Parler en langues et possession démoniaque

de Pierre Oddon

C’est sur une demande expresse que je consens à mettre par écrit des choses qui ont fait partie de mon ministère mais dont je n’ai que très peu parlé. Ce qui suit n’est pas un traité doctrinal mais un témoignage. Si un témoin relate des faits il n’est pas toujours capable d’en donner l’explication.

J’ai donc attendu une quarantaine d’année avant de parler de ces choses (j’ai néanmoins toujours répondu aux questions posées). Avec ces décennies de recul je mesure la grâce que le Seigneur m’a accordée en me confrontant, dès le début de mon ministère, à des démons puissants puisqu’ils se faisaient passer pour Jésus Christ et pour l’Esprit Saint. On pourrait difficilement trouver mieux.

Contexte

J’ai grandi dans une famille authentiquement chrétienne et dans une église respectueuse de la Bible. L’enseignement fondamental était que les hommes sont pécheurs, éloignés de Dieu par leurs fautes mais qu’ils peuvent retrouver une relation avec Dieu par la confession de leurs péchés et l’acceptation du sacrifice de Jésus Christ à la croix. Jésus est le fils de Dieu qui a voulu payer la dette du péché qui nous séparait de Dieu : « il a souffert, lui le juste, pour nous injustes, afin de nous amener à Dieu. ».

Par contre je n’ai jamais entendu un enseignement sur les démons dans mon église. Certes on lisait les récits de l’évangile, même ceux qui parlaient de démons mais l’accent était toujours mis sur la puissance unique et merveilleuse du Fils de Dieu. La venue de Dieu sur la terre – en la personne de Jésus Christ – avait « réveillé » toute la puissance de l’Ennemi.

Plus simplement je dirai : Oui les démons ont existé, il se sont manifestés d’une façon exceptionnelle lors de l’incarnation de Jésus Christ mais vaincus par Jésus ils attendent d’aller dans le « feu éternel préparé pour le diable et ses anges ».

Étant « colporteur biblique » j’utilisais un fourgon aménagé et je stationnais à différents emplacements. J’ai eu cette activité pendant 26 ans et j’ai eu d’innombrables contacts avec un public parfaitement hétéroclite.

Dès lors diverses questions se posèrent à moi :

Pourquoi des démons à toutes les pages de l’Évangile et plus de démons aujourd’hui ?

Les démons se manifestent-ils toujours de nos jours dans notre France civilisée ou ont-ils réellement disparu après la venue de Jésus Christ ?

Tout le monde était à peu près d’accord que des démons se manifestaient encore actuellement dans des milieux animistes, polythéistes etc. mais avaient-ils réellement quitté nos pays christianisés pour se réfugier et se regrouper tous en Afrique ?

Ce parler en langues déclamé à forte voix par un « chrétien pentecôtiste du  coffee-bar » voisin était-il le vrai « parler en langues » de la Bible? Pourquoi me mettait-il si mal à l’aise ?

Des questions qui étaient pour moi, jusque-la, sans réponse.

Ma première confrontation

Un homme jeune, nouvellement marié me dit :

« je suis chrétien et je fréquente l’Église Baptiste d’à coté. Ma jeune femme parle en langues, a des visions etc. je me demande si tout cela vient de Dieu… »

Je répondis : Je ne sais pas, il vaudrait mieux qu’on se rencontre.

Le rendez-vous étant pris me voilà dans de beaux draps ! Ne sachant où je mettais les pieds j’eus la sagesse de faire plusieurs choses :

  • Prier pour demander le discernement et la protection de Dieu
  • M’informer sur ces questions qui m’étaient étrangères
  • M’associer un témoin
  • Prendre un petit enregistreur Sony (à cassette ! 1986)

19 Mars 1986 :

Mon ami et moi entrons et sommes reçus par un jeune couple. La jeune femme (jf) de 20 ans est belle, blonde, avenante. Sa tenue est assez provocante – surtout à l’époque – mini jupe, talons hauts … Je mets discrètement mon enregistreur en marche et le pose sur un meuble. C’est la raison pour laquelle j’ai une preuve irréfutable des faits. Je signale que cet enregistrement a résisté à tous les aléas de la longue vie … depuis près de 40 ans ! Je n’en ai jamais fait d’autre.

Dans la relation pastorale nous réglons certains points douteux, la jf confessant certaines choses et demandant pardon au Seigneur. Nous prions pour sa délivrance complète et il me semble que nous avons fait ce que nous devions faire.

Je dois ici préciser un détail qui a son importance. Étant assis à coté de la jeune femme autour d’une petite table ronde, j’étais gêné par sa mini jupe qui avait perdu encore une dizaine de centimètres lorsqu’elle s’était assise. Je lui en ai fait la remarque et lui ai demandé si elle n’aurait pas un autre vêtement car cela me déconcentrait. Elle rougit et est allée se changer. La suite a montré que j’avais bien fait car elle avait – entre autres – un esprit nommé « séduction »….

C’est alors que tout commence !

Les instructions de la Parole de Dieu sont claires mais je ne les avais jamais expérimentées. La Bible nous commande :

C’est clair et simple.

Je lui demande si, suite à la confession et aux prières, elle peut toujours prier en langues et  de me dire si elle a toujours des visions. Oui elle parle toujours en langues et a diverses visions qui me semblent suspectes.

« Éprouvez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu …Tout esprit qui confesse Jésus Christ venu en chair est de Dieu, tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ venu en chair n’est pas de Dieu » Jean 4.1-3

Nous étant mis ensemble sous la protection du Seigneur je pose alors la question à l’esprit (et non à la jf, à qui j’avais demandé de ne pas me répondre) pendant qu’elle parlait en langues:

« Esprit, confesses-tu Jésus Christ venu en chair ? »

La réaction fut immédiate et trois choses simultanées se passèrent

  • Ses poings tapèrent avec violence sur la table
  • Ses pieds tapèrent le sol avec force
  • Une voix puissante répondit : NON !

Le problème était posé …il ne manquait plus que la solution. C’est plus facile à dire qu’à faire … c’est ainsi que le novice que j’étais entra dans le domaine suspect des « exorcistes » soit en vrac : chamanes, sorciers, prêtres exorcistes etc.

Les choses allaient très vite et il fallait assumer. J’avais le privilège de connaître l’enseignement de la Parole qui seule pouvait me guider :

  • Le Seigneur Jésus chassait les démons
  • Les disciples chassaient les démons
  • Les apôtres chassaient les démons
  • De simples croyants chassaient les démons

Cela faisait beaucoup. Par contre les épîtres ne donnent pas bien de détails sur la pratique de la chose.

J’avais donc devant moi une sœur en Christ possédée et il devait y avoir obligatoirement une solution. Une piste était 1 Co 12.3 : « je vous fais savoir que … nul ne peut dire ‘Seigneur Jésus’ si ce n’est par l’Esprit Saint. », dit Paul. Je lui ai donc demandé de confesser Jésus Christ comme Seigneur. Elle l’a fait immédiatement sans problème puisque c’était une enfant de Dieu. Voilà qui me laissait perplexe mais je me suis aussi rappelé que le Seigneur différencie clairement la personne, de l’esprit qui est dans la personne : (Mc 5.8 ; 9.25 ;Cf. Ac 16.18)

Je me suis aussi rappelé que le Seigneur avait demandé à l’esprit son nom (Mc 5.9 et Lc 8.30)

Plus tard j’ai compris qu’un démon qui donnait son nom reconnaissait l’autorité de celui qui commandait. Dès lors c’est le « commencement de la fin » pour l’esprit mauvais.

Quelqu’un dira : mais Dieu a donné le don de discerner les esprits et c’est important. Certes. Si vous l’avez vous êtes sûr de ne jamais vous tromper. Mais moi je n’avais pas conscience d’avoir reçu ce don. Dans les évangiles et les actes il ne nous est pas dit que les personnes qui chassaient les démons avaient un don. Ils chassaient les démons parce que le Seigneur leur avait dit de le faire : aussi simple que cela ! Et même en 1 Co 12, il n’est pas exactement parlé du don de chasser les esprits mais de « discernements d’esprits ». Ce qui est certain et établi c’est qu’au début de l’après-midi je ne savais rien et que 2h00 après j’avais identifié 7 démons et qu’ils avaient été chassés au nom du Seigneur Jésus Christ.

Je pourrais donner le détail de ce qui s’est passé (puisque j’ai un enregistrement d’une heure) mais je ne pense pas qu’il y en aura un profit pour le lecteur. La Parole est aussi sobre sur ces questions d’exorcisme, qu’elle l’ait sur les guérisons divines. Le fruit parle de lui-même.

Exceptionnellement je peux mettre à disposition un extrait de 2,15 mn. C’est un des moments les plus forts puisque :

  • L’esprit de langue démoniaque s’appelle Jésus (d’où l’importance fondamentale de donner toujours à notre Seigneur Jésus Christ ces titres de gloire (Lire à cet égard le premier paragraphe de 1 Co 1 et de 1 P 1 pour en être convaincu)
  • J’ai constaté qu’il pouvait y avoir plusieurs démons (Cf. Lc 8.30 ; Mc 16.9)
  • L’esprit ne répond pas toujours et peut résister (comme cela fut le cas en Marc 5.7-10 pour la rencontre de Jésus avec le démon légion)
  • Malgré sa résistance il cède finalement et part.
  • L’Esprit peut sortir en poussant un cri, comme en Lc 4.41 (c’est la seule fois que j’ai eu ce phénomène)

Leçons pratiques: Satan est plus fort que nous mais Jésus Christ l’a vaincu à la croix. Si le Seigneur place un tel cas devant nous nous pouvons le résoudre par la foi en sa Parole et la confiance en la puissance du Saint Esprit.

