Nous apprenons avec étonnement qu’une jeune chrétienne brillante a été renvoyée de son collège public sans ménagement ni compassion, pour un seul motif:

Elle refusait de se soumettre à un abus d’autorité : être forcée de danser “la danse de shiva”.

Ce fût pour elle un traumatisme.

Qu’est-ce que la danse de Shiva?

Dans l’hindouisme, Shiva est le dieu suprême, mais il est aussi le dieu Créateur, préservateur, destructeur, dissimulateur, révélateur.

Notre correspondant en Indes nous a fait parvenir des informations de source hindoue.

Quand on dit « Shiva », il y a deux aspects fondamentaux desquels nous parlons. Le mot « Shiva » signifie littéralement, « ce qui n’est pas ». Shiva est l’état de “nonêtre”. Shiva est aussi ténèbres.

source: site hindou https://isha.sadhguru.org/mahashivratri/shiva-adiyogi/who-is-shiva-meaning/

Nataraja, Lord/King of Dance The epitome of masculine tantric celebration |  Indian classical dance, Dancing shiva, Nataraja
Shiva, le dieu aux Cobras

Un autre nom de Shiva est Nataraz, qui signifie “bon artiste qui est très bon danseur et comédien”. Tous les hindous respectent Shiva en tant que dieu. Shiva vit sur le sommet de la montagne Kailash avec sa femme et ses quatre enfants Laxmi, Saraswati, Kartic et Ganesh. Son épouse s’appelle Parbati. Tous les membres de sa famille sont des dieux hindous. Laxmi est un dieu de valeur, Saraswati est pour la connaissance et la sagesse. Ganesh pour le succès et Kartic pour les jeunes.

Nous présentons ici sommairement quelques informations spécifiques de cette danse de la part d’un auteur hindou, pour … ironiquement, mieux comprendre (ou expliquer) la portée des programmes de cette école publique si éclairée, d’avoir exercé avec zèle la laïcité, la plus neutre des religions!:

Voici donc un extrait de ” THE DANCE OF SHIVA” par Ananda K. Coomaraswamy.


Parmi les plus grands noms de Shiva se trouve Nataraja, Seigneur des danceurs ou Reine des acteurs.

Quand l’acteur bat le tambour,
Tout le monde vient voir le spectacle;
Quand l’acteur rassemble les propriétés de la scène
Il demeure seul dans son bonheur.

Combien de danses de Shiva sont connues de Ses adorateurs, je ne peux pas le dire. Il ne fait aucun doute que la racine de toutes ces danses est plus ou moins la même, la manifestation de l’énergie rythmique primitive.

Des diverses danses de Shiva, je n’en parlerai que de trois:

La première

est une soirée dansante dans l’Himalaya, avec un chœur divin, décrit comme suit dans le Shiva Pradosha Stotra:

«Placer la Mère des Trois Mondes sur un trône d’or, parsemé de pierres précieuses, Shulapani danse sur les hauteurs de Kailasa, et tous les dieux se rassemblent autour de lui:

«Sarasvati joue de la vina, Indra de la flûte, Brahma tient les cymbales de chronométrage Lakshmi commence une chanson, Vishnu joue sur un tambour, et tous les dieux se tiennent autour:

«Gandharvas, Yakshas, ​​Patagas, Uragas, Suddhas, Sadhyas, Vidyadharas, Amaras, Apsarases et tous les êtres vivant dans les trois mondes s’y rassemblent pour assister à la danse céleste et entendre le
musique du choeur divin à l’heure du crépuscule.

Cette danse du soir est également mentionnée dans l’invocation précédant le Katha Sarit Sagara. Dans les images de cette danse, Shiva est à deux mains et la coopération des dieux est clairement indiqué dans leur position de chœur. Il n’y a pas d’Asura prostré piétiné sous les pieds de Shiva.

La deuxième danse

bien connue de Shiva est appelée le Tandava, et appartient à Son aspect tamasique comme Bhairava ou Vira-bhadra. Il est joué dans des cimetières et des terrains en feu, où Shiva, généralement ayant dix bras, danse follement avec Devi, accompagné de troupes de diablotins capricieux. Les représentations de cette danse sont courantes parmi les sculptures anciennes, comme à Elura, Elephanta et Bhuvaneshvara.

La danse tandava est à l’origine celle d’une divinité pré-aryenne, mi-dieu, mi-démon, qui tient ses délices de minuit dans le sol brûlant. Plus tard, cette danse sur le terrain de crémation, tantôt de Shiva, tantôt de Devi, est interprétée dans la littérature Shaiva et Shakta dans un sens très touchant et profond.

Troisièmement,

nous avons la danse Nadanta de Nataraja avant l’assemblée (sabha) dans la grêle d’or de Chidambaram ou Tillai, le centre de l’Univers, d’abord révélée aux dieux et aux rishis après la soumission de ces derniers dans la forêt de Taragam, comme lié au Koyil Puranam.

La légende, qui n’a après tout aucun lien très étroit avec le vrai sens de la danse, peut se résumer comme suit:

Dans la forêt de Taragam habitaient des multitudes de rishis hérétiques, à la suite des Mimamsa. Là se dirigea Shiva pour les réfuter, accompagné de Vishnu déguisé en belle femme et d’Ati-Sheshan. Les rishis furent d’abord conduits à une violente dispute entre eux, mais leur colère fut bientôt dirigée contre Shiva, et ils s’efforçaient de la détruire au moyen d’incantations.

L’auteur de cet article fait encore une longue comparaison de la danse de Shiva avec le philosophe Nietzsche, nous n’avons pas creuser pour savoir si c’est Nietzsche qui a influencé les hindous, ou si c’est le bouddhisme issue de l’hindouisme qui a influencé Nietzsche.

Note de Vig-Sectes:

Cette source d’information hindoue sur cette danse témoigne amplement que:

  • Cette danse est un acte d’adoration divine,
  • … pratiqué au milieu d’autres divinités diaboliques et hérétiques.
  • Shiva est une idole semi-démoniaque,
  • … à la fois dieu de ténèbres et de la mort (non-existence),
  • … qui à l’occasion piétine d’autres dieux violents.

La collégienne chrétienne avait vu juste, la danse de Shiva n’est pas neutre.

On ne saurait danser et invoquer Shiva … et suivre celui qui est l’essence de l’existence, dont le nom est aussi “Je suis” et qui est la lumière du monde.

Cf. la bible. Jean 8:58.

“Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.”  (Jean 8:12)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *