2021-09-29, Traduit de l’anglais par Vigi-Sectes.
Nous avons ajouter une conclusion et un commentaire en bas de page relatif au conflit entre la psychologie populaire et le christianisme.


Il est vrai que les enfants qui allaient à l’école à Domino [Servite] vivaient dans une peur constante car ils étaient souvent battus pour des petites choses, comme avoir tapé des mains pendant une représentation théâtrale, danser sur une chanson, écouter de la musique en rythme, se réjouir de la défaite d’une équipe d’aînés de netball (un sport comme le basketball) , parler à une fille ou à un garçon, et bien d’autres choses encore…

Khulekani Mathe (ancien membre de Kwasizabantu) [1]

Ce n’était pas des cachotteries. C’était des coups… Ce n’était pas une, deux, trois gifles. Il continuait jusqu’à ce que tu commences à pleurer ou que tu arrêtes de pleurer

Tabita van Eeden (ancien membre et fille du prédicateur de Kwasizabantu) [2].

Les adultes (parents, enseignants, collègues de travail/prédicateurs, autres parents) placés sous l’autorité des enfants sont essentiellement les représentants du Dieu vindicatif de Kwasizabantu sur terre. Je dois préciser d’emblée que je ne crois pas que tous les adultes/parents soient intrinsèquement sadiques. [NDLR: un père, ex membre de KSB France nous a relaté, le cœur encore lourd, avoir frappé/puni sa fille à contrecœur et n’ayant pas aimé le faire du tout]. La tragédie, c’est que beaucoup d’entre eux sont des personnes gentilles et décentes qui ont subi un lavage de cerveau pour croire au Dieu malveillant de Kwasizabantu. Plus encore, ils ont adhéré à la philosophie de Kwasizabantu en matière d’éducation des enfants, considérant qu’il s’agit d’un élément essentiel de la vie parmi les chrétiens “réveillés”. Cependant, selon les allégations qui émergent, certains des adultes placés sous l’autorité des enfants ont fait preuve d’un niveau de sadisme qui allait au-delà d’une ferveur religieuse malavisée.

Après avoir établi une vision du monde dans laquelle un Dieu vindicatif et omniscient est la réalité ultime, les dirigeants de Kwasizabantu ont entrepris de s’assurer que cette vision était renforcée de manière beaucoup plus tangible et pratique dans la vie des enfants dont ils avaient la charge. Il est probablement apparu dans la première partie de cette série que le Dieu de Kwasizabantu n’est pas facile à apaiser et qu’il exige de ses adeptes le respect d’un ensemble de règles très spécifiques pour garantir la poursuite du “réveil”. Bien que cela s’applique certainement aux adultes aussi, les règles étaient appliquées dans la vie des enfants d’une manière particulièrement brutale.

En parlant à ceux qui ont été élevés à Kwasizabantu, un thème commun émerge très rapidement : une peur intense des personnes en charge de l’autorité a été inculquée car ils étaient soumis à un ensemble de lois très strictes avec des punitions horribles pour le moindre écart. Les Kwasizabantu eux-mêmes ne s’en sont pas cachés. Même le code de conduite de l’école Domino Servite comporte des stipulations très troublantes. Il est important de réaliser que cela va bien au-delà des attentes raisonnables en matière de comportement que l’on pourrait trouver dans toute école chrétienne normale. Jay Roderick le décrit de la manière suivante :

Ensuite, il y avait les règles sans fin. Il y avait une règle pour tout ce à quoi vous pouvez imaginer. Et toutes ces règles étaient chargées de la pleine rétribution de Dieu. Les Vêtements. le Parler. Les cheveux. La pilosité faciale. A qui ne pas parler. Saluer. Prier. Conseiller. Les relations. La littérature. Musique. Etc. De nombreuses règles n’étaient pas écrites, on ne les découvrait que lorsque commençait les ennuis. [3]