Deuxième témoignage

La Parole de Dieu affirme que sur la base de deux témoignages les choses sont établies. C’est donc la raison de partager avec vous un second cas qui est complémentaire du premier.

Octobre 1986 : Je suis avec mon fourgon sur la Canebière, rue principale de la ville de Marseille. Deux jeunes femmes s’approchent, poussant un petit enfant dans une poussette. Une d’entre elles frappe à la porte plexi du fourgon et me pose une question. Je réponds alors elle dit à la maman de l’enfant : va faire un tour je veux parler avec ce monsieur. J’apprendrai par la suite qu’elle avait demandé au Seigneur un signe et que je l’avais donné sans m’en rendre compte.

Elle me dit qu’elle se rassemble dans une église pentecôtiste de la côte d’Azur et qu’un missionnaire, travaillant en Afrique, était passé dans son église. A la fin de sa prédication il avait demandé aux personnes de s’approcher si elles voulaient être guéries par imposition des mains. Puis il demanda si des personnes voulaient aussi recevoir « le Saint Esprit ».

Voilà le témoignage de la jf : « J’ai senti que quelque chose entrait en moi et j’ai parlé en langues ; mais le problème c’est que depuis ‘je ne m’appartiens plus’. Ma tête est devenue une sorte d’autoroute où des tas d’idées – qui ne sont pas les miennes – me traversent. Est-ce que vous pensez que c’est le Saint Esprit qui fait cela ? »

Je lui ai dit que la première chose à faire était de prier. Ce que nous fîmes ensemble assis à la table de mon camping-car. Suspectant un problème je la regardai pendant qu’elle priait. Ces yeux se révulsèrent et avec une assurance non coutumière dans ce domaine je lui dis : « Mademoiselle vous êtes possédée ! »

Il n’y avait pas beaucoup de monde dans la rue mais j’avais le souvenir du cas précédent : Si elle crie, je vais me trouver dans une situation difficile !

J’ai utilisé la même méthode : Cette fois-ci je lui demande en premier quel est ton nom ? » il répond : « Saint Esprit » . Alors je lui dis : « Confesses-tu Jésus Christ venu en chair ? ».

Pas de réponse mais un signe de tête pour dire oui. Je suis conscient que  « confesser » n’est pas hocher la tête ! Je lui demande alors de le dire à haute voix. C’est alors qu’une voix caverneuse masculine, empâtée, hachée dit

« Je confesse que Jésus Christ est venu, est venu, en …. en … esprit ! » 

Je répondis : tu n’es pas le Saint Esprit mais un esprit de Satan ! Il le reconnut par un signe de tête !

Le diagnostic était posé mais le problème n’était pas résolu pour autant.

  • J’ai essayé de chasser le démon dans mon fourgon mais en vain
  • Je me suis associé un autre serviteur de Dieu et nous avons essayé, en vain.
  • Persuadé que le Seigneur nous donnerait la victoire j’ai employé les grands moyens : jeûne, prière, deux vieux collaborateurs et une équipe de prière présente dans la salle … Des choses se sont passées : manifestations violentes du démon, j’ai du ceinturer la jeune fille et j’ai appris pourquoi, quand et comment le démon était entré :

« Elle m’a dit : ‘esprit viens’ alors je suis venu.»

etc. Malgré tout cela nous n’avons pas réussi à chasser le démon ! Nous étions vaincus !

Environ 1 mois après je reçois une lettre

« Merci monsieur pour tout ce que vous avez fait pour moi : je suis entièrement délivrée … »

Comprenne qui pourra !

Conclusion

Que ces deux témoignages soient une mise en garde sérieuse pour toute personne concernée par le parler en langues.

A propos de la cène du Seigneur, Paul nous demande de « nous éprouver nous-mêmes » (1 Co 11). Il me semble juste de dire qu’il faut faire pareil avec le parler en langues.

  • S’il correspond à Actes 2, il s’agit de langues étrangères facilement vérifiables et traduisibles.
  • S’il correspond à 1 Co 14 parce que incompréhensible par un être humain, il faut qu’il y ait obligatoirement une traduction pour être édifié car jamais personne n’a jamais été édifié par un discours qu’il ne comprends pas ! Si on le fait publiquement sans traduction c’est qu’il y a un double problème :
  • La personne n’obéit pas à la Parole (Cf. Ac 5.32)
  • L’église ne met pas en pratique la Parole. (1 Co 14.5, 27)

Ce simple contrôle peut éviter de graves problèmes. La séduction ne fait que s’amplifier (2 Co 11) et les enfants de Dieu peuvent être séduits (Jc 1.22)

Néanmoins il est faux de dire que toute personne qui parle en langues est possédée par un démon. J’ai pu ainsi collaborer de faon heureuse avec des pasteurs et des serviteurs dans l’œuvre du Seigneur. J’ai aussi rencontré de très nombreux chrétiens qui « parlaient en langues » et qui n’étaient pas possédés. Leur parler en langues était généralement psychique. C’était un charabia répétitif, n’ayant aucunement la structure d’une langue. Il était intraduisible … même par ceux qui prétendaient avoir reçu le don d’interprétation des langues … qui l’ont reconnu. Dès lors une remise en question est nécessaire pour avoir une croissance spirituelle normale.

J’ai d’autres témoignages comme celui-ci mais il est clair que ces deux cas sont suffisants pour interpeller  une personne qui aime le Seigneur. Pour les autres « on croit ce que l’on veut croire. »

Bien entendu j’ai eu toutes les questions possibles et reçu toutes les attaques que vous pouvez supposer. La principale est : « Le Saint Esprit ne peut cohabiter avec un démon », remarque du même niveau que : « Dieu n’est pas omniprésent, car cela l’obligerait à être en enfer. Soit l’enfer n’existe pas, soit Dieu n’est pas omniprésent ».

Un témoignage est un témoignage chacun est libre de croire ou de rejeter ce que je dis. C’est votre responsabilité ce n’est pas la mienne.

Je crois devoir vous avertir que le terrain de l’exorcisme est dangereux. On ne s’oppose pas à l’ennemi sans réactions. La pratique demande donc une certaine maturité spirituelle, une vie sainte (qui n’offre pas de prise à l’ennemi) une humilité et une dépendance sans lesquelles on s’expose à des expériences douloureuses. ( Cf. Actes 19.15-16)

Je pense avoir été gardé dans mon service par le fait que je n’ai jamais cherché la notoriété et que j’ai assumé simplement ma responsabilité quand le Seigneur a mis des cas sur mon chemin. Je n’en ai jamais cherché.

Oui, Jésus Christ est Seigneur ! Qu’à lui seul soit la gloire !

Le 26 Février 2024

Le Pacha-papa idolâtre la Pacha-mama … puis s’excuse

Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.
Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu’en mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements. (La Bible – Exode 20:3-6)

La Pachamama ou « Terre-Mère », est une déesse de la cosmogonie andine pré-inca (amérique du sud). C’est une déesse remise à la mode, proche de la « mère nature » contemporaine.

Le papi se décor d’une déesse pré-inca

Le magazine Catholic Herald Institute, relate l’incident et les conséquences ainsi:

La Pachamama, une divinité païenne de la fertilité sous la forme d’une femme nue et enceinte, a été introduite dans l’église Santa Maria de Traspontina lors du synode amazonien d’octobre 2019 pour être utilisée lors d’événements, de rituels et pour honorer les expressions de la spiritualité amérindienne.

La statue a cependant été jetée dans le Tibre par Alexander Tschugguel, un Autrichien qui considérait sa présence dans une église catholique comme une violation du premier des dix commandements.

M. Tschugguel a expliqué son geste dans un podcast « Merely Catholic » pour le Catholic Herald, que l’on peut écouter ici.

Le pape François a présenté ses excuses aux personnes offensées par le fait que les statues aient été jetées dans le Tibre, et a déclaré qu’elles avaient été exposées dans l’église « sans intention idolâtre ».

Le souverain pontife a réitéré son enseignement controversé selon lequel toutes les religions sont divinement inspirées par Dieu.

Plus récemment, dans un message adressé à un rassemblement interreligieux pour la paix à Paris, le pape François a écrit en septembre dernier que l’inspiration divine est présente dans chaque foi.

Il a déclaré à la Communauté de Sant’Egidio que les gens doivent « être guidés par l’inspiration divine présente dans chaque foi, afin de se joindre à l’ « imagination de la paix » entre tous les peuples ».

Il a ajouté : « La tâche urgente des religions est de promouvoir des visions de paix, comme vous le démontrez ces jours-ci à Paris. En tant qu’hommes et femmes de cultures et de croyances religieuses différentes, vous avez fait l’expérience de la puissance et de la beauté de la fraternité universelle. C’est la vision dont notre monde a besoin aujourd’hui ».

Les propos du pape font écho à ceux qu’il avait tenus à Singapour quelques semaines plus tôt, lorsqu’il avait déclaré : « Il n’y a qu’un seul Dieu, et chacun d’entre nous a un langage pour arriver à Dieu. Certains sont cheikhs, musulmans, hindous, chrétiens, et ce sont des chemins différents ».

Il a ajouté : « Ils sont comme des langues différentes pour arriver à Dieu, mais Dieu est Dieu pour tous… Puisque Dieu est Dieu pour tous, alors nous sommes tous des enfants de Dieu ».

