Un mot aux éditeurs, libraires, comités de lecture

Jésus a dit:
“Moi, je suis le bon berger: le bon berger met sa vie pour les brebis; mais l’homme qui reçoit des gages, et qui n’est pas le berger, à qui les brebis n’appartiennent pas en propre, voit venir le loup, et laisse les brebis, et s’enfuit; et le loup les ravit, et il disperse les brebis”
(Jean 10.11-12)  

Dossier McLaren

Ayant été pendant environ 30 ans Auteur, Editeur et Libraire, je propose à chaque responsable les réflexions suivantes:

Aux éditeurs

Merci aux éditeurs chrétiens. Grâce à vous un “témoignage chrétien” est rendu dans ce monde de ténèbres. Toutefois en éditant et en recommandant un livre tel que “Réinventer l’Église” vous reconnaîtrez que nous ne sommes plus dans le cadre ni dans les objectifs d’une “Alliance authentiquement évangélique” ni dans le créneau que doit occuper une vraie association “pour la lecture de la Bible”, ni dans les objectifs de la collection evangile@notreculture:

“La collection sera appréciée … aussi bien des responsables d’églises que des paroissiens ayant à cœur de partager l’Evangile avec leurs contemporains français34“.

Les responsables de la venue de McLaren en France et de l’édition de son livre doivent faire face à leurs responsabilités.35 Là plus qu’ailleurs la “présomption d’innocence” est de mise; chargés de différentes manières “ont-ils fait confiance” à des informateurs qui eux-mêmes “faisaient confiance” à d’autres? Peut-être que, au milieu de leurs lourdes responsabilités n’ont-ils lu le livre que superficiellement? Nous n’avons pas le droit d’oublier la somme de travail qu’ils accomplissent pour le Seigneur ni tous les bons livres que la Ligue publie depuis des décennies. Ceux qui soutiennent de leurs prières et de leurs dons les diverses institutions évangéliques le font généralement pour que le message du salut en Jésus Christ soit annoncé clairement et non pour qu’on publie ce genre de livre qui sape les fondements de la foi chrétienne. Le moindre des maux serait qu’il s’agisse ici d’une bien regrettable erreur, tout à fait exceptionnelle. Je prie pour que les divers dirigeants chrétiens impliqués dans cette affaire se ressaisissent et fassent amende honorable de façon publique.

Au moment de la parution officielle de cette étude (26 Mai 2006) nous devons, avec douleur, signaler que la lettre fraternelle36 du Comité Directeur de Vigi-Sectes n’a suscité ni accusé de réception ni réponse de la part d’aucun des responsables de l’édition. Il est des silences plus parlants que des mots . Chacun voudra bien en tirer ses propres conclusions.

J’aurais aimé que le peuple chrétien soit rassuré et que Brian McLaren puisse à nouveau comprendre “que ces pasteurs français n’avaient pas besoin d’un Américain de plus qui viendrait, avec son assurance et ses réponses toutes faites, imposer son programme made in América”37 mais ce ne sera malheureusement pas le cas.

Une question se pose à tous les éditeurs: ne faudrait-il pas renforcer le contrôle de manière à n’éditer que DE BONS LIVRES ECRITS PAR DE BONS AUTEURS ou plus simplement penser à rééditer des livres ayant fait leurs preuves et toujours demandés? En le faisant vous rendriez un très grand service à l’Église. Ce “grand service” rendu à l’Église de Jésus Christ implique que les “mauvais livres” aillent au pilon plutôt que d’être offerts généreusement à nos frères d’Afrique …

Aux libraires

Merci à tous ceux qui tiennent des librairies évangéliques! Je sais que votre travail n’est pas facile et qu’il demande dévouement et persévérance. Les publicités que j’ai reçues montrent que ce livre a déjà pris place sur vos rayons. Je ne saurais vous le reprocher; aucun libraire ne peut aujourd’hui lire toute la littérature évangélique mise à disposition. Et puis qui ne voudrait, dans les temps actuels, avoir quelques bons conseils pour “Communiquer l’Evangile dans un monde postmoderne”? Vous ne pouviez savoir que ce livre donne bien des méthodes mais qu’elles n’ont pas de relation directe avec l’Evangile de notre Seigneur Jésus Christ.

En réfléchissant à ce problème, que je connais bien, je pense que vous êtes aujourd’hui confrontés à deux pièges majeurs:

1) Celui de l’argent

Il faut tourner, sinon on ferme la boutique.

Nous savons bien que ce ne sont pas toujours de bons livres, ou, pas obligatoirement de bons auteurs, mais ils se vendent bien, ce sont les plus demandés… Parfois on va même plus loin puisque ce sont les responsables nationaux qui imposent les livres “rentables” aux libraires de leur fédération.

2) Celui de l’irresponsabilité

Moi je ne sais pas et je ne veux pas savoir !

Si un livre est édité c’est qu’il est bon, d’ailleurs il est vérifié par des “Comités de lecture”… Ce n’est pas mon travail. Pourtant Paul dit que, comme un sage architecte il a posé le fondement

“mais que chacun considère comment il édifie dessus. Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, lequel est Jésus Christ” (1 Co 3)

et il conviendrait de lire toute la suite du passage pour être convaincus qu’un jour nous aurons des comptes à rendre.

Si vous refusiez la vente de mauvais livres les éditeurs se remettraient en question et feraient plus attention dans leurs choix.

Aux comités de lecture

Merci aussi aux différents “comités de lecture” qui, dans l’ombre, travaillent pour ne mettre à la disposition des croyants que de la nourriture saine. Peu sont conscients du travail que vous accomplissez. Ce ministère de “sentinelle” demande de la compétence et du dévouement car, comme dans tout service

“ce qui est requis dans des administrateurs, c’est qu’un homme soit trouvé fidèle” (1 Co 4.2).

Qu’un tel livre ait déjoué votre surveillance doit attirer votre attention. Que ce soit pour chacun de vous l’occasion de “faire le point” devant Dieu et de prendre les dispositions qui s’imposent pour que, à l’avenir, les “comités de lecture” remplissent pleinement leur si noble mission!

A tous

En ce qui concerne le livre “Réinventer l’Église” j’ai voulu connaître la raison du dysfonctionnement et j’ai remonté la filière …

On peut caricaturer les choses ainsi:

Il y a deux sortes de valeurs

  • 1) La valeur marchande du livre, de nos jours très importante
  • 2) La valeur spirituelle du livre. Elle apparaît comme secondaire chacun faisant confiance à l’autre pour le recommander:
  • Les libraires font confiance à leur propre comité de lecture ou à l’éditeur du livre
  • Les comités de lecture font confiance à l’éditeur du livre ou à leurs relations personnelles…
  • Les éditeurs font confiance à leurs relations ou aux éditeurs étrangers…

Mais ce qui est établi c’est que la quasi-totalité de ceux qui ont édité et recommandé le livre ne l’avaient pas lu!

Et les rares qui l’ont lu l’ont trouvé intéressant et ont recommandé sa lecture …

Quand tout est dit, il n’y a plus rien à dire si ce n’est cette phrase d’un ami:

“Si Jésus n’est pas Seigneur de tout, il n’est pas Seigneur du tout”.

Pierre Oddon

L’Abécédaire des élucubrations de William Branham

Il a dit: Vous ne connaissez vraiment pas votre bible.
Vous savez comment frère Booth peut le dire.
J’ai dit: C’est vrai, frère Booth …
W.M.Branham


 

Les brochures et écrits de Branham sont remplis de sottises et il absolument clair qu’il n’est pas un prophète de Dieu ! Il déclare lui-même ce qui suit:

Il (Dieu) n’établira jamais son Église sur un tas de sottises.
(W.M.B, La Révélation de J-C, n°3, Âge de l’église d’Ephèse, 1960, page 33) .

Nous demandons aux adeptes de Branham de nous dire où leur guide a été chercher les idées absurdes suivantes:

top A) Ce n’était pas la volonté divine que les enfants viennent au monde par des relations normales entre l’homme et la femme:

C’est comme au début, ce n’était pas la volonté parfaite de Dieu que les enfants naissent par le moyen du sexe. Certainement pas.
(W.M.B, Arrive-t-il à Dieu de changer sa pensée au sujet de sa Parole ?, 1965, page 12) .

top B) Un homme peut divorcer si son épouse se fait couper les chÈveux !

Une femme qui se fait couper les chÈveux à la garçon, son mari a le droit biblique de divorcer d’avec elle.
(W.M.B, La Parole Parlée, Questions et réponses sur la Genèse, 1953, page 17) .

Branham ne savait-il pas que selon Jésus  la fornication est la seule raison légitime de divorcer ? (Matthieu 19:9) .

top C) Branham confond la Pentecôte et l’Ascension:

Et nous pouvons savoir que, conformément aux Écritures, Il est ressuscité le 3ème jour pour notre justification. Que 40 jours plus tard, Il est revenu sous la forme du Saint-Esprit pour habiter en nous.
(W.M.B, La Révélation de J-C, n°7, âge de Sardes, page 6) .

topD) Branham enseigne que deux tiers des anges ont suivi Lucifer dans sa chute:

Un jour il a déclaré une guerre dans le ciel. Et il a entraîné les 2/3 des êtres angéliques avec. Est-ce vrai ?
(W.M.B, La Parole Parlée, Questions & Réponses, n°6, 1954, page 23) .

Et bien non, ce n’est pas correct ! Il s’agit d’un tiers seulement !  (Apocalypse 12:4) .

topE) Branham enseignait que les faux docteurs et les faux prophètes sont oints du Saint-Esprit:

Jésus dit qu’il y aurait de faux christs, donc de faux oints. Ils seront effectivement oints du Saint-Esprit et malgré cela seront de faux prophètes et de faux docteurs.
(W.M.B, La Parole Parlée, Les oints du temps de la fin , 1965, page 9) .

Jamais la Parole de Dieu n’a enseigné que des faux docteurs et prophètes sont oints du Saint-Esprit !

topF) Jésus-Christ n’était pas juif !

C’est pourquoi il y eut la naissance virginale. Par conséquent, Jésus n’était pas juif.
(W.M.B, La Révélation des 7 sceaux, n°2, 1963, page 23) .

Voyons ce qu’enseigne la Bible:

« La femme samaritaine lui dit: Comment toi, QUI ES JUIF, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? Les juifs, en effet, n’ont pas de relations avec les Samaritains ».
(Jean 4:9) .

« Vous adorez ce que vous ne connaissez pas, nous, nous adorons ce que nous connaissons, CAR LE SALUT VIENT DES JUIFS ».
(Jean 4:22) .

« L’Ecriture ne dit-elle pas que c’est de la postérité de David, et du village de Bethléhem, où était David, que le Christ doit venir ? ».
(JEAN 7:42) .

« Pilate répondit: Moi, suis-je Juif ? TA NATION et les principaux sacrificateurs t’ont livré à moi: qu’as-tu fait ? ».
(Jean 18:35) .

topG) Jésus est mort sur la croix en parlant en langues !

Jésus est mort sur la croix en parlant en langues.
(W.M.B, La Révélation de J-C, n°2, vision de Patmos, page 9) .

A cet instant tragique, Jésus ne priait ni ne parlait en langues mais dans son idiome habituel, l’araméen ! Une fois encore, où cela se trouve-t-il dans la bible ?

topH) Dieu a parlé en langues au festin de Belschatsar:

Vous voyez, Dieu parle toujours en langues inconnues. Vous dites: Ce n’est arrivé que le jour de la Pentecôte ! Oh non ! Pas du tout ! Au festin de Belschatsar, Dieu parla en langues et écrivit sur le mur.
(W.M.B, Révélation de J-C, n°5, âge de Pergame, page 41) .

Il est clair en Daniel 5, que Dieu a écrit sur le mur en chaldéen, la langue du Roi et Il n’a prononcé aucune parole !

topI) L’apôtre Jean fut jeté dans un chaudron  d’huile bouillante:

Voyez ce que Dieu a dû faire ! Il a fallu que Jean soit plongé dans de l’huile bouillante pendant près de 24 heures pour que les hommes voient que l’Esprit de Dieu avait oint sa chair … et il était tellement imprégné que 24 heures d’immersion dans l’huile bouillante ne lui avaient pas causé la moindre brûlure.
(W.M.B, La Révélation de J-C, Les 24 anciens, 1961, page 11) .

Branham préfère-t-il des légendes à la clarté de la Bible ?

topJ) Jeanne d’Arc possédait l’esprit de Pentecôte:

Voyez cette jeune fille, Jeanne d’Arc. Je le demande à tous, catholiques et protestants, à vous tous. Du temps de Jeanne d’Arc, il n’y avait rien d’autre en France que cette église catholique qui mettait les saints à mort. Mais Dieu descendit sur cette jeune fille et elle eut le Saint-Esprit. Que faisait-elle ? Elle pouvait prédire des choses, car le Seigneur lui accordait des visions. Elle pria pour les malades. Elle pria pour un petit bébé et il ressuscita. C’est l’Esprit de Pentecôte.
(W.M.B, La Révélation de J-C, âge de Pergame, 1960, page 37) .

Branham s’empare de mythes entourant la vie de la bergère lorraine et il voudrait nous faire croire qu’il s’agit en fait de l’œuvre de l’Esprit. Si Jeanne prédisait comme Branham, cela ne m’étonne pas qu’elle a fini sa vie sur un bûcher à Rouen. Et si Branham guérit de la même manière que Jeanne, alors méfions-nous grandement ! Sans doute a-t-il entendu parler du miracle de Lagny en Seine-et-Marne (1429) . Jeanne d’Arc aurait ressuscité un petit enfant mort qui n’avait pas reçu le baptême. Il s’avère qu’il s’agit dans ce cas non d’une résurrection mais d’un phénomène très courant et bien connu de la médecine. Laissons la parole à l’historien Pierre Pilard:

« Il est inévitable que se produise un phénomène connu de la médecine moderne, donc totalement expliqué, mais qui reste cependant très spectaculaire à observer. Passé trois jours après la mort, que suit de très près ce que l’on nomme la rigidité cadavérique, les muscles se détendent et les corps retrouvent une certaine flexibilité. Les ligaments et les organes redeviennent souples … le corps, assoupli, donne alors l’impression réelle qu’un bâillement souvent accompagnés de gestes imprécis du corps se déroule ».
(Chroniques de l’Histoire, mars 1989, page 27) .

L’enfant en question ne fut jamais ressuscité. De suite après le phénomène, il fut baptisé et enterré dans l’église de Lagny !

topK) Branham avalise la théorie de l’évolution des espèces !

On nous a appris qu’autrefois le phoque avait des pattes pour marcher sur le bord de la mer. Mais maintenant, il n’a plus de pattes, mais des nageoires. Il était un animal à fourrure et il devait aller dans la mer, c’est pourquoi la nature lui forma des nageoires à la place des pattes parce qu’il avait plus besoin de nager que de marcher.
(W.M.B, La Parole Parlée, le seul lieu d’adoration auquel Dieu ait pourvu, 1965, page 12) .

Qui le croirait, Branham qui se veut le champion des fondamentalistes (je n’ai rien contre) alors qu’il avalise ici le transformisme cher à Darwin ! Or en 1962 il enseignait tout le contraire:

… une école publique, où ils enseignent la morale de Darwin (disant que l’homme descend d’une cellule unique)  …
(W.M.B, L’influence d’un autre, 1962, pages 23 et 24) .

topL) Jean-Baptiste s’est retiré dans le désert à l’âge de 9 ans !

A l’âge de 9 ans, il se retira dans le désert et il en sortit pour prêcher .
(W.M.B, Révélation des 7 sceaux, n°1, Dieu caché et révélé dans la simplicité, 1963, page 8) .

Où cela se trouve-t-il dans la bible ?

topM) Un homme soumis à Dieu est… Tout-puissant !

 L’homme est tout-puissant. Vous ne croiriez pas cela. Pourtant c’est la vérité ! Un homme pleinement soumis à Dieu est tout-puissant.
(W.M.B, La Révélation de J-C, vision de Patmos, 1960, page 57) .

Branham expose toutes ses lacunes doctrinales ! La bible en effet enseigne que l’omnipotence ( la toute-puissance) est un attribut exclusivement divin !

topN) Kennedy, l’antéchrist est à la Maison Blanche !

En ce temps-là, la puissance de Ramsès s’accrut en Egypte. L’homme naturel, Ramsès, prenait de l’importance. Aujourd’hui, l’homme naturel, l’antéchrist prend de l’importance par le canal de la politique. Il est déjà entré à la Maison Blanche.
(W.M.B, La Parole Parlée, le 3ème exode, série 3, n°3, 1963, page 20) .

Cela se passe de commentaires !

topO) Le prophète Elie était un misogyne, un homme détestant les femmes !

C’est à ce moment qu’il (Elie) apparut et c’était un misogyne.
(W.M.B, Révélation des 7 sceaux, 1er sceau, n°3, 1963, page 28) .

Branham ne s’en cache pas ! Il n’aime pas les femmes. Mais c’est son choix. Par contre, c’est une assertion déplacée et insultante pour le grand prophète de l’Éternel. Branham n’a rien d’un prophète du vrai Dieu !

topP) Martin Luther parlait en langues !

Même Martin Luther parlait en langues.
(W.M.B, Révélation de J-C, n°5, âge de Pergame, 1960, page 36) .

Toujours la même rengaine ! Où sont les preuves historiques ? On ne trouve pas de trace de polémique sur le parler en langues dans la discorde catholique – protestante.

topQ) Branham devient l’avocat de Jésus-Christ !

Un calvaire n’est-il pas suffisant pour mon Seigneur ? … un seul calvaire ne lui suffisait-il pas ? Je prends sa défense. Je suis son avocat ».
(W.M.B, J’accuse cette génération, 1963, page 46) .

Quelle présomption ! Si nous ne devons pas devenir l’avocat d’une idole (Juges 6:31, 13:8) , à combien plus forte raison de l’Avocat Suprême, le Seigneur Jésus-Christ !
( 1 Jean 2:1) .

topR) La trahison de Judas revisitée par Branham !

