A Celui qui est assis sur le trône,
et à l’Agneau,
soient la louange, l’honneur, la gloire et la force,
aux siècles des siècles !

Bernard PRUNNEAUX

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Introduction

La dévotion mariale occupe une place très importante dans l’église Catholique. On peut le constater de différentes manières :

  • Par les nombreuses fêtes en l’honneur de Marie, célébrées tout au long de l’année liturgique,
  • Par la quantité prodigieuse de statues et d’images vénérées,
  • Par les nombreux sanctuaires et lieux de pèlerinage fréquentés partout dans le monde,
  • Par l’abondance des prières adressées à la Vierge Marie,
  • Par les nombreux bâtiments religieux dédiés à Notre-Dame.

Parmi les prières à caractère répétitif, la récitation du chapelet ou du rosaire est bien représentative de la place donnée à Marie par rapport à Dieu : on récite 1 “Notre Père” pour 10 “Je vous salue Marie”.

Il est important de remarquer, au début de cette étude, que la dévotion mariale est inexistante pendant les 3 premiers siècles de l’église. Le Nouveau Testament n’y fait pas non plus allusion. C’est en 431, au Concile d’Ephèse, que Marie est proclamée “Mère de Dieu”.

Depuis cette époque et jusqu’à nos jours, les cultes à Marie se développeront pour prendre progressivement l’ampleur que nous leur connaissons actuellement. Les papes des XIX° et XX° siècles ont encouragé plus particulièrement les catholiques à s’adresser à Marie dans leurs prières. Ainsi :

  • En 1854, Pie IX définit le dogme de “l’Immaculée Conception”,
  • En 1891, Léon XIII institue Marie “Médiatrice”,
  • En 1904, Pie X institue Marie “Ministre suprême de la dispensation des grâces”,
  • En 1950, Pie XII définit le dogme de “l’Assomption”,
  • En 1968, Paul VI proclame Marie “Mère de l’église”,
  • En 1979, Jean-Paul II proclame “tout par Marie”.

Il n’est donc pas possible de minimiser l’ampleur de la dévotion mariale dans la foi catholique.

Puisque nous savons que les apôtres et les premiers chrétiens n’enseignaient ni ne connaissaient les cultes à Marie, tout croyant sincère, désirant plaire à Dieu et lui obéir, est en droit de se poser la question de l’utilité et de l’authenticité de ces pratiques.

Sont-elles réellement venues de Dieu, par l’Esprit Saint ? Sachant que Jésus a promis l’Esprit Saint à tous ceux qui lui appartiendraient et qui garderaient sa Parole :

« Le Consolateur, l’Esprit Saint, que le Père vous enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jean 14.26).

L’Esprit Saint a-t-il vraiment conduit l’église à pratiquer des cultes à Marie (et aux Saints) ou s’agit-il tout simplement d’initiatives purement humaines ?

Pour pouvoir répondre avec assurance à une telle question, il faut interroger la Bible, Parole de Dieu, sur laquelle s’est construite l’église des premiers siècles. Les paroles de Jésus (Evangiles), l’enseignement des apôtres inspirés par le Saint-Esprit (Actes et Epîtres), et la Révélation que Jésus a donnée sur les derniers temps (Apocalypse) représentent l’unique fondement sur lequel le chrétien du XX° siècle peut construire sa foi.

Jésus n’a-t-il pas dit :

« C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc. » (Matthieu 7.24-25).

Pour poursuivre notre réflexion, nous nous poserons tout d’abord trois questions. Le culte à Marie est-il :

  • indispensable au Salut ?
  • utile à l’édification du croyant ?
  • agréé par Dieu ?

Nous chercherons ensuite à voir si ces pratiques religieuses, aux yeux des non-croyants qui les observent de l’extérieur, apportent un témoignage en faveur de l’église de Jésus-Christ.

Puis nous aborderons la question des miracles à la lumière des Saintes Ecritures.

Enfin, nous rechercherons quel est pour nous, chrétiens du XX° siècle, le meilleur moyen de rester fidèles à notre Maître et Sauveur, Jésus-Christ.


Culte à Marie : indispensable au Salut ?

La première question que l’on doit se poser sur la dévotion mariale est : les cultes à Marie sont-ils indispensables au Salut de l’homme ?

La réponse est non, puisque c’est Jésus qui sauve l’homme pécheur en offrant son Sang sur la Croix, ainsi qu’en rend témoignage Jean-Baptiste, au début du ministère de Jésus :

« Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1.29).

