Presse: Secte et négationnisme

Dans les années 200x, nous mettions déjà en garde des enseignements d’un gourou pseudo-chrétien: Ivo Sasek. A l’époque, il n’enseignait pas la réincarnation ni le négationnisme, et beaucoup de chrétiens se faisaient leurrer en pensant qu’il ne faisait que « remettre l’Eglise au centre du village ».  Mais nous avions déjà fait des comparaisons entre ce gourou et un autre gourou funestement connu : Jime Jones (leader d’une secte suicidaire, environ 910 victimes).

Lorsqu’ Ivo a introduit la réincarnation, le voile s’est franchement levé dans les milieux chrétiens indécis.

Une chose est sure, avec Ivo Sasek et son mouvement, le vert est dans la pomme depuis le début.  Nous l’avions perdu de vue pour un temps, aujourd’hui, nous apprenons qu’il a introduit le négationnisme. La pomme pourrit de parts en parts.

Comme d’habitude, les instances laïques ne veulent et ne peuvent reconnaître aucune vérité ni religion, elles sont incapables de reconnaître une secte, serait-elle la plus absurde ou dangereuse. Elles ne peuvent agir que quand le mal est fait, et ne peuvent ensuite clairement établir l’origine du désastre. Quand est-ce qu’en sortira le vers? … et comment se terminera ce mouvement? Nous ne savons, mais pensons régulièrement que l’on peut s’attendre au pire!

Nous reproduisons ici un article en allemand du Tagesanzeiger. (16.01.2013 – Traduction par Vigi-Setces)


Tagesanzeiger : La grande entrée du négationniste

Le gourou d’une secte, Ivo Sasek, a donné la parole à une  allemande sympathisante nazie, lors d’un événement à Coire. Pour le professeur de droit pénal Marcel Alexander Niggli, la loi antiraciste a été violée.
Sylvia Stolz, avocate allemande et négationniste de l’Holocauste, a été suspendue pour une période limitée. (20 mars 2007)
Photo : Textes juridiques signés avec « Heil Hitler ». Image: Keystone

Ivo Sasek de Walzenhausen (CH), est le fondateur de la secte [pseudo-]chrétienne Organic Christ Generation. Il s’associe aux  exclus et déçus, ayant des envies missionnaires. Pour leur offrir un podium, il a fondé l’organisation controversée Anti-Censorship Coalition (AZK) il y a près de dix ans. Depuis lors, il invite chaque année des antisémites, des chefs de sectes, des théoriciens du complot et des opposants de la vaccination à proclamer les « vérités » que les médias ont réprimées.

Sasek, 56 ans, en a remis une couche, lors de cette récente réunion à l’hôtel de ville de Coire (Chur), où il a invité l’avocate allemande et négationniste, Sylvia Stolz, interdite d’exercice pour une certaine durée, et a appelé le public à  apprendre à  connaître les nazis, et à se faire sa propre propre de ces personnes, apparemment de valeur.

L’Holocauste ne peut pas être prouvé par les tribunaux, y compris par les cadavres, les traces des auteurs et les armes

a déclaré Stolz. Sasek a remercié l’oratrice d’une voix tachée de larmes et l’a décrite comme une femme ayant le courage d’un lion.

Événement tenu secret

Spécial était également la mobilisation pour l’événement. Sasek ayant été pris pour cible par les médias lors de réunions précédentes, il a gardé cette fois le lieu secret et a invité les visiteurs à la main. Ces jours-ci, les présentations ont été publiées sur Internet, comme l’a rapporté le « Sud-est de la Suisse ».

Dans son discours de bienvenue, Sasek, qui est vénéré par environ 1 500 fidèles en Suisse et en Allemagne en tant que prophète de Dieu, a souligné que l’AZK jouissait d’une grande réputation à Coire et a dénoncé une « manipulation de l’opinion » par les médias. Il décrit son organisation comme la plus grande plate-forme européenne d’informations non censurées. Le but est d’éveiller les gens pour qu’ils deviennent les « porteurs de lumière et la troupe de combat de la vérité« . (Lichtträger und Kampftrupp der Wahrheit)

« Je suis fort dans la vérité »

a-t-il crié, incitant le public à répéter cette devise.

Les extrémistes de droite… défendus

Le clou de l’événement était l’apparition de la national-socialiste Sylvia Stolz. L’Allemande, âgée de 49 ans, est la compagne de Horst Mahler, ancien avocat de la RAF et négateur de l’Holocauste. Elle défend les extrémistes de droite, y compris Mahler, accusé d’avoir fait le salut Hitlérien. Parfois, elle signait des écrits juridiques avec «Heil Hitler», comme le disent diverses sources.

Dans le cadre de la défense du négationniste  Ernst Zündel, elle a menacé les deux juges de peine de mort pour diffamation et privilèges ennemis. Bien entendu, cela ne serait possible que si la RFA redevenait un « Reichmacht » (puissance impériale), comme elle l’espérait. À Coire, elle a également déclaré:

« Les temps sont révolus, où le peuple allemand se laisse réprimer. »

À l’époque, Stolz avait défié l’ordre de la cour, et la police l’a fait sortir du tribunal. Plus tard, elle a été reconnue coupable d’incitation, et a perdu le barreau.

Sylvia Stolz a visiblement apprécié le spectacle à Coire, car en Allemagne, elle fait face a des difficultées. Afin de contourner la loi suisse sur le racisme, elle a résumé ses opinions politiques dans une construction juridique. Le public de la salle communale l’a finalement remercié avec des applaudissements retentissants.

Marcel Alexander Niggli, professeur de droit pénal à l’Université de Fribourg et spécialiste de l’extréme droite, n’accepte pas le point de vue de Stolz. Il existe plusieurs procédures judiciaires à grande échelle dans lesquelles il a été prouvé scientifiquement que l’holocauste avait eu lieu. L’extermination des Juifs à Auschwitz, par exemple, a été déterminée par la justice. Ceux qui le contestent ont tort et plaident contre une meilleure connaissance. Ainsi, selon Niggli, Stolz nie au moins indirectement l’Holocauste et on soupçonne qu’elle a violé la borne du racisme. À son avis, le procureur doit ouvrir une procédure pénale à l’encontre de Stolz et, le cas échéant, de l’organisateur.

Orateur douteux

Ce n’est pas la première fois que Sasek invite des conférenciers d’ectrème droite. Il y a deux ans, le journaliste allemand Michael Vogt est venu donner une conférence sur le thème « Geheimakte Hess ». Il essaya de passer sous silence le rôle d’Hitler et de son adjoint Rudolf Hess.

Hess s’était rendu en Angleterre en 1941 pour mener des pourparlers de paix

a déclaré Vogt à l’époque.

Il était évident qu’Hitler avait initié cette campagne de paix

Un an plus tôt, Ivo Sasek avait invité le négateur suisse Bernhard Schaub à Saint-Gall, dans la salle d’Olma, et l’avait félicité pour son discours courageux contenant des idées d’extrême droite. Schaub a été condamné en 2007 par le tribunal d’instance de Dornach pour  racisme. Et en 2009, Jürg Stettler a participé à la conférence AZK.