Il est évident qu’aucune partie de la vie d’un enfant n’était épargnée par l’éthique de la mission. Lorsqu’il est soumis à ce type d’examen, un enfant commence à se perdre et à perdre son identité, devenant simplement un autre pion dans la machine qu’est le “reveil” à Kwasizabantu. Les caractéristiques essentielles qui rendent chaque enfant unique sont ignorées. La conformité et l’uniformité sont à l’ordre du jour. Pour l’enfant pétillant et extraverti, cela a créé des difficultés évidentes, et le seul recours était de se retirer et de supprimer sa personnalité. Le besoin d’éviter d’être le centre d’attention par peur d’être puni s’incruste profondément dans la psyché de l’enfant. Erika Bornman écrit :

Allons un peu plus loin avec notre jeune enfant. Pour faire face à ce monde étranger et hostile dans lequel elle se trouve soudainement, elle aurait besoin de se replier sur elle-même. On lui apprend que tout ce qui est humain est un péché. Même l’amitié. [4]

L’enfant introverti et sensible n’a qu’à regarder avec horreur et faire tout ce qui est en son pouvoir pour passer inaperçu. Malheureusement, les effets de cette violence psychologique persistent à l’âge adulte dans la plupart des cas. Un article de News24 sur Tabita van Eeden (cité au début de la deuxième partie) met en évidence l’anxiété, la dépression et le trouble de la personnalité borderline dont elle souffre encore bien des années plus tard. Dans une interview accordée à News24, elle déclare :

Quelqu’un m’a demandé : “Quels sont vos bons souvenirs d’enfance ?”… et j’ai répondu : “Je n’en ai aucun”… C’était tellement régimenté, vous deviez tout faire à leur façon, à leur heure. Ils jouent avec votre tête”.2

Vers qui un enfant peut-il se tourner avec un Dieu hostile au-dessus de lui, une hiérarchie d’autorité hostile autour de lui et (comme on le lui rappelle souvent) un enfer hostile en dessous de lui ? Il est important de se rappeler que toutes les règles imposées aux enfants à Kwasizabantu sont prétendument dirigées par Dieu. Toute remise en question, tout écart ou toute rébellion constitue donc une agression contre les adultes qui détiennent l’autorité et contre le Tout-Puissant lui-même.

L’aspect le plus troublant de l’application de ces règles par les adultes en charge est la punition infligée aux enfants qui ne les respectent pas. Dans de nombreux cas, cela prenait la forme de sévères sévices physiques sous forme de coups. Pas une discipline corrective raisonnable et modérée comme certains l’ont suggéré. Des passages à tabac horribles qui ont laissé à beaucoup des cicatrices physiques et psychologiques permanentes. Même le panel nommé par la mission elle-même pour enquêter sur les allégations a reconnu que les coups donnés aux enfants de la mission étaient “vicieux”. L’ancien membre du KSB Simphiwe Mhlebela a témoigné devant la CRL en déclarant que les enfants étaient “battus jusqu’à ce qu’ils fassent pipi dans leur pantalon”[6]. [En raison de l’échec de la délimitation de l’école en tant qu’entité distincte de la mission, ces punitions brutales auraient été partagées par les enseignants et les parents. Un autre ancien membre qui a témoigné à la LCR est Sibonelo Cele. Parlant de la manière dont les châtiments corporels étaient administrés, il a déclaré :

Cela se faisait par subterfuge. Les parents étaient obligés de donner l’autorité parentale à Kwasizabantu pour administrer des châtiments corporels dans le cas où ils souhaitaient que leurs enfants poursuivent leur éducation sur la mission. Sinon, le DSS expulse l’enfant même pour des délits sans conséquence. Les coups étaient administrés avec un tuyau en plastique de plomberie. Souvent, vous ne saviez pas combien de coups de fouet vous alliez recevoir. De plus, ils étaient infligés pour des comportements nébuleux tels qu’une allégation selon laquelle vous êtes obstiné, de mauvaise influence, que vous marchez avec arrogance, ou que vous n’avez pas confessé vos péchés depuis un certain temps. [7]