Et souvenez-vous que Judas était l’un d’eux ! Vous voyez ? Il put tromper l’église jusqu’à ce point-là. Il travailla dans le même sens qu’eux, mais quand arriva la PENTECOTE, il montra sa vraie valeur.
(W.M.B, Révélation de J-C, n°8, âge de Philadelphie, 1960, page 42) .

Mais quand ce fut le temps de la PENTECOTE, le temps où Judas aurait dû recevoir le Saint-Esprit, c’est là qu’il montra sa couleur. Il renia Jésus et le trahit.
(W.M.B, Révélation de J-C, n°2, vision de Patmos, 1960, page 9) .

Nous croyons que cet homme est moins qu’un amateur de la bible. Il enseigne les autres et il ne connaît pas l’ABC des Ecritures ! Juda trahit Jésus bien avant la pentecote.

topS) Les mages venus de l’orient étaient des hébreux partis là-bas pour terminer leurs études !

Avez-vous remarqué comme le signe se manifesta pour les mages ? C’étaient des hébreux … ils étaient en Orient pour étudier l’astronomie afin d’achÈver leurs études.
(W.M.B, La Parole Parlée, série 3, n°8, Le temps et le signe de l’union, 1963, page 8) .

Ils (les mages) savaient qu’une étoile sortirait de Jacob selon les prophéties de Daniel … et ils ont pris deux ans pour venir depuis l’Inde …
(W.M.B, Dieu mal compris, 1961, page 43).

Quelle stupidité ! Où la Bible enseigne-t-elle cela ? Les mages sont retournées d’où ils venaient “par un autre chemin”.  Ils n’étaient donc pas hébreux.

topT) Le prophète Nahum a vu le périphérique de Chicago en vision !

Avez-vous jamais pensé à Nahum, lorsqu’il vit le boulevard périphérique de Chicago il y a 4000 ans ?.
‘(W.M.B, La Révélation de J-C, n°9, les 10 vierges, 1960, page 5) .

Le livre du prophète Nahum est le contenu des oracles divins à l’encontre de Ninive. Il n’a absolument rien à voir avec l’Illinois ! Notre ami Branham ne manque pas d’imagination.

topU) Branham a sous les yeux le texte d’Actes 19:2 en araméen et en hébreu !  !  !

Il demanda: « Avez-vous reçu le Saint-Esprit après avoir cru ? Certains disent: Ce n’est pas ce qui est écrit ! Je vous jette un défi. J’ai le texte grec authentique sous les yeux, l’hébreu aussi. La bible parle en grec et en hébreu et aussi en araméen. Et tous les trois, je les ai sous les yeux, ils disent:’Avez-vous reçu le Saint-Esprit après avoir cru ?
(W.M.B, La Révélation de J-C, n°1, La Révélation, 1960, page 39) .

Le texte grec sous les yeux de Branham, passe encore, c’est possible ! Car les manuscrits du Nouveau Testament sont écrits dans cette langue ! Quant à l’hébreu et l’araméen, tous savent que ce sont les langues des manuscrits de l’Ancien Testament. De deux choses, l’une ! Ou Branham ment et c’est déjà arrivé chez lui ou il perd totalement la tête !

topV) Jésus ne se serait jamais identifié lui-même comme Fils de Dieu !

Rappelez-vous que le Seigneur Jésus ne s’est jamais identifié lui-même comme étant le Fils de Dieu. Il disait: C’est vous qui le dites ! C’est dans ce but que je suis né. Et ainsi de suite, MAIS IL NE S’EST JAMAIS IDENTIFIE LUI-MÊME.
(W.M.B, Mariage et divorce, 1965, page 4)

Jésus contredit totalement Branham:

« Celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous lui dites: Tu blasphèmes ! Et cela PARCE QUE J’AI DIT: JE SUIS LE FILS DE DIEU ».
(Jean 10:36)

Retournement total ! Car en 1963, deux ans plutôt, il enseignait que Jésus soutenait qu’Il était le Fils de Dieu:

Jésus fut rejeté lorsqu’il soutint et prouva qu’Il était le Fils de Dieu.
(W.M.B, La Parole Parlée, série n°1, n°4, Le Messager du temps de la fin, 1963, page 31) .

Pas très crédible le Messager du temps de la fin !

topW) Branham confond la Mer Rouge et la Mer Morte !

Ce fut là que vint Pharaon avec son armée. Et savez-vous ce que Dieu fit ? Il ouvrit tout simplement cette citerne d’eau rouge et stagnante. La Mer Morte était la chose la plus morte du monde … rien ne peut y vivre. Et Il l’ouvrit afin de les amener, libres de l’autre côté.
(W.M.B, Citernes crevassées, 1964, page 15) .

Nos enfants de l’école du dimanche savent faire la distinction !

topX) L’hybridation, la mort n’est pas venue par Adam !

S’opposant totalement à la bible, William Branham enseigne que la chute n’est pas venue par Adam mais par Ève ! ( il n’aime pas trop les femmes) .

Elle ne vint pas par Adam. Honte à vous qui ne voyez pas cela ! Ce n’est pas la faute d’Adam. Il n’avait rien à faire avec cela. Si la mort vient par Adam alors elle vient par Dieu.
(W.M.B, La Parole Parlée est la semence originelle, 1962, page 56) .

Paul, inspiré par l’Esprit, ce que n’est pas Branham écrit en Romains 5:12-21 que le péché et la mort sont entrés dans le monde à cause d’Adam ! Je ne dis pas Honte à Saint-Paul mais bien honte à Branham ! (il est clair que le couple est coupable) .

topY) Les sept cieux:

Mais la voix me répondit: Tu ne peux le voir maintenant. Il est encore plus haut. Vous voyez, tout cela se passait sous l’autel, le 6ème endroit où l’homme va et non pas le 7ème où se trouve Dieu.
(W.M.B, Révélation des 7 sceaux, n°7, 1963, page 49) .

Branham ne l’a certainement pas remarqué. Il emprunte un concept non biblique, celui des 7 sphères ou des 7 cieux. La bible parle de trois cieux et non de sept ! ( 2 Corinthiens 12:2) .

topZ) Dieu n’a jamais organisé l’Église !

Dieu n’a jamais, à aucun moment organisé l’Église.
(W.MB, Restitution de l’arbre de l’épouse, 1962, page 67) .

Branham se trompe ! Dieu organise son peuple !

  • Dieu est un Dieu d’ordre ayant le chaos en horreur ! ( 1 Corinthiens 14:40) .
  • Dieu a toujours organisé son peuple que ce soit dans l’ancienne alliance ou la nouvelle ! (Ephésiens 4:11-13) . La solide organisation de l’Église voulue par Christ implique des exigences, de la discipline, des responsabilités, des règles.
  • Il est clair que tout ce qui ne s’organise pas est voué à une disparition rapide. Nous préférons l’enseignement de la bible aux enseignements étranges de Branham !

Que déclare Branham concernant ses prédications ou ses brochures ? Lisons et tirons-en les conclusions qui s’imposent:

Vous direz: Eh bien, comment savez-vous que vous n’êtes pas dans l’erreur ? Testez-moi par la Parole.
(W.M.B, La Parole Parlée est la semence originelle, 1962, page 41) .

C’est fait et c’est concluant !

Maintenant vous qui écoutez les bandes, venez le faire. Dites-moi où, UNE SEULE FOIS, JE VOUS AI DIT QUELQUE CHOSE DE FAUX ou quelque chose qui ne soit pas arrivé.
(W.MB, La Parole Parlée est la semence originelle, 1962, page 30) .

Chez Branham tout est faux !

Quand votre organisation enseigne quelque chose de contraire à la Parole, vous abandonnez le Seigneur à ce point-là.
(W.M.B, Pourquoi je suis contre les religions organisées, 1962, page 28) .

Amis branhamistes, quittez votre organisation !

… et chaque fois que je monterai en chaire pour parler à ton peuple, ô Seigneur, ne me laisse jamais dire quoi que ce soit de faux.
(W.M.B, La révélation de J-C, n°7, âge de Sardes, 1960, page 6) .

En effet, lui même a dû se rendre compte de certaine de ces âneries. Mais le Seigneur n’a pas répondu à la prière de Branham, c’est le moins que l’on puisse dire !

L’alphabet ne suffit plus pour compter ses âneries. Branham dans son égarement va déclarer que ….

?) la théologie est satanique !

Le camp de Satan est celui de l’éducation, de la théologie, des œuvres, des diplômes de docteurs, de l’instruction … de tout ce qui est contre le camp de la Parole de Dieu.
(W.M.B, Allant au-delà du camp, 1964, page 10) .

Relisons l’épître aux Hébreux pour savoir si la théologie ne fait pas partie de la Bible.

Et puis il ose se contredire avec ce qui suit:

Si je fais des erreurs, pardonnez-moi. Je ne suis pas un théologien. Je ne critique pas les théologiens. La théologie est une bonne chose. Nous en avons besoin.
(W.M.B, La Parole parlée, les douleurs de l’enfantement, 1965, page 4) .

Enfin terminons ce chapitre par une …

?) Attaque à l’encontre du prédicateur pentecôtiste David Du Plessis:

Et j’ai nommé ce frère. Ce n’est pas dans mes habitudes. Je regrette de l’avoir fait. J’aime le frère David Du Plessis. Il est notre frère. Et je pense vraiment qu’un homme intelligent comme lui DEVRAIT ETRE MIEUX INSTRUIT DANS L’ECRITURE.
(W.M.B, Celui qui est en vous, 1963, page 2) .

Comment Branham ose-t-il accuser Du Plessis de ne pas connaître la bible alors que Branham  admet ne pas connaître les Écritures:

Et mon idée était contraire à la sienne, et il a tourné les yeux vers moi. Il a dit: Vous ne connaissez vraiment pas votre bible. Vous savez comment frère Booth peut le dire. J’ai dit: C’est vrai, frère Booth, mais je connais vraiment bien l’auteur ! Alors je-je veux … vous savez, ce n’est pas de connaître sa Parole qui est la vie, mais le connaître, lui, c’est la vie ! C’est vrai. Voyez, que je connaisse sa Parole ou pas, si seulement je le connais, Lui ! et c’est certainement la vérité ».
(W.M.B, La Divinité expliquée, 1961, page 1) .

«Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle: ce sont elles qui rendent témoignage de moi.»  Jean 5:39  

Mais voilà ! Les Écritures rendent témoignage de Christ. Méconnaître la bible, c’est méconnaître celui qui l’a inspirée !

« Laissez-les: ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles, si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse ».
(Matthieu 15:14).

Christian Piette

 

 

William BRANHAM et l’occultisme

Dossier branhamisme

Nous pensons qu’il est très grave d’accuser un homme sans preuves formelles. Nous pouvons prouver sans l’ombre d’un doute que William Branham était en contact avec des puissances spirituelles qui ne sont pas du côté de Dieu. Voici de longues années que nous nous penchons sur ce phénomène et nous croyons qu’il est plus que temps de tirer vigoureusement la sonnette d’alarme. Nos indices de départ sont devenus des preuves palpables et vérifiables.

Nos preuves s’articulent sur des témoignages directs provenant de Branham lui-même, de ses proches ainsi que de certaines personnes qui l’ont approché de près. Tous sont d’accord pour admettre que la période de l’histoire que nous vivons est totalement ouverte aux petites et grandes manifestations occultes. William Branham pouvait dire:

Regardons maintenant le texte et voyons ce qu’il nous dit: Ils produiront des signes et des miracles au point de séduire les élus s’il était possible.
(W.M. Branham, La Parole parlée, les oints du temps de la fin, 1965, page 5)

Beaucoup de personnes sont au courant du fait que Branham a visité l’Europe en organisant diverses réunions. Ayant écrit à Jean-Paul Kremer, témoin direct du passage de Branham à Lausanne, j’ai reçu la lettre suivante qui date du 25 juin 1990:

Cher frère en Christ,

Je vous adresse ces lignes en réponse à la lettre du 12 juin 90 à mon frère Etienne (au sujet des réunions de William Branham à Karlsruhe et à Lausanne) et qu’il m’a fait parvenir. Mon père (Emile Kremer) n’était pas présent aux réunions de Branham qui ont eu lieu à Karlsruhe, par contre il y est allé un jour à Lausanne.

Bien des chrétiens étaient troublés par ces réunions de William Branham et avaient demandé des explications à mon père … des frères avaient eu à cœur d’aller pour avertir William Branham. C’est ainsi que mon père, moi-même (pour lui parler directement en anglais et traduire- j’ oeuvrais alors avec la Faith Mission en Ecosse et j’étais juste en vacances à Colmar), ma mère et ma sœur, ainsi qu’un frère en Christ(un suisse, Monsieur Gyser, missionnaire en Italie). Nous nous sommes rendus un matin à Lausanne à l’hôtel où résidaient William Branham et son équipe.

Nous avons intercepté William Branham peu avant midi dans le hall de l’hôtel alors qu’il revenait d’une réunion qu’il avait eue avec des responsables, des pasteurs et des équipiers. William Branham a dit:

” Nous venons à l’instant d’une réunion merveilleuse où la puissance de Dieu et du Saint-Esprit s’est manifestée d’une manière merveilleuse et puissante au milieu de nous … je n’ai pas le temps de vous recevoir et de m’entretenir avec vous, mais venez cet après-midi à la réunion publique …”

nous avons quitté l’hôtel et nous nous sommes rendus dans la voiture où nous avons prié que Dieu se manifeste d’une manière ou d’une autre … et en liant au nom de Jésus ces puissances de ténèbres … mais William Branham n’est pas venu … puis le Pasteur Scott a donné un message … et toujours pas de William Branham ! Et finalement il a été annoncé à ce large auditoire que William Branham avait été empêché de venir, mais que tous devaient revenir à la réunion suivante où William Branham sera présent. Nous sommes retournés pour cette réunion (vers 17 heures ou 18 heures, je ne me souviens plus). William Branham était là. Après les préliminaires, William Branham a commencé par dire qu’il ne comprenait pas ce qui lui était arrivé, alors qu’il était plein de force le matin, au moment d’aller à la réunion de l’après-midi, il s’était tout à coup senti faible et incapable d’aller dans la voiture pour se rendre à la réunion. “Mais maintenant, je suis là par la force du Saint-Esprit.” Il a ensuite donné une courte parole, puis à plusieurs reprises, comme c’était son habitude, il voulait commencer à désigner telle ou telle personne dans la salle pour lui dire la maladie qu’elle avait, mais il en était incapable. Nous étions intérieurement en prière, liant au nom de Jésus ces puissances de Satan- car il y avait là manifestement un esprit de divination. William Branham donnait alors un verset ou faisait une remarque, une prière et voulait à nouveau agir, mais ne le pouvait pas. Nous voyions qu’il était littéralement arrêté, parfois au début d’une phrase qu’il voulait prononcer envers une personne désignée, ceci à plusieurs reprises. Ensuite il a fait monter quelques malades sur l’estrade … et là aussi il n’a pas pu agir comme d’habitude. Puis il s’est à plusieurs reprises adressé à l’auditoire demandant aux chrétiens de prier … alors il recommençait, mais il était chaque fois arrêté … l’ennemi s’oppose à ce que la gloire de Dieu se manifeste … ensuite il a pu parler et a imposé les mains à quelques personnes qui attendaient toujours sur l’estrade, mais avec des difficultés chaque fois … les personnes tombaient en arrière et il a été lui-même emmené par deux de ses collaborateurs qui le soutenaient de chaque côté sous les bras … les malades qui étaient encore sur l’estrade ont été priés de retourner à leur place … bien des frères ont prié que William Branham ne puisse plus revenir en Europe et à ma connaissance il n’est plus revenu quoiqu’il avait à ce moment-là d’autres campagnes en préparation …

Avec toutes mes sincères et fraternelles salutations en Christ.

J.P Kremer,

(Lettre adressée à C.Piette le 25-6-1990 et postée à Gien dans le Loiret)

Lettre capitale, nous en conviendrons tous ! Disposons-nous maintenant d’éléments substantiels qui corroborent l’expérience de l’ami Kremer ? Nous désirons maintenant vous les présenter !

 Le postiche de Branham et la chose

Un épisode lugubre devrait nous ouvrir les yeux sur la véritable identité de l’ange qui asservissait Branham. Un soir, son fils Billy Paul lui ayant fait une remarque concernant sa perruque, le dialogue suivant s’engage entre le père et le fils:

Billy Paul: ‘C’est au sujet de ce que j’ai dit tout à l’heure à propos du fait que tu allais porter ton postiche pour aller à l’église ce soir’.
William: ‘Assois-toi’. (je sus alors que j’allais entendre quelque chose).
Il continua: ‘Crois-tu que tu pourrais blesser papa ?’
Je dis: ‘ Mais je l’ai fait’
Il dit: ‘Non, non, tu seras toujours mon fils. Mais cette chose à l’intérieur de moi que je ne peux contrôler n’a pas apprécié ce que tu as dit.
(Biographie de William Branham, page 309).

Quel mélodrame ! Une petite discussion bien gentille avec de tels prolongements ! Quelle est donc l’identité de cette chose ? Dieu, Christ, l’Esprit, un ange divin ? L’expression serait plutôt irrévérencieuse, ne trouvez-vous pas ? Remarquez que cette chose n’apprécie pas une simple remarque bien inoffensive concernant le goût personnel de Billy Paul quant aux postiches, preuve que cette chose intervient avec colère dans les détails anodins de la vie. La chose se trouve à l’intérieur de Branham et est incontrôlable pour lui. Un ange de Dieu ne se trouve jamais à l’intérieur d’une personne tout au contraire d’un démon qui affectionne ce genre de situation !