Le président de la Scientologie Suisse et l’attaché de presse de la secte en Allemagne attaquaient les médias à cette époque, et il n’était pas facile pour Ivo Sasek de trouver une salle pour ses événements. Les propriétaires précédents ne voulaient pas faire de commentaire parce qu’ils craignaient d’être harcelés ou poursuivis légalement par des militants d’AZK. Mardi, personne n’était disponible à l’hôtel de ville de Coire et les onze enfants de Sasek jouent également de la musique lors de ces événements. Le fondateur de la secte a maintes fois fait les grandes lignes, car il avait écrit dans une brochure qui aime ses enfants et les châtie avec le bâton. (Tages-Anzeiger) .

Presse: Biodynamie: jardiner avec la Lune

le 12 septembre 2018 – ÉMILIE BILODEAU  — La Presse

Cousine ésotérique de l’agriculture biologique, la biodynamie prône une activité agricole rythmée par le cosmos. Ses détracteurs crient au mysticisme alors que ses adeptes sont persuadés de son efficacité.

www.lapresse.ca/vivre/gourmand/201809/12/01-5196284-biodynamie-jardiner-avec-la-lune.php

Mystique ou scientifique?

La ferme Cadet Roussel est luxuriante au coeur de l’été. Poivrons mauves, aubergines rondes, choux chinois… une soixantaine de légumes poussent dans les champs de ce domaine installé au pied du mont Saint-Grégoire.

En apparence, la ferme est similaire à toutes les autres de la vallée du Richelieu. Pourtant, elle est l’une des rares à avoir adopté les préceptes de la biodynamie.

«J’aime évoquer les énergies, ce qu’on ne voit pas, ce qu’on ne peut pas toucher, quand je parle de la biodynamie»,

affirme Anne Roussel, qui a pris la relève de la ferme de ses parents, il y a huit ans, avec son conjoint Arnaud Mayet.

Comme ses confrères qui pratiquent la biodynamie, Anne observe le calendrier lunaire pour effectuer différentes tâches à la ferme. Si la Lune influence les marées, pourquoi n’influerait-elle pas sur le sol et les cultures qui contiennent aussi de l’eau?, se questionne-t-elle.

Anne Roussel suit le calendrier lunaire développé par Maria Thun, en 1963. Chaque été, la chercheuse sème quotidiennement des légumes et elle observe leur croissance. Après plusieurs saisons, elle arrive à la conclusion que certains jours sont favorables aux légumes racines (carottes, radis, pommes de terre), fruits (tomates, aubergines, poivrons), feuilles (laitue, bette à carde) et fleurs (brocoli, choux-fleurs), selon le passage de la Lune devant les signes du zodiaque.

Mais l’almanach de Maria Thun demeure un outil et non une bible que l’on suit religieusement. Du moins, pas à la ferme Cadet Roussel, qui est néanmoins certifiée biodynamique.

«À ce temps-ci de l’année, on règle les urgences. Si les haricots ont besoin d’être cueillis, on les cueille que ce soit une journée fruit ou une journée feuille»,

explique Anne.

Anne et Arnaud suivent plus fidèlement le calendrier au moment des semis et ils y ont porté une attention particulière lors des récoltes, l’année dernière. Anne ne peut pas prouver que c’est uniquement grâce à la biodynamie, mais les légumes se sont conservés mieux que jamais. Il y a trois semaines, des clients ont enfin mangé des betteraves cueillies l’été dernier.

Il n’y a qu’au périgée, quand la Lune est la plus proche de la Terre, qu’Anne et Arnaud ne touchent pas à la terre. «Mais les employés n’ont quand même pas congé, s’exclame Anne. Il y a plein d’autres choses à faire quand c’est une journée noire. On peut réparer le tracteur, retaper la grange ou faire des livraisons.»

Une corne de vache sous la terre

La biodynamie, basée sur les études de Rudolf Steiner, repose aussi en grande partie sur les préparations qui doivent être appliquées sur les plantes et qui font partie du cahier des charges permettant d’obtenir la certification Demeter, en quelque sorte l’équivalent d’Écocert pour les produits biologiques. Notons toutefois que Rudolf Steiner est parfois critiqué, car ses recherches ne s’appuient pas sur une méthode scientifique.

La bouse de corne est le plus étonnant de ces mélanges. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une corne de vache, remplie de bouse, enterrée dans le sol. Au bout d’un hiver, le fumier se transforme en riche compost. Les fermiers diluent cette préparation dans l’eau pendant 60 minutes, ni plus ni moins, et l’épandent sur le sol pour aider les mycorhizes, de bons champignons, à se développer et à nourrir les plantes.

La silice de corne – du quartz broyé dans une corne – est plutôt pulvérisée sur les feuilles des fruits et des légumes. «C’est le lien entre la plante et le cosmos», explique Michael Marler, copropriétaire du vignoble Les Pervenches, avec sa femme Véronique Hupin.

Dur de dire si la biodynamie y est pour quelque chose, mais quand les vins des Pervenches arrivent dans les épiceries fines, les gens font la file pour se procurer une bouteille. Celles-ci se vendent littéralement en quelques minutes.

En 2000, Michael et Véronique ont racheté le domaine de Farnham qui était alors cultivé de manière traditionnelle. Rapidement, ils ont mis en doute les manières de faire.

«On a acheté le domaine et il n’y avait qu’un pulvérisateur à dos fait d’une combinaison de style lunaire, d’un masque et d’un sac à dos, raconte Véronique. On lisait les étiquettes de ce qu’on vaporisait et ça disait de ne pas entrer dans le champ pendant les sept jours suivant l’application ou encore 90 jours avant les récoltes.»

Même s’il s’est fait qualifier de «fou» par plusieurs membres de son entourage et par des oenologues de la province, le couple a décidé de se convertir à la biodynamie en 2005. Treize ans plus tard, il ne regrette en rien ce grand changement.

Comme leurs collègues de la ferme Cadet Roussel, les propriétaires du vignoble Les Pervenches sont d’avis que leurs fruits goûtent meilleur que ceux cultivés de manière conventionnelle.

«C’est sûr qu’on y croit. Toutes les heures qu’on passe à récolter les orties, la prêle, à faire des décoctions… Ce n’est pas un boulot à temps plein, mais presque, si on veut bien le faire»,

dit Véronique.

«On goûte la différence. Sinon, on ne le ferait pas.»

Dans le sillon du biologique

La biodynamie connaît un intérêt marqué en France. Entre 2016 et 2018, le nombre de fermes certifiées est passé de 550 à 800. Au Québec, il n’y en a pourtant que trois. Pourquoi?

Anne Roussel est convaincue que la biodynamie va connaître un brillant avenir. Mais avant, l’agriculture biologique doit continuer à gagner du terrain, martèle la présidente de l’Association de biodynamie du Québec et administratrice de la ferme Cadet Roussel.

«Il y a beaucoup de fermes conventionnelles, alors en ce moment, quand un producteur cultive en biologique, il se démarque»,

dit-elle.

«Le jour où il va y avoir huit fermes bios dans un village, il y aura un nouveau besoin de se différencier, et c’est par la biodynamie que ça va se faire.»

La ferme Cadet Roussel, qui produit une soixantaine de légumes, a reçu sa certification biologique en 1985. Cinq ans plus tard, elle s’est convertie à la biodynamie. Au fil des années et à force de fréquenter les marchés fermiers, Anne Roussel a remarqué que les consommateurs sont de plus en plus informés au sujet de l’agriculture biologique.

