  , le parti Nazi d’hitler.

  • 25Idéologie de l’ordre de Thulé: (source wikipédia.fr 2020)
  • « L’idéologie de l’ordre était fondée sur la croyance en l’existence de surhommes et d’une race humaine supérieure : les Aryens, qui auraient vu le jour dans l’hypothétique Hyperborée, centre magique des peuples germaniques. La plupart des membres sont ariosophes ; certains sont initiés à la franc-maçonnerie, même si certaines de leurs idées s’opposent radicalement à celle de la « fraternité universelle » : l’Aryen est dit d’une race humaine d’origine divine, tandis que le Juif est considéré être un sous-homme. »

  • l’ordre de Thulé : (source wikipédia.english 2020) : (en allemand Thule-Gesellschaft) était un groupe d’occultistes… fondé à Munich juste après la Première Guerre mondiale, du nom d’un pays nordique mythique dans la légende grecque. La société est principalement connue comme l’organisation qui a parrainé le Deutsche Arbeiterpartei (DAP; Parti des travailleurs allemands), qui a ensuite été réorganisé par Adolf Hitler en Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP ou Parti nazi). Selon le biographe hitlérien Ian Kershaw, la « liste des membres de l’organisation … se lit comme un « dictionnaire biographique » des premiers sympathisants nazis et des figures de proue de Munich », y compris Rudolf Hess, Alfred Rosenberg, Hans Frank, Julius Lehmann, Gottfried Feder, Dietrich Eckart, et Karl Harrer.

  • 26Catalogue de l’ancienne exposition du musée de Dachau avant 2002, réf.17 :
    Une branche d’un ordre germanique fondé dans le nord de l’Allemagne en 1912 a été créée à Munich en 1918. Au cours de l’été 1918, la succursale de Munich a établi ses bureaux à l’hôtel « Vier Jahreszeiten » et s’est camouflée en « Société de Thulé ». L’Ordre germanique était une loge antisémite secrète, organisée sur le modèle des francs-maçons. Leurs principes étaient les suivants: « Seuls les Allemands de sang pur de troisième génération sont éligibles à l’adhésion; une grande valeur doit être accordée à la propagation des informations raciales; les principes de la « Alldeutsche » doivent être étendus à l’ensemble de la race allemande. – Tout ce qui est non allemand doit être combattu.  » Julius Streicher, Rudolf Hess, Alfred Rosenberg, Gottfried Feder, Dietrich Eckhart et Hans Frank appartenaient à ce cercle de la « Société de Thule ». Un des membres, Karl Harrer, a formé un groupe de travailleurs au sein de l’organisation elle-même pour veiller aux intérêts des travailleurs nationalistes. La fondation du Parti ouvrier allemand a suivi le 5 janvier 1919, Harrer ayant contribué à la planification initiale. Le 12 septembre 1919, le capitaine Mayr, membre de l’état-major du Reichswehrgruppenkommando IV, envoya un agent confidentiel à l’une de leurs réunions. Son nom était Adolf Hitler. « Origine et nature du national-socialisme » par Helga Grebing. » : Source : Catalogue de l’ancienne exposition du musée de Dachau avant 2002, réf.17 – kz-gedenkstaette-dachau.de )
  • 27Friedrich Engels Schriften der Frühzeit: Aufsätze, Korrespondenzen, Briefe … p.20 Springer Verlag, Berlin Heidelberg GMBH, 1920, … aussi dans « Friedrich Engels, Briefe aus dem Wuppertal Geschrieben im März 1839. »
  • 28Voir le livre très bien documenté de Richard Wurmbrand : Karl Max et Satan. Nous l’avons reproduit en 7 articles sur notre site : vigi-sectes.org/karl-marx-et-satan-de-richard-wurmbrand-1-7/
  • 29Plusieurs ex-maçons reconnaîssent que la lumière de l’initiation maçonnique est une lumière luciférienne, mais que seuls les maçons de haut grade le savent. youtube.com/watch?v=VdY8LOjzMVM
  • 30agora-ressources.ch/merveilles/islam.html#
  • 31La seule religion qui n’est pas « vaine » selon la Bible, n’est pas une religion exerçant une office sacrale, à proprement dire, mais est la manifestation des œuvres de celui qui « aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté » (Jacques 1:26-27).