 Expérience nocturne à Vandalia

William Branham va réveiller le pauvre Billy Paul afin que celui-ci puisse contempler l’ange ou la chose dans un coin de la chambre d’hôtel où ils se trouvent:

C’était au cours d’une réunion sous la tente à Vandalia(Illinois). Papa et moi étions dans une chambre … nous étions dans un petit hôtel bon marché … un matin, vers 2 ou 3 heures, papa me réveilla, il avait mis un oreiller sur mon visage. Il me dit: ‘Paul, te souviens-tu lorsque papa te parlait de l’ange du Seigneur qui venait le visiter ? Je répondis:’oui’. Il dit:’Eh bien, il est ici. Je lui ai demandé si je pouvais te réveiller. Aimerais-tu le voir ? … il ajouta:’Lorsque j’enlèverai l’oreiller de ton visage, alors regarde dans le coin et il se trouvera là’. Et lorsqu’il enleva l’oreiller de mon visage, je regardai. Là se tenait un homme portant un vêtement blanc. Il avait le teint foncé, ses mains étaient croisées. Oh ! cela me donna une peur bleue. Je me cramponnai à papa, je ne savais pas ce que c’était. Il ne m’a pas parlé, il m’a simplement regardé. Et, il est passé de cette forme … et ensuite il est devenu une lumière et il est sorti de la pièce .
(Billy P. Branham, Biographie de William Branham, 1983, page 307)

L’enfant est saisi d’une peur bleue ! (on le comprend), mais au lieu de réconforter Billy en lui parlant gentiment comme l’aurait fait tout ange de Dieu dans la révélation biblique, il l’observe froidement et il disparaît tel un spectre. Selon Fernand Fait, le branhamiste québecois, un ange de Dieu (un vrai) ne réagit pas comme cela:

Un ange vient pour secourir, aider, communiquer et délivrer.
(Ma réponse au Docteur Kurt Koch, cassette n°8010)

 Communication avec les trépassés ?

Nous savons en effet que le spiritisme est strictement interdit dans la Parole de Dieu. Bien des textes nous mettent en garde contre une telle pratique ! (Deutéronome 18:11, Lévitique 20:6 et 27, 2 Chroniques 33:6, Ephésiens 5:11, Luc 16:27-31). Branham enseigne que tout ce qui fait intervenir des morts est du spiritisme et il a raison !

Dans les églises protestantes, ils se lèvent et disent:’Je crois à la sainte église universelle et dans la communion des saints’. Voilez-vous la face, méthodistes, presbytériens et luthériens ! Tout ce qui fait intervenir les morts est du spiritisme.
(W.M. Branham, Révélation de Jésus-Christ, n°5, Age de Pergame, 1960, page 29)

Que devons-nous alors penser du texte suivant:

Est-ce vous, Pasteur Branham ? Avant hier soir, je n’avais jamais entendu parler de vous. J’avais une bonne vieille maman qui est morte depuis plusieurs années. Elle croyait en Dieu de tout son cœur et ne m’a jamais dit un mensonge. Il y a longtemps que je suis aveugle et, la nuit passée, je l’ai vue se tenant auprès de mon lit et me disant:’Mon cher enfant, va à Camden(Arkansas), là tu trouveras le serviteur de Dieu, son nom est Branham, et tu recouvreras la vue.
(William Branham, Editions évangéliques, Peseux (NE), Suisse, pages 59 et 60, 1956)

Voici une apparition typiquement spirite et rien dans le contexte ne laisse paraître que Branham se soit opposé à ce récit, bien au contraire !

 Astrologie, signes du zodiaque les jouets de William Branham !

Dans le large éventail de l’occultisme, l’astrologie et le zodiaque sont totalement interdits par la bible que Branham connaît si peu. Toucher à ces choses abominables équivaut à une prostitution spirituelle:

« Il chassa les prêtres des idoles, établis par les rois de Juda pour brûler des parfums … et ceux qui offraient des parfums à Baal, au soleil, à la lune, au zodiaque et à toute l’armée des cieux »
(2 Rois 23:5)

« Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien … ces nations que tu chasseras écoutent les astrologues et les devins, mais à toi, l’Éternel ton Dieu ne le permet pas ».
(Deutéronome 18:10-14)

Or il est clair que Branham se délectait de toutes ces abominations !

Combien connaissent le zodiaque ? Beaucoup savent ce que c’est. Ce sont les étoiles, c’est la première bible de Dieu. Par quoi commence-t-il, quel est le premier signe du zodiaque ? C’est la vierge, n’est-ce pas ? Et quel est le dernier ?, léo, le lion. C’est la première et la seconde venue de Christ. Tout est représenté ! On a atteint l’âge du signe croisé, l’âge du cancer et nous y sommes maintenant.
(W.M. Branham, La Révélation de Jésus-Christ, le trône, 1961, page 45)

 La recherche de l’orientation de son ministère trouve ses racines et ses marques dans les conseils d’un astrologue !

Un astrologue m’a dit une fois que je devais aller à l’ouest. Je suis né sous un certain signe correspondant à une certaine conjonction des étoiles et je ne réussirais jamais rien à l’est. Je devrais aller à l’ouest pour accomplir le désir de toute ma vie.
(W.M. Branham, Les âmes qui sont en prison maintenant, La Parole Parlée, série 3, n°10, 1963, page 3)

Mais Branham écoute un astrologue or le texte biblique ne le permet pas ! Comment peut-il prétendre être le prophète de Dieu alors qu’il ne suit pas ses conseils ?

Est-il encore possible de suivre un tel homme lorsque l’on découvre l’envers du décor ? Cela devient un véritable hara-kiri spirituel et intellectuel. Découvrons le texte biblique suivant:

« S’il s’élève au milieu de toi un prophète ou un songeur qui t’annonce un signe ou un prodige, et qu’il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t’a parlé en disant:
‘Allons après d’autres dieux, des dieux que tu ne connais point, et servons-les ! ’. Tu n’écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce songeur … ce prophète ou ce songeur sera puni de mort, car il a parlé de révolte contre l’Éternel, votre Dieu … tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi !  »
(Deutéronome 13:1-5)

Concrètement pour nous: Si un prophète ou songeur provenant même de milieux chrétiens annonce des signes ou accomplit des miracles avec des accomplissements, mais qu’il te parle positivement d’astrologie, du zodiaque tu ne l’écouteras pas et tu l’écarteras de toi car il s’est révolté contre Dieu, tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi !

 William Branham se fait lire la bonne aventure !

Peut-être que je ferais mieux de m’expliquer. Je suis astrologue. Je dis (Branham):
‘Je pensais bien que vous étiez quelque chose comme cela … elle me demanda:
’ Vous a-t-on jamais dit que vous êtes né sous un signe ?’
Je répondis: ‘non, madame’, maintenant je lui ai menti, voyez-vous, je désirais savoir ce qu’elle allait dire. Et elle a dit:’ des ministres ne vous l’ont jamais dit ?’
‘non, madame’.
Elle dit: ‘je peux vous dire quand vous êtes né’.
Je répliquai:’Je ne le crois pas’.
Elle dit:’vous êtes né le 6 avril 1909, à 5 heures du matin’.
Je dis: ‘c’est exact. Comment savez-vous cela ? Dites à ce marin quand il est né’.
Elle dit:’je ne le peux pas’
Pourquoi ! comment le savez-vous ? lui demandai-je … et sur ce point, je demandai à l’ange:
’Pourquoi est-ce que tous ces médiums et ces gens possédés du démon me parlent toujours de cela, et que le clergé me dit que c’est l’esprit du mal ? »
(Biographie de William Branham, pages 113 et 114)

Posez la question, c’est y répondre ! Tout simplement parce que tous ces médiums perçoivent chez Branham des forces contre lesquelles les pasteurs mettent en garde ! Remarquez que cette dernière situation amène Branham dans le mensonge et n’oublions pas d’où provient ce dernier ! (Jean 8:44).

 Branham s’arroge le don de pouvoir lire dans les pensées des personnes !

Je viens de recevoir cette pensée de quelqu’un d’entre vous … j’ai su ce que vous pensez.
(W.M. Branham, Révélation des 7 sceaux, n°6, page 58)

Or seul Dieu possède cette capacité:

«  Seul tu connais le cœur des enfants des hommes »
(2 Chroniques 6:30)

Jésus-Christ étant Dieu possède également cet attribut divin:

« Et Jésus, qui connaissait leurs pensées dit: Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans votre cœur ? »
(Matthieu 9:4)

Quant au Saint-Esprit, rien ne lui échappe non plus:

«  … car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu »
(1 Corinthiens 2:10)

Il est donc clair que seul le Dieu Trinitaire possède cette capacité ! Faisons malgré tout remarquer que pour certains, Branham confine à la Divinité:

« Je vis Jésus ce soir-là dans la forme humaine appelée William Branham »
(T.L. Osborn, biographie de William Branham, pages 558-559)

Un genre d’incarnation dont nous ferions bien de nous méfier!

 La grande tolérance de Branham concernant la franc-maçonnerie !

Les maçons sont connus pour être une fraternité aux rites assez particuliers. Bien de ces cérémonies sont secrètes ce qui va déjà à l’encontre de la position de Jésus-Christ qui n’a jamais rien fait en secret ! (Jean 18:20). Il est bien étrange que Branham puisse trouver normal que les chrétiens puissent servir deux maîtres alors que l’Evangile affirme tout le contraire ! (Matthieu 6:24).

Question: Frère Branham, il y a-t-il quelque chose de mal d’appartenir à une loge secrète telle que les maçons après être devenu chrétien ?

Réponse: Non Monsieur ! Vous pouvez être chrétien où que vous soyez. Je ne me soucie pas de savoir où vous êtes, vous pouvez encore être chrétien.
(W.M. Branham, Conduct, Order and Doctrine, question n° 162, page 680)

Souvenons-nous de la mise en garde du prophète Elie en  « 1 Rois 18 » !

 Actes suicidaires

Ewald Frank, grande pointure branhamiste en Europe déclare qu’il a tenté de se suicider:

Le 16 juin 1979 je me trouvais sur l’île de Fanö au Danemark … la vie n’avait pour moi plus aucun sens … juste avant le lever du jour, j’allai à la rencontre de la marée montante pour mettre fin à mes jours. Je rendis grâces au Seigneur de m’avoir accordé le privilège de le servir et le priai de me pardonner tout ce qui n’avait pas été juste devant lui, et de me prendre à lui dans sa grâce. Dans mon désespoir je lui criai:‘Seigneur, avant que j’aille à toi maintenant, dis-moi donc pourquoi tout ceci m’est tombé dessus ! ’. A ce moment même, un très fort coup de tonnerre retentit … de ce coup de tonnerre sortit la voix du Seigneur avec un ton de commandement courroucé: ‘C’est parce que tu as écouté la voix de ta femme.
(Ewald Frank, Lettre circulaire n°33, janvier 1987, page 22)

Dans ce même chapitre, Frank donne un précieux renseignement afin de se disculper:

Celui qui connaît l’histoire de la vie de frère Branham sait que lui aussi, dans une période de profond désespoir, avait voulu se prendre la vie. Il tint le pistolet chargé contre sa tempe et tira, mais le coup ne partit pas. Il le jeta ensuite en l’air et le coup partit tout seul.
(Lettre circulaire n°33, janvier 1987, page 23)

Un rapprochement avec Elie ne peut être établi ! En effet, bien que dépressif, Elie s’il demande à Dieu de le reprendre ne cherche pas à se donner la mort lui-même. Il faut en convenir, William Branham n’est pas clair. Il nage dans l’occultisme le plus épais. Certains pourront dire: « Mais il a prié pour les malades, il a prophétisé, il a accompli des miracles, toutes ces choses tangibles ne prouvent-elles pas qu’il est envoyé par Dieu ? Pas du tout ! La bible et Branham sont clairs et explicites sur cette question capitale:

«  … Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons chassé des démons et en ton nom que nous avons fait de nombreux miracles ? Alors Je leur déclarerai: ‘Je ne vous ai jamais connus …  »
(Matthieu 7:22-23)

Ecoutons Branham lui-même:

C’est vrai. Un homme peut prier pour les malades, faire apparaître l’huile et le sang dans l’assemblée, faire des miracles: les gens viendront à lui, en proclamant qu’il est envoyé par le Seigneur … eh bien, puisqu’il obtient des résultats, il doit appartenir à Dieu. Cette réponse est absolument contraire à la bible. C’est terrible.
(W.M. Branham, Exposé des 7 âges de l’Église, page 413)

Or c’est justement toute la démarche et l’apologétique des branhamistes qui est réfuté dans ce texte ! Branham demande que l’on ne recherche pas des choses extraordinaires:

Souvenez-vous, mes amis, ne cherchez pas les choses spectaculaires.
(W.M. Branham, Révélation des 7 sceaux, n°1, 1963, page 68)

Or selon lui, le Saint-Esprit est venu dans la barque où il pêchait avec deux amis:

Un jour, étant dans un bateau, pêchant avec Lyle Wood et Banks, il y avait un petit poisson mort depuis une demi-heure qui flottait sur l’eau, ses ouïes et ses entrailles avaient été arrachées et sortaient par sa bouche. La veille, le Saint-Esprit m’avait parlé et m’avait dit qu’Il nous montrerait sa gloire par un miracle. Ainsi, ce matin-là, le Saint-Esprit descendit dans le bateau et je me levai pour parler à ce poisson qui était mort depuis une demi-heure. Il revint à la vie et s’éloigna en nageant comme n’importe quel autre poisson.
(W.M. Branham, Révélation des 7 sceaux, n°1, Dieu caché et révélé dans la simplicité, 1963, page 53)

La bible nous apprend que le Saint-Esprit est venu non pas pour établir la démonstration de sa gloire mais pour mettre en évidence celle de Jésus-Christ ! (Jean 16:13 et 14)

Nous terminons notre article par cette pensée correcte d’Ewald Frank:

Personne ne devrait s’appuyer sur des expériences, des bénédictions ou des succès, lorsqu’il s’agit de l’obéissance à la Parole de Dieu … miracles sur miracles furent accomplis et pourtant le Seigneur ne trouva son plaisir en la plupart d’entre eux.
(Le conseil de Dieu, page 94)

Tirons-en des conclusions pratiques pour vos vies
et retournons vers le Bon Berger de nos âmes, Jésus-Christ !

Christian Piette

Encyclopédie des sciences religieuses: Andreæ / Confrérie de la Rose-Croix

Article de l’Encyclopédie des sciences religieuses de 1877


ANDREÆ (Jean-Valentin), petit-fils de Jacques Andreæ, dont il vient d’être parlé. Né en 1586 à Herrenberg, dans le Wurtemberg, il devint en 1614 diacre de Vaihingen. En 1620, il fut appelé comme pasteur à Calw, où il resta jusqu’en 1639; il y montra, pendant les misères de la guerre de Trente ans, un courage et un dévouement dignes des plus grandes éloges. Depuis 1639 prédicateur de la cour, en 1650 prélat à Bebenhausen, et en 1654 à Adelberg, il mourut en cette dernière année à Stuttgard. Il s’est distingué, autant par son activité pastorale que par quelques ouvrages, destinés à dévoiler et à combattre les rêveries des alchimistes, si nombreux en Allemagne à la fin du seizième et au commencement du dix-septième siècle. Le scolasticisme qui s’était introduit dans la théologie protestante avait provoqué une réaction mystique, qui s’était manifestée sous des formes diverses:

Chez Valentin Weigel et chez Jacques Bœhme le mysticisme était devenu une théosophie, dont beaucoup de personnes se servaient pour chercher la pierre philosophale et les moyens de faire de l’or; d’autres étaient revenus à Theophraste Paracelse.

Andreæ, qui à des connaissances très variées, joignait infiniment d’esprit, se proposa de se railler de ces superstitions.

Dans sa jeunesse, il écrivit un livre intitulé: Die chymische Hochseit Christiani Rosenkreutz, anno 1459 (les noces chimiques de chrétien Rose-Croix en 1459), sorte de roman, racontant les aventures d’un personnage fictif nommé Rose-Croix, qui est invité, aux noces d’un roi inconnu et qui là est initié aux mystères d’une société de magiciens et d’alchimistes; c’est dans ce livre que paraît pour la première fois le nom de Rose-Croix, emprunté sans doute à deux des principaux symboles des adeptes de la philosophie hermétique.

Cet ouvrage ne circula d’abord qu’en manuscrit. Vers 1610 il s’en répandit un autre:  Allgemeine und General Reformation der ganzen weiten Welt beneben de Fama fraternitatis des læblichen Ordea des Rosenkreutz: Ce fut encore une mystification; le livre fut imprimé en 1614;

la seconde édition, 1615, est augmentée d’une Confession oder Bekanntnusz der Societæt Rosenkreutz, an die Gelehrten Europa’s. La Hochzeit ne parut qu’en 1616 à Strasbourg. Dans la Réformation générale, les sept sages de la Grèce et quelques philosophes romains délibérant sur les moyens d’améliorer le monde; la Confession expose les principes de la soi-disant société.

Ces livres, dont le but était de persifler les amateurs de la magie et de la théosophie, produisirent un effet immense (NDLR inverse?).

  • Tout le monde les prit au sérieux;
  • les mystiques et les alchimistes se mirent à la recherche de l’ordre des Rose-Croix, qui n’existait nulle part;
  • des théologiens luthériens soupçonnèrent une manœuvre calviniste contre l’orthodoxie.

La nouvelle se répandit aussi en France; en 1623 on afficha à Paris un placard, annonçant l’arrivée des Rose-Croix, sauveurs du monde; Gabriel Naudé, qui à cette occasion se montra sceptique au bon endroit, se railla de la chimère importée d’Allemagne, dans une brochure pleine de sens: Instruction à la France sur la vérité de l’histoire des frères de la Rose-Croix.

Andreæ lui-même, voyant qu’au lieu de faire disparaître la superstition, il l’avait alimentée , publia divers écrits où, tout en conservant parfois la forme allégorique et satirique, il exhortait ses contemporains à renoncer « à cette curiosité dangereuse» qui veut sonder tous les mystères, à sortir de « ce chaos, » à renverser « cette tour de Babel élevée contrairement à la volonté de Dieu. »

Comme quelques enthousiastes fondèrent en effet un ordre de Rose-Croix, il lui opposa une Société évangélique, ayant pour objet de « remettre Jésus-Christ en son lieu et de détruire les idoles. »  En général, il fit des efforts pour relever dans son pays la vie religieuse; adversaire aussi décidé du formalisme de l’orthodoxie du temps que des extravagances des théosophes, il chercha à rétablir un christianisme plus vivant et plus simple.

On lui a reproché différentes hérésies, mais sa mémoire n’a pas souffert de ces reproches.

V. Burk, Verzeichniss aller… Schriften … J. V. Andreæ, Tubing. 1793 (catalogue de cent numéros mais incomplet); Hossbach, Andreæ umd sein Zeitalter, Berlin, 1819.