«Au début, quand on faisait les marchés, je me souviens que la seule question à laquelle on répondait, c’était: « c’est quoi, du bio? » Mais aujourd’hui, les questions vont beaucoup plus loin. On nous demande qui est notre certificateur, ce qu’on fait contre les mauvaises herbes, d’où viennent nos semences.»

Nécessairement, en étant plus informés sur l’agriculture biologique, les consommateurs vont commencer à s’intéresser à la biodynamie, croit Anne Roussel.

Biodynamique, mais non certifié

L’Association de biodynamie du Québec compte tout de même plus d’une centaine de membres, des particuliers et des fermes agricoles. Mais tous ne demandent pas la certification Demeter.

C’est le cas de Jean-François Clerson, de la ferme les Broussailles. En plus de pratiquer la biodynamie, il confectionne plusieurs préparations, comme des cornes de bouse et de silice, pour des fermes de la province.

Pour M. Clerson, la biodynamie est un cycle qui demande de la patience et de la rigueur: cette méthode implique qu’on amasse les fumiers, qu’on les transforme en compost et qu’on les retourne à la terre pour l’enrichir d’année en année. Le producteur de fromages de lait cru croit que sa ferme, en activité depuis quatre ans seulement, doit prendre un peu de maturité avant de demander une certification biodynamique.

Ce fermier de l’Estrie a appris les rudiments de la biodynamie en Suisse, où il a habité pendant 10 ans. Pour lui, il ne fait aucun doute que cette manière de faire de l’agriculture est une «valeur ajoutée pour la santé des sols, des plantes et des animaux».

«En Suisse, la biodynamie fait partie des moeurs. Les gens connaissent la certification Demeter et on trouve le logo dans les épiceries. Ce n’est pas le cas ici»

dit M. Clerson.

«Ça ne prend pas juste des producteurs qui travaillent en biodynamie. Ça prend aussi des consommateurs qui veulent acheter biodynamique.»

 

 

Presse: Un juteux contrat pour « chasser les mauvaises ondes » dans un hôpital viennois

La presse autrichienne s’amuse de la situation, qui a tout de même coûté 95.000 euros.
L’affaire est embarrassante. Un « chasseur de mauvaises ondes » avait été embauché par un grand hôpital de Vienne pour effectuer « un nettoyage énergétique » du bâtiment, ont découvert, consternées, les autorités sanitaires autrichiennes tandis que la presse locale s’en amusait vendredi. L’affaire a même suscité l’ironie du diocèse de Vienne qui a estimé, dans un tweet, qu' »une simple bénédiction aurait été moins coûteuse ».

95.000 euros. Le spécialiste en « exploration de conscience » recruté pour purifier le grand hôpital du nord de la capitale, un établissement flambant neuf, avait en effet décroché un contrat d’un montant de 95.000 euros. Révélée par la presse, l’anecdote a aussitôt provoqué la révocation de la chargée de ce vaste chantier en voie d’achèvement. L’ouverture de l’hôpital est prévue en fin d’année. Quant au médium, il s’agit d’un concessionnaire automobile de métier qui fait également profession de « neutraliser les flux d’énergie non naturelle », voire de mettre en place autour des bâtiments des périmètres de protection bloquant les énergies négatives, selon le tabloïd Krone Zeitung qui cite ses états de service.

« Lamentable ». L’affaire est encore plus « lamentable » s’agissant d’un lieu de science, s’est agacée l’opposition municipale. « Vu le fiasco de ce chantier », qui a accumulé les déboires au fil des ans, « le coup des énergies positives n’a pas dû bien fonctionner », observait le quotidien Die Presse.

Rédaction Europe1.fr avec AFP

Presse: Prison ferme pour le praticien vicelard

N°2018-07-31 20min Genève
LAUSANNE

Un thérapeute vaudois a été définitivement condamné pour abus de détresse sur deux patientes. La peine de 3 ans et demi prononcée par la justice vaudoise en juin 2017 a été confirmée par le Tribunal fédéral. Entre 2013 et 2015, le praticien, qui se présentait notamment comme faiseur de secrets, rebouteux, magnétiseur et bioénergéticien, avait commis des actes d’ordre sexuel sur deux femmes venues à sa consultation. En deuxième instance, il a été libéré des accusations de contrainte sexuelle et de viol. Devant le Tribunal fédéral, le sexagénaire espérait que sa condamnation serait réduite. Mais les juges ont estimé que, vu la gravité du cas, la peine devait être maintenue. –ATS

Presse: Six ex-membres de la secte japonaise Aum exécutés

swissinfo.ch: PUBLIÉ LE 26 JUILLET 2018 04:1726. JUILLET 2018 – 04:17

 

La secte Aum vérité suprême était dirigée par le gourou Shoko Asahara,
exécuté au début du mois de juillet (archives).
KEYSTONE/EPA JIJI PRESS (sda-ats)

Six ex-membres de la secte Aum vérité suprême, responsable de l’attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, ont été exécutés jeudi matin, selon les médias japonais. Ils s’ajoutent aux sept déjà pendus au début du mois.

Tous les ex-membres de la secte condamnés à la peine capitale il y a plusieurs années ont été exécutés, dont le gourou Shoko Asahara – de son vrai nom Chizuo Matsumoto -, exécuté au début du mois. Quelque 190 autres membres d’Aum avaient également été condamnés à diverses sentences.

Le 20 mars 1995, selon un procédé très réfléchi, plusieurs membres de l’organisation occulte Aum vérité suprême, créée par Shoko Asahara, répandaient du gaz sarin dans des rames de métro convergeant vers le coeur administratif de la capitale. L’attentat a fait treize morts et a intoxiqué 6300 autres personnes.

La secte est tenue au total pour responsable du décès de 29 personnes et de 6500 blessés. Avant l’attentat du métro de Tokyo, qui a profondément choqué le pays et y a laissé des séquelles, le Japon avait regardé avec une fascination, mêlée d’angoisse, germer et grandir Aum dans les années 1980 et 1990. La secte attira jusqu’à 10’000 fidèles.

Une gravité sans « précédent »

Le chef mystique Shoko Asahara allait alors d’émissions de télévision en podiums de campagne électorale pour capter l’attention des citoyens, parmi lesquels de jeunes scientifiques de haut vol, des médecins, des avocats et autres individus appartenant à l’élite.

La première peine capitale pour l’attentat de 1995 a été prononcée en septembre 1999. En décembre 1999, la secte Aum a reconnu pour la première fois officiellement sa responsabilité dans l’attentat contre le métro de Tokyo. Shoko Asahara avait vu sa sentence confirmée en 2006 et a attendu jusqu’au 6 juillet dernier.

Il y a trois semaines, lors de la précédente série d’exécutions de fidèles de cette secte, la ministre de la justice, Yoko Kamikawa, avait dit avoir pris « après une prudente réflexion la décision de signer l’ordre d’exécution » de ces sept condamnés, estimant que « des actes d’une telle gravité, sans précédent au Japon, ne doivent plus jamais se produire ».

La loi japonaise précise que les condamnés à la peine capitale doivent être exécutés dans les six mois suivant la confirmation de leur sentence, mais, dans la pratique, ils restent souvent des années dans l’antichambre de la mort.