En laissant de côté pour un instant le traumatisme physique évident, il convient de contempler les effets psychologiques de cet environnement. Même s’ils parvenaient à échapper aux coups, ils étaient forcés de vivre dans un environnement où la menace de ce type de brutalité était une réalité omniprésente. Les adultes en position d’autorité étaient à craindre. Sans compter que, selon certains rapports, les coups étaient portés devant d’autres élèves afin de garantir une humiliation maximale à la victime et de dissuader les autres enfants de mal se comporter. Certains anciens membres de Kwasizabantu ont parlé de leurs luttes permanentes pour atteindre un endroit dans la vie où ils sont à la hauteur des attentes des gens qui les entourent, à cause de leur enfance dans cet environnement.

Les parents, même de jeunes enfants, étaient convaincus qu’en étant durs et sans amour, ils faisaient ce qu’il y avait de mieux pour l’enfant. Je me souviens avoir observé un garçon de 3 ou 4 ans qui faisait tout son possible pour rester assis tranquillement pendant un service religieux fastidieux. De toute évidence, il était satisfait de ses efforts car il s’est tourné vers sa mère pour lui demander s’il avait été sage. La réponse rapide de sa mère fut “non” et son visage se décomposa. La peur de l’autorité parentale est courante.

Lorsque j’ai passé du temps à la mission en 1996, on s’est occupé de moi dans ce qui était essentiellement l’équivalent d’un programme de garde d’enfants, car ma mère travaillait à Radio Khwezi. À une occasion, mon panier-repas a été prise par un garçon zoulou, âgé de 4 ou 5 ans. Inévitablement, ses actions ont été rapidement découvertes. “Er hat Teufel” (“il a un diable en lui”) fut le verdict de la femme qui avait apparemment été jugée suffisamment compétente pour surveiller de jeunes enfants. Vraiment ? Un petit garçon qui a été tenté par une panier-repas est maintenant possédé par le diable ?

En plus de la violence physique à laquelle les enfants étaient soumis par les personnes en position d’autorité, l’humiliation et la violence psychologique étaient les principales formes de victimisation. Bornman et Roderick racontent tous deux que des enseignants de l’école ont menacé de couper les mains des enfants en guise de punition psychologique. Des allégations ont également été faites selon lesquelles des enfants étaient obligés de porter des signes humiliants autour du cou ou de se tenir debout dans un lieu public en guise de punition. Roderick se souvient d’un exemple de ce genre :

Une autre enseignante a annoncé lors de l’assemblée que les parents d’un des enfants de l’école n’avaient pas payé leurs frais de scolarité, elle a donc obligé cet enfant à se tenir debout dans le couloir où passaient tous les autres enfants de l’école afin que l’enfant puisse être correctement embarrassé. C’est la punition ancienne appelée la risée : certainement pas acceptable dans les écoles du 21e siècle [3].

Mes sœurs ont brièvement fréquenté l’école Domino Servite à Kwasizabantu et se souviennent d’enfants obligés de s’agenouiller sur le trottoir dans les zones publiques et même d’une fille qui a été obligée de porter une queue et un signe autour du cou disant “Je suis une rapporteuse”. Celimpilo Malinga relate également un événement où un garçon a été humilié en étant obligé de se tenir debout sur la scène, ce qui lui a fait mouiller son pantalon [8].

Malheureusement, l’humiliation publique n’a pas cessé lorsque les enfants sont devenus adultes. Cela était particulièrement vrai pour ceux qui quittaient la mission ou s’y opposaient. Certains anciens membres ont subi l’indignité d’avoir à entendre leurs propres parents nier toutes les allégations contre la mission dans des retransmissions publiques en direct lors des audiences de la LCR. D’autres ont été pris pour cible dans des vidéos disponibles sur Youtube. Erika Bornman, par exemple, a été publiquement humiliée du haut de la chaire de KSB, non seulement par des prédicateurs mais aussi par sa propre mère. Est-ce vraiment là le fruit de l’Esprit de Dieu ?