La Bible et les Témoins de Jéhovah

Introduction

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Depuis quelques temps, il est fréquent de rencontrer, un peu partout en Afrique, de nombreux colporteurs qui se nomment «Témoins de Jéhovah ».

Ceux-ci sont membres d’un groupe religieux qui a déjà inondé de sa littérature les pays d’Amérique du Nord et d’Europe. Ils visitent systématiquement chaque ville et frappent à chaque porte. ils sont ainsi parvenus à contacter et à convaincre beaucoup de gens, dont un certain nombre appartiennent à des églises chrétiennes.

Deux questions se posent donc aux chrétiens affrontés par des Témoins de Jéhovah:

  1. Le mouvement des Témoins de Jéhovah peut-il être considéré comme faisant véritablement partie de l’Église de Jésus Christ ?
  2. Quelle attitude les chrétiens doivent-ils prendre face aux Témoins de Jéhovah?

Nous essayerons de répondre de façon précise à ces deux questions en vous présentant, dans les pages qui suivent, quelques renseignements sur l’histoire de cette organisation. Puis, nous examinerons sa position vis-à-vis des points essentiels de la doctrine chrétienne. Pour cela, nous citerons de nombreux passages des ouvrages publiés par les Témoins de Jéhovah.

Nous espérons ainsi pouvoir vous aider dans votre témoignage pour la vérité.

Aperçu historique

Le nom du mouvement a été tiré d’un passage biblique du livre d’Ésaïe (43.10):« Vous êtes mes témoins, dit l’Éternel, vous et mon serviteur que j’ai choisi…» (citation selon la version Segond; en hébreu, le nom Éternel se dit «Jéhovah» ou« Yahwéh »).

Le mouvement a commencé en Amérique du Nord au 19ème siècle. Son fondateur fut Charles Taze Russell (1832-1916), commerçant de profession et appelé «le pasteur » par ses adeptes. Ayant eu des contacts avec des Adventistes, Russell parvint vers 1870 à la conclusion que le retour de Jésus-Christ aurait lieu à partir de 1874 et que son règne de 1000 ans ou Millénium (voir Apocalypse 20) serait établi en 1914. Il publia ses recherches dans sept volumes sous le titre général « Études des Écritures » ou «Aurore du Millénium ».

A sa mort, Joseph Franklin Rutherford (1869-1942) lui succéda. Il était avocat et reçut le titre de juge. Parmi ses nombreux écrits, nous pouvons citer « La Harpe de Dieu », « Réconciliation », «Vie et Salut ».

Ce fut ensuite Nathan Homer Knor (1905-1977) qui prit la tête du mouvement. Les livres qui sont édités actuellement ne portent pas de noms d’auteurs et sont probablement le produit d’une équipe de rédacteurs.

Les titres les plus importants des ouvrages publiés en français sont:

  • La Vérité qui conduit à la vie éternelle,
  • Il est impossible à Dieu de mentir,
  • Assurez-vous de toutes chose.),
  • Que ton nom soit sanctifié.

Deux périodiques, « La Tour de Garde » et « Réveillez-vous » (voir Ésaïe 21.8 et 52.1), sont publiés en plusieurs langues. En 1982, le tirage total des deux était de plus de 455 millions d’exemplaires. Presque 33 millions de livres et brochures ont été publiés cette même année.

En 1950, a paru en anglais, une version des Saintes Écritures sous le titre «La Traduction du Monde Nouveau » ; une nouvelle édition révisée est sortie en 1961.

La version française du Nouveau Testament a été publiée en 1963, celle de l’Ancien Testament en 1974.

Toute la littérature des Témoins de Jéhovah est produite par la société «Watchtower Bible and Tract Society » (fondée en 1884) qui prit aussi le nom de « International Bible Students Association » (en 1914).

Le siège du mouvement, ainsi que sa maison d’édition, se trouvent à Brooklyn, New-York, U.S.A

Selon les statistiques publiées par les Témoins de Jéhovah, le nombre de leurs adhérents s’élève aujourd’hui à plus de quatre millions. En Afrique, il y aurait plus de 300.000 membres et 400 «missionnaires ».

Les membres actifs du mouvement sont formés comme « témoins » en suivant des cours accélérés et des réunions régulières tels que:

  • les rassemblements dans les « Salles du Royaume » (le dimanche ),
  • les études des livres du mouvement dans chaque district (le vendredi),
  • les conférences des assemblées du district, les « Assemblées Internationales de la Volonté Divine des Témoins de Jéhovah » (ont lieu chaque année dans plusieurs parties du monde).

Nous devons donc constater que le mouvement est bien organisé et qu’il s’est développé d’une façon extraordinaire.

 

Les Saintes Écritures

La position des Témoins de Jéhovah:

Les Témoins de Jéhovah déclarent baser tout leur enseignement sur la Bible. Leurs brochures et livres contiennent de nombreuses citations qui semblent les rendre recommandables.

« Ce livre (la Bible) est vraiment le guide que Dieu a donné aux hommes, une lampe à nos pieds, une lumière sur notre sentier »1.

Mais nous devons constater que leurs colporteurs ne vendent en général que les livres et brochures de leur propre mouvement (très rarement la Bible elle-même). D’autre part, ils considèrent leurs publications comme

« le canal employé par Dieu pour dispenser la pure vérité biblique ».2

Leur fondateur, Russell, qui se désignait comme « la lumière que Dieu a envoyée pour éclairer la Parole de Dieu» , déclara en 1910:

« Vous ne pouvez pas comprendre la Bible si vous ne lisez pas mes livres» (citation tirée de Watchtower).3

Un ancien adhérent de la secte, M. William Schnell, affirme que chaque membre doit obéir inconditionnellement à la Bible telle qu’elle est interprétée officiellement par ses dirigeants. Il précise aussi dans son livre « Trente ans comme esclave de la Tour de Garde» que le mouvement ne retient qu’environ 6% des Saintes écritures.

Ce que la Bible dit d’elle-même:

« Les Écrits sacrés peuvent te donner la sagesse en vue du salut par la foi en Christ-Jésus. Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit adapté et préparé à toute bonne œuvre»
(2 Timothée 3.15-17).

«Ceci est écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom»
(Jean 20.31).

« Heureux l’homme qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel et qui la médite jour et nuit»
(Psaume 1.2).

«Ce livre de la loi ne s’éloignera pas de ta bouche; tu y méditeras jour et nuit pour observer et mettre en pratique tout ce qui y est écrit.. Ne t’en détourne ni à droite ni à gauche… »
(Josué 1.8, 7b).

« Vous n’ajouterez rien à la parole que je vous commande et vous n’en retrancherez rien; mais vous observerez les commandements de l’Éternel, votre Dieu, tels que je vous les donne»
(Deutéronome 4.2).

« Je l’atteste à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre: Si quelqu’un y ajoute, Dieu ajoutera (à son sort) les plaies décrites dans ce livre. Et si quelqu’un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre» (Apoclypse 22.18-19).

 

La Divinité du Seigneur Jésus-Christ

Les Témoins de Jéhovah enseignent:

« La Bible nous informe qu’il est le Fils premier-né de Dieu, autrement dit qu’il fut créé avant les autres fils composant la famille de Dieu. Il est aussi le Fils unique de Dieu, en ce sens qu’il est le seul fils créé directement par Jéhovah-Dieu, toutes les autres choses étant venues à l’existence par lui; l’Agent principal de Dieu ».4

« La Parole était un prince très élevé au-dessus des autres créatures. A ce titre, il est appelé Michel ; il est comme un archange employé par l’Etemel ».5

« Si Jésus est Fils du Très-Haut et Fils de Dieu, comment peut-il être lui-même le Dieu Très-Haut? – C’est impossible! … Jésus n’était pas un mélange de terrestre et de spirituel, de chair et d’esprit. C’était un homme intégral ».6

« Au commencement la Parole était, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était dieu ».7

Remarque: Sous prétexte de sauvegarder la divinité du Père seul, les Témoins de Jéhovah mettent l’expression « et il était dieu » avec une minuscule; ils tombent ainsi dans une espèce de polythéisme. D’ailleurs, dans la version anglaise nous lisons: « et la Parole était un dieu ».

Mais la Bible affirme:

«Personne n’a jamais vu Dieu; Dieu le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître… Les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir…parce qu’il disait que Dieu était son propre Père, se faisant ainsi lui-même égal à Dieu… Moi et le Père, nous sommes un… Les Juifs lui répondirent: Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu… Celui qui m’a vu, a vu le Père… Thomas lui répondit: Mon Seigneur et mon Dieu! » (Jean 1.18 ; 5.18 ; 10.30,33 ; 14.9 ; 20.28).

« Mais au Fils il dit: Ton trône, Ô Dieu, est éternel…
C’est pourquoi, Ô Dieu, ton Dieu t’a oint avec une huile d’allégresse »
(Hébreux 1.8-9).

«En attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ-Jésus» (Tite 2.13).

« Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père; celui qui confesse le Fils a aussi le Père… Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître celui qui est le Véritable; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C’est lui le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jean 2.23 ; 5.20).

 

La mort et la résurrection de Jésus

Les Témoins de Jéhovah disent:

«Jésus devait être parfait sur le plan humain pour correspondre à l’Adam sans péché du jardin d’Eden. De cette façon, il lui serait possible d’offrir une rançon qui corresponde exactement, par sa valeur, à ce que le pécheur Adam avait perdu et fait perdre à sa postérité ».8

« Dans le but de racheter les péchés d’Adam. Jésus devait sacrifier son corps humain d’une façon définitive; il ne pourra plus jamais le recevoir en retour. C’est pourquoi Dieu l’a ressuscité comme un fils- esprit ».9

« Jéhovah-Dieu a disposé de son corps selon sa manière, comme il a disposé du corps de Moïse, mais personne ne sait comment ».10

«Jéhovah-Dieu a ressuscité Jésus des morts comme un fils spirituel et immortel… Il a alors repris le nom de Michel… Sa résurrection est la récompense de sa marche fidèle sur la terre. Il est la première créature à recevoir ce don ».11

Remarques:

  • Jésus serait donc mort pour le péché d’Adam seulement et non pour ceux du monde.
  • Il n’y aurait pas de continuité entre le Jésus qui a vécu sur la terre et celui qui est ressuscité, comme il ne semble pas y en avoir entre la pré-existence de Jésus et son humanité. Les Témoins de Jéhovah auraient ainsi trois christs différents !

Mais la Bible déclare:

« Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai…Il parlait du temple de son corps… Je donne ma vie afin de la reprendre… J’ai le pouvoir de la donner et de la reprendre»
(Jean 2.19,21 et 10.17,18).

« Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi; touchez-moi et voyez; un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’en ai. Et en disant cela, Jésus leur montra ses mains et ses pieds »
(Luc 24.39-40).

« Jésus-Christ, le juste, est lui-même la victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier»
(1 Jean 2.2).

« Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures »
(1 Corinthiens 15.3-4).

« Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l’expression de son être, soutient toutes choses par sa parole puissante; après avoir accompli la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très-hauts… Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et pour l’éternité»
(Hébreux 1.3 et 13.8).

« Je vis…quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme… Moi je suis le premier et le dernier, le vivant. J’étais mort, et me voici vivant aux siècles des siècles »
(Apocalypse 1.13 et 18).

Le Saint-Esprit et la Trinité de Dieu

Les Témoins de Jéhovah enseignent:

« L’esprit saint est la force active de Dieu et non une personne. Le pronom masculin que portent certains passages ne prouve pas qu’il s’agit d’une personne mais est un simple accord grammatical… les versets qui mentionnent le Père, le Fils et l’esprit saint ne disent pas qu’ils sont égaux, co-éternels ou un seul Dieu ».12

« Quant à l’esprit saint, il ne s’agit pas d’une personne, nais de la force créatrice invisible de Dieu au moyen de laquelle il accomplit sa sainte volonté et son œuvre … Une différence est établie entre le Seigneur Dieu tout-puissant assis sur son trône et son Christ, l’Agneau; nulle part l’esprit saint ne leur est associé »13

«La trinité a une origine mythologique,elle était en faveur chez les Babyloniens, les Égyptien et les populations des Indes. C’est une théorie nébuleuse, dont Satan est le promoteur ».14

Remarque: Dans leur version de la Bible « La Traduction du Monde Nouveau », le Saint-Esprit est toujours écrit avec des minuscules, alors que les titres de Dieu et même de Jésus ont des majuscules (sauf lorsque Jésus est appelé dieu dans l’évangile de Jean 1:1).

Mais que dit la Bible ?

Le Saint-Esprit y est présenté non seulement comme une puissance divine, mais comme une personnalité avec une intelligence propre: il parle, enseigne, envoie, ressent de la tristesse.

« Quand sera venu le Consolateur que je vous enverrai de la part du Père… il rendra témoignage de moi… et vous annoncera les choses à venir »
(Jean 15.26 ; 16.13).

« Comme Pierre réfléchissait sur la vision, l’Esprit lui dit: Voici trois hommes qui te cherchent; lève-toi, descends, et pars avec eux sans hésiter, car c’est moi qui les ai envoyés… Pendant qu’ils célébraient le culte du Seigneur et qu’ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit: Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés »
(Actes 10.19-20; 13.2).

«N’attristez-pas le Saint-Esprit de Dieu »
(Éphésiens 4.30).

Plusieurs autres passages mettent le Saint-Esprit à égalité avec le Père et le Fils ou le désignent clairement comme étant Dieu (par ex. Matthieu 28.19 ; 2 Corinthiens 13.13 ; Ephésiens 4.4-6 ; 2 Thessaloniciens 2.13- 14; Actes 5.3-4). Ces trois personnes sont des expressions distinctes du Dieu unique. Nous ne pouvons pas comprendre entièrement la Trinité; elle restera pour nous un mystère insondable tant que nous vivrons dans notre corps. Acceptons donc cet enseignement de la Bible par la foi. Nous connaîtrons Dieu parfaitement un jour dans sa gloire (1 Corinthiens 13.12; 1 Rois 8.27).

 

L’homme, le péché et la mort

L’enseignement des Témoins de Jéhovah:

Les Témoins de Jéhovah acceptent les récits bibliques de la création et de la chute. Mais ils rejettent la notion de l’homme composé d’un corps mortel et d’une âme immortelle, ainsi que celle du châtiment éternel.

«L’homme n’a pas une âme, il est une âme. L’âme humaine meurt, elle n’est pas immortelle… Les morts ne peuvent être tourmentés, ils sont inconscients, leur âme est morte… Le tourment ardent de Satan dans le feu, c’est sa destruction éternelle ».15

« L’âme étant l’homme lui-même, que devient-elle quand celui-ci meurt? La Bible affirme sans équivoque que l’âme meurt… L’enfer de la Bible n’est autre chose que la tombe de l’homme… Les bons et les méchants vont dans l’enfer de la Bible, la tombe commune à tous les morts ».16

«Ils se verront infliger la seconde mort, c’est-à-dire l’anéantissement définitif ».17

Selon Russell et Rutherford, la doctrine du châtiment éternel serait due au diable et à ses serviteurs, les ecclésiastiques catholiques et protestants (voir La Vérité qui conduit à la Vie Éternelle, ch. 15).

Remarque: Nous verrons plus loin que les Témoins de Jéhovah ne croient pas que la .mort et l’anéantissement soient la fin dernière de TOUS les hommes, mais qu’il y a pour certains une sorte de résurrection et d’existence après la mort.

L’enseignement de la Bible:

« Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement »
(Hébreux 9.27).

« L’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix. Ceux qui auront fait le bien en sortiront pour la résurrection et la vie, ceux qui auront pratiqué le mal pour la résurrection et le jugement »
(Jean 5.28-29).

« Ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle »
(Matthieu 25.46).

« Le pauvre (Lazare) mourut et fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche aussi mourut et fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux…et vit de loin Abraham et Lazare dans son sein… »
(Luc 16.22-23).

«Je vis les morts, les grands et les petits, debout devant le trône. Des livres furent ouverts, et un autre livre fut ouvert qui est le livre de vie. Les morts furent jugés d’après ce qui était écrit dans les livres, selon leurs œuvres…Quiconque ne fut pas trouvé inscrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu. C’est la seconde mort…La fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles et ils n’ont de repos ni jour ni nuit…»
(Apocalypse 20.12-15; 14.11).

D’après la Bible, il y a donc pour tous les hommes une existence après la mort: soit le châtiment éternel, soit la gloire éternelle auprès de Dieu (voir aussi 2 Thessaloniciens 1.9-10).

 

 Le Salut et la Vie Éternelle

Les Témoins de Jéhovah enseignent:

«Tous ceux qui croient en Jéhovah-Dieu et en Jésus et qui se consacrent à faire la volonté de Dieu… auront pour récompense la vie éternelle. Mais cette vie future ne sera pas la même pour tous ».18

Selon de nombreux écrits (trop longs à citer), ceux qui seront sauvés seront répartis en deux classes distinctes:

  • Le nombre de ceux qui appartiennent à la première classe s’élève exactement à 144.000 (voir Apocalypse 7) ; ils sont aussi appelés « le petit troupeau » (selon Luc 12.32). Ce sont ceux qui ont été justifiés en croyant aux avantages que Jésus leur a acquis sur la croix et qui ont renoncé à tout héritage terrestre en offrant leurs biens au mouvement des Témoins de Jéhovah et en se faisant baptiser par immersion. lis ont ainsi été régénérés du saint-esprit et sont sanctifiés en prêchant fidèlement jusqu’à la mort le Parole du Royaume (la doctrine des Témoins de Jéhovah). lis seront unis à Jésus pour être à jamais son épouse et son corps et pour régner avec lui dans le ciel.
  • Ceux de la seconde classe, beaucoup plus nombreux, sont d’abord les saints de l’Ancienne Alliance et les chrétiens évangéliques restés au stade de la justification qui ressusciteront au cours du Millénium (voir Apocalypse 20). A ceux-ci s’ajouteront les survivants de la bataille d’Harmaguédon (voir Apocalypse 16) qui se décideront pour Jéhovah, de même que les membres des Témoins de Jéhovah qui ne font pas partie des 144.000 et qui portent le nom de « Jonadabs » (voir Jérémie 35) ou « les autres brebis ». Toutes ces personnes pourront prolonger indéfiniment leur séjour sur la terre, mais elles ne pourront pas entrer au ciel.
    « lis ont la promesse de la vie éternelle sur la terre, avec le privilège de l’assujétir, de l’embellir et de la peupler ».19

Mais la Bible déclare:

« Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est dans le Christ-Jésus… Le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Christ-Jésus, notre Seigneur »
(Romains 3.23-24 ; 6.23).