Ce pluralisme religieux est controversé parmi les catholiques, qui estiment qu’il remet en question la doctrine catholique selon laquelle le Christ est le seul Sauveur du monde et qu’il compromet les efforts missionnaires visant à amener les gens à la foi.

Lorsque François a utilisé un langage similaire lors d’une réunion interconfessionnelle au cours d’un voyage au Kazakhstan en 2022, l’évêque auxiliaire Athanasius Schneider d’Astana a mis en garde contre le risque de créer un « supermarché des religions ».

Bien que le pape François ait cité le pape saint Jean-Paul II pour justifier sa position, en embrassant le pluralisme religieux, il se sépare de son prédécesseur ainsi que des enseignements du pape Benoît XVI.

La dénonciation du pluralisme religieux par ses prédécesseurs s’est peut-être manifestée de la manière la plus explicite dans leur traitement du père Jacques Dupuis, théologien jésuite belge, en raison de son livre de 1997 intitulé Toward a Christian Theology of Religious Pluralism (Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux).

La Congrégation pour la doctrine de la foi, dirigée à l’époque par le cardinal Joseph Ratzinger, a publié une « notification », avec le consentement du père Dupuis, pour dire que son livre « contenait des ambiguïtés et des difficultés notables sur des points doctrinaux importants, qui pourraient conduire un lecteur à des opinions erronées ou nuisibles ».

La notification disait que bien qu’il soit « légitime de soutenir que l’Esprit Saint accomplit le salut chez les non-chrétiens », il n’y avait aucun fondement dans la théologie catholique pour considérer les autres religions comme des « voies de salut »… parce qu’elles « contiennent des omissions, des insuffisances et des erreurs concernant les vérités fondamentales sur Dieu, l’homme et le monde ».

Confirmée par saint Jean-Paul II en 2001 et publiée avec chaque édition du livre, la notification déclare que Jésus-Christ est « l’unique et universel médiateur du salut pour toute l’humanité ».

(Extrait de l’article 10 janvier 2025 en ligne.)

Conclusion de Vigi-Sectes:

Le papi qui parle de « religions » ne connait pas la nature de la foi, c’est une naissance. Cf. Jean 1:11-14

Le papi fait face à des contestations dans son propre camp. Quelques vérités sont rappelées. Que la doctrine de vénération mariale suive le même chemin est soit jetée dans le fleuve comme le furent les prophète de Baal !

Disons le franchement, ce fils de serpent est idolâtre en vénérant des divinités étrangères (Exode 20:3-6), ses excuses son vaines, …

Car, sachez-le bien, aucun impudique, ou impur, ou cupide, c’est-à-dire, idolâtre, n’a d’héritage dans le royaume de Christ et de Dieu. (Eph_5:5)

Mais il ne s’arrête pas là, il enfonce le clou et s’affirme dans son pluralisme de travaux religieux que nous appellerons : Travaux de « pierres taillées ».

Souvenons nous de la suite des 10 commandements donnés par Moïse :


Si tu m’élèves un autel de pierre, tu ne le bâtiras point en pierres taillées; car en passant ton ciseau sur la pierre, tu la profanerais. (Exo 20:25)

Tony Campolo: Venir au Christ par le mysticisme ?

Article posté par Lighthouse Trails: le 8 juin 2013

De Roger Oakland

Le mouvement de formation spirituelle enseigne que si les gens pratiquent certaines disciplines spirituelles, ils peuvent devenir comme Jésus et modeler leur vie sur lui. Mais le fait d’être né de nouveau et d’être habité par le Christ n’est pas une condition préalable. Le recevoir comme Seigneur et Sauveur absolu ne l’est pas non plus. Ce que la formation spirituelle offre est une alternative au plan de salut de Dieu révélé dans les Ecritures.

Voici le problème :

L’Homme en recherche spirituelle cherche quelque chose qui lui permettra de se sentir proche de Dieu. S’il n’est pas habité par le Seigneur, s’il n’a peut-être jamais entendu le message de la repentance et de la renaissance, il cherchera quelque chose qui l’aidera à se sentir intime avec Dieu. Lorsqu’il s’initie à la méditation, qui produit un sentiment d’euphorie et de bien-être, il la confond avec la présence de Dieu. Ainsi, le fondement de sa foi ne repose pas sur le Christ ou la Parole de Dieu, mais sur ce sentiment. Cela expliquerait pourquoi tant de professeurs de formation contemplative et spirituelle commencent à laisser tomber l’accent sur la vérité biblique et à déformer les doctrines de la foi.

Tony Campolo, professeur émérite de sociologie à l’Eastern University de St. David’s, en Pennsylvanie, est le fondateur de l’Association évangélique pour la promotion de l’éducation. Son propre témoignage fournit un exemple de quelqu’un qui a non seulement embrassé le mysticisme, mais qui le considère comme la voie par laquelle il se considère né de nouveau.

Dans son livre Lettres à un jeune évangélique, Campolo partage son témoignage personnel dans un chapitre intitulé « L’Évangile selon nous ». Il commence ce chapitre de la manière suivante :

Comme vous le savez peut-être, la plupart des évangéliques prennent à un moment donné la décision de faire confiance à Jésus pour leur salut et s’engagent à devenir le genre de personnes qu’il veut que nous soyons.1

Campolo présente les détails de son expérience de conversion. Il commence par déclarer

Lorsque je grandissais dans un quartier de la classe moyenne inférieure de Philadelphie Ouest, ma mère, une convertie au christianisme évangélique issue d’une famille d’immigrés italiens catholiques, espérait que je vivrais l’une de ces expériences spectaculaires de « naissance à nouveau ». C’est ainsi qu’elle était entrée dans une relation personnelle avec le Christ. Elle m’a emmené écouter les évangélistes les uns après les autres, en priant pour que je me rende à l’autel et que j’en ressorte « converti ». Mais cela n’a jamais marché pour moi. Je descendais l’allée tandis que les gens autour de moi chantaient … « l’hymne d’invitation », mais je n’avais pas l’impression qu’il se passait quelque chose pour moi. Pendant un certain temps, j’ai désespéré, me demandant si je serais un jour « sauvé ». Il m’a fallu un certain temps pour comprendre qu’entrer dans une relation personnelle avec le Christ ne se fait pas toujours de cette manière.2

Il est vrai que toutes les conversions ne se font pas en venant au Christ lors d’une campagne d’évangélisation. Cependant, il est important d’examiner attentivement la façon dont Campolo décrit dans ce même chapitre son expérience personnelle de conversion à la lumière de l’Ecriture. Il poursuit :

Dans mon cas, l’intimité avec le Christ s’est développée progressivement au fil des ans, principalement par le biais de ce que les mystiques catholiques appellent la « prière centrée ». Chaque matin, dès mon réveil, je prends le temps – parfois jusqu’à une demi-heure – de me centrer sur Jésus. Je répète son nom encore et encore pour repousser les 101 choses qui commencent à encombrer mon esprit dès que j’ouvre les yeux. Jésus est mon mantra, comme diraient certains.3

Le but de la répétition d’un mantra ou de la concentration sur un objet ou sur la respiration est d’éliminer les distractions avec l’espoir d’entendre la voix de Dieu. Les bouddhistes et les hindous pratiquent la répétition d’un mot ou d’une phrase pour tenter de faire le vide dans leur esprit et d’atteindre des états de conscience supérieurs qui révèlent leur propre divinité. Mais nulle part dans les Écritures une telle pratique n’est recommandée ou suggérée. En fait, Jésus dit dans Matthieu 6:7 : « Quand vous priez, ne faites pas de vaines répétitions, comme font les païens, qui s’imaginent qu’ils seront exaucés à force de parler ».

La méditation de type mantra est en fait de la divination, où les praticiens effectuent des rituels ou des exercices de méditation afin d’entrer en transe et de recevoir ensuite des informations d’entités spirituelles. Campolo développe le fruit du mysticisme, une atmosphère qu’il appelle « l’endroit mince » :

La répétition constante de son nom vide ma tête de tout ce qui n’est pas la conscience de sa présence. En repoussant toutes les autres préoccupations, je suis en mesure de créer ce que les anciens chrétiens celtes appelaient « le lieu ténu ». Le lieu ténu est cet état spirituel dans lequel la séparation entre le moi et Dieu devient si ténue que Dieu est capable de percer et d’envelopper l’âme.4

Ce terme de « lieu ténu » est issu de la spiritualité celtique (c’est-à-dire contemplative) et s’inscrit dans la lignée du panenthéisme. Écoutez un méditant :

J’ai ressenti un changement au plus profond de moi, un calme que je n’aurais jamais cru possible. J’ai également été gratifié d’un sentiment d’unité avec la nature qui m’entoure et avec tous les autres membres de la famille humaine. C’était étrangement merveilleux de faire l’expérience de Dieu dans le silence, le néant.5

Cette « unité » avec toutes les choses est l’essence de la sagesse ancienne. Marcus Borg, professeur à l’université d’État de l’Oregon et auteur pro-émergence, parle également de « lieux minces ». Un commentateur discute des idées de Borg à ce sujet :

Dans Le cœur du christianisme, Borg parle de « lieux minces », des lieux où, pour reprendre la terminologie d’Eliade, la division entre le sacré et le profane devient mince. Borg écrit qu’il doit cette métaphore des « lieux minces » au christianisme celtique et à la récente récupération de la spiritualité celtique. Comme le révèle le passage suivant, sa compréhension des « lieux minces » est profondément liée à son panenthéisme, à son articulation de Dieu comme « le Plus » et à sa division du monde en couches de réalité, à l’instar d’Eliade6.