On a même appris aux enfants de Kwasizabantu à craindre leurs amitiés dans le contexte de l’autorité, en raison de la culture omniprésente de la “délation” qui y est encouragée. L’un des chapitres de “Mission de la Malice” d’Erika Bornman s’intitule “Les mouchards n’ont pas de points de suture” (Snitches don’t get Stitches). Elle souligne à quel point cette pratique était répandue et destructrice. Elle écrit :

… les amis … ne sont pas des amis à KwaSizabantu, pas de la manière dont les amitiés fonctionnent dans le monde réel. [NDLR: Un témoignage similaire nous a été donné en France] Nous ne pouvons pas vraiment nous confier l’un à l’autre. Je ne peux pas lui parler des choses qui me dérangent, et elle ne peut pas me dire ce qui la dérange. Si je suis au courant du péché d’une amie et que je ne le lui dis pas, je suis aussi coupable qu’elle. Il en va de même pour elle. Et si nous ne parlons pas, si l’un d’entre nous est découvert et qu’il s’avère que l’autre était au courant, nous subissons tous deux le même châtiment. Comment pouvez-vous faire confiance à vos amis ? Ils peuvent être d’accord avec vous aujourd’hui pour dire que quelque chose est bizarre ou mauvais ou étrange ou risible, mais dans deux semaines, ils pourraient être assis dans un service religieux et dieu pourrait leur parler et leur montrer l’erreur de leur chemin. Et alors ils iront confesser cette conversation que vous avez eue. Et vous aurez de gros problèmes. L’art de la délation est codifié dans le code de conduite de la Domino Servite School. Dans une sous-section (“Comportement attendu”) de la section 9 (“Administration des récompenses et des punitions”) du code de conduite de 2019, nous trouvons : – Dévoilement d’un comportement non conforme – Admettre une faute avant de l’exposer. La course est lancée. Votre ” comportement non conforme” sera-t-il exposé avant que vous ne l’ayez admis ? Il faut reconnaître à la commission scolaire le mérite d’être des étudiants en histoire. Dans les camps de la mort de la Seconde Guerre mondiale, les gardes comptaient sur les kapos (les Funktionshäftling) et les informateurs pour les aider à garder le contrôle sur leurs prisonniers. Moucharder ou être mouchardé. Voilà vos choix. [9]

En plus de l’abus physique et psychologique évident des enfants, une sérosité malsaine imprègne le traitement des enfants par les personnes en autorité. L’accent mis sur l’éducation des enfants était presque exclusivement centré sur la discipline des enfants. Une “blague” récurrente parmi les jeunes parents de la branche australienne de Kwasizabantu était que l’acronyme qui désignait le trouble du déficit de l’attention (TDA) signifiait en réalité le manque de discipline des adultes. Tout problème émotionnel ou comportemental chez les enfants était supposé être le résultat d’une éducation parentale défectueuse qui était toujours réduite à un manque de sévérité et de discipline. La douceur, la gentillesse, l’amour et l’affection envers les enfants étaient relégués à une place de peu d’importance. Heureusement, certains parents, comme ma propre mère, étaient suffisamment sensés et attentionnés pour ne pas tenir compte des extrêmes auxquels Kwasizabantu se livrait dans sa vision de l’éducation des enfants. L’amour, l’affection et l’encouragement à la réussite étaient les principes primordiaux dans notre foyer, bien que ma mère ait parfois rencontré une légère opposition de la part des membres de l’église. Les enfants d’autres familles n’avaient pas cette chance.