Jésus, tout au long de son enseignement, insiste fréquemment sur son rôle d’unique médiateur entre Dieu et les hommes, comme, par exemple, en Jean 14.6 :

« Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi ».

Les apôtres eux-mêmes, remplis du Saint-Esprit, témoignent à leur tour avec une grande assurance en disant de Jésus :

« Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4.12).

C’est Pierre qui s’est exprimé ainsi. L’apôtre Paul, de son côté, a dit :

« Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous » (1 Timothée 2.5-6).

Ainsi, tout homme qui croit que Jésus est mort sur la croix pour le sauver de la perdition éternelle, reçoit le pardon de Dieu et l’assurance de la vie éternelle :

« Car c’est par la grâce de Dieu que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ephésiens 2.8-9).

Et l’apôtre Jean s’exprime ainsi :

« Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. » (1 Jean 5.11-12).

On pourrait multiplier facilement les citations de ce genre. Nous sommes là au cœur même du Nouveau Testament et de toute la Révélation divine.

L’Ecriture est donc claire : par Jésus seulement nous pouvons être sauvés.

Et pourtant, de son côté, pour justifier ses cultes à Marie, l’église Catholique enseigne que celle-ci participe au salut des hommes :

« Après son Assomption au ciel, son rôle dans le Salut ne s’interrompt pas : par son intercession répétée elle continue à nous obtenir des dons qui assurent notre salut éternel » (Catéchisme de l’église Catholique, art. n°969).

On le voit bien, cette affirmation est un ajout à la Parole de Dieu, puisque le Nouveau Testament nous dit bien qu’en Jésus nous avons tout ce qu’il nous faut pour être sauvés.

Ainsi nous pouvons répondre à cette première question (le culte à Marie est-il indispensable au salut ?) en nous appuyant sur les Saintes Ecritures : non, le culte à Marie ne peut rien apporter de plus au Salut de l’homme, puisqu’en Jésus nous avons tout.


Culte à Marie : utile à l’édification du croyant ?

Si le culte à Marie n’est pas nécessaire pour le Salut de l’homme, ne peut-on pas toutefois affirmer qu’un chrétien peut trouver dans la prière et la dévotion mariale un soutien, une aide, un complément utiles à sa vie spirituelle ?

La Bible nous apprend que, lors de sa conversion, au moment de sa nouvelle naissance, l’homme est régénéré par l’Esprit Saint. Jésus l’a promis :

« Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture. Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui » (Jean 7.38-39).

Jésus appelle l’Esprit Saint le Consolateur :

« Mais le Consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses… » (Jean 14.26).

Et si nous avons l’Esprit Saint, nous marchons dans la vérité :

« Quand le Consolateur sera venu, l’Esprit de Vérité, il vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16.13).

Les textes du Nouveau Testament indiquent aussi que les chrétiens trouvent dans l’Esprit-Saint : aide, conseil, consolation, défense, soutien, protection, intercession. C’est toujours l’Esprit Saint qui rend témoignage aux croyants de leur adoption spirituelle :

« L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Romains 8.16)

et :

« De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables » (Romains 8.26).

Enfin, Paul recommande :

« Faites en tous temps, par l’Esprit, toutes sortes de prières et de supplications » (Ephésiens 6.18).

Ainsi, tout enfant de Dieu est parfaitement conduit par l’Esprit (Romains 8.14) et sait que son corps est « le temple du Saint-Esprit » (1 Corinthiens 6.19)

Regardons à présent ce que, dans son Catéchisme, l’église Catholique prête comme rôle à Marie :

« C’est pourquoi la bienheureuse Vierge est invoquée dans l’église sous les titres d’avocate, d’auxiliatrice, de secourable, de médiatrice » (Art. n°969) et « les fidèles se réfugient sous sa protection » (Art. n°971).

Il s’agit là, bien entendu, d’un autre ajout à la Parole de Dieu. On ne comprend pas pourquoi Marie aurait à tenir ces différents rôles « d’avocate, d’auxiliatrice, de secourable, de médiatrice », puisque Dieu, dans son infinie Sagesse, nous a donné l’Esprit Saint ? Nous savons, du reste, que les chrétiens des trois premiers siècles de l’église n’enseignaient pas cela.


Culte à Marie : agréé par Dieu ?