  • 32agora-ressources.ch/merveilles/pdf/MERVEILLES_MUSULMANS_CORRIGE1.pdf
  • 33Sourate 112 en francais : Dis: « Il est Allah, Unique. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus. Et nul n’est égal à Lui. »
  • 34Voir Coran 16:106; 3:28; 9:3; 66:2; 40:28; 2:225; 3:54 et haddiths authentiques Sahih Bukhari 52:269; 49:857; 84:64-65; 32:6303; 50:369, thereligionofpeace.com/pages/quran/taqiyya.aspx
  • 35wikiislam.net/wiki/Allah_le_meilleur_trompeur
  • 36answering-islam.org/Books/Zwemer/God/chap1.htm
  • 37Voir le coran 33:56, ainsi que nos précédents articles dans la RD
  • 38La plupart des informations que nous apporterons dans ce chapitre nous parviennent de nous études précédentes du Coran ou d’un érudit arabisant, en l’occurrence Christian Prince pour la définition des termes : CP est Diplômé de Droit Civil et Canonique islamique (la fameuse Sharia), il possède non seulement les compétences requises d’un juge siégeant dans un tribunal islamique, mais aussi les qualités d’un historien, linguiste et enfin d’un débatteur. Il analyse en profondeur les termes utilisés dans les Coran, les Haddiths et le Tafsir. Il est l’auteur de différent livres : La tromperie d’Allah » et « Le Coran et la science en profondeur » en anglais, et en français « Les secrets du prophète arabe ».
  • 39Ce musulman a accueilli plus de 80 enfants en phase terminale dans le comté de Los Angeles. Mohamed Bzeek dit que l’islam « m’apprend que si quelqu’un a besoin de mon aide et que je peux aider, alors je dois l’aider ». Le Coran a en fait un tout autre discours sur les orphelins et Mahomet a pris l’épouse de son fils adoptif pour femme.
  • 40C’est ce que souhaitent aussi les musulmans en Indonésie, mais aucune loi n’a été faite dans ce sens.
  • 41Prince, Christian. The Deception of Allah Volume 1 (p. 4). Kindle Edition. Traduction par vigi-sectes.
  • 42NDLR : D’autre terme nous interpellent : Alhamdulillah (Coran 1.2) = « Louange à Allah ». Comment Allah peut-il dire « Louange à Allah ». Le Dieu unique parle donc de lui-même à la troisième personne.
  • 43C’est nous qui rajoutons entre crochets des termes pour rendre la question plus explicite.
  • 44Nous ne discuterons pas si montrer ses fesses en direction du temple de Jérusalem pour adorer une pierre noire en forme de vagin, est une réelle « louange » au Dieu de Moïse, Joseph, David et Salomon.
  • L’histoire et la science dérangent les sectes. Mais le judéo-christianisme repose sur un livre de connaissance du passé et du futur que l’histoire ne dérange pas.
  • 45Seule la laïcité est autorisée à l’école. Voir reseau-canope.fr/les-valeurs-de-la-republique/enseignement-laique-des-faits-religieux.html
  • 46… mais faisant un dieu de l’idéal commun de l’Homme, soudé par une initiation en une religion.
  • 47 Régis Debray, L’enseignement du fait religieux dans l’école laïque. Odile Jacob, 2002, pp. 43-44
  • 48De leur côté, les autorités françaises, prenant acte du lien possible entre une interprétation radicale du Coran et le djihadisme armé, adoptent, dans le cadre de l’état d’urgence, des mesures qui, pour lutter contre ce dernier, portent immédiatement atteinte à la liberté religieuse. https://www.cairn.info/revue-civitas-europa-2016-1-page-179.htm#no1
  • 49Voir l’interview : Les Frères musulmans vers le califat mondial – Le Zoom – Alexandre Del Valle. youtu.be/BVSpgYUzpdE . Des documents des Frères musulmans ont été trouvé après le 11 septembre, décrivant la planification de la conquête de l’Europe.