[NDLR: Le dieu de KSB, de racines occultes, diffère de Jésus selon la Bible, qui est bon avec les enfants : voir Marc 10:14  et Jésus, voyant cela, en fut indigné, et leur dit: Laissez venir à moi les petits enfants; ne les en empêchez pas; car à de tels est le royaume de Dieu. ]

D’un point de vue psychologique, l’insistance constante des autorités sur les défauts et les péchés présumés des enfants signifie qu’ils grandissent avec un sentiment d’identité presque inexistant. L’anxiété et l’insécurité sont la norme, et les tâches simples peuvent sembler écrasantes en raison de la peur omniprésente d’échouer ou de faire quelque chose de mal. Tout comme le conditionnement psychologique découvert dans l’expérience du chien d’Ivan Pavlov, les enfants qui ont grandi au KSB ont été conditionnés pour répondre aux stimuli d’une certaine manière. Même s’ils parviennent à sortir de la mission, le conditionnement est presque impossible à surmonter complètement car il a été développé pendant leurs années de formation.

[NDLR: Des témoignages multiples nous sont parvenus récemment de différents milieux sectaires ou violents, montrant qu’une vie nouvelle en Christ est possible. Une personne meurtrie dans sa jeunesse, peut retrouver la joie. Mais chacun a son chemin guérison, qui peut être plus ou moins long. Les souvenirs et des traces restent mais appartiennent au passé. 2Cor 5:17  Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. ]

Pour conclure cette partie, j’aimerais attirer l’attention sur une citation d’un sermon très récent prononcé à Kwasizabantu par le Dr Albu van Eeden. Sa fille a déjà été citée, partageant son point de vue. Son père a déclaré ce qui suit lors d’un service le 5 septembre 2021 :

Puis-je dire ceci aux jeunes, aux enfants qui sont parmi nous ? Dieu prend très au sérieux vos jeux – ce que vous dites et faites. Ne pensez pas que nous ne faisons que jouer, nous ne sommes que des enfants. Dieu a pris les actions d’Ismaël tellement au sérieux qu’il a fini par être chassé. Il a perdu son père. Pour le reste de sa vie, il a vécu sans père. À quoi jouez-vous, les enfants ? De quoi parlez-vous ? Que dites-vous lorsque vous jouez ? Que faites-vous ? Est-ce que vous vous énervez ? Faites-vous des choses dégoûtantes ? En as-tu parlé à la lumière ? Avez-vous demandé le pardon de Dieu ? [10]

Je laisse au lecteur le soin de décider si ses paroles suggèrent une atmosphère sûre et aimante pour l’éducation des enfants.

Nous avons vu que les structures d’autorité à Kwasizabantu – les prédicateurs/collègues, les enseignants de l’école et les parents – étaient tous activement impliqués dans l’environnement régimentaire qui instillait la peur chez les enfants. Je donne le mot de la fin au psychologue (et ancien membre des Frères exclusifs). Dr Jill Mytton :

J’ai peur pour les enfants d’aujourd’hui. J’ai vraiment peur pour eux. Les enfants des Frères exclusifs ou les enfants de n’importe quel autre groupe qui est aussi fermé que cela, et aussi pathogène que cela. Parce que maintenant, ils n’ont pas seulement leur vie à la maison et leur vie à l’église, mais ils ont maintenant leur vie à l’école, les trois… domaines importants de leur vie, tous leur donnant le même message : qu’ils ne valent rien.” [11]

(A suivre : Partie 3. La peur de soi, Partie 4. La peur du monde extérieur)