Borg affirme que ces lieux minces (atteints par la méditation) sont « profondément enracinés dans la Bible et la tradition chrétienne »7, mais, comme d’autres, il est incapable de prouver que Dieu impose la méditation. Dans un chapitre ultérieur [de Faith Undone], nous verrons cependant que Borg nie des éléments bibliques essentiels tels que la naissance virginale et le fait que Jésus soit le Fils de Dieu. Les endroits étroits impliquent que Dieu est en toutes choses, et que le fossé entre Dieu, le mal, l’homme, tout s’amincit et finit par disparaître dans la méditation :

Dieu est une couche immatérielle de la réalité qui nous entoure, « juste ici » et « plus que juste ici ». Cette façon de penser affirme donc qu’il existe au minimum deux couches ou dimensions de la réalité, le monde visible de notre expérience ordinaire et Dieu, le sacré, l’Esprit.8

Mike Perschon [de Youth Specialties] a lui aussi trouvé ces endroits étroits en s’enfonçant dans le silence :

Nous avons organisé des cultes de « lieux minces » en référence à la croyance selon laquelle, dans la prière, le voile qui nous sépare de Dieu s’amincit. Des nuits entières étaient consacrées à des méditations guidées, à des cercles de tambours et à des « laboratoires de l’âme »9.

Je pense que Campolo, Borg et Perschon ont tous trois fait l’expérience du même royaume dans leurs lieux de recueillement, mais la question est de savoir quel est ce royaume. Dans une autre lettre de son livre Lettres à un jeune évangélique, Campolo donne des instructions supplémentaires sur la manière de vivre une « expérience de renaissance » :

J’ai appris cette façon de naître à nouveau en lisant les mystiques catholiques, en particulier les Exercices spirituels d’Ignace de Loyola…. Comme la plupart des mystiques catholiques, il a développé un désir intense de faire l’expérience d’une « unité » avec Dieu.10

La croyance de Campolo selon laquelle on peut naître de nouveau en faisant l’expérience d’une « unité » avec Dieu tout en embrassant les enseignements d’Ignace de Loyola est absurde. Ignace a fondé les Jésuites dans le but de ramener les frères séparés à l’Église catholique.11 Lui et sa bande d’hommes impitoyables ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour atteindre ce but. Plusieurs siècles se sont écoulés. Maintenant que nous sommes au vingt-et-unième siècle, son plan est en train de devenir réalité.

Campolo appelle Henri Nouwen « l’un des grands chrétiens de notre temps ».12 Il est manifestement très touché par la mystique, tout comme Nouwen, et il attribue ce trésor à l’Eglise catholique. Il explique :

Après la Réforme, nous, les protestants, avons laissé derrière nous beaucoup de choses troublantes dans le catholicisme romain du quinzième siècle. Je suis convaincu que nous avons laissé trop de choses derrière nous. Les méthodes de prière employées par des personnes comme Ignace me sont devenues précieuses. Avec l’aide de certains saints catholiques, ma vie de prière s’est approfondie.13

Il est intéressant, mais aussi très triste, de constater que tant de personnes aujourd’hui, comme Tony Campolo, ont une vie spirituelle fondée sur le mysticisme. Lorsqu’une véritable relation avec Jésus-Christ est inexistante dans la vie d’une personne, les expériences mystiques semblent combler ce vide spirituel. L’euphorie et la béatitude que crée la méditation sont considérées comme la voix et la présence de Dieu. Mais en réalité, ces pratiques sont liées au bouddhisme, à l’hindouisme et au catholicisme plutôt qu’au christianisme biblique. La Bible indique clairement que la seule façon de naître à nouveau est de recevoir Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur par la foi. Tout en étant appelées chrétiennes, ces doctrines de l’ancienne sagesse sont tout sauf chrétiennes. Souvenons-nous de l’exhortation sévère de Paul et n’échangeons pas une relation vraie et merveilleuse avec Jésus-Christ contre une relation qui ne peut mener qu’aux ténèbres :

Vous êtes tous des enfants de la lumière, des enfants du jour ; nous ne sommes pas de la nuit, ni des ténèbres. Ne dormons donc pas, comme les autres, mais veillons et soyons sobres. Car ceux qui dorment dorment pendant la nuit, et ceux qui s’enivrent s’enivrent pendant la nuit. Mais nous, qui sommes du jour, soyons sobres, revêtus de la cuirasse de la foi et de la charité, et de l’espérance du salut comme casque. Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais au salut par notre Seigneur Jésus-Christ, qui est mort pour nous, afin que, soit que nous nous réveillions, soit que nous dormions, nous vivions avec lui. (I Thessaloniciens 5:5-10)

Ceci est un extrait de Faith Undone, chapitre 7, « Monks, Mystics, and the Ancient Wisdom » (Les moines, les mystiques et la sagesse ancienne).

Notes :

1. Tony Campolo, Letters to a Young Evangelical (New York, NY : Perseus Books Group (Basic Books), 2006), p. 20.

2. Ibid, p. 25.

3. Ibid, p. 26.

4. Ibid.

5. Carol et Rick Weber, « Journeying Together » (Thin Places, avril/mai 2007, année huit, numéro quatre, numéro 46), p. 1.

6. Chris Baker, « A Positive Articulation of Marcus Borg’s Theology » (Sandlestraps Sanctuary blog, 5 avril 2007, cliquez ici.

7. Marcus Borg, Le cœur du christianisme (New York, NY : HarperCollins, First HarperCollins Paperback Edition, 2004), p. 155.

8. Ibid.

9. Mike Perschon, « Desert Youth Worker : Disciplines, Mystics and the Contemplative Life » (Youth Specialties, cliquez ici).

10. Tony Campolo, Lettres à un jeune évangélique, op. cit. p. 30.

11. Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur de la Compagnie de Jésus (Jésuites), connu également pour ses expériences mystiques, aujourd’hui appelées « Exercices spirituels d’Ignace de Loyola ». Ces exercices deviennent de plus en plus populaires au sein du mouvement évangélique de formation spirituelle.

12. Tony Campolo, Speaking My Mind, op. cit. p. 72.

13. Tony Campolo, Lettres à un jeune évangélique, op. cit. p. 31.

Informations connexes :

Tony Campolo: Durch Mystizismus zu Christus finden?

Original in English:

Veröffentlicht von Lighthouse Trails Autor Veröffentlicht am 8. Juni 2013

von Roger Oakland

Die Bewegung der spirituellen Formung lehrt, dass Menschen, wenn sie bestimmte spirituelle Disziplinen praktizieren, wie Jesus werden und ihr Leben nach ihm ausrichten können. Aber die Wiedergeburt und die Innewohnung Christi sind keine Voraussetzung. Ebenso wenig wie Ihn als Herrn und absoluten Erlöser anzunehmen. Was die spirituelle Formung bietet, ist eine Alternative zu Gottes Erlösungsplan, der in der Heiligen Schrift offenbart ist.

Hier liegt das Problem: Der spirituell Suchende sucht nach etwas, das ihm das Gefühl gibt, Gott nahe zu sein. Wenn er nicht die Innewohnung des Herrn hat, vielleicht noch nie die Botschaft von Buße und Wiedergeburt gehört hat, wird er nach etwas suchen, das ihm hilft, sich Gott nahe zu fühlen. Wenn er in die Meditation eingeführt wird, die ein Gefühl von Euphorie und Wohlbefinden erzeugt, verwechselt er dies mit der Gegenwart Gottes. Und so gründet sich sein Glaube nicht auf Christus oder das Wort Gottes, sondern auf dieses Gefühl. Dies würde erklären, warum so viele Lehrer der kontemplativen und spirituellen Bildung beginnen, die Betonung der biblischen Wahrheit fallen zu lassen und die Glaubenslehren zu verzerren.

Tony Campolo, emeritierter Professor für Soziologie an der Eastern University in St. David’s, Pennsylvania, ist Gründer der Evangelischen Vereinigung zur Förderung der Bildung. Sein eigenes Zeugnis ist ein Beispiel für jemanden, der nicht nur die Mystik angenommen hat, sondern sie als den Weg betrachtet, durch den er sich als wiedergeboren betrachtet.