C’est donc vrai, les Saintes Ecritures ne disent nulle part que les cultes à Marie sont indispensables au salut du pécheur, ni ne sont utiles à la vie du chrétien, mais, du moins, ne peut-on dire cependant qu’ils sont approuvés par Dieu ?

C’est la question de l’innocence : “il n’y a aucun mal à prier et à honorer Marie, cela ne retire rien à la Gloire de Dieu et de son Fils Jésus, notre Sauveur, au contraire !”

Nous allons à présent nous poser trois questions :

  • Vers qui doivent monter nos prières ?
  • Les titres dont est honorée Marie sont-ils respectueux pour elle et pour Dieu ?
  • Dieu autorise-t-il vraiment l’utilisation de statues, ou d’images, et leur vénération ?

1 – Vers qui doivent monter nos prières ?

Vers Dieu seul doivent monter toutes prières.

« Venez, prosternons-nous, courbons-nous, fléchissons le genou devant l’Eternel qui nous a faits » (Psaume 95.6).

Comme le proclame ce verset de psaume, la Bible tout entière nous invite à nous tourner vers notre Créateur pour lui rendre hommage et le prier.

Les croyants de l’Ancien Testament ne pratiquent pas d’autre culte qu’à Dieu et le Nouveau Testament n’enseigne pas de faire autrement. Et pourtant, l’histoire du peuple de Dieu compte un grand nombre de personnages qui ont été particulièrement bénis et proches de Dieu. Parmi tous ces hommes, retenons par exemple les noms de Moïse et d’Elie, au milieu desquels Jésus paraîtra transfiguré devant trois de ses disciples (Marc 9.2-9 par ex.). Moïse n’a-t-il pas rencontré l’Eternel face à face sur le Sinaï, et Elie n’a-t-il pas fait tomber le feu du ciel en invoquant le Nom de l’Eternel ? Et pourtant, aucun de ces grands hommes de Dieu n’a, par la suite, fait l’objet d’aucun culte, n’a été représenté sous forme de statue ou d’image, n’a été prié par les Juifs pour intercéder auprès de Dieu en leur faveur, comme cela se pratique dans l’église Catholique avec la Vierge et les Saints.

Pourquoi cette différence ? Parce que les cultes à la Vierge et aux Saints dans l’église Catholique proviennent des traditions et non de la Parole de Dieu (la Bible). C’est le Magistère, autorité doctrinale purement humaine, qui autorise et encourage les croyants de l’église Catholique à de telles pratiques. Lorsque les catholiques observent ces pratiques, ils le font, non par obéissance à Dieu, mais sous le couvert de leurs responsables religieux.

Oui, la Parole de Dieu enseigne aux hommes de faire monter toutes prières vers Dieu seul. Jésus l’a montré en donnant la prière du “Notre Père” et l’Esprit Saint l’inspire lui-même à tout homme converti, ainsi qu’en témoigne l’apôtre Paul :

« Vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba Père. L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Romains 8.15-16).

Dès lors, quiconque pratique un culte à quelqu’un d’autre que Dieu, agit en contradiction avec la Parole de Dieu, avec l’enseignement de Jésus, et prouve par là qu’il n’est pas en accord avec l’Esprit Saint.

2 – Les titres dont est honorée Marie sont-ils respectueux pour elle et pour Dieu ?

Les titres d’honneur donnés à Marie sont irrespectueux pour elle et pour Dieu.

Nous savons que tous les enseignements sur la piété mariale proviennent d’apports que le Magistère (autorité doctrinale de l’église Catholique) a faits au texte canonique du Nouveau Testament.

A la base de ces enseignements se trouvent trois points de doctrine qui se sont imposés progressivement à partir du IV° siècle :

1) La virginité perpétuelle de Marie :

Croyance selon laquelle Marie n’aurait pas eu d’autres enfants après la naissance de Jésus. Cependant l’Evangile de Matthieu précise que Joseph ne connut point Marie jusqu’à ce qu’elle ait enfanté Jésus (1.25) et fait mention de Jacques, Joseph, Simon et Jude comme étant les frères de Jésus, ainsi que de sœurs (13.55).

2) L’Immaculée Conception de Marie :

Affirmation non scripturaire disant que Marie serait née sans péché par une faveur singulière de Dieu (dogme proclamé en 1854). Cependant, la Bible enseigne systématiquement que tout homme est pécheur et Marie elle-même a reconnu Dieu comme son Sauveur (Luc 1.47).