  • [1] Mathe, Khulekani. “Aucune tombe n’est assez profonde pour enterrer la vérité”. Ksb-alert.com, 2000. No Grave is Deep Enough to Bury The Truth | KSB Alert (ksb-alert.com) Consulté le 19 septembre 2021.
  • [2] Petersen, Tammy. “‘It Was Hell’- daughter of Kwasizabantu preacher speaks out about abusive childhood”. News24, 2021. https://www.news24.com/news24/southafrica/news/it-was-hell-daughter-of-kwasizabantu-preacher-speaks-out-about-abusive-childhood-20210514 Consulté le 19 septembre 2021.
  • [3] Roderick, Jay. “Les orphelins de la mission de KwaSizabantu”. Blog de Jay Roderick. https://jayroderickblog.wordpress.com Consulté le 19 septembre 2021.
  • [4] Bornman, Erika. Mission of Malice. Penguin Random House Afrique du Sud. Kindle Edition, 2021.
  • [5] Le Mottee, Peter. Shazi, Kumbu. ” Rapport d’enquête sur les allégations contre la mission Kwasizabantu par le groupe indépendant “. 2020.
  • [6] Karrim, Azarrah. “‘Beaten until they peed in their pants’- Former Kwasizabantu member testifies at CRL Commission” News24, 2020. https://www.news24.com/news24/SouthAfrica/News/beaten-until-they-peed-in-their-pants-former-kwasizabantu-member-testifies-at-crl-commission-20201015 Consulté le 19 septembre 2021.
  • [7] Singh, Kaveel. “Kwasizabantu : Boys sodomised and girls forced to reveal thighs for beatings, CRL commission hears”. News24, 2020.https://www.news24.com/news24/SouthAfrica/News/kwasizabantu-boys-sodomised-and-girls-forced-to-reveal-thighs-for-beatings-crl-commission-hears-20201029Accessed 19 septembre, 2021.
  • [8] News24. “Documentaire : Exodus “. News 24, 2020. https://specialprojects.news24.com/exodus-kwasizabantu/ Consulté le 19 septembre 2021.
  • [9] Bornman, Erika. Mission of Malice. Penguin Random House Afrique du Sud. Kindle Edition, 2021.
  • [10] Site Web de Kwasizabantu : ” Service du dimanche 5 septembre 2021 : S’efforcer de faire preuve de discernement “. Ksb.org.za, 2021. https://www.ksb.org.za/sermons/sunday-service-5-september-2021/ Consulté le 19 septembre 2021.
  • [11] Mytton, Jill. Interview de Jill Mytton – Richard Dawkins. Fondation Richard Dawkins pour la Raison et la Science, 2009. https://www.youtube.com/watch?v=GXA7GA9yntc

[NDLR: Discussion et remarques de Vigi-Sectes:

Analyse de la cause

La peur est un outil classique de Satan pour nous détruire. Le leadership de KSB étant saturé de doctrines démoniaques de par le spiritisme d’une pseudo-prophétesse, il n’est pas étonnant que les visites au “ciel” de celle-ci aient ramené des méthodes de punition, d’asservissement et de peur. Un jeune Français nous a témoigné qu’il confessait ses péchés plusieurs fois par minutes, lors d’une ballade en montage, pour être sur de ne pas risquer sa vie en ayant encore des péchés non confessés. Or, une doctrine biblique saine donne l’assurance du Salut, et non une peur de l’enfer à chaque pas. Cf. 1 Jean 5:12-13; Jean 5:24; Jude 1:24; Rom 8:16; Heb 7:25; Jean 10:29; Eph 4:30; Jean 6:47.

Sachons reconnaitre la racine du mal d’un mouvement occulte, comme nous le rapporte un ex-membre de KSB ayant tenu une hautes positions:

les amis là-bas ne réalisent pas la puissance de la sorcellerie qui a provoqué ce sectarisme et qui nous a tous influencés d’une manière ou d’une autre. 

Qu’on ne se trompe pas, ce n’est pas un christianisme “étroit” qui est en cause ici, mais au contraire, un paganisme large jusqu’au spiritisme, déguisé en religion pieuse, que le judéo-christianisme condamne au plus au point : la divination, les contacts avec des esprits (Deutéronome 18:10-12; 1Co 10:20; 1Ti 4:1).