In seinem Buch „Letters to a Young Evangelical“ gibt Campolo in einem Kapitel mit dem Titel „Das Evangelium nach uns“ sein eigenes persönliches Zeugnis. Er beginnt das Kapitel folgendermaßen:

Wie Sie vielleicht wissen, treffen die meisten Evangelikalen irgendwann die Entscheidung, auf Jesus zu vertrauen, um erlöst zu werden, und sich zu verpflichten, die Art von Menschen zu werden, die er sich für uns wünscht.1

Campolo schildert die Einzelheiten seiner Bekehrungserfahrung. Er beginnt mit der Feststellung:

Als ich als Junge in einem Viertel der unteren Mittelschicht in West Philadelphia aufwuchs, hoffte meine Mutter, die aus einer katholischen italienischen Einwandererfamilie zum evangelischen Christentum konvertiert war, dass ich eine dieser dramatischen „Wiedergeburtserfahrungen“ machen würde. Auf diese Weise war sie zu einer persönlichen Beziehung zu Christus gekommen. Sie nahm mich mit, um einen Evangelisten nach dem anderen zu hören, und betete, dass ich zum Altar gehen und „bekehrt“ wieder herauskommen würde. Aber bei mir hat es nie funktioniert. Ich ging den Gang entlang, während die Menschen um mich herum … „das Einladungslied“ sangen, aber ich hatte einfach nicht das Gefühl, dass etwas mit mir geschah. Eine Zeit lang war ich verzweifelt und fragte mich, ob ich jemals „gerettet“ werden würde. Es dauerte eine ganze Weile, bis mir klar wurde, dass der Eintritt in eine persönliche Beziehung zu Christus nicht immer auf diese Weise geschieht. 2

Es stimmt natürlich, dass nicht alle Bekehrungen dadurch geschehen, dass man bei einer evangelistischen Veranstaltung zu Christus findet. Es ist jedoch wichtig, sorgfältig zu überlegen, wie Campolo in demselben Kapitel seine persönliche Bekehrungserfahrung im Lichte der Heiligen Schrift beschreibt. Er fährt fort:

In meinem Fall hat sich die Vertrautheit mit Christus im Laufe der Jahre allmählich entwickelt, vor allem durch das, was katholische Mystiker „zentrierendes Gebet“ nennen. Jeden Morgen, sobald ich aufwache, nehme ich mir Zeit – manchmal bis zu einer halben Stunde –, um mich auf Jesus zu konzentrieren. Ich sage seinen Namen immer und immer wieder, um die 101 Dinge zu vertreiben, die meinen Geist in dem Moment, in dem ich die Augen öffne, zu überfluten beginnen. Jesus ist mein Mantra, wie manche sagen würden3.

Der Zweck der Wiederholung eines Mantras oder der Konzentration auf ein Objekt oder den Atem besteht darin, Ablenkungen zu beseitigen, mit dem hoffnungsvollen Ergebnis, Gottes Stimme zu hören. Buddhisten und Hindus praktizieren die Wiederholung eines Wortes oder Satzes, um ihren Geist zu leeren und höhere Bewusstseinszustände zu erreichen, die ihre eigene Göttlichkeit offenbaren. Aber nirgendwo in der Heiligen Schrift wird eine solche Praxis empfohlen oder vorgeschlagen. Tatsächlich sagt Jesus in Matthäus 6:7:

„Wenn ihr aber betet, sollt ihr nicht plappern wie die Heiden, die meinen, sie werden nur erhört, wenn sie viele Worte machen.“

Die Mantra-Meditation ist eigentlich eine Form der Wahrsagerei, bei der die Praktizierenden Rituale oder Meditationsübungen durchführen, um in Trance zu verfallen und dann Informationen von spirituellen Wesenheiten zu erhalten. Campolo erläutert die Frucht der Mystik, eine Atmosphäre, die er ‚den dünnen Ort‘ nennt:

Die ständige Wiederholung seines Namens befreit meinen Kopf von allem außer dem Bewusstsein seiner Gegenwart. Indem ich alle anderen Sorgen verdränge, bin ich in der Lage, das zu erschaffen, was die alten keltischen Christen „den dünnen Ort“ nannten. Der dünne Ort ist jener spirituelle Zustand, in dem die Trennung zwischen dem Selbst und Gott so dünn wird, dass Gott in der Lage ist, durchzubrechen und die Seele zu umhüllen. 4

Der Begriff „dünner Ort“ stammt aus der keltischen Spiritualität (d. h. der Kontemplation) und steht im Einklang mit dem Panentheismus. Hören wir, was ein Meditierender zu sagen hat:

Ich erlebte eine Veränderung tief in mir, eine Ruhe, die ich nie für möglich gehalten hätte. Ich wurde auch mit einem Gefühl der „Einheit“ mit der Natur um mich herum und mit allen anderen Menschen in der Menschheitsfamilie gesegnet. Es war seltsam wunderbar, Gott in der Stille, im Nichts zu erleben.5

Dieses „Einssein“ mit allen Dingen ist die Essenz der alten Weisheit. Marcus Borg, Professor an der Oregon State University und Pro-Emergent-Autor, spricht auch von „dünnen Orten“. Ein Kommentator diskutiert Borgs Ideen dazu:

In The Heart of Christianity schreibt Borg von „dünnen Orten“, Orten, an denen, um Eliades Terminologie zu verwenden, die Trennung zwischen dem Heiligen und dem Profanen dünn wird. Borg schreibt, dass er diese Metapher der „dünnen Orte“ dem keltischen Christentum und der jüngsten Wiederentdeckung der keltischen Spiritualität verdankt. Wie die folgende Passage zeigt, ist sein Verständnis von „dünnen Orten“ eng mit seinem Panentheismus, seiner Darstellung Gottes als „das Mehr“ und seiner – wie bei Eliade – Unterteilung der Welt in Schichten der Realität verbunden.6

Borg sagt, dass diese dünnen Stellen (die durch Meditation erreicht werden) „tief in der Bibel und der christlichen Tradition verwurzelt sind“, 7 aber er ist, wie andere auch, nicht in der Lage, biblische Beweise dafür zu erbringen, dass Gott Meditation vorschreibt. In einem späteren Kapitel [in Faith Undone] werden wir jedoch sehen, dass Borg grundlegende biblische Grundsätze wie die jungfräuliche Geburt und die Gottessohnschaft Jesu leugnet. Dünne Stellen implizieren, dass Gott in allen Dingen ist, und die Kluft zwischen Gott, dem Bösen, dem Menschen, allem, wird dünner und verschwindet schließlich in der Meditation:

Gott ist eine nichtmaterielle Schicht der Realität, die uns überall umgibt, „genau hier“ ebenso wie „mehr als genau hier“. Diese Denkweise bestätigt somit, dass es mindestens zwei Schichten oder Dimensionen der Realität gibt, die sichtbare Welt unserer gewöhnlichen Erfahrung und Gott, das Heilige, den Geist.8

Mike Perschon [von Youth Specialties] fand diese „dünnen Orte“ ebenfalls, als er in die Stille ging:

Wir hielten „dünne Orte“-Gottesdienste ab, in Anlehnung an den Glauben, dass im Gebet der Schleier zwischen uns und Gott dünner wird. Ganze Nächte wurden geführten Meditationen, Trommelkreisen und „Seelenlaboren“ gewidmet.9

Ich glaube, dass Campolo, Borg und Perschon an ihren „dünnen Orten“ alle dieselbe Sphäre erlebten, aber die Frage ist, was ist das für eine Sphäre? In einem anderen Brief in seinem Buch „Letters to a Young Evangelical“ gibt Campolo weitere Anweisungen, wie man eine „Wiedergeburtserfahrung“ machen kann:

Ich habe von dieser Art, eine Wiedergeburtserfahrung zu machen, durch die Lektüre der katholischen Mystiker erfahren, insbesondere durch Die Geistlichen Übungen des Ignatius von Loyola. Wie die meisten katholischen Mystiker entwickelte er den intensiven Wunsch, eine „Einheit“ mit Gott zu erfahren.10

Campolos Glaube, dass man durch die Erfahrung einer „Einheit mit Gott“ wiedergeboren werden kann, während man die Lehren von Ignatius von Loyola annimmt, ist absurd. Ignatius gründete die Jesuiten mit dem Ziel, die getrennten Brüder wieder in die katholische Kirche zurückzuführen. 11 Er und seine Bande skrupelloser Männer würden alles tun, um dieses Ziel zu erreichen. Mehrere Jahrhunderte sind vergangen. Jetzt, da wir im einundzwanzigsten Jahrhundert leben, wird sein Plan Wirklichkeit.

Campolo bezeichnet Henri Nouwen als „einen der großen Christen unserer Zeit“.¹² Er ist offensichtlich sehr von der Mystik bewegt, wie es auch Nouwen war, und er schreibt diesen Schatz der katholischen Kirche zu. Er erklärt:

Nach der Reformation haben wir Protestanten vieles hinter uns gelassen, was uns am römischen Katholizismus des 15. Jahrhunderts störte. Ich bin überzeugt, dass wir zu viel hinter uns gelassen haben. Die Gebetsmethoden, die von Leuten wie Ignatius angewandt wurden, sind mir kostbar geworden. Mit der Hilfe einiger katholischer Heiliger hat sich mein Gebetsleben vertieft.13

Es ist interessant, aber auch sehr traurig, dass so viele Menschen heute, wie Tony Campolo, ein spirituelles Leben führen, das auf Mystik basiert. Wenn eine echte Beziehung zu Jesus Christus im Leben eines Menschen nicht existiert, scheinen mystische Erfahrungen diese spirituelle Leere zu füllen. Die Euphorie und Glückseligkeit, die durch Meditation entsteht, wird als die Stimme und Gegenwart Gottes angesehen. In Wirklichkeit sind diese Praktiken jedoch eher mit dem Buddhismus, Hinduismus und Katholizismus verbunden als mit dem biblischen Christentum. Die Bibel macht deutlich, dass der einzige Weg zur Wiedergeburt darin besteht, Jesus Christus als Herrn und Erlöser im Glauben anzunehmen. Diese Lehren der alten Weisheit werden zwar als christlich bezeichnet, sind aber alles andere als christlich. Erinnern wir uns an die ernste Ermahnung des Paulus und tauschen wir eine wahre und wunderbare Beziehung zu Jesus Christus nicht gegen eine ein, die nur in die Dunkelheit führen kann:

Ihr seid alle Kinder des Lichts und Kinder des Tages. Wir gehören nicht der Nacht oder der Finsternis. Darum lasst uns nicht schlafen wie die anderen, sondern lasst uns wachen und nüchtern sein. Denn wer schläft, der schläft bei Nacht, und wer betrunken ist, der ist betrunken bei Nacht. Wir aber, die dem Tag angehören, wollen nüchtern sein, angetan mit dem Panzer des Glaubens und der Liebe und mit dem Helm der Hoffnung auf das Heil. Denn Gott hat uns nicht zum Zorn bestimmt, sondern zum Heil durch unseren Herrn Jesus Christus, der für uns gestorben ist, damit wir, ob wir wachen oder schlafen, zusammen mit ihm leben.