3) L’Assomption :

L’église Catholique enseigne que la Vierge fut élevée corps et âme au ciel et exaltée par le Seigneur comme Reine de l’Univers (dogme proclamé en 1950). Or le Nouveau Testament ne fait aucune mention de cela.

En plus de cette doctrine mariale, on peut citer quelques-uns des nombreux titres et attributs que les catholiques emploient dans leurs prières et leurs cultes :

  1. Marie est appelée Mère de Dieu et Mère du Créateur. Comment une créature peut-elle être appelée mère de son Créateur ?
  2. Marie est appelée aussi Médiatrice, Secours des pécheurs, Porte du Ciel, Etoile du matin. Mais Jésus est le seul Médiateur (1 Timothée 2.5), Jésus est le seul Sauveur (Actes 4.12), il est la seule Porte pour entrer au Royaume de Dieu (Jean 10.9), il est l’Etoile brillante du matin (Apocalypse 2.16).
  3. Marie, enfin, est invoquée sous les titres d’avocate, d’auxiliatrice, de secourable, etc… Comme nous l’avons montré plus haut, avec ces titres elle entre en concurrence avec l’Esprit Saint.

En fait, si on réunit tous les attributs que l’église Catholique accorde à Marie dans ses cultes (ci-dessus en 1, 2, 3), on constate que la Vierge est honorée comme une déesse puisque acclamée comme Mère de Dieu, médiatrice et avocate, réunissant ainsi en elle les qualités du Père, du Fils et de l’Esprit Saint.

Tous ces titres sont irrespectueux, non seulement pour Dieu : « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu et tu le serviras lui seul » (Luc 4.8), mais aussi pour Marie qui, humblement, se disait être « la servante du Seigneur » (Luc 1.38).

Reconnaître Marie comme une simple créature humaine ayant occupé un rôle privilégié dans le mystère de la Rédemption est plus respectueux pour elle que de la louer et l’honorer avec les titres et attributs que la Bible réserve au Dieu trinitaire.

3 – Dieu autorise-t-il vraiment l’utilisation de statues ou d’images et leur vénération ?

La désobéissance à la Parole de Dieu conduit à la superstition et à l’idolâtrie.

Le culte à Marie n’est pas seulement irrespectueux pour Dieu, comme nous l’avons montré ci-dessus, mais il est malheureusement en plus, une porte ouverte à la superstition et à l’idolâtrie.

Servir des statues ou des images, construire des sanctuaires, élever des autels, accorder un pouvoir à des médailles, brûler des cierges, adresser des prières et des louanges, toutes ces formes de culte à la Vierge sont un retour en arrière, un retour aux pratiques païennes interdites par Dieu dans l’Ancien Testament. Dieu a donné à Moïse et au peuple d’Israël ce commandement :

« Tu ne feras point d’image taillée, de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux… » (Exode 20.4-5 et Deutéronome 5.8-9).

Ainsi, le Seigneur réclame jalousement notre adoration tout entière. Il veut que notre culte s’adresse à Lui seul. Jésus, notre Sauveur, a lui-même rappelé l’importance de l’observation de la Loi et de l’obéissance aux commandements de Dieu. Dans Matthieu 5.17, il le dit ainsi :

« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu, non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le Royaume des Cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le Royaume des Cieux ».

Or l’église Catholique a bel et bien supprimé, dans son enseignement, le deuxième commandement cité plus haut, dans lequel Dieu interdit la fabrication des images et leur culte. Tout le monde peut le vérifier en consultant la deuxième section du Catéchisme de l’église Catholique (édition 1992), consacrée aux 10 commandements donnés à Moïse : on y retrouve, avec quelques variantes, les textes de l’Exode et du Deutéronome, à l’exception du commandement sur l’interdiction des images et de leur culte, qui se trouve tout simplement supprimé.

Et on ne peut que le comprendre, tellement les statues et les images de la Vierge sont nombreuses dans le monde (sans compter celles des Saints que l’on vénère aussi).

« Tu ne fixeras aucune idole de bois à côté de l’autel que tu élèveras à l’Eternel, ton Dieu. Tu ne te dresseras point des statues, qui sont en aversion à l’Eternel, ton Dieu. » (Deutéronome 16.21-22).