Remarque sur le mot de la fin cité en note 11:

Cette interview de Dr Jill Mytton + Richard Dawkins critiquant au même titre le sectarisme et la foi en Christ, mérite un commentaire, car le sujet est subtile. Richard Dawkins quand à lui est un prosélyte de l’athéisme réputé. Sa position se montre constamment “exclusive” envers chrétiens ouverts au dialogue. Il amalgame sectes exclusives et toute profession de foi chrétienne ou islamiste (video minute 42:00). Il s’affiche avec dogmatisme comme ennemi de la foi chrétienne, et en particulier des croyants professant la doctrine biblique de la nouvelle naissance (Eze 36:26; Jean 3:3-6; 1Jean 5:1).

Selon ses termes, une “approche scientifique et raisonnable” ne peut nier à notre avis qu’une saine crainte (de la punition, du danger) peut sauver une vie. Toute éducation en ce sens n’est pas à proscrire, si elle est vraiment équilibrée.

Le Dr Jill Mytton, apparemment devenue athéiste après sa sortie des frères exclusifs britanniques, rejette la véritable nature de la foi chrétienne, c-à-d la relation possible avec un Dieu aimant. Il n’y a

Elle ne parle que de “religions”. Certaines de ces remarques sont tout à fait pertinentes (47:50), comme le fait que beaucoup de croyants manquent de largeur d’esprit dans leur réflexions et ne permettent pas suffisamment de dialogues (ou remises en cause) entre eux et vers l’extérieur, alors que les Ecritures nous laissent cette largeur (Gal 5:20, le leadership selon le NT est toujours multiple (les anciens), la langue hébraïque pauvre en vocabulaire offre la richesse d’une multitude de nuances, etc.

Dr. Mytton amalgame le Coran et la Bible, et manque visiblement de recul sur le sujet !?! Elle amalgame le sectarisme qu’elle a connu (43:50; 48:50; refus des questions d’enfants, refus de laisser choisir) et un enseignement biblique équilibré laissant le choix (Ge 3:6; De 30:19; Mat 19:22). Elle affirme que la foi biblique s’oppose par essence aux questionnements (44:55) et à la réflexion – Cf. Gen 3:1, 9; Ecc 3:9; Ecc 4:11; Ecc 4:17; Ecc 6:6-8; Ecc 7:16-17; Ecc 8:4; Ecc 12:1; Ecc 12:3; Job 35:2; Job 35:6-7; Job 36:21; Job 36:24; Job 37:15-20; Job 38:4-5; Job 38:12; Job 38:16-35; Job 39:1; Job 39:4-5; Job 39:12-15; Job 39:23; Job 39:35; Job 40:3-5; Job 40:20-26 ; Pro 30:4; Mat 7:8; Jacques 1:5; Esaïe 55:1-6; etc. etc .).

Tout comme elle, certains membres de KSB traumatisés (en pire) ne connaissent pas le Dieu de la Bible, et ne croient plus en rien. Comme elle, ils ignorent la signification biblique de nouvelle vie en Christ.

Enfin, l’athéisme est une “Doctrine qui nie l’existence de Dieu” (selon la définition de Larrousse.fr). C’est donc un absolu de plus, qui ne se laisse pas fléchir. Cette religion de ce siècle a aussi ses “apôtres et ses dogmes” qu’on enseigne comme vérités non questionnables! L’athéisme a son palmarès d’abus ayant conduits au meurtres par million du siècle dernier ( révolutions marxistes, politiques violemment anti-chrétiennes : Stalinisme, Maoïsme, Pays de l’Est avant la chute du mur. Eugénisme et nazisme).

Les 2 intervenants parlent de l’enseignement religieux en générale, comme un abus psychologique systématique sur l’enfant, mais ne soumettent pas leur athéisme à leur propre critique : Soyons critique comme Dawkins et Mytton nous le conseillent ! Laissent-ils encore à l’enfant le choix entre l’athéisme et une foi (saine)? L’athéisme est toujours présent pour endoctriner les enfants à mettre toutes les “religions” dans le même sac, sans les laisser réfléchir et comparer.