  • 50… comme l’apologète Islamique Zakir Naïk aui affirme utiliser les lois européennes pour défendre l’Islam jusqu’à ce que la Sharia rentre en puissance. Youtube « Controversial Preacher Zakir Naik speaks to the Newsmakers ».
  • 51Liberté de conscience, ne signifie pas liberté d’expression, ni d’enseignement public.
  • 52En pratique, la liberté de culte est toutefois compromise en Europe. Certaines associations chrétiennes sont plus ou mois bloquées dans leurs activités pour des raisons discutables (normalisation des bâtiments). En Italie, des dizaines d’Églises non catholiques et des mosquées ont reçu l’ordre de fermer dès 2017 (crossword.org letter of Milan, du 6 dec. 2017), avant qu’une plainte des musulmans soit faite à un niveau national, permettant leur réouverture. En France, à Cergy St Christophe (95), dans les années 90, les chrétiens évangéliques ne recevaient pas d’autorisation pour construire une Église sur un terrain qu’ils projetaient d’acheter. Cette nouvelle était rapportée comme avec contentement par les autorités laïques, qui précisaient que l’Islam lui, s’intégrait beaucoup mieux. Quelques années plus tard, les autorités locales ont autorisé la construction d’une immense mosquée et le terrain a été offert. Aujourd’hui, la banlieue de Cergy St-Christophe est métamorphosée, il n’y a plus la sécurité d’antan pour s’y promener la nuit.
  • 531) C’est, en effet, à la demande insistante du président Chirac que la référence aux « racines chrétiennes » de l’Europe a finalement été retirée en 2004 du projet de préambule de la Constitution européenne. (la-croix.com 2019-09-27-1201050439)
  • 54Macron, Emmanuel. Révolution (Hors collection) (French Edition) . XO. Kindle Edition. : « Cette France, républicaine par nature, qui est la nôtre, a des ennemis. Les républicains ne peuvent jamais faire l’économie de les nommer. Ces ennemis si divers ont tous en commun d’être des rêveurs – mais des rêveurs parfois criminels –, des puritains, des utopistes du passé. Ils croient détenir une vérité sur la France. »
  • 55Nous rebâtirons Notre-Dame, parce que c’est ce que les Français attendent. Parce que c’est ce que notre histoire mérite. C’est notre histoire, notre littérature, notre imaginaire, le lieu où nous avons vécu tous nos grands moments, nos épidémies, nos guerres, nos libérations, c’est l’épicentre de notre vie, …C’est tant de livres, de peintures. C’est une cathédrale qui est celle de toutes les Françaises, et de tous les Français, même ceux qui n’y sont jamais venus.
  • 56Membre dirigeant du Parti socialiste (PS), il est ministre de l’Éducation nationale dans le gouvernement Ayrault1 de 2012 à 2014. Il est député européen de 2004 à 2012, puis à partir de 2014. Il est l’auteur d’un livre, « refondons l’école ».
  • 57Par AFP, Publié le 2 septembre 2012 , rapporté par lefigaro.fr
  • 58youtube : « Vincent Peillon 3 – C’est quoi la laïcité ? » Source : Camille Tassel, le monde des religions.
  • 59La Révolution française n’est pas terminée (Seuil, 2008) : – voir aussi christianophobie.fr/breves/vincent-peillon-delirant-antichretien-et-ministre#sthash.ZAmsFg3t.dpuf
  • 60Interview : youtu.be/3WNuugFF7Gg Vincent Peillon n°2 – La laicité: une religion ?
  • 61Une religion pour la République : la foi laïque de Ferdinand Buisson, Vincent Peillon, éd. Seuil, 2011 (ISBN 2-02-098521-7), p. 277
  • 62Youtube: « Vincent Peillon 3 – C’est quoi la laïcité ? » http://www.laplumeagratter.fr/2012/09/05/la-morale-laique-de-vincent-peillon-ou-la-franc-maconnerie-imposee-a-nos-enfants/
  • 63Vincent Peillon lefigaro.fr le-nouveau-pouvoir-des-francs-macons.
    Le « Grand Orient » a une réputation d’athéisme.