« Car l’Eternel jugera son peuple,
Et il aura pitié de ses serviteurs.
Les idoles des nations sont de l’argent et de l’or,
Elles sont l’ouvrage de la main des hommes,
Elles ont une bouche et ne parlent point,
Elles ont des yeux et ne voient point,
Elles ont des oreilles et n’entendent point,
Elles n’ont point de souffle dans leur bouche.
Ils leur ressemblent ceux qui les fabriquent,
Tous ceux qui se confient en elles. »
(Psaume 135.14-18)


Culte à Marie : un contre-témoignage !

En résumé, on peut dire que le culte à Marie :

  • ne sauve pas,
  • n’édifie pas,
  • n’était pas pratiqué dans l’église primitive,
  • n’est pas mentionné dans le Nouveau Testament,
  • écarte de Dieu en conduisant à la désobéissance, la superstition et l’idolâtrie.

Puisque nous avons Jésus qui intercède pour nous auprès de Dieu, cette intercession est parfaite et suffisante. En venant dans notre monde, Jésus a offert à tout homme la possibilité de se réconcilier avec Dieu et de le prier en pratiquant un culte agréable à ses yeux.

« L’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4.23-24).

Si nous avons quelque chose à demander à Dieu, nous pouvons l’obtenir par le nom de Jésus :

« Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai » (Jean 14.14).

« Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voulez, et cela vous sera accordé » (Jean 15.7).

Face à ces enseignements et ces promesses données par le Christ, pourquoi l’église Catholique a-t-elle rajouté une autre forme de culte ? Ni Jésus, ni les apôtres, ni Marie elle-même ne sont à l’origine de ces dévotions. En encourageant les hommes à pratiquer des cultes à la Vierge, l’église Catholique rend confus le message de l’Evangile. On ne peut plus discerner clairement la personne de Jésus-Christ, notre Sauveur, si on y ajoute la personne de Marie “avocate, auxiliatrice, etc…”.

Or les grands sanctuaires et lieux de pèlerinage consacrés à Marie sont très nombreux en France et dans le monde. Leur caractère idolâtre, superstitieux, théâtral, ainsi que leur aspect commercial, représentent un véritable contre-témoignage à l’Evangile de Jésus et détournent, par leurs excès, les personnes qui cherchent sincèrement Dieu. L’église Catholique est donc grandement responsable de l’égarement de ces personnes. Et pourtant, les apôtres, inspirés par l’Esprit Saint, nous ont laissé avec le Nouveau Testament un enseignement clair, compréhensible, cohérent et suffisant. De même que notre Dieu est le seul Dieu, sa Parole est exclusive : aucun homme ne peut y ajouter quelque chose.

De plus, il ne faut pas perdre de vue que la multitude des statues et des sanctuaires édifiés en l’honneur de la Vierge, les nombreux lieux de pèlerinage avec leurs commerces et leurs exploitations touristiques discréditent la véritable église de Jésus-Christ aux yeux des non-croyants.

L’apôtre Pierre l’a prophétisé de cette manière :

« Il y aura parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le Maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux » (2 Pierre 2.1-2).

Pour que l’église de Jésus-Christ reste crédible aux yeux des hommes de notre siècle, il faut que ses témoins évangélisent dans le même esprit que l’ont fait les premiers apôtres, c’est-à-dire avec simplicité et désintéressement :

« Allez, prêchez, et dites : Le Royaume des Cieux est proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie dans vos ceintures, ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton; car l’ouvrier mérite sa nourriture » (Matthieu 10.7-10).

Est-ce bien cette image de simplicité que nous donnent les lieux de pèlerinage actuels ? Dans un article de la revue GEO, nous lisons ceci :

« Le tourisme religieux connaît dans le monde un essor considérable : 33,5 millions de visiteurs dans les lieux saints d’Italie, 33 millions en France (…). Lourdes est, en France, la ville la plus marquée par cette évolution. Elle enregistre la même affluence que la Tour Eiffel : 5 millions de visiteurs chaque année, contre 1 million en 1866. Au fil des temps, l’infrastructure touristique s’est alignée sur la ferveur des croyants : 350 hôtels, 4000 lits répertoriés (2ème cité hôtelière après Paris) et un taux d’occupation presque aussi fort dans les hôtels de luxe que dans les hôtels modestes. (…) Le chiffre d’affaires touristique de Lourdes est évalué à 2,4 milliards de francs par an. (…) Par ailleurs, la France a importé 38211 tonnes d’objets pieux en 1993, en provenance d’Italie, de Belgique, des Pays-Bas, d’Allemagne, du Portugal et de Chine. » (Sandra Labastie, revue GEO du mois de Juin 1995).