« C’est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne se glorifie »
(Ephésiens 2.8-9).

« Lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés – non parce que nous aurions fait des œuvres de justice, mais en vertu de sa propre miséricorde – par le bain de la régénération et le renouveau du Saint-Esprit; il l’a répandu sur nous avec abondance par Jésus Christ notre Sauveur, afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions héritiers dans l’espérance de la vie éternelle »
(Tite 3.4-7).

« Vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Christ -Jésus… Vous tous, vous êtes un en Christ-Jésus… Et parce que vous êtes des fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie: Abba ! Père! »
(Galates 3.26,28 ; 4.6).

«Jésus leur dit encore: Moi, je suis la porte: si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé… Il y aura un seul troupeau, un seul berger »
(Jean 10.7, 9, 16).

« Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance, celle de votre vocation; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…
(Éphésiens 4.4-6).

 

Les temps de la fin

Que disent les Témoins de Jéhovah:

Nous avons vu (page 4) que les premiers responsables du mouvement ont fait plusieurs prédictions fantaisistes. En voici d’autres:

« Les prophéties montrent que le 1er octobre 1914, Jéhovah a placé Jésus sur le trône et l’a établi pour régner… En 1918 eut lieu la résurrection céleste de ceux qui font partie des 144000 ; ils ont commencé à régner avec Christ dans le ciel. Les saints de l’Ancienne Alliance ressusciteront en 1925 dans une position humaine parfaite; ils seront les représentants visibles et légaux du nouvel ordre des choses ».

Ces prophéties n’ayant jamais vu leur accomplissement, les Témoins de Jéhovah cherchent à les expliquer de la façon suivante:

« Comme Jésus n’a plus de corps humain depuis sa résurrection, sa seconde apparition n’est pas visible aux yeux humains et ne le sera jamais, mais elle pourra se remarquer graduellement dans les événements qui surviendront ».20

«Le royaume fut investi du pouvoir en 1914, toutefois Jéhovah n’a pas anéanti aussitôt ceux qui ne le servaient pas… fi a laissé le temps pour qu’une œuvre de séparation puisse s’effectuer pendant ces derniers jours (selon Matthieu 25.31-46)… Le jugement sera exécuté à la clôture de ces derniers jours… Bientôt Jéhovah va complètement détruire le présent système mauvais ».21

Et que dit la Bible ..

« Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne les confiait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul… Le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire» (Matthieu 24.36,30).

« Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, reviendra de la même manière dont vous l’avez vu aller au ciel»
(Actes des Apôtres 1.11).

« Le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront en premier lieu. Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons enlevés ensemble avec eux: dans les nuées, à la rencontre du Seigneur»
(1 Thessaloniciens 4.16-17).

« Nous vous demandons, frères, en ce qui concerne l’avènement du Seigneur Jésus-Christ et notre rassemblement auprès de lui, ne vous laissez pas promptement ébranler dans votre bon sens, ni alarmer par quelque inspiration, par quelque parole ou par quelque lettre…, comme si le Jour du Seigneur était déjà là. Que personne ne vous séduise d’aucune manière; car il faut qu’auparavant l’apostasie soit arrivée»
(2 Thessaloniciens 2.1-3).

A la lumière de ce qui précède, il est facile, pour celui qui cherche sincèrement à vivre selon la vérité, de découvrir que l’enseignement des «Témoins de Jéhovah » est très souvent contraire à la Parole de Dieu. Ce mouvement dépouille le Seigneur Jésus de sa gloire divine, discrédite son œuvre sur la croix pour le salut des hommes et nie sa résurrection corporelle. Il conteste aussi les prédictions des Écritures au sujet de sa seconde venue et de la vie éternelle de tous les vrais croyants.

L’impression générale qui découle de la lecture de leurs livres, c’est que les «Témoins de Jéhovah » poussent les lecteurs à se joindre à leur organisation pour être sauvés, au lieu de les amener à croire au Seigneur Jésus, le seul Sauveur.

Jésus a déclaré: «Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi »
(Jean 14.6).

Et l’apôtre Pierre a dit: « Le salut ne se trouve en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes (que celui de Jésus-Christ) par lequel nous devions être sauvés »
(Actes des Apôtres 4.12).

D’autre part, l’apôtre Paul a dit:

« En Christ habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Et vous avez tout pleinement en Lui » (Colossiens 2.9-10).

Il n’y a, chez les «Témoins de Jéhovah », aucun espoir véritable pour l’homme pécheur. Selon eux, le salut s’acquiert par une suite d’efforts personnels. Or, la Bible nous enseigne que le salut est un don de Dieu. Il se reçoit par le moyen de la foi.

« Vous savez que ce n’est pas par des choses périssables, argent ou or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre, héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ… Par lui, vous croyez en Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire, afin que votre foi et votre espérance soient en Dieu » (1 Pierre 1.18-21).

Nous devons donc rejeter les fausses doctrines des «Témoins de Jéhovah » et repousser avec fermeté tout effort entrepris pour nous attirer à eux. Évitons aussi de discuter avec eux, cela est généralement stérile, mais témoignons plutôt avec assurance de notre foi en Jésus-Christ, notre Sauveur et notre Seigneur. En lui, nous avons l’assurance de notre salut.

« Bien-aimés…, je me suis senti obligé de vous écrire, afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. Car il s’est glissé parmi vous certains hommes impies qui changent en dérèglement la grâce de notre Dieu et qui renient notre seul Maître et Seigneur Jésus-Christ… Mais vous, bien-aimés, édifiez-vous vous-mêmes sur votre sainte foi… en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle»
(Jude 3-4, 20-21).

Ch. BOSSERT


Annexe:

1    La Bible est-elle la Parole de Dieu ? p.135

2    Que ton nom soit sanctifier, p.326

3    Watchtower n°109, p.371

4    La Vérité qui conduit à la Vie Éternelle, p. 47. C’est une allusion à Colossiens 1.15; mais pour bien comprendre cette expression “premier-né “, il nous faut voir le Psaume 89, verset 28, où David est désigné ainsi; elle signifie clairement: il est le premier en autorité (David avait sept frères plus âgés que lui, voir 1 Samuel 16). Jésus est le premier en dignité sur toute la création.

5    La Vérité vous affranchira, p. 46. Nous devons savoir que l’archange Michel est cité dans Daniel 10.13 et 21; 12.1; Jude 9 et Apocalypse 12.7 et qu’il n’a aucune ressemblance avec Jésus-Christ.

6    Il est impossible à Dieu de mentir, p. 263, 231

7    Version française de la Traduction du Monde Nouveau, Jean 1.1

8    Il est impossible à Dieu de mentir, p. 232

9    La Religion a-t-elle servi l’humanité? version anglaise, p. 259

10    La Vérité vous affranchira, p. 264

11    Que Dieu soit reconnu pour vrai, p. 40 et 74

12    Assurez-vous de toutes choses, p. 496-497

13    Il est impossible à Dieu de mentir, p. 269, 260

14    La Religion a-t-elle servi l’humanité? p. 92-95 – voir aussi “La Vérité qui conduit Ä la Vie Éternelle”, p. 134

15    Assurez-vous de toutes choses, sous-titre, p.16-17, 189-194

16    La Vérité qui conduit à la Vie Éternelle, p. 41, 42, 37

17    Il est impossible à Dieu de mentir, p. 374

18    Que Dieu soit reconnu pour vrai, version anglaise, p. 298

19    Que Dieu soit reconnu pour Vrai, version anglaise, p. 250

20    La Harpe de Dieu, p.198

21    La Vérité qui conduit à la Vie éternelle, p. 95, 96, 102


Bibliographie

Pour rédiger cette brochure, nous avons consulté les ouvrages suivants ..

LES TÉMOINS DE JÉHOVAH A LA LUMIÈRE DE LA BIBLE
Croisade du Livre Chrétien – F26160 La Bégude de Mazenc – France.

LES TÉMOINS DE JÉHOVAH ONT-ILS RAISON?
J.M. Nicole
Ligue pour la Lecture de la Bible – 08 B.P. 50 Abidjan 08, Côte d’Ivoire, ou B.P. 4242 Kinshasa – République du Zaïre.

TRENTE ANS ESCLAVE DE LA Tour de Garde
W. J. Schnell
La Bonne Nouvelle – 9, rue des Charpentiers
F 68000 Mulhouse – France.

THE FOUR MAJOR CULTS
M. A. Hoekema
Patemoster Press – Exeter – Devon – Angleterre.

THE CHOAS OF CULTS
J. K. Van Baalen
Eerdmans – Grand Rapids – Michigan – U.SA.

 

 

 

Marie, mère de Jésus — 2ème partie —

Marie toujours vierge ?

Répondons maintenant au site québécois et découvrons ensemble ce qu’il avance comme argument !

«  Les chrétiens non catholiques sont en désaccord avec les catholiques sur le fait que Marie soit demeurée toujours vierge,  (Matthieu 1:25), arguant sur ce passage « Joseph ne connut pas Marie jusqu’à ce qu’elle mit au monde son fils (Jésus) ». Cependant l’usage des grecs et des sémites pour le mot « jusqu’à » n’impliquait rien de ce qui s’était passé après la date annoncée. Matthieu est simplement en train de souligner le fait que Marie était en effet vierge quand Jésus est né. « Mikal, la fille de Saul, n’eut pas d’enfant jusqu’au jour de sa mort »  ( 2 Samuel 6:23). Est-on en train de dire qu’elle en a eu après sa mort ? De même avec Noé, il est dit qu’il lâcha le corbeau qui s’envola, allant et revenant jusqu’à ce que les eaux découvrirent la terre ferme. En fait, on sait que le corbeau ne revint jamais. Les exemples semblables pourraient être multipliés ».  (page 1).

Voyons tout d’abord les définitions:

« Jusqu’à ce que: locution conjonctive qui indique la limite temporelle, jusqu’au moment où ».  (Larousse, page 573).

« La limite de ce qu’on ne dépasse pas ».  ( Le Robert pour tous, page 640).

Disons de suite que les deux exemples cités sont des « trompe l’œil ». En effet concernant le cas de Mikal «  elle n’eut pas d’enfant jusqu’à sa mort » indique tout simplement qu’elle n’eut jamais d’enfant de toute sa vie ! Les deux citations sont totalement différentes. Ce n’est pas la mort physique de Marie qui l’a empêché d’avoir des enfants bien au contraire ! Quant à l’exemple du corbeau, celui-ci fit quelques voyages jusqu’au moment où il trouva un endroit où se poser, rien de plus ! Concernant Marie, l’explication qui coule naturellement de source est totalement différente ! Le texte grec, seul fiable vu les différences entre bibles protestantes et bibles catholiques, utilise le mot « eôs », qui signifie « jusque », et aussi « pendant ». En omettant de traduire ce vocable, la traduction devient bancale. Jamais « eôs » ne peut se traduire par « sans », ce que font les traductions catholiques. Ce dernier terme étant rendu par « khôris » en grec ! ( Matthieu 13:34, 14:21, 15:58) ou encore par « aneu » en Matthieu 10:29.

On peut également retrouver « eôs » devant un verbe  (comme dans notre passage litigieux) et ce en 19 salutations diverses dans l’Evangile de Matthieu. Trois fois, il signifie « pendant »,  (Matthieu 5:25, 14:22 et 26:36), traduction ou signification impossible en Matthieu 1:25. Mais 16 fois, il signifie « jusqu’à ce que » ou «  jusqu’au moment où », ce qui implique bien-sûr une modification du comportement ou des faits après le moment en question. Ces passages établissent sans aucun doute le vrai sens de « eôs ou »: Matthieu 2:9 et 13, 5:18 et 26, 10:11 et 23, 12:20, 13:33, 16:28, 17:9, 18:30 et 34, 22:44, 23:39 et 24:34 et 39).

Ajoutons à cela, qu’eôs se trouve également 37 fois devant un verbe, 56 fois devant un substantif et 30 fois devant un verbe substantifié et tout cela dans le Nouveau-Testament. Ce n’est certes pas à des exemples isolés et dans l’Ancien-Testament qu’il fallait recourir tout comme l’a fait le site québécois dans la foulée de son grand frère californien. Remarquons également que le mot hébreu « ad » qui a la même signification que « eôs » se retrouve près de 1000 fois dans l’Ancien-Testament ; et dans « 2 Samuel, nous trouvons « ad ki »  (jusqu’à ce que) huit fois ! ( 10:5, 15:24 et 28, 17:13, 20:3, 21:10, 22:38 et 23:10).

Le terme grec « eôs » et son équivalent hébreu « ad ki » impliquent un changement d’attitude après le moment donné. Il est clair comme de l’eau de roche que l’expression de Matthieu 1:25 se réfère évidemment à un moment donné lorsque intervient un changement de situation ! La logique veut que Joseph fit ce que l’ange lui avait prescrit ! Il prit sa femme Marie et ne la connut pas jusqu’au jour, au moment où elle enfanta un fils, Jésus ! L’expression utilisée « eôs » se réfère donc bien à un moment donné où intervient un changement de situation et dans ce cas, Joseph retarde son intimité conjugale avec Marie jusqu’à ce que l’enfant naisse, c’est le sens naturel de la construction grammaticale. Les arguments et propos du site québécois sont d’une légèreté incroyable:

« Quand l’Ange Gabriel apparut à Marie, elle demanda: ‘Comment cela va être possible, puisque je n’ai pas de relation conjugale ? »  (Luc 1:34). Cela a toujours voulu signifier qu’elle se savait avoir la mission de rester vierge, même dans le mariage, ce que Joseph a respecté ».  (page 1).

Cela, ce sont les catholiques qui l’affirment mais il faut honnêtement le reconnaître sans preuve aucune dans les Écritures ! Où est-il implicitement écrit que Marie savait qu’elle allait rester vierge ? Ce ne sont que de pieuses et incorrectes inventions ! Voyons l’argument suivant:

« Si elle avait l’intention d’avoir des enfants, et donc de ne pas rester vierge, sa question n’a aucun sens ».
(page 1).

Par contre, pour nous protestants, cela a beaucoup de sens et tient bien la route ! En Luc 1:34, Marie déclare donc: « Comment cela est-il possible puisque je ne connais pas d’homme  (sexuellement parlant) ». Mais elle n’est pas encore mariée, ce n’est pas plus compliqué !

La coutume juive voulait que la cérémonie des fiançailles était la signature du contrat, celle du mariage, parfois de longtemps postérieure, était la fête au cours de laquelle l’époux conduisait la mariée dans la chambre nuptiale. On peut en déduire que la question de Marie est tout à fait pertinente et normale. Si Marie avait fait vœu de chasteté perpétuelle  ( ce qui n’est pas écrit dans la bible), n’aurait-elle pas alors déclaré: « Comment cela se fera-t-il puisque je ne CONNAÎ TRAI point d’homme », ou « puisque je dois demeurer vierge » !

Mais son affirmation est au présent. Les évangélistes ne qualifient Marie de vierge qu’avant la naissance de Jésus ! (Luc 1:27, Matthieu 1:23). Après la naissance, ils ne lui réservent que le nom de Marie ! ( Matthieu 2:11, 13:55, Marc 6:3, Luc 2:34, Actes 1:14) ou encore celui de « sa mère »:  (Matthieu 2:13, 12:46, Luc 2:51 et Jean 19:26).

Les frères de Jésus

Qu’en dit le site québécois ?

« Concernant les frères du Seigneur, le terme avait une connotation beaucoup plus large dans la bible et incluait les cousins et les serviteurs. Ni les hébreux, ni les araméens- la langue parlée par le Christ- n’a pas un mot pour dire ‘cousin’ ».  (page 1).

J’ai justement une jeune syrienne parlant l’araméen qui est chez moi et celle-ci m’assure que ce n’est pas vrai ! Le frère en araméen est «  arouno » alors que le terme cousin est « berdousen » ou encore « E bin amo » !

Il est clair que l’enseignement de la virginité de Marie n’est fondée presque exclusivement que sur la tradition et sur des suppositions hypothétiques acceptées comme axiomes sur lesquels on développe une apologie afin de démentir que la bible enseigne que Marie avait d’autres fils et filles ! Nous l’avons compris, pour les catholiques le mot «  frère » signifie simplement « cousin ». La version catholique de Maredsous explique Matthieu 12:46 de la manière suivante:

« Ses frères: ce mot est à l’origine de nombreuses controverses, où se trouve en jeu la croyance de l’Église Catholique en la perpétuelle virginité de Marie, mère de Jésus. L’expression «  frère de Jésus » revient en divers endroits des évangiles  (on y parle même de ses sœurs). Voir Matthieu 13:55, Marc 6:3, Jean 2:12 et 7:3-5. Certains voient dans ces frères de Jésus des enfants de Joseph et de Marie, nés après lui. Cette manière de voir est contraire à la tradition de l’Église Catholique. D’autres particulièrement les théologiens des églises d’Orient, y voient des enfants de Joseph, qui eût été marié, et veuf, avant d’épouser Marie. Cette opinion ne se défend guère après une étude sérieuse des textes. La seule explication communément admise dans le catholicisme est fondée sur le fait que ce mot « frère » est couramment utilisé en hébreu pour désigner n’importe quel degré de parenté proche. Plusieurs exemples peuvent être relevés dans l’Ancien-Testament: Genèse 13:8 et 14:12, 29:15 et 24:29, Lévitique 10:4, 1 Chroniques 23:22. Il s’agirait donc ici de ‘cousins’ de Jésus. La discussion détaillée de cette épineuse question dépasse les limites de ce commentaire de simple vulgarisation. L’on pourrait toutefois citer ici les deux arguments suivants, qui donnent à réfléchir:1. Si la Vierge avait eu une famille nombreuse, dont plusieurs enfants- tel Jacques, premier évêque de Jérusalem- ont occupé des fonctions importantes dans l’Église primitive, la Tradition pratiquement unanime, de sa perpétuelle virginité, n’aurait jamais pu se développer. 2. Si elle avait eu plusieurs fils en vie, qui eussent pu  prendre soin d’elle, le Seigneur au moment de mourir en croix ne l’aurait jamais confiée aux mains de Jean l’apôtre ».