Presse: Ayahuasca, ce très branché breuvage hallucinogène

source (levif.be)
À la recherche de la véritable hallucination, non induite par l’une ou l’autre drogue chimique, les Américains se ruent sur un breuvage chamanique ancestral : l’Ayahuasca. Si la chose est d’origine naturelle, elle n’en est pas moins très risquée dit le New Yorker.

Les Américains branchés délaisseraient les drogues chimiques au profit des produits dits plus « organiques ». Pour rentrer en contact avec l’univers qui les entoure et

« voir le plus profond de leur âme« ,

ils sont de plus en plus nombreux à penser que pour y arriver il faut des moyens dits « naturels » et si possible « authentiques ».

Un produit consommé depuis 4000 à 5000 ans a en ce moment particulièrement la cote. Boisson amazonienne concoctée à base de liane, l’Ayahuasca est généralement utilisée lors de rituel chamanique, car elle permettrait, entre autres, de

« prendre conscience du présent » et de « dialoguer avec les morts »

toujours selon le New Yorker.

Certains de ses adeptes les plus fervents disent qu’une séance c’est comme dix ans de médiation ou de psychothérapie. La prise de cette drogue se fait généralement dans un groupe chapeauté par un « chamane » qui déclame à la canonnade chants et paroles sensées guider le voyage psychédélique.

Pas de la simple tisane

Non dénuée d’effet secondaire (de violents vomissements – ou purges selon les pratiquants), l’Ayahuasca est surtout aussi dangereuse que les autres drogues. Elle favoriserait notamment les décompensations psychiatriques et perturberait l’équilibre chimique du système nerveux central soit

« un syndrome sérotoninergique qui se manifeste par des tremblements, de la diarrhée, une hyperthermie, des palpitations et peut entraîner des convulsions, une rigidité musculaire et même la mort ».

On rapporte aussi de nombreux accidents mortels avec des touristes au Pérou, un pays où des centres proposent des séances d’initiation.

L’ Ayahuasca n’est donc pas vraiment de la simple tisane ayurvédique.

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Transhumanisme

Nous vivons une époque où l’on prône à nouveau, parmi les valeurs importantes, celles de l’humanisme. Curieusement, dans nos milieux évangéliques des années soixante, certains de nos maîtres nous apprenaient à nous en méfier. Que diraient-ils aujourd’hui des développements du transhumanisme ? Posons quelques repères sur ces notions.

Humanisme

L’humanisme désigne deux réalités principales. D’un côté, une ligne de pensée qui prend pour fin la personne humaine en mettant ses valeurs au-dessus des autres. De l’autre, une donnée historique, un mouvement intellectuel de la Renaissance en Europe caractérisé par la mise en valeur de l’être humain et en particulier de la dignité de son esprit. Cette valorisation puise son inspiration aux sources gréco-latines et sa matière dans la culture classique, littéraire ou scientifique.
La mise en cause de l’humanisme, qui s’exprimait chez nous il y a une cinquantaine d’années, visait surtout sa première définition puisque cette doctrine aboutissait naturellement à un culte de l’homme et à une mise à l’écart de Dieu.
Par contre, pour ce qui est de l’humanisme historique, il nous paraîtrait difficile de ne pas y voir un progrès par rapport à la barbarie, et à l’oubli des productions de l’esprit humain tout au long de l’histoire.

Transhumanisme

Pour présenter le transhumanisme, un exemple nous semble utile. Dans un véhicule spatial, non seulement l’ensemble des instruments de navigation hypersophistiqués sont nécessaires pour la réussite du vol mais surtout la connexion permanente entre l’astronaute et la machine est indispensable au bon déroulement de la mission et au retour de l’équipage sur terre. En somme, dans cette aventure, c’est comme si l’homme et la machine, intimement reliés et unis, ne faisaient plus qu’un. Ce lien de plus en plus fort entre l’homme et la machine, cette imbrication même qui voit des implants techniques introduits jusque dans le corps humain, tout cela débouche sur la notion de « cyborg » (contraction de cybernetic organism), néologisme désignant un être hybride mi-homme mi-machine.
De la science fiction à une ?daine réalité, nous voyons apparaître en effet ne sorte d’homme nouveau dont les capacités )nt multipliées par les ajouts que lui apportent science et la technique. Le transhumanisme trouve là sa racine.

La science « augmente » l’homme

Les avancées scientifiques et technologiques nt connu un développement vertigineux au cours de ce dernier quart de siècle. Il concerne principalement quatre domaines : les NanotechDlogies (techniques de l’infiniment petit), les Nanotechnologies, l’Informatique et les sciences
la Connaissance. En 2002, aux États-Unis, ne cinquantaine de chercheurs ont établi un rapport (dénommé NBIC selon les initiales des quatre domaines) qui faisait le point des avances sur ces technologies considérées comme les us prometteuses. L’objectif de ce rapport était explicite : améliorer les performances humaines. ?marquons ici que depuis l’invention du levier, à aube de l’histoire humaine, toutes les machines que l’homme a fabriquées ont été faites pour augmenter ses possibilités naturelles. Mais dans l’optique du NBIC, projeté dans un futur sans limite, cet ambitieux programme est gouverné par eux idées : la convergence technologique et la singularité.

La convergence technologique

La première apparaît comme un processus inéluctable. La convergence entre les diverses technologies est déjà bien visible.
Ce sont les progrès dans la miniaturisation des instruments et de leurs performances, les avancées dans l’informatique, entre autres, qui ont conduit aux spectaculaires développements de la médecine.
L’augmentation prodigieuse des capacités de mémoire des ordinateurs a permis, en multipliant leur puissance de calcul, de résoudre des problèmes de plus en plus difficiles dans des temps de plus en plus courts. La robotisation des taches scientifiques, industrielles, économiques, et même quotidiennes n’a cessé de se développer et de gagner de nouveaux domaines. L’accélération de la vitesse à laquelle sont transmises, traitées et diffusées les informations et la possibilité pour chacun de les recevoir sur son « mobile », les communications diversifiées et accessibles à l’infini via Internet, tout cela nous dessine un monde de données innombrables en mouvement accéléré, à la fois passionnant de possibilités nouvelles et inquiétant d’aventures folles.
En effet, dans le développement que nous venons à peine d’esquisser, bien des éléments nous émerveillent. Mais d’autres nous semblent soulever des questions sérieuses. Nous les abordons avec le deuxième principe mis en avant par le transhumanisme : celui de la singularité.