(1. Thessalonicher 5:5-10)

Dies ist ein Auszug aus Faith Undone, Kapitel 7, „Mönche, Mystiker und die alte Weisheit“.

Anmerkungen:

1. Tony Campolo, Letters to a Young Evangelical (New York, NY: Perseus Books Group (Basic Books), 2006), S. 20.

2. Ebd., S. 25.

3. Ebd., S. 26.

4. Ebd.

5. Carol und Rick Weber, „Journeying Together“ (Thin Places, April/Mai 2007, Year Eight, Issue Four, Nummer 46), S. 1.

6. Chris Baker, „A Positive Articulation of Marcus Borg’s Theology“ (Sandlestraps Sanctuary blog, 5. April 2007, klicken Sie hier.

7. Marcus Borg, The Heart of Christianity (New York, NY: HarperCollins, First HarperCollins Paperback Edition, 2004), S. 155.

8. Ebd.

9. Mike Perschon, „Desert Youth Worker: Disciplines, Mystics and the Contemplative Life“ (Youth Specialties, klicken Sie hier).

10. Tony Campolo, Briefe an einen jungen Evangelikalen, a. a. O., S. 30.

11. Ignatius von Loyola (1491-1556), Gründer der Gesellschaft Jesu (Jesuiten), auch bekannt für seine mystischen Erfahrungen, heute bekannt als „Die Geistlichen Übungen des Ignatius von Loyola“. Diese werden in der evangelikalen geistlichen Bildungsbewegung immer beliebter.

12. Tony Campolo, Speaking My Mind, op. cit., S. 72.

13. Tony Campolo, Letters to a Young Evangelical, op. cit., S. 31.

Zusätzliche Informationen:

Infractions inombrables du Pape François : « Toutes les religions sont un chemin vers Dieu. »

Les affirmations du pape François de sept. 2024 nous rappellent cette petite chapelle catholique mariale. La fenêtre a été récemment brisée et la croix est tombée sur l’autel. 

Chapelle mariale en Italie (Sud Tirole) sur la route Jaufenstrasse. Photo Vigi-Sectes

En Sept 2024

 le pape François a encore dit lors d’une rencontre interreligieuse avec des jeunes dans une institution catholique de Singapour que :

« Toutes les religions sont un chemin vers Dieu. »

Or, aucune «  religion » n’est un «chemin vers Dieu. ».

Jésus dit à Thomas qui s’interrogeait sur le Chemin et la place dans les cieux:

« Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.” (Jean 14:6).

Ce chemin est donc bien une personne, «Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. ».

La croix de christ est rendue vaine une fois de plus devant la génération future.

Ce n’est pas pour baptiser que Christ m’a envoyé, c’est pour annoncer l’Évangile, et cela sans la sagesse du langage, afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine (1Corinthien 1:17)

Celui qui ne désire pas être « persécutés pour la croix de Christ » (Gal 6:12)
porte un crucifix. Singapore 2024-09-11

En  déc. 2019


Il y a quatre ans, cet ennemis de la croix de Christ (Philippien 3:18) disait qu’ … :

il ne fallait pas essayer de convertir les non croyants

Le pape François, avait déclaré ce week-end à des lycéens chrétiens qu’ils devaient respecter les personnes d’autres confessions et ne pas tenter de les convertir au christianisme, insistant sur le fait que « nous ne vivons pas à l’époque des croisades ». Interrogé par l’un des élèves sur la manière dont un chrétien devrait traiter les personnes d’autres confessions, le pape avait répondu que

nous sommes tous les mêmes, tous des enfants de Dieu » et que les vrais disciples de Jésus ne font pas de prosélytisme. 

Sans surprise

il n’en pouvait être autrement de Francois, celui qui se forme des idôles et prie les morts, plutôt que de mettre son « espérance dans le Dieu vivant » (1Tim 4:10) :

O marie, nous cherchons ta protection, o sainte marie mère de Dieu, délivre nous du danger. O glorieuse vierge marie. 

Ne soyons pas surpris par les moqueries – voici pourquoi

Message de Ray Comfort, Founder & CEO, Living Waters

Être bien-pensant selon ce monde pour recevoir les honneurs des Olympiades

Imaginez un instant que vous êtes grandement honoré: Le Comité international olympique (CIO) vous a demandé d’en devenir membre!

C’est un honneur, car seules les personnes influentes sont sollicitées. Vous pouvez utiliser cette influence (avec plus de 100 membres du CIO) pour montrer que les nations peuvent être réunies dans l’unité autour du sport. Le comité a pour mission de veiller à ce que tout se passe bien.

Les Jeux doivent être un succès, c’est pourquoi chaque spectacle de la cérémonie d’ouverture sera passé au peigne fin. Vous avez même dû prêter serment pour vous en assurer : « J’agirai toujours indépendamment des intérêts commerciaux et politiques ainsi que de toute considération raciale ou religieuse. Je me conformerai pleinement au Code d’éthique du CIO ».

Moquerie

Il ne peut y avoir ni mercantilisme, ni déclaration politique, ni moquerie sur le changement climatique, ni racisme, ni moquerie sur la religion, les nations, les présidents ou les rois.

Alors que vous examinez les affiches proposées pour la cérémonie d’ouverture, vous êtes horrifié de voir une parodie homosexuelle de la Sainte Cène. Il est évident que cela va offenser des millions de personnes dans le monde et qu’on ne peut pas permettre que cela fasse partie de la cérémonie d’ouverture. Vous devez vous y opposer, et le faire haut et fort.

Mais vous commencez alors à penser aux répercussions potentielles.

  • Vous savez que si quelqu’un refuse simplement de faire un gâteau pour un mariage homosexuel, il sera poursuivi en justice et verra son entreprise menacée.
  • Que se passerait-il alors si votre objection était divulguée aux médias ?

Il ne fait aucun doute que les projecteurs seraient immédiatement braqués sur vous et que vous seriez dépeint comme un bigot homophobe – annulé, mis à l’index, bloqué. On vous accuserait non seulement d’être haineux et intolérant, mais aussi d’être déconnecté des valeurs modernes. Vous pourriez même recevoir des menaces de mort et voir des manifestants scander devant votre maison ou votre entreprise. C’est ce qui risque d’arriver si vous vous y opposez. Mieux vaut se taire, tout comme les autres membres du CIO.

Cela nous amène à une autre question. Pourquoi quelqu’un voudrait-il utiliser cette énorme plateforme pour se moquer, entre autres, de la Sainte Cène ? La réponse, bien sûr, se trouve dans les Écritures. La Bible nous dit que l’un des signes des derniers jours est que les gens se livreront au péché de luxure et, par conséquent, se moqueront de la foi chrétienne :

Sachez d’abord que des moqueurs viendront dans les derniers jours, marchant selon leurs propres convoitises… (2 Pierre 3:3)

Il n’est donc pas surprenant que des hommes malveillants utilisent la scène mondiale pour se moquer, … non pas de l’hindouisme, du bouddhisme ou de l’islam, mais de la foi chrétienne, et en particulier de Jésus. En effet, c’est lui qui a condamné la luxure comme un adultère (Matthieu 5:27-38) et qui a dit que les œuvres du monde sont mauvaises (Jean 7:7). La Bible indique clairement que les personnes sexuellement immorales n’hériteront pas du royaume de Dieu :

Ne vous y trompez pas. Ni les fornicateurs, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les homosexuels… n’hériteront du royaume de Dieu. (1 Corinthiens 6:9-10).

Comment devons-nous réagir en tant que chrétiens ? Notre objectif est de prêcher l’Évangile à toute créature (voir Marc 16:15). Il ne s’agit pas en premier lieu de changer la culture, mais de changer le cœur. Lorsque quelqu’un vient à Jésus, non seulement il trouve la vie éternelle, mais il aime soudain la justice. C’est le miracle de la nouvelle naissance, et c’est le caractère unique du glorieux Évangile de Jésus-Christ que nous avons reçu l’ordre de prêcher.

Dans une culture de la peur et de l’intimidation, nous ignorons nos peurs. Au lieu de cela, nous regardons les cieux et nous disons :

L’Éternel est pour moi, je ne craindrai pas; que me fera l’homme? 
(Psaume 118:6).

Presse: Étranges langues de babel, USA, 1906

Avec tout le respect que nous devons aux frères et sœurs parlant en « langues », et dans le respect des Ecritures qui évoquent le parler en langues avec l’interprétation des langues en assemblée (!) comme « signe non à ceux qui croient, mais aux incrédules » cf 1 Cor 14:10-22 , nous présentons cet article du The Los Angeles Times, California. Wed, Apr 18, 1906 pour sa qualité historique. Voici la vision du parler en langues de la presse locale aux USA dans les années 190X.

Cet article a pour but de faire réfléchir et aider au discernement des esprits, des vrais langues (interprétées en assemblée), et de leurs contrefaçons (1 Cor 12:10).

The Los Angeles Times, California. Wed, Apr 18, 1906 Page 17

Traduction

  • Une nouvelle secte de fanatiques se déchaîne,
  • Une scène sauvage s’est déroulée la nuit dernière dans la rue Azusa.
  • Discours sans paroles d’une sœur.