La psychologie séculière est-elle la réponse ultime aux abus spirituel?

Certes le mot de la fin du Dr Jill Mytton décrit correctement les mauvais fruits de KSB, mais l’entièreté de l’interview commandée par un athéiste exclusif de renom, déborde de ce cadre et ne peut nous laisser sans réponse. Ce binome d’athéistes assimilent tout enseignement chrétien des enfants à un abus spirituel. Nous ferons alors ce que ces 2 athéistes nous incitent à faire, consulter d’autres sources! Le psychologue William Kirk Kilpatrick, qui a largement contribué à la critique chrétienne de la psychologie séculière aura notre mot de la fin :

D’une façon inattendue, même les experts behavioristes l’admettent. Malgré eux, ils sont forcés de rendre hommage à cette impulsion infinie. « Grâce à une éducation compréhensive », diront-ils, « grâce à une connaissance grandissante et une meilleure compréhension des forces sociales, nous arrivons au point où nous devrions être en mesure d’assurer à tous une vie saine, heureuse et utile. Le jour est proche où plus aucun besoin ne restera insatisfait, plus aucun enfant ne sera mal aimé… » Et ainsi de suite.

Vous avez déjà entendu ce genre de discours, j’en suis sûr. Il n’y a pas de ciel, dit-il en fait, mais ce monde peut être transformé en une sorte de ciel, une fois que nous avons appris à contrôler les éléments variables qui affectent le bonheur. Pour nous suborner et nous détourner de notre sensation d’exil, on nous assure que notre présente demeure peut être transformée, après tout, en une patrie appropriée. Il y a quelque chose dans toute cette situation qui rappelle les anges déchus de Milton qui, lorsqu’ils atteignent les ténèbres et le feu de l’enfer, essaient de se convaincre les uns les autres que ce n’est pas, après tout, un si mauvais endroit. Le fait est que c’est un mauvais endroit. C’est-à-dire, c’est un mauvais endroit si c’est le seul endroit. Parce que chaque instinct en nous nous dit que ce n’est pas l’endroit pour lequel nous étions destinés. Comme une station en cours de trajet, comme une halte momentanée pour voyageurs fatigués, nous pouvons l’accepter et même l’apprécier. Mais comme seul endroit, comme destination finale, il représente l’ultime frustration. Faites-en un endroit confortable à souhait, il ne conviendra jamais. Notre instinct se révolte.

L’esprit sain procède de façon ascendante et non descendante. Il voit une lampe solaire et pense au soleil, et non l’inverse. Nous pouvons, il est vrai, renier notre instinct et nous efforcer de le faire disparaître, et nous pouvons finalement être conditionnés au point de croire que tout est inférieur à ce qu’il paraît être et que la contrefaçon est préférable à l’objet réel. Vous pouvez conditionner un enfant de manière à lui faire préférer une boisson reconstituée au goût d’orange à un jus d’orange. Ou encore un homme peut apprendre à aimer davantage parler avec son thérapeute qu’à converser avec des amis. Certaines personnes préfèrent les lampes solaires au soleil.

Notre nature peut être corrompue si bien que nous acceptons le moindre et oublions le plus élevé. Plus cette désensibilisation est menée avec efficacité et moins la probabilité d’avoir quelque conscience de ce qui se produit sera grande de la part de ses victimes. Ceux qui ont été bien conditionnés ne sont plus en mesure de se plaindre que quelque chose fait défaut.

Nous pouvons, sans risque, nous aventurer à dire que bien des victimes de la psychologie séculière ont déjà oublié qu’il existe un Monde Supérieur.

Citation du livre de William Kirk Kilpatrick, Séduction psychologique, l’échec de la psychologie moderne, traduction française (c) 1985 centre Biblique Européen

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