La singularité

Dans le vocabulaire de ce mouvement, la singularité désigne le basculement de l’humanité dans une autre ère. La fortune de ce mot, nous la devons principalement à un personnage qui a joué un rôle important dans les développements de l’intelligence artificielle. Il s’agit de Ray Kurzweil, né en 1948 à New York, qui a inventé, dans les années 1970, un logiciel capable de lire les livres. Il dirige aujourd’hui le Singularity Institute for Artificial Intelligence et enseigne dans la toute nouvelle Singularity University, créée en 2009 en Californie avec l’appui de Google et de la NASA.
« Que faut-il entendre par singularité ? Pour Kurzweil, nous sommes à la veille d’un « saut » technologique tellement décisif — et définitif — que nul ne peut encore le décrire. Tel est le vrai sens du mot. Il nous invite à imaginer un horizon au-delà duquel le futur s’apparente à un trou noir inobservable. Son avènement résultera de la convergence et de l’accélération des nouvelles technologies, mais aussi et surtout des progrès de l’intelligence… L es transformations de l’humanité qui s’en suivront sont imprévisibles… On peut seulement dégager quelques uns des bouleversements attendus… Multiplication des machines intelligentes capables de se reproduire elles-mêmes… enchevêtrement généralisé de l’organique et du machinique, etc. La dernière étape du processus devrait être, selon Kurzweil, celle d’un « éveil » de l’univers entier à la conscience. Dans tous les cas, l’espèce humaine telle que nous la connaissons disparaîtra » (J.C. Guillebaud, La vie vivante Ed. Arènes, p. 126). Là, nous entrons dans un espace à explorer au sein duquel les règles ordinaires de la prospective ne s’appliquent plus. Il faut ici parler de prophétisme et de ceux qui, comme Kurzweil, en sont les hérauts, de technoprophètes.

Les techno-prophètes

Dans ses écrits, Kurzweil revendique pour l’homme la liberté de remodeler sa propre espèce. Il rejette toute sorte de freins, limites et interdictions qui, au nom de la prudence ou de l’éthique, empêcheraient l’homme d’aller plus loin. « Son dernier livre contient une profession de foi enflammée, qui coïncide avec celle du mouvement transhumaniste : « Nous voulons, proclame-t-il, devenir l’origine du futur, changer la vie au sens propre et non plus au sens figuré, créer des espèces nouvelles, adopter des clones humains, sélectionner nos gamètes, sculpter notre corps et nos esprits, apprivoiser nos gênes, dévorer des festins transgéniques, faire don de nos cellules souches, voir les infrarouges, écouter les ultrasons, sentir les phéromones, cultiver nos gênes, remplacer nos neurones, faire l’amour dans l’espace, débattre avec des robots, pratiquer des clonages divers à l’infini, ajouter de nouveaux sens, vivre vingt ans ou deux siècles, habiter la lune, tutoyer les galaxies. » (op. cit. p. 127).
Nous sommes loin de l’humanisme traditionnel, qui est considéré dans ce courant comme une vision fermée et dépassée de notre condition et de notre destinée. Cette vision, nous dit-on, est inspirée par une transcendance fondatrice d’ordre religieux (foi en un Dieu créateur) ou métaphysique qu’il faut rejeter au nom de la science. « Le transhumanisme, observe le philosophe et polytechnicien Jean-Pierre Dupuy (p.121), est typiquement l’idéologie d’un monde sans Dieu. »

Le retour du « meilleur des mondes » ?

Le transhumanisme nous apparaît donc comme une sorte de nouvelle utopie qui « vient combler le décalage existant entre les réalisations techniques dont l’homme s’est montré capable au cours de l’Histoire et l’infirmité meurtrière de son cheminement éthique, moral et politique. » (p. 129). Il professe une totale incrédulité envers la politique et le social, survivances inefficaces de la pensée humaniste, pour s’en remettre à la technique, seule capable de remédier aux mal-
heurs des hommes. Affranchies de toute préoccupation éthique, ses promesses veulent permettre de croire à de nouveaux lendemains qui chantent : « les OGM régleront le problème de la faim dans le monde ; un remodelage neurologique permettra de guérir les hommes de la violence qui les habite ; la vidéosurveillance fera disparaître la délinquance urbaine ; la banalisation de l’utérus artificiel parachèvera la libération des femmes ; le clonage rendra superflues les astreintes de la procréation sexuée, etc. » (pp. 135-136).
Cette soi-disant « amélioration » de l’espèce humaine fera immanquablement naître deux types d’humains : ceux qui auront été « améliorés », les « surhommes » (une minorité), et les autres composés de millions de « sous-hommes ». Il est difficile ici de ne pas évoquer le fameux livre d’AIdous Huxley, Le meilleur des mondes, avec son humanité constituée en cinq castes, depuis les Alpha (élite dirigeante) jusqu’aux Delta et Epsilon (classes inférieures). À quoi il faut ajouter la « Réserve des Sauvages ». Rappelons que ce texte date du début des années trente !

Qu’est-ce que l’homme ?

« L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant. » (Pascal, Pensées).
Borné dans sa nature, infini dans ses vœux – L’homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux. (Lamartine, Méditations poétiques) Beaucoup moins poétique, la définition de l’homme par les trans-humanistes s’énonce ainsi: une concrétion éphémère — et manipulable à loisir — de gènes et de cellules partout présentes dans la réalité organique… Les sentiments et les pensées qui nous habitent — peur, dépression, affection — résultent d’une combinaison changeante de substances comme la sérotonine ou l’ovocytine… Ce que nous appelions jusque-là la conscience, l’esprit ou l’âme ne sont rien de plus qu’une émergence aléatoire et mouvante produite par un réseau de connexions neuronales (p. 120-121)…
C’est bien trop peu pour nous.

Qu’est-ce que l’homme ?

C’est cette créature unique que Dieu a faite à son image. Cette admirable sculpture de glaise, soudain animée par un souffle de vie. Ce duo homme et femme, êtres de parole en dialogue d’admiration, d’amour et de sagesse. Ce couple regardant le monde, nommant les êtres et les choses, et cultivant leur jardin. Ce mammifère bipède capable de se reproduire, de penser le monde et de se penser lui-même. Cet être génial capable d’inventer et de construire des machines, de peindre des tableaux, de raconter son histoire, de chanter ses joies, ses rêves et ses souffrances, de s’organiser socialement, d’apprendre, de grandir, de se dépasser. Cet être enfin, misérable aimé de Dieu, capable de choisir le mal et de le faire, de penser des folies et de les réaliser, de devenir plus inhumain que les animaux, de le reconnaître, de s’en repentir et, saisissant la grâce, de renaître. Voici l’homme.
Albert SOLANAS
Membre du comité de rédaction, pasteur à la retraite, Église baptiste de Nîmes
Le lien fraternel de. 2012

PRESSE: Quand la franc-maçonnerie lève un coin de voile

THONON-LES-BAINS Rencontre avec Philippe Charuel, grand maître de la Grande Loge de France
LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ I MERCREDI 14 MARS 2018
Photo : Philippe Charuel, 63 ans, a été initié en 1984 à Annecy. Ex-VRP multicartes, il a été élu à la tête de la Grande Loge de France en 2015.
Les francs-maçons sortent du bois. Et c’est plutôt inédit pour cette société qui cultivait jusque-là la discrétion et le secret. Si la franc-maçonnerie lève un coin de voile, c’est officiellement pour réhabiliter son image, écornée par les médias.
L’Annécien Philippe Charuel, grand maître de la Grande Loge de France, donnait lundi soir une conférence à Thonon sur la manière d’être franc-maçon au XXIe siècle. Prolixe, il en donnera près d’une centaine durant l’année, dont une à Ferney-Voltaire le 9 avril.

Que représente la franc-maçonnerie aujourd’hui ?

«On compte actuellement 185 000 francs-maçons en France. La Grande Loge de France est la deuxième en nombre, elle accueille 34 000 personnes dans 950 loges. En Haute-Savoie, il y a 12 loges de cette obédience et une trentaine au total.»

Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ?