Culte à Marie : et les miracles ?

C’est la grande question ! En fait, beaucoup de gens sont prêts à reconnaître que les cultes à Marie ne sont pas indispensables à leur foi, mais tous sont retenus par les miracles, preuve -à leurs yeux- que, soit Marie, soit Dieu, répondent de cette manière favorablement aux prières et aux supplications.

On constate en effet que les miracles qui se produisent sur les hauts lieux des sanctuaires mariaux restent pour beaucoup la preuve irréfutable que Dieu approuve ces cultes et ces pratiques. Cela est bien humain. Qui n’a pas désiré voir, de ses propres yeux, un miraculé ou un fait prodigieux ? Cependant, Jésus n’a pas enseigné que les miracles devaient être considérés comme critère de base dans la foi. Il faut se souvenir ce qu’il a dit à l’apôtre Thomas :

« Parce que tu m’as vu (ressuscité), tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! » (Jean 20.29).

Bien sûr, nous savons que Jésus a accompli de nombreux miracles, par compassion devant la misère des hommes, et aussi pour confirmer le caractère divin et surnaturel de sa mission dans notre monde.

La prédication des apôtres a également été accompagnée de signes miraculeux, que Dieu accomplissait pour rendre témoignage à ses serviteurs :

« Et le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la Parole par les miracles qui l’accompagnaient » (Marc 16.20).

Lorsque les apôtres faisaient des miracles, les foules étaient disposées à écouter et à croire leur témoignage :

« Les foules tout entières étaient attentives à ce que disait Philippe, lorsqu’elles apprirent et virent les miracles qu’il faisait » (Actes 8.6).

De sorte que, à notre époque, si nous sommes témoins de miracles, ceux-ci ne peuvent avoir une origine divine que s’ils servent à rendre gloire à Dieu, à son Fils Jésus-Christ, et sont l’œuvre de l’Esprit Saint.

N’oublions pas que Jésus nous a lui-même mis en garde en ce qui concerne les miracles :

« Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus » (Matthieu 24.24).

La plus grande prudence s’impose donc dans ce domaine. En effet, nous savons que, dans les grandes religions de l’Antiquité, aussi bien que dans l’Islam, le Bouddhisme, l’Hindouisme et bien d’autres religions actuelles, on retrouve des phénomènes extraordinaires : guérisons miraculeuses, visions, extases, communication de messages “divins”, langues incompréhensibles, etc… Le simple jeu du psychisme humain peut aussi produire bien des phénomènes étonnants.

« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le Royaume des Cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les Cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connu, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » (Matthieu 7.21-23).

« Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière » (2 Corinthiens 11.14).

Par conséquent, une expérience religieuse extraordinaire peut provenir aussi bien d’en-bas que d’En-Haut. Seule la Parole de Dieu et les fruits durables pourront alors servir de critères valables. D’ailleurs, la Parole de Dieu ne nous avertirait pas avec tant d’insistance s’il n’y avait aucun danger de séduction pour les chrétiens.


En conclusion : fidélité à Jésus

Ne nous laissons ni influencer, ni impressionner par tous les phénomènes religieux, et ne courons pas ici ou là dans l’espoir de voir des prodiges :

« Si quelqu’un vous dit alors : le Christ est ici, ou : Il est là, ne le croyez pas » (Matthieu 24.23).

N’oublions pas que Jésus nous a donné des conseils précieux si nous voulons trouver Dieu :

« Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret, et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » (Matthieu 6.6)

ou :

« Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Matthieu 18.20).

La grande foule des lieux de pèlerinages n’est pas le signe d’une plus grande présence du Seigneur. Nous devons rester fidèles à l’Evangile des premiers chrétiens : c’est la source pure où notre âme assoiffée pourra se désaltérer. Un chrétien est attaché à Jésus exclusivement. Au moment de sa conversion, il est rempli de l’Esprit et l’Esprit, ne l’oublions pas, c’est la présence du Christ.

L’apôtre Paul écrivait aux Colossiens :

« Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Jésus-Christ. Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le Chef de toutes dominations et de toute autorité » (Colossiens 2.8-10).

« Qu’aucun homme, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu’il s’abandonne à ses visions et qu’il est enflé d’orgueil par ses pensées charnelles, sans s’attacher au Chef, dont tout le corps, assisté et solidement assemblé par des jointures et des liens, tire l’accroissement que Dieu donne » (Colossiens 2.18-19).