Respirant d’étranges paroles et prononçant un credo qu’aucun mortel sain d’esprit ne semble pouvoir comprendre, la toute nouvelle secte religieuse a vu le jour à Los Angeles. Les réunions se tiennent dans un snack délabré de la rue Azusa, près de la rue San Pedro, et les adeptes de cette étrange doctrine pratiquent les rites les plus fanatiques, prêchent les théories les plus folles et se livrent à un état d’excitation folle dans leur zèle particulier.

Des personnes de couleur et quelques blancs composent la congrégation, et la nuit est rendue hideuse dans le voisinage par les hurlements des adorateurs, qui passent des heures à se balancer d’avant en arrière dans une attitude de prière et de supplication mettant les nerfs à rude épreuve. Ils prétendent avoir le don des langues » et être capables de comprendre le babel. Une affirmation aussi surprenante n’a encore jamais été faite par une compagnie de fanatiques, même à Los Angeles, la patrie d’un nombre incalculable de croyances. Les principes sacrés, mentionnés avec respect par les croyants orthodoxes, sont traités de manière familière, voire irrévérencieuse, par ces derniers religieux.

L’OPTIQUE PIERREUSE DÉFIE.

Un vieil exhortateur de couleur, aveugle d’un œil, est le major-domo de la compagnie. « Avec son optique de pierre fixée sur un incroyant malchanceux, le vieil homme crie son défi et demande une réponse. Les anathèmes s’accumulent sur celui qui ose contredire les propos du prédicateur.

Dans son gros poing, le frère de couleur tient une Bible miniature dont il lit, par intervalles, un ou deux mots, jamais plus. Après une heure d’exhortation, les frères présents sont invités à se joindre à une « réunion de prière, de chant et de témoignage ». C’est alors que le pandémonium se déchaîne et que les limites de la raison sont dépassées par ceux qui sont « nourris de l’esprit », quel qu’il soit. « You-oo-oo gou-loo-loo » vient sous le « bloo-oo-00 boo-Ioo », s’écrie une vieille « mammy » de couleur, en proie à une frénésie de zèle religieux.
En balançant ses bras autour d’elle, elle poursuit avec le plus étrange harangue jamais prononcé. Peu de ses mots sont intelligibles, et la plupart de son témoignage contient le plus scandaleux des mélanges de syllabes, qui sont écoutés avec respect / crainte par la compagnie.


« QUE LES LANGUES SORTENT ».

L’une des réunions les plus folles a eu lieu hier soir, et l’excitation la plus forte a été atteinte par l’assemblée, qui a poursuivi son « culte » jusqu’à près de minuit. Le vieil exhortateur a exhorté les « sœurs » à laisser « sortir les langues » et les femmes se sont livrées à une émeute de ferveur religieuse. Il en résulta qu’une dame plantureuse fut submergée par l’excitation et faillit s’évanouir.

Nullement découragée par l’attitude craintive de l’adoratrice de couleur, une autre femme noire se jeta au sol et commença une gesticulation sauvage qui se termina par un gargouillis de prières sans paroles qui n’étaient rien de moins que choquantes. « Elle parle des langues inconnues », annonça le chef de file dans un murmure effrayé. « Continue, ma sœur. » La sœur continua jusqu’à ce qu’il soit nécessaire de l’aider à s’asseoir à cause de sa fatigue corporelle.

L’OR (GOLD rime avec GOD / DIEU) PARMI EUX.

Parmi les « croyants » se trouve un homme qui prétend être un rabbin juif. Il dit s’appeler Gold et prétend avoir occupé des fonctions dans certaines des plus grandes synagogues des États-Unis. Il a déclaré à la foule hier soir qu’il était bien connu des Juifs de Los Angeles et de San Francisco, et a cité le nom d’éminents citoyens locaux, Gold affirmant avoir été miraculeusement guéri et s’être converti à la nouvelle secte. Un autre orateur a eu une vision dans laquelle il a vu les habitants de Los Angeles affluer en un flot puissant vers la perdition. Il a prophétisé la destruction terrible de cette ville à moins que ses citoyens ne soient amenés à croire aux principes de la nouvelle foi …

Introduction au Nouvel-Âge par l’ application « YouVersion Bible ».

L’église Life Church de Craig Groeschel introduit des pratiques nouvel-âgeuses et contemplatives auprès de dizaines de millions de personnes par le biais de son application biblique YouVersion.
lighthousetrailsresearch.com/blog/letter-to-the-editor-warning-craig-groeschels-life-church-introducing-new-age-contemplative-practices-to-tens-of-millions-through-its-youversion-bible-app
Lettres à la rédaction 17 avril 2024
: article de lighthouse trails research, traduit de l’anglais par Vigi-Sectes

(images tirées de l’application YouVersion Bible ; utilisées conformément à la loi américaine sur l’utilisation équitable)


Note de Lighthouse Trails: La lettre suivante adressée à l’éditeur traite de préoccupations très légitimes et documentées concernant Life Church, l’une des plus grandes églises évangéliques d’Amérique avec plus de trois douzaines d’implantations dans tout le pays et un rayonnement mondial influent. Lighthouse Trails considère le pasteur principal de Life Church, Craig Groeschel, comme un bridger * (un pasteur ou un autre dirigeant évangélique qui jette un pont entre le christianisme et le Nouvel Âge/Nouvelle Spiritualité en promouvant des aspects et des pratiques du Nouvel Âge tout en s’en tenant extérieurement au christianisme orthodoxe).


Chers lecteurs de Lighthouse Trails :

Je suis un lecteur de votre bulletin d’information et j’ai acheté plusieurs de vos brochures et livres au cours des dernières années. Je me suis instruit pour savoir ce qui est conforme à la Bible et ce qui est erroné.

Je fréquente l’église Life Church avec le pasteur Craig Groeshcel. J’aime mon église et l’application biblique YouVersion depuis des années. Life Church est le créateur de l’application YouVersion Bible, qui a été créée en 2008. Mais au cours des deux dernières années, j’ai vu des erreurs se glisser à la fois dans mon église et dans l’application. Mon intention en vous écrivant est d’exposer les dévotionnels de prière contemplative qui sont promus par l’application qui a 750 millions de téléchargements en date du 11/2023 et qui est fortement promue par Life.church.

J’ai pris conscience de ce qui était promu pour la première fois lorsque le responsable de mon groupe de vie à l’église en ligne a fait la promotion de Practicing The Way, un cours de 8 semaines qui promettait d’aider à se connecter à un niveau intime avec Jésus. L’auteur était John Mark Comer, un grand partisan de la prière contemplative.

J’ai commencé à chercher ce qu’il y avait d’autre sur la plateforme YouVersion. J’ai trouvé le Catéchisme catholique, Practice the Presence of God du Frère Lawrence, Joyce Meyer, Kenneth Copeland, et une foule d’autres personnes qui n’ont rien à faire sur un site chrétien. J’ai trouvé un dévotionnel YouVersion sur la Lectio Divina. Il y en avait même un intitulé « Nearer Than We Imagine : Meditations on Practicing the Presence of God » (Méditations sur la pratique de la présence de Dieu). J’ai également trouvé une dévotion intitulée « Desert Father/ Poemen the Great » (Père du désert/Poemen le Grand). Le Project Bible propose également de nombreuses vidéos. Un autre dévotionnel sur YouVersion est tiré de la série télévisée The Chosen. La Passion Bible de la et la paraphrase The Message sont listées comme des choix que tout le monde peut faire pour lire avec leurs dévotionnels.

J’ai commencé à faire des recherches sur Life Church il y a quelques années, lorsque certains des orateurs invités venaient du camp de Parole de Foi. Des gens comme Steven Furtick et Mike Todd (pasteur de Transformational Church) ont été invités à prendre la parole. J’ai aimé mon église et le bien que je pensais qu’elle faisait. Mais mon pasteur venait d’une dénomination très libérale et avait fréquenté un séminaire très libéral. À quoi pouvais-je m’attendre ? J’ai écrit au personnel responsable du contenu et aux auteurs de l’application YouVersion Bible. Ils m’ont simplement répondu que l’application YouVersion Bible était téléchargée dans le monde entier, dans de nombreuses cultures différentes, et qu’ils considéraient les dévotionnels avec « une large lentille chrétienne ». Cela signifie probablement que tant qu’ils sont appelés chrétiens, tout va bien.

J’ai cherché l’application YouVersion Bible sur votre site et je n’ai rien vu à ce sujet. Pas grand-chose non plus sur Life.church ou sur notre pasteur. Il est peut-être temps de mettre l’accent sur cette application largement téléchargée pour ses hérésies dévotionnelles et ses faux enseignants.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués,

Marie

P.S. Vous pouvez faire des recherches sur la prière contemplative, la méditation et divers auteurs. L’hérésie est omniprésente ! Vous trouverez ci-dessous quelques liens d’invitation spécifiques de YouVersion qui sont d’autres exemples de mes préoccupations concernant l’application YouVersion Bible :

Notes

1 – « Rejoignez moi dans la lecture de Even Silence Is Praise (Même le silence est une louange) :
https://www.bible.com/en/reading-plans/30961

2 – « Rejoignez-moi pour lire The Ruthless Elimination Of Hurry (L’élimination impitoyable de la précipitation) :
https://www.bible.com/en/reading-plans/16928

3 – « Rejoignez-moi pour lire La danse divine » :
https://www.bible.com/en/reading-plans/18555


4 – Participez à la lecture de Practicing the Way :
https://www.bible.com/en/reading-plans/42239 (avec John Mark Comer)

5 – « Rejoignez-moi pour lire Nearer Than We Imagine : Meditations on Practicing the Presence of God » :
https://www.bible.com/en/reading-plans/37918

6 – « Rejoignez-moi pour lire Intro To The Lectio Divina » :
https://www.bible.com/en/reading-plans/17086

7 – Rejoignez-moi dans la lecture de Christian Mindfulness :
https://www.bible.com/en/reading-plans/19329 .