«C’est une démarche initiatique pour répondre à la question du sens de la vie, de l’existence, et ce, dans une volonté de dépassement de soi, dans l’idée aussi de progresser, d’améliorer ses imperfections au contact des autres […] Concrètement, une loge compte entre 30 et 50 personnes qui se réunissent deux fois par mois pour présenter des travaux, appelés aussi « planches », et chacun apporte ensuite son point de vue sur le sujet. Des fils conducteurs sont donnés sur l’année et chaque loge participe également à des travaux nationaux, qui font l’objet de synthèses. Elles sont non seulement un enrichissement pour soi, mais intéressent aussi le Parlement, l’Académie des sciences ou des lettres…»

À vous entendre, la franc-maçonnerie serait derrière les plus grandes avancées sociétales…

« Oui, les francs-maçons sont à l’origine de la Révolution française, de la Constituante, de la déclaration des Droits de l’Homme, de la Sécurité sociale, du droit de vote des femmes, des lois sur le planning familial ou l’avortement … Les francs-maçons ont toujours travaillé sur les valeurs morales, éthiques, républicaines, sans idéologie, ni dogme.»

 Quels sont les sujets en réflexion actuellement ?

 «Le transhumanisme, le handicap, la fin de vie… Entre autres. Si nous avons toujours œuvré dans la discrétion, c’est parce que l’on ne travaille pas dans l’immédiateté, mais de façon intemporelle. Au grand jour, nous serions contraints d’entrer dans la cadence de la surconsommation.»

Cette mature correspond à une crise des vocations et à un besoin de renouvellement ?

 «Non, pas du tout. Si avant, nous fonctionnions beaucoup par cooptation, il suffit désormais de faire acte de candidature auprès d’une loge, avec un CV, une lettre de motivation et un extrait de casier vierge. Passé ce premier filtre, une enquête est menée par trois frères et à l’issue, il y a une audition. Ce n’est pas très compliqué. Certaines catégories socio-professionnelles étaient jusque-là surreprésentées, comme les journalistes, les médecins et l’ensemble des professions libérales. Depuis mon élection, j’ai essayé d’introduire ceux qui l’étaient moins : enseignants, agriculteurs ou capitaines d’industrie que l’on considérait comme des affairistes dénués de réflexion humaniste, ce qui était une erreur.»
Propos recueillis par Trek BORLET
Philippe Charuel animera la même conférence lundi 9 avril à 20h30, à ‘Orangerie du château de Ferney à Ferney-Voftaire. Inscription obligatoire via conference.9avril2018(a)gmail.com
Surtitrage de l’article dans par un cadre:
« Les francs-maçons ont toujours travaillé sur les valeurs morales, éthiques, républicaines, sans idéologie, ni dogme»

LE CHIFFRE: 380 €

C’est le coût d’une cotisation annuelle à la Grande Loge de France.
En sont toutefois exonérés les plus de 80 ans et les étudiants.

Note de Vigi-Sectes:

Le livre suivant nous éclaire sur  l’origine, l’histoire et les croyances de la Franc-Maçonnerie.

Auteur: Paul Ranc
La Franc-maçonnerie sous l’éclairage biblique,
Editions Contrastes, Saint-Légier,
1989

Extrait du CHAPITRE IV: La Franc-Maçonnerie a-t-elle une doctrine?

La neutralité théologique ou philosophique n’existe pas et la Franc-Maçonnerie comme tous les autres mouvements ésotériques ou occultes n’y échappent pas…

Le Siècle des Lumières ( « Aufklärung ») est le siècle des philosophes déistes (Voltaire, Rousseau, Diderot, Kant), celui de la prétendue émancipation de l’homme. La philosophie des Lumières se caractérise par le rejet du Dieu trinitaire, le refus de tout dogme chrétien, mais aussi par le fait d’amener l’individu à réfléchir en lui-même et par lui-même sur la finalité de la vie humaine. Autrement dit, la philosophie des Lumières est avant tout une anthropologie excluant toute théologie. Dieu n’est plus transcendant, mais il est immanent. Il n’est plus une réalité objective, il devient subjectif.
Les philosophes des Lumières n’aspirent qu’à la liberté. Non pas la vraie liberté, celle que Christ donne, mais la liberté de l’homme sans Dieu. Désormais, les Droits de l’homme – , la Liberté, Egalité, Fraternité – remplaceront les Droits de Dieu – et l’Amour-Agapé. Cette pseudo-liberté, en fait un véritable esclavage, va en définitive libérer les passions et les fantasmes de l’homme avec les résultats que l’on connaît.

… Aujourd’hui encore, l’idéalisme, en réalité l’utopie, de la Franc-Maçonnerie est très vivace. Par le moyen de maçons bien placés dans la hiérarchie gouvernementale, la Franc-Maçonnerie poursuit sans relâche son combat pour un monde meilleur – , pour une terre nouvelle – . Mais l’histoire, et plus encore la Bible, ne montrent-elles pas que ce combat est sans issue, déjà voué à l’échec? Le péché n’est-il pas la source de toutes les inégalités des hommes?

presse: Respirianisme : la femme qui ne mangeait rien

le 21 février 2018 cafebabel.fr

« Vivre d’amour et d’eau fraîche… », ça ne semble déjà pas beaucoup et pourtant, pour Dominique Verga, c’est déjà trop. Cette Liégeoise assure ne vivre que d’amour. Adepte du « respirianisme », elle aurait arrêté de manger et de boire depuis plus de trois ans. Un remède miracle, selon elle, une arnaque, d’après de nombreux scientifiques. Rencontre avec de l’électricité dans l’air.

L’air de Liège n’a jamais trop tenté le grand public. Située à près d’une centaine de kilomètre à l’est de Bruxelles, la ville de la Meuse ne possède pas vraiment le sex-appeal des métropoles indé de l’époque comme HambourgSéville ou Copenhague. Et pourtant, elle est bourrée d’énergie. Du moins, c’est ce que pense Dominique Verga qui se nourrit de son « prana » et avec qui j’ai pris rendez-vous sur place, après une première rencontre par Skype.

« Nous sommes ce que nous mangeons »

C’est une femme de petite taille, au cheveux gris courts, mais loin de la maigreur, qui m’accueille à la gare de Liège-Guillemins. Souriante, elle m’explique dans la voiture qui mène à son domicile, qu’elle habite sur l’une des sept collines qui entourent Liège. « Comme à Rome », indique-elle avant de s’engager sur l’autoroute.

Nous entrons chez elle par la cuisine, et je suis étonnée d’y apercevoir des fruits et une casserole encore sur les plaques de cuisson. Je comprends mieux lorsque j’aperçois les deux fils de Dominique – deux jeunes hommes – se balader dans la maison : eux n’ont apparemment pas encore été touchés par la grâce. Elle me mène dans une grande pièce où se trouvent deux sofas blancs posés l’un près de l’autre, une table de massage, un bureau avec un ordinateur et quelques chaises. Des peintures d’astres ornent les murs, fidèles à l’esthétique du mouvement. Dominique m’explique qu’un de ses fils les peint. Avant de commencer l’interview, Dominique me donne un verre d’eau et s’assied en tailleur sur la chaise en face de la mienne. Lorsqu’elle me parle – surtout au début de l’interview – elle ferme souvent les yeux ou regarde ailleurs, comme si elle était dans ses pensées, une façon de se « connecter au divin », m’indique-t-elle.