De la même manière, tous les livres du Nouveau Testament appellent les hommes à regarder vers Jésus-Christ et à vivre dans l’Esprit. Les cultes à Marie ne reposent sur aucune base biblique et sont issus de traditions humaines postérieures à l’église des premiers siècles. Un chrétien authentique, nourri de la Parole de Dieu et attaché à Jésus, son Sauveur et son Maître, ne peut ni ne doit prier Marie, ni annoncer la Bonne Nouvelle en y ajoutant la pratique de traditions humaines.

Pour finir, relisons le livre de l’Apocalypse. Il est la seule Révélation à laquelle doivent s’attacher les chrétiens ; et écoutons comment Jésus parle aux chrétiens de l’église de Philadelphie :

« Parce que tu as gardé la Parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne » (Apocalypse 3.10-11).

« A Celui qui est assis sur le trône, et à l’Agneau, soient la louange, l’honneur, la gloire et la force, aux siècles des siècles ! » Apocalypse 5.13


« Toutes les générations me diront bienheureuse » (Luc 1.48)

J’aimerais à présent apporter mon témoignage.

De mon enfance, j’ai surtout conservé le souvenir de l’aspect sentimental des cultes à Marie. Le joli mois de mai, consacré à la Vierge Marie par l’église Catholique, avec ses fleurs et sa douceur printanière, ramenait chaque année le pèlerinage à Notre-Dame des Vertus, protectrice de notre petite cité du Barrois : procession solennelle du tableau présentant une image vénérée, cinq fois centenaire, cantiques traditionnels, récitation du chapelet, et cérémonies diverses. Il nous arrivait aussi de baiser respectueusement ce tableau, de passer en-dessous (on disait “passer sous la bonne Notre-Dame”), ou de toucher l’extrémité du tissu qui habillait son reposoir. J’ai moi-même pratiqué ces gestes superstitieux avec la plus grande sincérité de cœur, et je pense que mes aînés les pratiquaient dans le même état d’esprit.

Devenu adulte, je n’ai pas abandonné ces pratiques, autant par respect des traditions religieuses que des habitudes familiales. Il y avait beaucoup de joie à renouer, chaque année, avec ces coutumes centenaires de notre petite ville. C’est ce qu’on appelle, dans l’église Catholique, l’attachement à ses racines, à ce qui a été la foi pieuse et respectable de nos ancêtres, et ce qui nous relie à eux. A l’époque, je connaissais mal la Bible, et on ne nous encourageait pas spécialement à la lire. Devenu organiste de notre église paroissiale, je me souciais en fait plus des cérémonies religieuses que de la recherche de la vérité en matière de foi.

Une première remise en question sérieuse a pu s’opérer à partir du jour où l’on m’a demandé de participer à la formation religieuse de jeunes adolescents. Après avoir commencé à enseigner la Bonne Nouvelle en recourant à des pédagogies et des manuels très divers que l’on m’avait conseillés, il m’est apparu qu’il serait plus simple et plus juste de partir directement de la Parole de Dieu. J’ai donc proposé à mes élèves de petites Bibles, avec lesquelles nous pouvions nous mettre à l’écoute de l’enseignement de Dieu.

Ce que je n’avais pas prévu, c’est qu’en voulant m’en tenir strictement à la Parole de Dieu, il me devenait impossible de justifier certains enseignements et certaines pratiques de mon église. Le baptême des enfants, par exemple, devint une difficulté incontournable, parce qu’il n’était pas pratiqué dans le Nouveau Testament. Conscient de ma responsabilité devant Dieu de conduire des jeunes à Jésus-Christ, je ne voulais pas tricher avec sa Parole. Les cultes à la Vierge me gênaient pour la même raison.

Ce fut pour moi une période de remise en question et de quête sincère. J’avançais difficilement, parce que je n’avais qu’une perception intellectuelle de Dieu et je confondais les sentiments religieux avec ce qui aurait dû être une relation vivante et personnelle avec mon Créateur dans la prière.

Lorsque j’ai enfin pris la décision de me tenir à une lecture quotidienne et sérieuse de la Bible, Dieu a pu commencer à travailler dans mon cœur, me faire prendre conscience de mon état de perdition et me conduire à son Fils, Jésus-Christ, mon Sauveur. A ma conversion, il ne me servait plus à rien de prier Marie, puisque Dieu m’avait donné tout ce que l’église Catholique prétend trouver en elle, ainsi que je l’ai montré dans le début de ce texte.