IL est tout aussi clair qu’une étude sérieuse des textes met à mal l’opinion avancé par les orthodoxes. Aucun évangéliste ne déclare que Joseph était veuf et qu’il avait des enfants d’un premier mariage. Concernant les arguments catholiques, Luc précise  (2:41) que les parents de Jésus allaient chaque année à la fête de Pâque. Le mot grec utilisé est « goneis » qui signifie père et mère, certains manuscrits portent même « Joseph et Marie ». Ils y allaient donc seuls jusqu’au moment où Jésus avait 12 ans  (Luc 2:42). Les explications de la bible de Maredsous font remarquer que c’est au début de leur 13ème année que les jeunes Israëlites prenaient rang dans la communauté religieuse de leur localité et devenaient assujettis aux obligations  de la loi religieuse. C’est ainsi que Jésus resta à Jérusalem, à l’insu de Marie et de Joseph qui le cherchèrent parmi leurs parents et connaissances et non parmi ses frères. On en déduit tout naturellement que Jésus n’avait pas de frères plus âgés que lui, puisque l’obligation légale d’aller à Jérusalem ne commençait qu’à 12 ans, les frères plus jeunes sont restés à Nazareth chez quelque parent, comme Jésus lui-même y était resté jusque-là. En toute honnêteté, l’étude des textes bibliques corroborent-ils l’opinion catholique traditionnelle qui voit dans le terme « frère » des proches parents ou encore des cousins ? Voici les 15 textes parlant des frères de Jésus avec leur référence:

  • Matthieu 12:46: «  … sa mère et ses FRERES, qui étaient dehors, cherchèrent à lui parler ».
  • Matthieu 12:47: « Voici, ta mère et tes FRERES sont dehors, et ils cherchent à te parler ».
  • Matthieu 13:55: «  … Jacques, Joseph, Simon et Jude ne sont-ils pas ses FRERES ? Et ses SŒURS ne sont-elles pas parmi nous ? ».
  • Marc 3:31: « Survinrent sa mère et ses FRERES … ».
  • Marc 3:32: « Voici, ta mère et tes FRERES sont dehors et te demandent ».
  • Marc 6:3 : «  N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le FRERE de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? Et ses SŒURS ne sont-elles pas ici parmi nous ? ».
  • Luc 8:19: « La mère et les FRERES de Jésus vinrent le trouver ».
  • Luc 8:20: «  Ta mère et tes FRERES sont dehors et ils désirent te voir ».
  • Jean 2:12: « Après cela, il descendit à Capernaüm, avec sa mère, ses FRERES et ses disciples ».
  • Jean 7:3: « Et ses FRERES lui dirent: Pars d’ici et va en Judée ».
  • Jean 7:5: « Car ses FRERES non plus ne croyaient pas en lui ».
  • Jean 7:10: « Lorsque ses FRERES furent montés à la fête ».
  • Actes 1:14: « Tous d’un commun accord persévérèrent dans la prière avec les femmes, et Marie, mère de Jésus et avec les FRERES de Jésus ».
  • 1 Corinthiens 9:5: « N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les FRERES du Seigneur, et Céphas ? ».
  • Galates 1:19: « Mais je ne vis aucun autre des apôtres, si ce n’est Jacques, le FRERE du Seigneur ».

Le mot grec utilisé pour « frère » dans tous ces textes est « adelphos », qui signifie littéralement « issu de la même mère  (delphus signifiant matrice). Ce qui démontre que les protestants sont sur le droit chemin concernant ce problème qui finalement n’en est pas un ! Tous les auteurs sacrés et tous les manuscrits utilisent ce terme et dans aucun des nombreux manuscrits il n’est remplacé par une variante que ce soit « cousin » ou « proche ». Les mots « parents, parenté, proches » qui désignent les proches parents sont connus des évangélistes et utilisés 16 fois dans le Nouveau-Testament ! (sungeneia, sungenes, sungenis, oi par autou). Voir les textes suivants: Marc 3:21, 6:4, Luc 1:36, 58 et 61, 2:44, 14:12,21:16, Jean 18:26, Romains 9:3, 16:7, 11 et 21, Actes 7:3, 14 et finalement 10:24.

Or ces termes n’ont nulle part la signification attribuée par l’Église Catholique au mot frère et on ne les trouve jamais dans un contexte où ils seraient applicables aux frères de Jésus. Et puis franchement, quel intérêt d’offrir la liste nominative des frères de Jésus  (Matthieu 13:55 et Marc 6:3) après le nom de la mère, si ce n’étaient que des cousins et non des frères réels.

Le Dictionnaire catholique du Nouveau-Testament  (Crampon 1960) relève à propos de ces passages que c’est par opposition à ceux qui sont appelés « ses frères » que Jésus est désigné comme le fils de Marie (Marc 6:3). Or ces mêmes écrivains sacrés parlent aussi de Jacques, fils de Zébedée, et Jean, son frère  (Matthieu 10:2, Marc 3:17), sans qu’on y ait vu une opposition ou une filiation différente. Ce n’est qu’en hébreu que le mot frère  (ah) peut également se comprendre comme « cousins » ou « amis ». Toutefois, dans 34 passages de l’Ancien-Testament, ce terme désigne également des frères réels et dans 15 passages des demi-frères !  (Genèse 4:8-9, 20:5 et 13, 24:29, 25:26, 27:29, 40, 41, 42, 43 et 44, 43:29, 48:6, 49:5 et 8, Lévitique 25:25, 35 et 39, Deutéronome 15:7, 9 et 11, 25:5 et 6, 13:6, Juges 9:1 et 3, 1 Samuel 17:28, 22:1, 1 Chroniques 7:22, Proverbes 18:19 et 24, 27:10.  (Tous ces textes pour des frères réels).

Deutéronome 33:16, 2 Samuel 13:12, Genèse 37:4, 26 et 27, 42:6 et 20, 44:19 et 26, 45:1 et 4, 48:22, 49:26 et Juges 8:19 et 9:5. Tous ces textes pour des demi-frères.

Genèse 13:8, 14:14 et 16, 29:15 et Lévitique 10:4.  (Tous ces textes pour des proches parents).

1 Chroniques 23:22.  (ce seul texte pour des cousins germains !)

Mais il est capital de se souvenir que le Nouveau-Testament nous est parvenu en grec ! C’était la langue maternelle de Luc, or ce dernier écrit bien à propos concernant l’incident de Joseph et Marie cherchant leur fils Jésus à Jérusalem alors que ce dernier avait 12 ans. Or Joseph et Marie le recherchaient parmi leurs parents  (sungeneus) et connaissances ! (Luc 2:44). Pourquoi donc aurait-il utilisé en Luc 8:19 et 20 le terme adéquoit « adelphos » s’il ne s’était agi que de cousins ? En Luc 14:12 et 21:16, il  (Luc) place côte à côte le mot frère  (adelphos),le mot ‘proche’  (sungenes) et le mot ami  (philos), établissant de cette manière une nette et claire différence de sens entre ces termes. Le mot « cousin »  (anepsios) existe en grec car Paul l’a utilisé en Colossiens 4:10 en parlant de Marc le cousin de Barnabas. Or ce même Paul désigne Jacques comme frère du Seigneur ! (Galates 1:19) et il mentionne les « frères du Seigneur » en 1 Corinthiens 9:5. S’il s’agit simplement de « cousins », pourquoi n’utilise-t-il pas le terme propre ?

Luc nous parle  (Actes 23:16) du fils de la sœur de Paul. Or les frères de Jésus ne furent jamais désignés comme étant les fils de la sœur de Marie !!!

Au demeurant, le mot « frère » qui revient près de 60 fois dans le Nouveau-Testament a la signification d’amis, de frères dans la foi,  ou encore de frères réels, ceci étant vérifié dans les textes bibliques suivants:  ( Luc 12:13, 15:27 et 32, 16:27, 20:28 et 29, 21:16, Marc 12:19, 13:12, Matthieu 10:21, 22:24, Jean 11:21 et 23 et 1 Jean 3:12.

Luc précise que Marie mit au monde son fils « premier-né »  (Luc 2:7) . Les catholiques, c’est bien connu, affirment avec force qu’il s’agit là d’une expression hébraïque traditionnelle qui n’implique pas la naissance d’un ou de plusieurs autres enfants. Cette expression soulignerait simplement la dignité et les droits de l’enfant. Mais si Marie n’a pas eu d’autres enfants, n’était-on pas en droit d’attendre de la part de Luc le qualificatif « d’unique », que l’on retrouve par trois fois sous sa plume ? Il désigne le fils de la veuve de Naïn en Luc 7:12  (fils-unique de sa mère), l’enfant démoniaque en Luc 9:38  (mon fils unique) ou encore la fille de Jaïrus en Luc 8:42  (ma fille unique). Il est prouvé que l’hypothèse échafaudée par l’Église Romaine est maladroite et bien peu fiable. Il est en effet surprenant que jamais Jésus n’ait été qualifié de Fils-unique de Marie et qu’à aucun autre endroit ses frères furent appelés cousins ou parents. Bien plus, Marc nous révèle  (Marc 3:21), que les proches  ( selon les catholiques la parenté de Jésus ou ses amis ou encore les deux ensemble selon la version de Maredsous) vinrent pour se saisir de lui, car ils disaient qu’il avait perdu le sens et de préciser au verset 31 que survinrent sa mère et ses FRERES qui l’envoyèrent appeler. Or on connaît la réponse de Jésus  (v.35): « Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur et ma mère », remplacer donc le mot frère par cousin et tout le sens de la réponse de Jésus s’écroule.

Autre chose encore ! Le mot « sœur »  (adelphé en grec) que l’on rencontre dans les passages suivants  (Matthieu 13:56, Marc 3:32, Marc 6:3) n’a jamais le sens de cousine, ni en hébreu ni en grec. Dans l’Ancien-Testament, ce terme désigne outre les sœurs dans la foi, 13 fois des sœurs réelles, 3 fois des demi-sœurs et 12 fois, il est pris dans un sens allégorique. Dans le Nouveau-Testament, il revient 13 fois pour désigner soit les sœurs dans la foi, soit des sœurs réelles, mais jamais des cousines. Par sept fois, ce mot désigne des sœurs réelles ! ( Marc 10:29, Luc 10:40, 11:26, Jean 19:25 et Actes 23:16).

La preuve réside dans le fait qu’aucun commentateur catholique ne prétend explicitement que le mot « sœur » en hébreu « ahot » puisse signifier aussi « cousine » car il ne pourrait appuyer son idée par un seul exemple biblique.

Relisons une fois encore en les mettant côte à côte, les deux textes du Psaume 69 et celui de Jean 2:

« Car c’est pour toi que je porte l’opprobre, que la honte couvre mon visage, je suis de venu un étranger pour mes frères, un inconnu pour les FILS DE MA MERE. Car le zèle de ta maison me dévore et les outrages de ceux qui t’insultent tombent sur moi ». (Psaume 69:8-9).

« Ses disciples se souvinrent qu’il est écrit: ‘Le zèle de ta maison me dévore’ ».  (Jean 2:17).

Ce psaume messianique est dévastateur pour le dogme catholique, car Jésus lui-même que Marie avait d’autres fils !

Et c’est vrai que les frères de Jésus n’ont pas cru à son ministère dans les premiers temps et jusque très tard ! (Matthieu 13:57, Marc 6:4, Jean 7:5).

Découvrons la suite du texte du site québécois:

« Dans Saint-Luc 1:28, l’ange Gabriel salue Marie en disant: ‘Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu’. Le mot original que Marie reçoit de l’ange est « kecharitomene ». En grec, l’expression utilisée pour le Christ dans l’Evangile de Saint-Jean pour dire « pleine de grâce » est « plenes charitos ». De même dans les Actes 6:8 où Etienne est qualifié de « plenes charitos » pour dire « plein de grâce et de puissance, Etienne opérait des prodigues et des signes ( … ) ». Et non pas kecharitomene. Le sens entier de l’accueil que l’ange Gabriel fait à Marie est « Sois joyeuse Marie, toi qui es remplie de la grâce du don de Dieu, de tout temps et entièrement ».  (page 2).

Ici également, tout se retourne contre les inspirateurs du site québécois, qui n’ont, nous semble-t-il guère de profondeur dans l’étude des textes ! En fait, ce site ne fait que de singer les textes d’au autre site anti-protestant basé en Californie.

La mésintelligence provient de la traduction du mot grec « kekharitomene » qui signifie littéralement: « La étant graciée » ou encore « la rendue agréable ». C’est en effet le participe présent passif du verbe « kharitoô » que l’on retrouve en Ephésiens 1:6 et qui signifie: donner, accorder une grâce, rendre agréable. Ce verbe, répétons-le, est traduit correctement par les catholiques en Ephésiens 1:6:

«  … à la louange de sa gloire de sa grâce, dont il nous a gratifiés dans le bien-aimé ». (traduction de Jérusalem).

« Afin de faire resplendir la grâce merveilleuse qui nous a été octroyée par lui dans le Bien-aimé ».  (Maredsous).

«  … pour faire éclater la gloire de la grâce qu’Il nous a départie par son  (fils) bien-aimé ».  (Buzy).

Dans son « lexicon Graecum Novi Testamenti », le Père jésuite F. Zorell donne de « kekaritomene » la traduction suivante:

« Dei benevolum amorem experta », ce qui signifie: « qui a expérimenté (ou éprouvé) l’amour bienveillant de Dieu ». Cette traduction légitime diffère grandement de l’expression latine habituelle  ( gratia plena) sur laquelle est échafaudée l’hérésie mariologique catholique. En fait, l’expression « pleine de grâces » est en grec « pleres kharitos » et on la retrouve , cette formule grecque deux fois dans le Nouveau-Testament. Elle s’applique à Jésus:

« Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père » (Jean 1:14).

Elle s’applique également à Etienne:

« Etienne, plein de grâce et de puissance, faisait des prodiges et de grands miracles parmi le peuple ».  ( Actes 6:8).

Nous pouvons le vérifier aisément, toute la doctrine romaine se fonde sur une traduction controuvée !

Jésus ou Marie?

Pour les chrétiens bibliques, Jésus est l’Unique Médiateur ! C’est une grave hérésie d’oser dire que Marie l’est également:

« Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme ».  (1 Timothée 2:5).

Imaginons que ce texte soit rendu de cette manière:

« Car il y a un seul Dieu, et aussi deux médiateurs entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme et sa mère, Marie ».

Mais c’est impossible car le Saint-Esprit le Grand Vecteur de Vérité a établi toute la vérité !

Jésus-Christ est le cœur de la foi évangélique ! Notre devise pourrait être: « Tout à Christ, rien à Marie ». Découvrons cela ensemble:

  •  Il est notre Avocat auprès du Père  (1 Jean 2:1), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est notre Intercesseur  (Romains 8:34, Hébreux 7:25), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est le trône de la Grâce  (Hébreux 4:16, Jacques 1:17), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est notre modèle de pureté  (Jean 8:46), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est de détenteur de la Puissance  (1 Corinthiens 1:24), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est la source de la clémence  ( 1 Timothée 1:16), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est le Fidèle par excellence  ( 2 Thessaloniciens 3:3, Apocalypse 19:11), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est le seul juste  (Actes 3:14, Apocalypse 16:5), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est le principe de la sagesse  (1 Corinthiens 1:24), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est la cause de notre joie  (Jean 15:11 et 16:24), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est la porte du ciel  (Jean 10:7 9), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est l’Etoile du matin  (2 Pierre 1:19, Apocalypse 22:16), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est le salut des infirmes  (Matthieu 8:17), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est le refuge des pécheurs  (Matthieu 11:28-30), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est la consolateur des affligés  (2 Corinthiens 1:5), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est le secours des chrétiens  (Matthieu 15:25), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est le Roi des anges  (Colossiens 2:10, Hébreux 1:4), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est le Roi du ciel  (Matthieu 28:18), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est le Prince de la Paix  (Colossiens 3:15, Ésaïe 9:5), rien n’est dit de pareil sur Marie !
  •  Il est le Sauveur parfait  ( Hébreux 7:25), rien n’est dit de pareil sur Marie !

VOTRE CHOIX EST-IL FAIT ?
Le Dieu Puissant, Père éternel, l’Admirable, le Conseiller, le Prince de la paix
ou une marie qui n’est pas celle de l’Évangile, la voleuse des cœurs ?

 Christian Piette

lphonse de Liguori, le Cardinal Ratzinger, Monseigneur Decourtray et “Les gloires de Marie”

Sa mère ( Marie) dit aux serviteurs:
Faites ce qu’il vous dira.

La Bible – Jean 2:5  

Les gloires de Marie (**)

En 1989 sortait des presses des Editions Saint-Paul (Paris-Fribourg), la réimpression de l’ouvrage intitulé “Les gloires de Marie” (1750), œuvre du théologien italien Alphonso de Liguori. Cet homme, mort en 1787 est d’ailleurs canonisé, sa fête se situant début du mois d’août. Nous n’aurions pas réagi si l’Archevêque de Lyon, Monseigneur Decourtray n’y avait apposé l’imprimatur en date du 15 mai 1986.

Comme vous le savez, l’imprimatur est le garant de l’orthodoxie tant morale que doctrinale dans l’église romaine:

Les censeurs chargés d’examiner les ouvrages sont seulement juges de la moralité et de l’orthodoxie; et lorsque ceux-ci ont donné le nihil-obstat, l’Ordinaire (l’Evêque) doit normalement donné l’imprimatur.

Théologie moderne, Jean-Benoît Vitrand SJ., Beauchesne & Fils, Paris, 1948, page 324.

Le contenu du dit ouvrage est une longue suite de blasphèmes à l’encontre de la foi biblique et de notre Seigneur Jésus-Christ !