Introduit en occident dans les années 1970 par l’américain Wiley Brook, le respirianisme a été largement diffusé par l’Australienne Ellen Greve, aussi connue sous le nom de « Jasmuheen ». Le principe ? Arrêter totalement de se nourrir, voire de boire, et atteindre un état « supérieur » grâce à la nourriture cosmique : le prana. Une pratique dangereuse, qui a conduit plusieurs adeptes à la mort. La gouroute trouve cependant une explication à ces échecs : pour Jasmuheen, les adeptes n’auraient pas suivi correctement les préceptes du « maître » et leur nourriture cosmique aurait été polluée par des « interférences néfastes ». Elle utilise les mêmes arguments pour expliquer son échec à une expérience sceptique menée en Australie, durant laquelle elle fut enfermée sans boire ni manger par une chaîne de télévision. Le test tourna court, le médecin en charge du suivi de l’émission  jugeant son état de santé trop préoccupant dès le quatrième jour.

Je demande à Dominique de m’expliquer ce qu’est le respirianisme d’après sa propre expérience. Elle commence son exposé – qu’elle appuie avec des schémas – par le terme « respirien », traduit du mot anglais « breatharian » et qui signifie « vivre de prana ». Le prana est du sanskri, que l’on pourrait traduire par « souffle vital respirant ». « Nous sommes ce que nous mangeons », poursuit-elle. « Chacun de nous – y compris les animaux, les objets et les plantes – est composé d’énergie et chacun a un taux vibratoire plus ou moins haut. Plus le taux vibratoire est haut, mieux la personne, l’animal ou la chose se porte. Nous sommes aussi la mémoire de ce que nous mangeons. Si nous mangeons de la viande, le taux vibratoire est très bas puisque l’animal n’a probablement pas eu une vie et une mort paisible. Nous mangeons sa mémoire qui a souffert. C’est pour cela que nous devons faire attention à tout ce que nous mettons dans notre corps. »

Dominique me demande d’imaginer un escalier : tout en bas de l’escalier se trouve la matière. Dans le cas de la nourriture, c’est tout ce qui est animal (la viande, le poisson etc.). Puis, sur la marche supérieure se trouvent les légumes cuits. Selon le principe énergétique, manger des légumes cuits est déjà mieux que de manger des animaux (ou des « cadavres », comme Dominique les nomme), mais ce n’est pas idéal puisqu’à la cuisson, les légumes perdent de leur vibration. Mieux vaudrait manger des légumes crus. La plus haute marche est de vivre de l’énergie pure, qui aurait le taux vibratoire le plus haut. Pour Dominique, l’ascension vers cette plus haute marche s’est faite naturellement : elle n’a jamais mangé de viande, et son seul « tort » a été de manger des légumes cuits. D’après elle, la sensation de faim lui a toujours été étrangère, et depuis l’enfance, elle a dû élaborer des excuses pour sauter les repas. Certains considèrent ça comme des signes de troubles de l’alimentation, mais pas Dominique, qui voit cela comme le signe de son « élection ».

Ici la voix

Bien plus tard, après avoir travaillé pendant 20 ans comme consultante en entreprise – un travail qu’elle détestait – elle tombe gravement malade. Après avoir séjourné pendant des mois dans un hôpital psychiatrique, elle est à bout. « J’étais dans le noir pendant des mois », témoigne-t-elle. « Je prenais beaucoup de médicaments. Puis, une nuit, j’ai reçu un cadeau divin dans la forme d’une voix qui m’a dit d’arrêter tous mes médicaments. Pendant que j’entendais cette voix, j’ai eu une sensation de chaleur, de lumière et beaucoup d’amour en moi. C’était la nuit la plus importante de mon existence. En acceptant de mourir j’ai accepté de vivre. J’ai décidé de faire ce que la voix me disait et j’ai jeté tous mes médicaments. J’ai aussi brûlé mes ordonnances. Par la suite, j’ai eu des douleurs atroces, mais ma certitude de guérir m’a convaincue de continuer sur cette voie. La deuxième nuit, j’ai reçu un deuxième message : la voix me disait d’arrêter de manger. À ce moment-là, je ne mangeais déjà presque plus rien, alors j’ai arrêté de manger. »

Dominique est contactée par « la voix » une troisième fois, quelques temps plus tard. Bonne nouvelle, elle est autorisée à manger, mais seulement cru. Pendant toute une année, elle alterne donc 6 à 8 jours de jeûne avec des jours de crudivorisme, toujours en buvant beaucoup d’eau. Elle découvre l’état de grâce lorsque qu’elle cesse de manger 6 jours de suite. Elle affirme alors avoir atteint un état supérieur, et s’être « ouverte à une autre dimension » : « Mon corps était tout à fait guéri. Mes médecins n’en revenaient pas. Ils m’ont ordonné une prise de sang. Tout était redevenu normal.  J’étais au paradis, mais mes enfants étaient inquiets pour moi. J’ai donc fait des recherches sur Internet et je suis tombée sur Erika Witthuhn, qui est aussi dans le prana. Je l’ai contactée et elle m’a rassurée que le fait que je puisse vivre sans boire ni manger – ni dormir d’ailleurs – était tout à fait normal. C’est comme ça que j’ai découvert ce que c’était de vivre de prana. »

Un an après avoir entamé son processus de guérison, Dominique rencontre Domenico Provenzano, auteur d’un livre sur le respirianisme, lors d’un festival pranique. « La question qu’il m’a posée était : « As-tu rencontré Dieu dans ta vie ? ». Ça m’a chamboulée. J’ai enfin compris que j’étais en présence du divin depuis toujours mais que je ne m’étais pas encore rendue compte. »

« Vivre à l’état pranique, c’est un état de conscience que nous sommes Amour », continue-t-elle. « Se reconnecter à l’Amour permet de guérir de toute maladie. Quand on est malade ou qu’on a des peurs, c’est qu’on est déconnecté de l’Amour. Il faut alors se reconnecter et dire « oui » à la vie. C’est cette connexion au divin qui réduit et supprime les causes des maladies. En étant nourris de conscience, nous sommes au taux maximum de vibration, ce qui fait qu’on a plus besoin d’autre nourriture. Il est important d’harmoniser le corps, l’énergie, le mental, l’émotionnel et le spirituel pour avoir cet état de conscience. L’état pranique, c’est surtout un état de liberté, de choix par rapport à la nourriture ou le sommeil. Je fais le choix de dormir ou de boire par exemple, mais je n’en ai pas besoin. »

« Quand tu te remplis d’amour, tu n’as plus besoin de manger »

Si Dominique semble avoir vécu une guérison miraculeuse, ce n’est pas le cas de tous les adeptes. De nombreux médecins mettent fermement en garde contre cette pratique, et rappellent qu’il est humainement impossible de survivre sans nourriture et sans eau pendant une aussi longue période. Dans une interview donnée à L’Obs, le président de la Miviludes (mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), Serge Blisko, médecin de formation, met en garde contre ce mouvement. « Il suffit de voir des hommes et des femmes souffrant d’anorexie ou sortant d’une grève de la faim pour conclure de l’absurdité scientifique du « respirianisme » », rappelle-t-il.