Maintenant, je vis avec le Seigneur, et cela ne m’empêche pas de me réjouir en lisant les passages des Ecritures où l’on nous parle de Marie. C’est tellement plus beau de pouvoir la regarder comme elle nous est montrée dans la Bible, c’est-à-dire comme une simple créature humaine. Marie ne peut pas être un chemin qui, lui-même, conduirait au Chemin (Jésus), lequel nous amène au Père. De tout mon cœur, je prie le Seigneur pour qu’il conduise de plus en plus de personnes de l’église Catholique vers la seule source de Vérité : Jésus et sa Parole. Marie a dit :

« Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses » (Luc 1.46-48).

Oui, je joins ma voix à celle de toutes les générations qui disent Marie bienheureuse, mais je ne la prie plus, je n’ai plus besoin de ses statues ou de ses images, je ne lui brûle plus de cierges. Et j’ai la paix dans mon cœur, parce que chacun se retrouve à la place qui lui revient :

  • Dieu, notre Créateur, notre Père vers qui je fais monter ma prière et mon adoration,
  • et Marie, mère de Jésus-Christ mon Sauveur, que je regarde comme l’humble servante de l’Evangile (Luc 1.48), comblée de grâce par Dieu (Luc 1.28), et pour qui le Tout-Puissant a fait de si grandes choses (Luc 1.49).

À tous ceux ou celles qui, comme moi, ont récité des chapelets et des rosaires en quantité, je conseille la méditation et la prière journalière à l’aide des 150 merveilleux psaumes de la Bible. Et à ceux ou celles qui voient en Marie une sorte d'”ambassadrice” bien placée pour intercéder auprès de Dieu en leur faveur, je conseille de lire la Bible tout entière. Ils y découvriront un Dieu proche de ses créatures, attentif à leurs souffrances et prêt à répondre à celui qui se tourne vers lui.

Dans la merveilleuse parabole du fils prodigue, Jésus nous montre Dieu comme un Père qui court à la rencontre de son fils repentant et l’embrasse :

« Comme il (le fils) était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa » (Luc 15.20).

Les Psaumes nous invitent à remercier Dieu pour sa grande bonté :

« Qu’on proclame le souvenir de ton éternelle bonté,
Et qu’on célèbre ta justice !
L’Eternel est miséricordieux et compatissant,
Lent à la colère et plein de bonté.
L’Eternel est bon envers tous,
Et ses compassions s’étendent sur toutes ses œuvres.
Toutes tes ?uvres te loueront, ô Eternel !
Et tes fidèles te béniront. »
(Psaume 145.7-10)

Les Psaumes nous montrent aussi à quel point Dieu est attentif aux souffrances des hommes :

« L’Eternel soutient tous ceux qui tombent,
Et il redresse tous ceux qui sont courbés.
Les yeux de tous espèrent en toi,
Et tu leur donnes la nourriture en son temps ;
Tu ouvres ta main,
Et tu rassasies à souhait tout ce qui a vie. »
(Psaume 145.14-16)

La Bible proclame que Dieu aime les hommes d’un amour que nous ne pouvons même pas imaginer :

« Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre,
Autant sa bonté est grande pour ceux qui le craignent ;
Autant l’orient est éloigné de l’occident,
Autant il éloigne de nous nos transgressions ;
Comme un père a compassion de ses enfants,
L’Eternel a compassion de ceux qui le craignent.
Car il sait de quoi nous sommes formés,
Il se souvient que nous sommes poussière. »
(Psaume 103.11-14)

Si nous respectons Dieu, si nous sommes fidèles à son Alliance et à ses commandements, nos lèvres déborderont de chants d’allégresse et de reconnaissance :

« Mais la bonté de l’Eternel dure à jamais pour ceux qui le craignent,
Et sa miséricorde pour les enfants de leurs enfants,
Pour ceux qui gardent son Alliance,
Et se souviennent de ses commandements, afin de les accomplir. »
(Psaume 103.17-18)

Oui, Dieu nous aime, et c’est Jésus seul qui conduit tout homme repenti au trône du Père céleste, à la source de la vie éternelle :

« Et l’un des vieillards prit la parole et me dit : ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où sont-ils venus ? Je lui dis : mon seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le Sang de l’Agneau. C’est pour cela qu’ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son Temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux; ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur, car l’Agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la Vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »
(Apocalypse 7.13-17).

Bernard PRUNNEAUX

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