 

Quelques citations vous permettront de cerner le caractère hérétique et admettons-le, diabolique de Liguori:Alphonso de Liguori (*)

1. Le Père Jérôme Trexo, de la compagnie de jésus, tressaillait de bonheur à se proclamer l’esclave de Marie. En signe de son esclavage, il se rendait souvent dans une église dédiée à la Sainte Vierge, et voici ce qu’il y faisait: ne pouvant comprimer les tendres sentiments qui soulevaient son cœur, il commençait par baigner le parvis de ses larmes, puis il l’essuyait de la langue et de son visage, en même temps qu’il y imprimait mille baisers, se disant que c’était la demeure de sa Patronne bien aimée. 
Les gloires de Marie, page 27.

Il y a dans cette dévotion quelque chose de malsain, de sensuel même, c’est ce que renforce la citation suivante:

2. Qu’ils l’aiment encore autant que ce grand amant de Marie, saint Bernard, tellement épris de sa douce mère, qu’il l’appelait la Voleuse des cœurs.
Les gloires de Marie, page 27.

Il y a une part de vérité à souligner ici ! La fausse Marie du romanisme vole l’affection des cœurs réservée au Seigneur Jésus !

3. Tout est soumis à l’empire de la Vierge, tout et Dieu lui-même. 
Les gloires de Marie, page 120.

4. On demande beaucoup de choses à Dieu et on ne les obtient pas, on en demande beaucoup à Marie et on les obtient.
Les gloires de Marie, page 86.

5. Prier sans Marie, c’est prétendre voler sans ailes… c’est Marie qui tient notre salut entre ses mains… donc celui que Marie protège se sauve, celui qu’elle ne protège pas se perd… c’est donc de vous (Marie) que dépend notre salut.
Les gloires de Marie, page 111.

6. Celui qui néglige de servir Marie mourra dans ses péchés.
Les gloires de Marie, page 153.

7. L’impie Luther déclarait ne pouvoir souffrir que l’Église Romaine appelât Marie, pure créature, notre espérance, notre vie. Car, disait-il Dieu seul, et Jésus-Christ en sa qualité de Médiateur, sont notre espérance: et quant à la créature, Dieu maudit celui qui met sa confiance en elle, selon cette parole de Jérémie: Maudit soit l’homme qui se confie en l’homme. Mais en dépit de Luther, l’Église nous enseigne à prier Marie en toute occasion et à l’appeler notre espérance.
Les gloires de Marie, page 114.

Le malheur, c’est que cette dévotion mariale se fait surtout en dépit du clair enseignement des Écritures !

Le sommet de l’horreur est atteint dans le texte suivant:

8. On lit dans les chroniques franciscaines que le frère Léon vit un jour deux échelles, l’une rouge, sur laquelle se tenait Jésus-Christ, l’autre blanche où était Marie. Il aperçut ensuite des âmes qui prenaient l’échelle rouge. Elles montaient quelques échelons, puis tombaient, elles essayaient encore et finissaient toujours par retomber. Alors on les engagea à prendre l’échelle blanche, et le frère Léon les vit monter heureusement, parce que la Sainte Vierge leur tendait la main. Ainsi arrivèrent-elles sans difficultés en paradis. 
Les gloires de Marie, page 168.

En voilà assez ! Nous disposons ici d’un échantillon assez révélateur de l’œuvre de ce saint docteur canonisé. Il est clair qu’on ne peut être chrétien et souscrire à de telles monstruosités !

Nous avons écrit au Cardinal Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi à Rome en lui demandant s’il avalisait ces hérésies !

Voici sa réponse:

 

 

I-00120 Cité du Vatican

Le 9 novembre 1993

Monsieur le Pasteur,

Votre lettre du 5 septembre dernier est bien parvenue à son Eminence le Cardinal Ratzinger, qui me charge de vous accuser réception. Le Cardinal, n’ayant eu l’occasion de prendre connaissance du livre que vous citez, ne peut répondre à votre demande. Aussi vous suggère-t-il de vous adresser au Cardinal Decourtray, archevêque de Lyon; puisque c’est lui qui a donné l’imprimatur à cette publication des Editions Saint-Paul

 

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Voici la réponse du Cardinal Decourtray:

Le 1er janvier 19941, Place de Fourvière
69321 Lyon Cedex 05Monsieur le Pasteur,

Je comprends que vous soyez choqué. Mais il faut replacer tout texte dans son contexte historique et culturel. D’autre part Alphonse de Ligouri est un fondateur en même temps qu’un témoin.

Sa vie est exemplaire.

Bonne année  … etc.

 

Que dire de la première missive ? C’est un peu gros d’oser prétendre que le Cardinal Ratzinger ne connaît pas l’œuvre de Liguori, le saint Patron des théologiens moralistes, cité dans la dernière encyclique papale, (Veritatis splendor).

Quant à Monseigneur Decourtray, on est en droit de s’attendre à beaucoup mieux de la part d’un tel prélat. La réponse de cette grande pointure du catholicisme français est décevante ! ! !

En fait, nous avons tout simplement demandé si en  cette ère d’oecuménisme, ils étaient d’accord avec la doctrine de Liguori ?

Comme l’adage bien connu le précise:

Qui ne dit mot consent ! ! !

Tiré de la route droite n°6

 


Note:

* Image de Alphonso de Liguori est tirée de  – http://jesusmarie.free.fr/al_alphonse_de_liguori.html
** Illustartion sur Les gloires de Marie est tirée de – http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Ligori/Marie/table.html

 

Les divers catholicismes

Existe-t-il un émiettement du catholicisme de nos jours ? Nous devons admettre que l’Église romaine passe au travers d’une crise profonde et que bien des choses ont changé en ces trente dernières années. L’évidence nous permet de distinguer l’émergence de courants différents qui sont devenus pour certains d’entre eux des modes de pensées contradictoires pour ne pas dire opposés. Les chrétiens évangéliques que nous sommes doivent pouvoir reconnaître ces distinctions afin de nous aider à mieux cerner ce que sont devenues en 1993 les composantes de ce qui était il n’y a pas encore très longtemps le bloc monolithique du romanisme.

top A. Le courant traditionaliste

C’est celui que nous percevons à la lecture du “nouveau catéchisme”. Vers lui converge la grande majorité des évêques et des fidèles (vraiment fidèles) sous la férule de Jean-Paul II. En gros, c’est 10% de l’ensemble du catholicisme. Il tente de maintenir l’Église au milieu du village. Il est au centre et se débat sur sa gauche et sur sa droi te. Il a permi s Vati can II et certaines réformes positives ont soufflé sur l’Église sans pour autant avoir modifié ce qui était capital aux yeux des protestants, savoir le contenu des dogmes. C’est la vieille dame qui a changé de robe mais qui reste la même vieille dame.

Il se désole de constater que l’autorité de l’Église est battue en brèche mais il a peur de réagir craignant sans doute provoquer de plus grosses vagues. Il se veut fraternel et ouvert aux églises protestantes historiques mais il se méfie et nourrit encore du ressentiment à l’endroit des communautés dites évangéliques plus engagées dans un prosélytisme anti-romain. Ses positions sur l’avortement et la sexualité ainsi que sur d’autres questions éthiques forcent souvent le respect des églises évangéliques. Le Pape en est la figure de proue la plus significative.

top B. Le courant libéral

C’est le mode de pensée des théologiens et pas mal de prêtres. C’est la secousse télurique du catéchisme hollandais. C’est l’émergence de Hans Küng! Il a épousé les formes de son grand frère, le libéralisme protestant. Il réagit à l’encontre des positions éthiques et doctrinales du Vatican II, les jugeant trop rigides et conservatrices.

La Bible est passée au crible de la critique la plus négative. Elle ne fait vraiment plus autorité. Tout est remis en question ! Cela va du célibat des prêtres, ce qui en constitue un aspect positif à la négation de la naissance virginale de Christ, ce qui est beaucoup moins acceptable. Il est surtout intellectuel et il tient en haute estime les protestants libéraux alors que les évangéliques sont considérés avec beaucoup de commisération.

top C. Le courant intégriste

Voici le rejeton de Mgr Lefèbvre et il constitue certainement la facette la plus antipathique du catholicisme. Il revendique la légitimité. Son intolérance est manifeste. Il serait prêt à brûler les hérétiques. L’extrême droite est son terreau de prédilection.

En France, les nostalgiques de la chouannerie et de l’action française s’y sentent à l’aise. Il se veut dominateur et intransigeant. Tous les protestants y compris les évangéliques sont des hérétiques conduits par le diable. Il rejette et le libéralisme et le Concile de Vatican II.

top D. Le courant charismatique

Il doit sa légitimité au sein du catholicisme traditionnel grâce à l’envergure du Cardinal Suenens en son temps primat de Malines. Porteur de sérieuses espérances à ses débuts, fruit du pentecôtisme et du renouveau parmi les protestants, il est en train de décevoir ses pères spirituels.

Le constat est flagrant, il s’est fourvoyé au niveau doctrinal ou plutôt, il n’a jamais abandonné franchement les erreurs du romanisme. C’est un amalgame du catholicisme et de charismatisme. Les dons spirituels y sont exercés sans toutefois l’assise biblique indispensable.

Il est spontané et se rapproche de par l’ambiance de ses réunions du monde évangélique. Ce courant est maintenant bien dirigé par la hiérarchie. Il est très ouvert et fraternel envers les protestants quoiqu’il puisse exister une aile (frère Ephraïm et le Lion de Juda) qui fait de la conversion des protestants au catholicisme une priorité.

top E. Le courant syncrétique

Voici l’affreux amalgame de la chrétienté et du paganisme de régions où le catholicisme s’est implanté par la force. L’Amérique latine en est le meilleur exemple. L’idolâtrie la plus manifeste est annexée et tout est couvert pat le vaste parapluie du catholicisme. En fait, l’histoire de la christianisation de l’Europe est similaire. Le Pape de passage au Bénin n’a-t-il pas avalisé les croyances occultes de cs peuplades afin de mieux les récupérer alors que le “nouveau catéchisme” bannit toute forme de spiritisme !

top F. Le courant sociologique ou formaliste

C’est dans ce compartiment que se retrouve la plus grande partie des catholiques romains. Dans nos pays, il constitue plus de 80% des catholiques. C’est la religion de surface. Je suis catholique parce que je suis né comme cela, c’est un héritage qu’il est bon de conserver.

On est baptisé, confirmé, marié et on passe à l’église pour le dernier voyage, le tout agrémenté de quelques fêtes de Noël. On est catholique comme on est belge, français ou suisse. Remarquons au passage qu’un tel phénomène existe également en pays protestant

Notre témoignage doit s’adapter à ces diverses situations. En effet, tout sépare le libéral de l’intégriste ou le charismatique du sociologique. Ils n’ont pas la même foi. Nos arguments seront valables avec certains groupes et ne le seront pas avec d’autres. Les conversions à l’Evangile proviennent surtout des courants A, E et F. Dans nos pays latins, le romanisme constitue un énorme vivier dans lequel sans relâche l’Evangile doit être annoncé.

N’oublions jamais que beaucoup de nos chrétiens étaient catholiques avant leur conversion. Que nous puissions à l’instar de notre Seigneur Jésus éprouver la même compassion pour toutes ces âmes !

Tiré de la route droite n°3

… le Pape Jean-Paul II
les avait rassemblés tous (500000 personnes)
à Rome à la Pentecôte 1998 et il les considèrait
comme le fer de lance de sa nouvelle évangélisation ...

 

 

Historique

Josefmaria Escrivá 1902-1975  - photo: InternetL’Opus Dei a été fondée en 1928 par le prêtre catholique romain espagnol Josemaria Escriva de Balaguer y Albas (1902 – 1975). Il était professeur de Droit Canon à Saragosse et à Madrid et consulteur au Vatican de la commission pontificale pour l’interprétation authentique du code de Droit Canon. Il est l’auteur du livre « le Chemin », composé de 999 maximes, qui est la clé de voûte de l’idéologie du mouvement.

L’Opus Dei a été approuvée par le Vatican en 1950. Le pape Jean-Paul II en a fait une prélature personnelle en 1982. Cela signifie qu’elle ne dépend  que de lui et court-circuite toute l’organisation hiérarchique catholique, y compris les rouages de l’administration vaticane. Son prélat est depuis 1994 l’évêque espagnol Javier Echevarria, né en 1932. Le fondateur a été béatifié par Jean-Paul II en 1992 et le décret concernant les miracles attribués à son intercession a été promulgué en présence du Pape le 20 décembre 2001, cela signifie qu’il sera prochainement canonisé.

Situation actuelle

On pense généralement que le pape Jean-Paul II était affilié à l’Opus Dei via la société sacerdotale de la Sainte-Croix, qui est la branche séculière de la prélature pour les prêtres diocésains. Il faut noter que l’appartenance à l’Opus Dei est normalement secrète. Ce qui est sûr, c’est que le couple Poltawski, qui a servi de famille à Jean-Paul II à Cracovie après la disparition de ses parents, en est membre. Le porte-parole de presse du Vatican, Joaquim Navarro Valls, en fait également partie. Il est un de ceux qui travaillent directement et quotidiennement avec le pape. En revanche, le pape Paul VI s’est toujours méfié de l’Opus Dei et l’a tenue à l’écart durant son pontificat.

 

Statistiques

Les effectifs mondiaux de l’Opus Dei s’élèvent à 84.000 membres, dont 2000 prêtres répartis dans 90 pays. Il existe quatre sortes de membres:

    • les numéraires, prêtres, hommes ou femmes célibataires, qui vivent en communauté et sont les dirigeants;
    • les agrégés, célibataires qui vivent dans leur famille;
    • les surnuméraires, laïcs mariés;
    • les coopérateurs, pouvant être catholiques ou non.
    • Il faut remarquer que l’Opus Dei ne comporte pas de moine, comme le roman “Da Vinci Code” et le film du même nom le laisse entendre.

Jean-Paul II avait choisi plusieurs évêques parmi ses prêtres.

Le recrutement est volontairement élitiste. Les étudiants, futurs dirigeants de la société, sont particulièrement visés.

L’Opus Dei dirige 150 écoles de formation professionnelle, 200 résidences universitaires et 5 universités. Le mouvement reçoit environ 30.000.000$ par mois en dons et revenus. Parmi ses amis et bienfaiteurs, on compte les patrons d’Axa, des AGF, de Schneider.

On le voit, il est difficile de qualifier de secte un mouvement catholique aussi bien inséré dans l’Église romaine. Le rapport sur les sectes des parlementaires belges a pourtant fait le pas en 1997. Quelles sont ses motivations?

top Méthodes

Il est certain que l’Opus Dei emploie des méthodes sectaires comme par exemple:

    • 1) des moyens de financement peu clairs et inavoués;
    • 2) la pratique du secret. A part pour les responsables, le fait d’être membre est secret. Les prêtres affiliés par la société sacerdotale de la Sainte-Croix ne sont pas obligés de faire connaître à leur évêque leur appartenance.
    • 3) “Cronica”, l’organe interne de l’Opus Dei est secret et ne peut être lu que par les numéraires
    • 4) L’Opus Dei est considérée par ses membres comme infaillible: “sacrée, sans tache, immuable”.
    • 5) Tout ce qui est en dehors de ‘Opus Dei relève du “pourrissement” (sic). Elle est le “reste qui constitue la véritable Église”.
    • 6) L’organisation de la prélature court-circuite l’autorité des évêques qui sont les dirigeants normaux des diocèses. Elle ne rend compte qu’au pape, c’est la prélature personnelle.
    • 7) Les jeunes doivent décider à 16 ans s’ils veulent rester célibataires ou se marier, décision qui doit être ratifiée par les chefs.
    • 8) L’Opus Dei cherche à noyauter toutes les institutions sociales et politiques en vue d’instaurer un nouvel ordre catholique. Ses préférences pour les partis d’extrême-droite sont connues.
    • 9) Le mariage est systématiquement décrié et le célibat exalté. “Le mariage est réservé à la piétaille et non à l’état-major général du Christ” (Escriva). Tout ceci fait que certains catholiques réticents désignent l’Opus Dei comme la “sainte mafia”. Il s’agit donc d’un catholicisme pur et dur, comme il a pu exister avant le concile de Vatican II.

top A Suivre

Quelques autres nouveaux mouvements font également problème par leurs méthodes musclées: le chemin Néo-catéchuménal, Communion et Libération, les Focolari, l’œuvre, Marie-Jeunesse et certaines composantes du Renouveau.

l’ex-Pape Jean-Paul II les avait rassemblés tous (500.000 personnes) à Rome à la Pentecôte 1998 et il les considèrait comme le fer de lance de sa nouvelle évangélisation.

Le plus inquiétant est que le Pape actuel, anciennement cardinal Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, ancienne Inquisition, estime depuis longue date que ces mouvements sont l’unique évolution positive de l’Église post-conciliaire.

Jacques LEMAIRE
Vigi-Sectes Belgique

La grâce de Dieu en vente sur terre

 

… Le réveil sera douloureux pour eux —
et bien plus encore pour le clergé catholique,
qui cultive cette escroquerie avec dévouement
vingt-quatre heures sur vingt-quatre
et qui ne cesse d’encaisser des aumônes
et des dons pour la paix de l’âme des défunts.

Grégor Dalliard

Théologie

 

Siège Apostolique

D’où vient l’appellation «Siège Apostolique» ou «Saint-Siège»? Le 22 février, l’Église catholique commémore, au cours des offices, la fête «Cathedra Petri». Le professeur Adoîf Adam, théologien catholique, écrit:

«Il en ressort que cette commémoration romaine, qui est attestée dès le milieu du IVe siècle (Déposition Mariyrium), remonte à une coutume antique (datant d’avant l’ère chrétienne). Dans la Rome ancienne (païenne), commence à avoir lieu, du 13 au 22 février – c’est-à-dire à la fin de l’année, qui débutait à l’origine le 1er mars – une commémoration des morts en l’honneur des parents et des connaissances (= parentalia). A cette occasion, on laissait un siège (= cathedra) libre pour certains défunts. Comme l’Église romaine ne connaissait pas avec exactitude le jour de la mort de Pierre, elle décida d’évoquer sa mémoire le 22 février. C’est seulement plus tard que l’on donna à cathedra le sens de chaire épiscopale et qu’on vit dans cette commémoration le souvenir du jour où Pierre prit en charge l’Église romaine.»