Dominique elle-même met en garde contre la pratique du jeûne sec non-encadré. « Il faut être dans une certaine dynamique pour achever l’état pranique ». Avec Domenico, elle accompagne des personnes en groupe de 20-30 personnes qui souhaitent s’initier au prana lors d’ateliers payants. « Lorsque la source d’amour me remplit, je n’ai plus besoin de quoi que ce soit d’autre. Les gens ont un besoin de remplir leur vide par de la nourriture, mais aussi par le sexe, le sport ou les drogues, d’autres distractions, etc. Le fait même de manger est une compensation pour ressentir du plaisir. Mais ce besoin est un rapport malsain. Il faut d’abord ressentir cet état de plénitude de l’Amour, et au fur et à mesure qu’on est rempli par l’Amour, le fait de « devoir » manger et boire va diminuer naturellement jusqu’à ce qu’on soit à l’état du prana, à savoir que l’Amour se sera substitué à la nourriture. »

Aujourd’hui, Dominique ne travaille plus en tant que consultante. Elle est maître reiki et donne des soins, entre autres ce qu’elle appelle « l’accueil du verbe » pour accompagner les personnes en souffrance à s’autonomiser et qu’ils se connectent à ce qu’elle appelle « l’énergie d’Amour ». Dominique organise également un festival pranique francophone une fois par an avec des ateliers, des conférences et des soins. Un moyen de diffuser la bonne parole, et d’élargir une communauté, qui compterait quand même 40 000 adeptes dans le monde, selon Jasmuheen. Un mouvement surveillé de près par le centre d’informations et d’avis sur les organisations sectaires nuisibles (CIAOSN) en Belgique, qui constate la hausse inquiétante des dérives sectaires dans le domaine de la santé. Des chiffres qui font peur pour des mouvements qui profitent majoritairement de la détresse psychologique des plus fragiles. Pourtant, « lorsqu’on est dans l’état pranique et qu’on combine le plan matériel avec le spirituel, on est libre et on n’est plus manipulable puisqu’on n’a plus peur ». Paraît-il.

www.cafebabel.fr/style-de-vie/article/respirianisme-la-femme-qui-ne-mangeait-rien.html


NDLR:

Vigi-Sectes mets en garde non seulement du respirianisme, mais aussi des médecines énergétiques, comme le Réiki. voir notre FAQ

Presse: Faut-il désigner des « cultes représentatifs » en France ?

LaCroix, Anne-Bénédicte Hoffner , le 19/01/2018

Pour faciliter les relations entre l’État et les responsables religieux, un rapport de Fondapol suggère de créer des « cultes représentatifs » en fonction de « critères objectifs ».

Les récentes rencontres avec des religieux à l’Élysée ont montré la nécessité pour les pouvoirs publics de se donner des règles pour savoir qui inviter.

Quelle est la proposition ?

Comment utiliser les religions au service « du bien-être social de la population », sans renoncer bien sûr au principe de laïcité ? C’est à cette question délicate, à laquelle est de plus en plus confronté l’État, que le juriste Thierry Rambaud, professeur de droit public à la Sorbonne, tente de répondre dans une note publiée pour le think tank Fondapol.

Il recommande aux pouvoirs publics de faire preuve de rigueur sur le fond, en identifiant des « valeurs essentielles » que tous les citoyens et tous les cultes doivent respecter (dignité de la personne, l’égalité entre les individus, la liberté de conscience, etc.), et souple sur la forme en renouant un contact régulier avec les cultes.

Pour une meilleure efficacité, il préconise de l’individualiser, mais aussi de l’institutionnaliser « à travers le recours au droit conventionnel et la notion de cultes représentatifs ». Concrètement, des « conventions » seraient signées entre le premier ministre et ces derniers, identifiés sur la base de « critères objectifs »comme le nombre de fidèles, le degré d’organisation institutionnelle, mais aussi le « respect des valeurs républicaines ».

Quel est le contexte ?

Fin décembre, lorsque Emmanuel Macron a souhaité inviter à l’Élysée les responsables religieux, son entourage a découvert avec effarement le flou dans lequel s’organisent ces rencontres, y compris lorsqu’il s’agit des traditionnels « vœux aux autorités religieuses ». Qui inviter : le responsable de l’instance officielle ou aussi la figure la plus connue du grand public ? Et jusqu’où élargir la rencontre ?

En vertu de la loi de 1905, la République française « ne reconnaissant aucun culte », aucune frontière ne peut être tracée entre des entités reconnues comme « religions » et d’autres considérées comme des « sectes ». « Si le critère du nombre était adopté, il faudrait ajouter l’Église apostolique arménienne », souligne un proche du dossier, qui signale que ce pourrait être aussi le cas des « hindous, s’ils s’organisaient à l’échelle nationale ».

Mais d’autres facteurs – historiques, ou parfois politiques – président parfois aux invitations. À Lyon, le groupe Concorde et Solidarité, qui réunit autour du maire « les représentants des grandes religions œuvrant ensemble à la paix sociale », inclut également les évangéliques, les anglicans ou les Coptes. « Vu le nombre de leurs fidèles en France, cela obligerait l’État à aller jusqu’aux sikhs ou aux Témoins de Jéhovah. Ce qui serait cette fois source de blocage avec catholiques et protestants… », observe cette source.

Pour résoudre ce casse-tête, l’Élysée s’est fixé « une règle imparfaite mais précise » : n’inviter que les 6 membres en titre de la Conférence des responsables de cultes en France (CRCF), les laissant libres de choisir eux-mêmes « un accompagnateur ». Une règle appliquée le 21 décembre, et à nouveau le 4 janvier lors des vœux, et qui devrait encore être utilisée pour la future instance de dialogue promise par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.

Quelles réactions ?

Recteur de la Grande mosquée de Paris et régulièrement invité jusque-là, Dalil Boubakeur a bruyamment manifesté son mécontentement devant ce qu’il considère comme le signe d’une « marginalisation voire d’une ostracisation » de « l’institution religieuse musulmane la plus emblématique de France ». « Ce n’est pas nous qui avons choisi qui envoyait qui », a rétorqué l’Élysée, rapporte un « indiscret » d’Europe 1-le JDD. « Nous avons invité tous les représentants des cultes via leur organisation représentative. »

« Il ne faut pas que nous soyons trop nombreux si nous voulons que le dialogue soit constructif », argue de son côté le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, qui approuve le critère retenu. « La question s’est posée d’inclure d’autres cultes, voire la Libre-pensée. Mais jusqu’où aller ? Les membres de la CRCF se connaissent, s’estiment, ils ont partagé des moments forts et appris à travailler ensemble. »

Comme tous les responsables religieux – catholiques en tête –, le président de la FPF met en garde : « la CRCF n’est pas un front uni des religions »« Mais sa représentativité est tout à fait satisfaisante, y compris en ce qui concerne les courants au sein des différents cultes », poursuit-il, en rappelant qu’il y a nommé l’an dernier à ses côtés Christiane Enamé, vice-présidente de la FPF et secrétaire adjointe de l’Église évangélique Martin-Luther-King à Créteil (Val-de-Marne).

Anne-Bénédicte Hoffner

www.la-croix.com/Religion/Fautil-designer-des-cultes-representatifs-en-France-2018-01-19-1200907293?from_univers=lacroix