  • 64Richard Wurmbrand, Tortured for Christ (Torturé pour Christ)
  • 65Chanson de 1941 à la gloire du maréchal Pétain que les écoliers de la France occupée devaient chanter. Au moment de la déclaration de la chanson à la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique, celle-ci décèle une « parenté évidente » avec une composition de Casimir Oberfeld, … Juif,… qui a été l’un des premiers ayants droit de la SACEM à la veille de l’occupation allemande, il perd sous le régime de Vichy le droit d’y déposer des œuvres et la possibilité de toucher ses droits d’auteur. Déporté à Auschwitz … il meurt lors d’une « marche de la mort » en 1945. (source wikipédia)
  • 66Les témoins de Jéhovah dans leur réponse aux lecteurs, disent ce qui est licite ou pas, dans le couple : wol.jw.org/en/wol/d/r1/lp-e/1978130 .
  • 67Le sage musulman Qurtubi mentionne que l’inceste est parfois autorisé, si la fille est issue d’un adultère :answering-islam.org/Shamoun/incest.htm
  • 68La Bible fournit des détails clairs sur l’éthique sexuelle et décrit même l’idéal de Dieu pour le mariage, à savoir un homme et une femme s’unissant en une seule chair (cf. Matthieu 19: 1-9; 1 Corinthiens 7: 1-5).
  • 69worldometers.info/aids/ : Plus de 440’000 morts du Sida du 1er janvier au 5 avril 2020. Les données sont de l’OMS.
  • 70Einstein : « Gott würfelt nicht ». Les Instituts internationaux de physique et de chimie, à Solvay en Bruxelles, ont été fondés par l’industriel belge Ernest Solvay en 1912. Les instituts coordonnent des conférences, des ateliers, des séminaires et des colloques consacrées à des questions ouvertes en physique et en chimie. (Wikipédia english).
  • 71goodreads.com/quotes/528444
  • 72goodreads.com/quotes/8409238
  • 73interview publiée dans le livre « Glimpses of the Great » de George Sylvester Viereck (1930). (en.wikipedia.org/wiki/Religious_and_philosophical_views_of_Albert_Einstein )
  • 74Je me souviens d’un rêve lors d’une retraite chrétienne internationale, similaire à cette bibliothèque du monde d’Einstein, mais dont l’issue est différente: C’était une grande bibliothèque, concentrique dont les étagères hautes et larges pointaient toutes vers un espace centrale. Les hommes apparaissaient dans le cercle du centre, les uns après les autres, puis s’aventuraient au hasard vers les rayons. Rapidement épris des sciences qu’il consultaient (mathématiques, physiques, biologie, etc.) il y passaient leur vie, confinés entre deux rangées d’étagères. C’était bientôt mon tour de devoir aller au centre, et de choisir mon chemin. Je me suis alors dit : « Je ne ferai pas comme les autres qui passent leur vie au même endroits, je vais d’abord faire le tour de cette bibliothèque, avant de choisir une science en particulier. » J’ai alors levé les yeux, et vu que les rangées de livres allaient à l’infini. Même une vie entière ne suffirait pas pour en faire le tour. Je me suis alors dit : « Je m’occuperais des gens qui lisent les livres, et pour cela, je n’ai besoin que d’un livre ». En tant que chrétien et scientifique, je suis convaincu que c’est La Bible, dont ont besoin les scientifiques pour leur vie.
  • 75Cette religionmets l’homme au centre, elle a pour grande sœur la franc-maçonnerie. Jules Ferry qui était maçon a dit : « Je veux une école sans Dieu »
  • 76https://patternsofevidence.com/ The David Rohl Lectures – Part 2
  • 77Nous recommandons le livre en Anglais qui traite du sujet : the Discovery of Genesis, Ch Kang and Ethel Nelson. Nous avons vérifié la véracité des informations apporté auprès de chinois et taïwanais maîtrisant le chinois classique.
  • 78Nous avons fait une traduction approximative avec Google translate pour reconnaître l’origine de ce chapelet : orthodoxe en amharique. Celui-ci comporte aussi une invocation hérétique à la vierge Marie. 43,5 % de la population éthiopienne est membre de l’Église éthiopienne orthodoxe ;