Comme tant d’autres coutumes païennes, cette pratique occulte issue du culte des morts de l’antiquité païenne a fait elle aussi son entrée dans l’Église de Rome au moment où, au IVe siècle, une grande partie des communautés chrétiennes s’est mêlée au monde et aux cultes païens et a créé la nouvelle religion: le catholicisme romain.

Ni Jésus ni les apôtres, pas plus que Pierre ou Paul, ne font état dans leur enseignement d’une tradition chrétienne dans laquelle il est question d’un siège que l’on doit laisser vacant lors des fêtes de famille ou d’Église, et sur lequel un mort est censé être présent de manière invisible. Nous ne lisons pas non plus que les chrétiens devaient adopter une tradition païenne aussi occulte ni l’inclure dans l’annonce de la Bonne Nouvelle. Cette coutume non chrétienne et impie est condamnable. Les chrétiens ne peuvent flirter avec une telle tradition, même si celle-ci ne cesse d’occuper les meilleurs interprètes oecuméniques du monde. Dieu a en abomination les traditions qui ont de telles racines!

 top Encaisser des aumônes

Dès le haut moyen âge se sont développées l’idolâtrie honteuse et la pratique blasphématoire consistant à faire célébrer des messes pour les défunts contre un paiement en espèces. Désormais, le raffinement commercial de l’homme régissait également l’éternité. Quiconque possédait de l’argent était en mesure de venir en aide à un parent qui endurait les cruelles souffrances du purgatoire. Par contre, une pauvre veuve sans le sou ne pouvait venir en aide à son mari défunt. Par de multiples prières, offrandes et paroles de consolation, celle-ci essayait jour et nuit de réconforter son mari souffrant. Quelle torture!

Jusqu’à ce jour, Rome n’a rien changé à ces pratiques. Cela ferait tarir les sources d’argent et les héritages. De nombreux catholiques romains rompus aux affaires et puissants sont spoliés de leurs économies, qu’ils lèguent à des monastères, à des paroisses et au Vatican. Le réveil sera douloureux pour eux — et bien plus encore pour le clergé catholique, qui cultive cette escroquerie avec dévouement vingt-quatre heures sur vingt-quatre et qui ne cesse d’encaisser des aumônes et des dons pour la paix de l’âme des défunts.

Dès lors qu’il est au bénéfice de l’indulgence plénière du «Siège Apostolique», du pape et de l’onction avec absolution générale, le mourant ou le défunt peut entrer dans l’éternité. A présent, le ciel devrait effectivement lui être ouvert. Pourtant, nous rencontrons déjà une contradiction. Selon la pratique mortuaire de l’Église de Rome, tous les hommes doivent aller au purgatoire, où ils subissent de terribles souffrances et purifications. La preuve en est la messe d’enterrement, avec toutes les prières de pitié et d’absolution qui sont adressées à Dieu et à la «Mère de Dieu», sans oublier tous les saints. Ce sacrifice de la messe pour la paix de l’âme du défunt coûte actuellement chez nous 10 francs suisses. Plus il y a de prêtres qui participent à la messe d’enterrement, plus la famille est réconfortée, car cela procure au défunt qui se trouve au purgatoire une rémission plus grande et plus rapide. Chaque prêtre présent a droit à 10 francs suisses.

Quiconque veut faire parvenir au défunt un secours plus rapide, peut faire célébrer une messe chaque jour pendant un mois dans un monastère. Pour cela, la contribution financière s’élève chez nous à 360 francs suisses. On appelle cette aide aux défunts la «messe grégorienne».

Quiconque veut, en plus de toutes les sommes versées pour les messes, se porter encore davantage au secours du défunt qui se trouve au purgatoire, paie 500 francs suisses à la paroisse. Ainsi, pendant 25 ans, une messe sera célébrée chaque année le jour anniversaire de la mort du défunt, pour la paix de son âme.

 top La grande messe des morts

Avant le concile Vatican II (1962-65), nombreux étaient les gens, surtout les plus fortunés, qui payaient indéfiniment des messes des morts pour leurs parents défunts. A présent, la durée de cette pratique a été limitée à 25 ans. Dans les paroisses où une somme d’argent a été versée un jour pour une commémoration éternelle, le père spirituel en fonction doit, jusqu’à la fin du monde, célébrer une messe et prier un jour précis pour la paix de l’âme de ce défunt — pour l’éternité!

Ainsi y a-t-il un nombre incroyablement grand de personnes mortes au cours des derniers siècles, pour lesquelles le prêtre du moment doit célébrer le sacrifice de la messe. Le problème, c’est qu’il n’y a pas assez de jours dans l’année pour évoquer la mémoire de tous ces défunts qui sont au purgatoire. Aussi l’autorité ecclésiastique a-t-elle décidé, il y a quelques années, que toutes les messes des morts qui ont été payées pour l’éternité dans l’esprit des gens seraient regroupées. Dans certaines paroisses, on appelle ce regroupement la «grande messe des morts». Deux à trois fois par an, on y célèbre alors le sacrifice de la messe pour la cohorte des morts, qui doivent, bien entendu, continuer de faire pénitence au purgatoire.

Cependant, cette pratique est une escroquerie pour les morts qui, de leur vivant, ont payé d’avance des messes en croyant que, chaque année, un jour précis, une messe serait offerte uniquement pour eux. N’avaient-ils pas, avant de mourir, versé une certaine somme d’argent en se faisant garantir une date précise pour la messe ? Cela explique que certains refusent aujourd’hui catégoriquement que d’autres défunts prennent part au même sacrifice de la messe. Ils croient que, du fait de ce regroupement, le défunt est libéré moins rapidement du purgatoire. Cette protestation est tout à fait compréhensible: En effet, le Vatican avait jadis expliqué dans tous les détails de quelle manière et pour quelle somme d’argent telle ou telle aide serait procurée au mort.

Le Dr Bruno Lauber, curé et doyen, écrit objectivement dans le journal paroissial de Salquenen d’août/septembre 1990, n° 8/9, 65èmeannée:

«Pour rendre justice à tous les donateurs d’offrandes de messes, il est, la plupart du temps, nécessaire d’accepter et d’acquitter plusieurs commémorations par jour. Dans notre doyenné s’applique à cet égard, depuis 1982, en harmonie avec les prescriptions ecclésiastiques générales, la réglementation suivante, qu’il convient de rappeler:

«1. Si deux offrandes ou plus sont données pour le même jour, une messe est dite collectivement pour la paroisse et les autres sont transmises, par exemple à des missions, des monastères, des prêtres retraités, etc.

«2. Les messes des morts éternelles continuent d’être célébrées parce que nous en avons accepté l’obligation; cependant, au bout de 25 ans, elles ne sont plus acquittées.
«[…] Les directives de 1982 sur la nouvelle réglementation des offrandes de messes en vigueur dans l’évêché de Sion indiquent: ‘Il est utile, non seulement de faire dire des messes, mais aussi de participer à la célébration de la messe les jours ouvrables.’»

 top Gagner les indulgences

Toutes les offrandes de messes (indulgences accompagnées de sommes d’argent) ne suffisent pas encore pour que le défunt puisse envisager la rédemption. Il convient de s’attirer encore le bénéfice des indulgences que le pape administre et qu’il a la possibilité de distribuer comme et quand il le veut.

Voici ce qu’enseigne le nouveau code de droit canonique au can. 994: «Tout fidèle peut gagner pour lui-même ou appliquer aux défunts par mode de suffrage des indulgences partielles ou totales.»

Au can. 996 § 1, il est dit:

«Pour être capable de gagner des indulgences, il faut être baptisé, non excommunié et en état de grâce, au moins à la fin des œuvres prescrites.»

Quiconque veut «gagner» une indulgence doit être en état de grâce, enseigne l’Église de Rome. Pour cela, il faut avoir reçu le sacrement de la pénitence (la confession). Si c’est le cas, on est alors habilité à gagner, pour soi ou pour les défunts, une indulgence plénière ou partielle. C’est pourquoi l’Église enseigne au can. 993:

«L’indulgence est partielle ou plénière, selon qu’elle libère partiellement ou totalement de la peine temporelle due pour les péchés.»

Ainsi le nouveau code de droit canonique confirme-t-il l’hérésie de l’indulgence pratiquée depuis des siècles, fixant au can. 992:

«L’indulgence est la remise devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, que le fidèle bien disposé, et à certaines conditions définies, obtient par le secours de l’Église qui, en tant que ministre de la rédemption, distribue et applique avec autorité le trésor des satisfactions du Christ et des saints.»

Par conséquent, le pape s’arroge le droit, à propos de péchés que Dieu a éventuellement pardonnés ou n’a pas pardonnés, de demander en réparation aux croyants des satisfactions (ou œuvres d’expiation) particulières, associées à des sommes d’argent, afin qu’eux-mêmes et les défunts soient rachetés.

Le can. 995 § 2 déclare la chose suivante:

«Nulle autorité inférieure au Pontife Romain ne peut confier à d’autres le pouvoir de concéder des indulgences, à moins que cela ne lui ait été expressément concédé par le Siège Apostolique.»

Ceux qui s’en tiennent bien sagement aux enseignements de l’Etat du Vatican et qui vivent conformément à ces derniers sont canonisés par les papes. Ces gens-là ont accompli de leur vivant un tel excédent ou une telle surabondance de bonnes œuvres (plus qu’il n’était nécessaire au salut de leur âme), que le pape conserve pour lui cette surabondance, dans ce qu’on appelle les mérites ou le trésor des satisfactions de l’Église (thesaurus ecclesiae). Le pape conserve aussi pour lui l’excédent de ce que Jésus a accompli pour les hommes, et le distribue comme, quand et à qui il le veut. Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation édictée par le pape Paul VI (1963-1978), les indulgences plénières ne peuvent plus être gagnées, hormis en cas de danger de mort, qu’une seule fois par jour. Les indulgences plénières qui sont particulièrement prisées sont, entre autres, l’indulgence de jubilé, l’indulgence portioncule (qui peut être gagnée dans toutes les églises paroissiales) et l’indulgence du jour des Morts.

 top L’indulgence du jour des Morts

Pour pouvoir gagner une indulgence plénière du jour des Morts en faveur d’un défunt, il est obligatoire de s’en tenir aux règles que le Vatican a prescrites par l’intermédiaire de l’évêque. Par exemple, à la Toussaint:

      • réception des sacrements de pénitence et de communion
      • six «Notre Père»
      • six «Je vous salue Marie»
      • six «Gloire au Père»

à quoi il faut ajouter la visite des tombes, avec un nombre de prières variable selon le lieu. C’est ainsi qu’un défunt qui, de son vivant, s’était déjà vu accorder le pardon des péchés au cours des confessions et qui avait reçu l’absolution générale à sa mort, reçoit encore une fois une indulgence plénière au purgatoire.

Malgré tout, les proches continuent de faire célébrer des messes pour le défunt par des dons d’argent. Si les papes et le clergé entretiennent ce culte, c’est parce que les hommes sont particulièrement vulnérables quand il s’agit de leurs proches défunts et qu’ils sont prêts à n’importe quel sacrifice. Quand ils se trouvent dans cet état d’esprit, ils sont volontiers prêts à débourser.

Dans le journal paroissial de novembre 1990, no 11, 65e année, le doyen Lauber écrit:

«Toussaint. Fête d’obligation […] 19 b: Messe du soir, suivie d’une cérémonie en l’honneur des morts au cimetière. Il est possible de gagner une indulgence plénière pour les défunts aux conditions habituelles (réception des sacrements, prière conforme aux directives du Saint-Père, visite des tombes), à partir de midi le jour de la Toussaint et jusqu’au soir du jour des Morts.»

 top Le culte des morts au XXe siècle

C’est au XXe siècle que le culte des morts connaît son apogée. La mystique catholique entretenue autour des défunts et des saints donne naissance à d’innombrables cercles spirites, pratiques occultes et églises sataniques. Chaque année, de nouveaux cercles de ce genre sortent de terre comme des champignons, faisant des victimes avant tout chez les jeunes. Dans leur ignorance, les parents catholiques non avertis poussent leurs adolescents dans cette misère spirite que Dieu a en abomination.

Le 24 juin 1914, le pape Pie X (1903-1914) édicte un décret sur les défunts, l’indulgence «toties quoties» pour les pauvres âmes du purgatoire. Par ce décret, il oblige les membres de l’Église de Rome à gagner, le jour des Morts (2 novembre), aux conditions habituelles, une indulgence plénière pour les âmes du purgatoire. Pendant toute la journée, ils peuvent gagner indulgence sur indulgence, d’où le nom de «toties quoties». Dans sa résolution infaillible, il stipule que cette réglementation a une validité permanente («in perpetuum valiturum»). Cependant, le 29 novembre 1968, le pape Paul VI stipule, contre la décision infaillible de Pie X, que l’on ne peut plus gagner des indulgences plénières pendant toute la journée le jour des Morts, mais seulement une seule indulgence plénière («enchridion indulgentiam»)! C’est un Dieu lunatique que le Dieu de l’Église de Rome! Il change d’avis en fonction du pape en place !

Dans sa constitution apostolique (Incruentum altaris sacrificium) du 14 août 1915, le pape Benoît XV (1914-1922) décrète que, le jour des Morts, chaque prêtre a le droit de célébrer trois fois le saint sacrifice de la messe pour les défunts et que chaque autel offre ce jour-là le privilège de pouvoir gagner une indulgence plénière pour les défunts. Ce privilège

«qui, au cours des siècles précédents, avait été accordé uniquement aux prêtres réguliers du royaume d’Aragon, puis de toute l’Espagne et du Portugal, et enfin à ceux des pays latino-américains, le pape Benoît XV l’étendit à tous les prêtres de l’Église universelle, exprimant par ailleurs le souhait que tous les prêtres ‘seront heureux et auront à cœur’ de profiter de cet insigne privilège de pouvoir célébrer trois messes pour les pauvres âmes le jour de la fête des Morts.»

Le 21 octobre 1923, dans sa lettre «Prope adsunt dies», le pape Pie XI (1922-1933) ordonne des prières particulières pour les morts. Voici ce qu’écrit le pape:

«Nous voici presque à la veille des jours — et le retour annuel de ces saintes solennités suscite d’ordinaire parmi le peuple chrétien un puissant renouvellement de piété […]. Il n’est pas douteux qu’en agissant ainsi l’Église entre parfaitement dans l’esprit du dogme, consolant entre tous, de la foi catholique qu’on appelle et qui est vraiment la Communion des Saints. En effet, les liens très intimes qui nous unissent d’une part aux âmes bienheureuses du ciel, et de l’autre à celles qui expient leurs fautes, nous imposent logiquement ces deux obligations absolues: tout en félicitant celles-là d’avoir conquis la gloire céleste, les supplier de ne point nous laisser privés de leur patronage, qui nous aidera à mener une vie vraiment chrétienne, et soulager celles-ci par nos suffrages et surtout par le sacrifice propitiatoire de l’autel. […]

«Il est presque impossible que s’abolisse complètement chez les âmes bien nées le culte pieux des morts; pourtant, nous pouvons constater autour de nous que, chez la plupart des hommes, le souvenir des morts va s’obscurcissant jusqu’à tomber dans l’oubli […].

«Nous ajouterons même que Notre pensée [celle du pape et de son ‘Dieu’] se porte vers eux avec une particulière douleur, car Nous avons plus sujet de craindre qu’eux aussi, du fait de la négligence de ceux qui leur ont été le plus chers, soient privés des secours de la piété et du soulagement de la prière. […]

«Cette universelle union dans la prière aura pour effet de hâter pour ces fils bien-aimés l’heure de la bienheureuse vision de paix, et, en enracinant plus profondément au cœur des vivants la charité, ce lien de la perfection, de faire se lever et rayonner bientôt la paix du Christ par le royaume du Christ.

«En conséquence, Nous désirons vivement […] que, en la fête prochaine de la Toussaint de même qu’au jour de la Commémoraison solennelle de tous les défunts et durant tout le mois de novembre, on multiplie à Rome les prières aux intentions que Nous venons d’indiquer, et que les âmes redoublent de ferveur: Nous espérons très fermement que l’exemple des fidèles de Rome éveillera une pieuse émulation dans tout l’univers catholique.»

Le théologien catholique Louis Ott écrit, dans son manuel Précis de théologie dogmatique: «L’indulgence, sous sa forme actuelle, date du XIe siècle.» Le théologien catholique Jedin confirme:

«Depuis le XIe siècle, elle fait partie de la pratique de l’Église.»

Les offrandes de messes n’étaient pas versées seulement pour les proches défunts. Le nouveau code de droit canonique parle en détail de ce culte des offrandes de messe aux canons 945-958.

Sous des formes multiples, il convient de célébrer le sacrifice de la messe (l’eucharistie) «aux intentions des fidèles» (can. 945 § 2) ou«aux intentions de chacun de ceux pour lesquels une offrande a été donnée» (can. 948).

Qui détermine la somme d’argent à donner respectivement pour une ou plusieurs messes ? Le can. 950 déclare: «Si une somme d’argent est offerte pour l’application de Messes, sans spécification du nombre de Messes à célébrer, ce nombre sera déterminé selon le taux fixé dans le lieu où le donateur réside, à moins que son intention ne doive être légitimement présumée autre.»

Le can. 952 stipule:

«§ 1. Il revient au concile provincial ou à l’assemblée des Evêques de la province de fixer par décret pour toute la province le montant de l’offrande à donner pour la célébration et l’application de la Messe, et le prêtre n’est pas autorisé à demander une somme plus élevée; il lui est cependant permis de recevoir pour l’application d’une Messe une offrande plus élevée que celle qui a été fixée si elle lui est offerte spontanément, et même une offrande moins élevée.

«§ 2. A défaut d’un tel décret, la coutume en vigueur dans le diocèse sera observée.

«§ 3. Les membres de tous les instituts religieux doivent s’en tenir aussi à ce décret ou à la coutume du lieu dont il s’agit aux §§1 et 2 du présent canon.»

Grégor DALLIARD

 avec l’autorisation de l’auteur à EP – 11/2002