J’ai sauvegardé quelques critiques de Life.church

*Le terme bridger (faiseur de ponts) a été inventé par l’ancienne animatrice radio de VCY America, Ingrid Schleuter, il y a environ 15 ans.

Critique du livre de John Lennox : Sept jours qui divisent le monde – Le commencement selon la Genèse et la science

Les recherches menées par les scientifiques du personnel de Answers in Genesis ou parrainées par Answers in Genesis sont financées uniquement par les dons des sympathisants.
Cet article (traduit automatiquement et relu par Vigi-Sectes) relate aussi du débat de l’affaire Galilée.

Turpin, Simon. “Review of John Lennox’s Book Seven Days That Divide the World: The Beginning According to Genesis and Science.” Answers Research Journal vol. 5 (2012): 89–97. https://answersresearchjournal.org/seven-days-divide-world-lennox-review/.

Résumé

La question de l’âge de la terre est contestée au sein de l’évangélisme, de nombreux apologistes évangéliques de premier plan plaidant en faveur d’une terre ancienne. John Lennox s’est imposé ces dernières années comme l’un des principaux défenseurs de la foi chrétienne, influençant de nombreux membres de cette génération. Dans son livre Seven Days That Divide the World (Sept jours qui divisent le monde), Lennox cherche à montrer que les chrétiens n’ont pas à être divisés sur la question de l’âge de la terre et que le récit biblique de la création dans la Genèse s’accorde bien avec la science contemporaine. Ce faisant, il tente de montrer que la vision de la création selon le principe jeune terre s’apparente à la croyance en une terre fixe. Lennox explique que l’Eglise s’est trompée par le passé dans son interprétation de l’Ecriture à la lumière des découvertes scientifiques, et que les tenants d’une jeune terre se trompent à nouveau. Cet article montrera que les arguments de Lennox en faveur d’une terre ancienne ne peuvent être étayés ni par les Ecritures ni par l’histoire de l’Eglise.

Mots-clés : Lennox, jeune terre, vieille terre, Galilée, pères de l’église, jours de la création, semaine de la création, quatrième jour, mort et souffrance, âge de la terre.

NDLR Vigi-Sectes : Livre de John Lennox : Version anglaise

Introduction

John Lennox est professeur de mathématiques et agrégé de philosophie des sciences à l’Université d’Oxford. Il est un disciple dévoué du Christ et un apologiste doué.

Dans son livre Seven Days That Divide the World, Lennox explore le « champ de mines potentiel » de la controverse entre la Genèse et la science. Il a écrit ce livre pour les personnes qui ont été dissuadées d’envisager la foi chrétienne à cause de l’histoire  « … très idiote et non scientifique selon laquelle le monde a été créé en sept jours » (Lennox 2011, p. 12), pour les chrétiens convaincus qui sont troublés par la controverse, ainsi que pour ceux qui prennent la Bible au sérieux mais ne sont pas d’accord sur l’interprétation du récit de la création (Lennox 2011, p. 12).1

Bien que ce livre n’ait pas pour but d’être exhaustif, il a été écrit en réponse à de nombreuses demandes adressées au Dr Lennox au fil des ans.

Il est important de répondre à ce livre car le Dr Lennox est influent dans l’évangélisme, et le livre lui-même est approuvé par de nombreux apologistes évangéliques de premier plan.2

Dans ses écrits précédents, Lennox a noté que le sens du terme « créationnisme » a évolué et qu’il s’accompagne désormais de l’idée que la terre n’a que quelques milliers d’années. Selon Lennox, cela a trois effets malheureux :

  • Cela polarise la discussion en donnant une cible facile à ceux qui rejettent d’emblée toute notion de causalité intelligente dans l’univers.
  • Cela ne rend pas justice au fait qu’il existe différentes interprétations du récit de la Genèse, même parmi les chrétiens qui attribuent l’autorité finale à la Bible.
  • Cela obscurcit l’objectif (initial) de l’utilisation de l’expression  « dessein intelligent », qui est de faire une distinction très importante entre la reconnaissance d’un dessein et l’identification du concepteur (Lennox 2009, p. 11).

Lennox, défenseur du créationnisme de l’ancienne terre, croit que l’homme est une  « création spéciale directe » de Dieu (Lennox 2011, p. 69), et que les humains n’ont pas évolué. Il affirme qu’il est crucial pour la théologie du salut qu’Adam ait été le premier membre effectif d’une race humaine physiquement distincte de toutes les créatures qui l’ont précédé. (Lennox 2011, p. 73).

Cette analyse du livre de John Lennox, Seven Days That Divide the World (Sept jours qui divisent le monde), critique sept arguments que Lennox utilise pour défendre une interprétation du récit de la création dans la Genèse selon le principe de l’ancienne terre.

Une leçon d’histoire

John Lennox reconnaît qu’il s’agit d’un sujet controversé et que les désaccords à ce sujet ont parfois été acrimonieux. Afin d’obtenir une perspective sur la manière de gérer cette controverse, il se penche sur une autre controverse majeure de l’histoire, la révolution copernicienne.

Cependant, Lennox se contente de soulever la question du géocentrisme, en notant que la Bible, dans certains passages, semble suggérer une terre fixe (voir 1 Chroniques 16:30 ; Psaume 93:1 ; Psaume 104:5 ; 1 Samuel 2:8) et que le soleil se déplace (Psaume 19:4-6 ; Ecclésiaste 1:5) (Lennox 2011, pp. 16-17).

En supposant que ses lecteurs acceptent désormais la vision héliocentrique, Lennox pose la question suivante :

Pourquoi les chrétiens acceptent-ils cette « nouvelle » interprétation et n’insistent-ils pas encore sur une compréhension « littérale » des «  piliers de la terre » ? Pourquoi ne sommes-nous pas encore divisés entre les adeptes de la terre fixe et les adeptes de la terre mobile ? Est-ce vraiment parce que nous avons tous fait des compromis et que nous avons asservi l’Écriture à la science ?

Lennox 2011, p. 19

Malheureusement, l’insinuation ici est que les créationnistes jeune terre sont apparentés aux terres fixes, et qu’ils devraient rattraper les Galilée de ce monde. Les créationnistes de la vieille terre, en revanche, sont présentés comme ayant démontré que la « terre fixe » et la « terre jeune » sont des interprétations erronées de la science et de l’Ecriture.

Pour une raison ou une autre, il revient sur cette question tout au long du livre, insistant sur le fait que si nous appliquions le même raisonnement que celui que nous utilisons pour interpréter les jours littéralement à l’interprétation des fondations et des piliers de la terre, nous serions toujours en train d’insister sur le fait que la terre ne bouge pas (Lennox 2011, p. 61).

Lennox souligne que la question soulevée par la controverse sur Galilée porte sur la manière dont la Bible doit être interprétée. Il note à juste titre qu’il existe différents textes dans la Bible et que notre interprétation devrait être guidée par la

 … compréhension naturelle d’un passage, d’une phrase, d’un mot ou d’une expression dans son contexte historique, culturel et linguistique.

Lennox 2011, pp. 21-22

Il souligne également qu’une compréhension littérale d’un texte par endroits ne fonctionnera pas, car la Bible contient des figures de style et des métaphores (Lennox 2011, pp. 23-25).

La leçon que Lennox veut que nous tirions de l’affaire Galilée est que

. . . Les chrétiens ont fini par accepter cette « nouvelle » interprétation [terre en mouvement] et ont cessé d’insister sur une compréhension littérale des fondations et des piliers de la terre .

(Lennox 2011, p. 27)

Il poursuit :

Ces différences étaient-elles simplement motivées par le désir de la faction de la terre en mouvement de s’adapter aux progrès de la science ? . . Les adeptes de la terre en mouvement ont-ils nécessairement compromis l’intégrité et l’autorité des Écritures ? .

(Lennox 2011, p. 27)

Le parallèle évident que Lennox tente d’établir est que les créationnistes jeune terre sont comme les partisans de la terre fixe d’autrefois, ce qui implique qu’ils sont scientifiquement analphabètes et qu’ils doivent rattraper la science (Lennox 2011, p. 31).

Il s’agit là d’une caricature malheureuse des créationnistes jeune terre par Lennox, puisque le genre du récit de la création dans la Genèse a été expliqué depuis longtemps par les créationnistes jeune terre. Chaque passage cité ci-dessus qui parle d’une terre fixe est tiré d’un passage poétique.

Par exemple, le Psaume 93:1 déclare :

« Le monde est affermi, il ne peut être ébranlé ».

Par conséquent, étant donné que des passages tels que celui-ci sont poétiques et fortement chargés d’expressions figurées, nous devrions être prudents avant de conclure qu’un verset spécifique devrait être lu littéralement. Le psalmiste affirme simplement que Dieu a établi la terre et que personne ne peut renverser ses desseins à son égard.

La Genèse 1-11 est clairement écrite comme un récit historique, ce qui n’exclut pas les figures de style. L’utilisation répétée de la consécutive waw, qui est une caractéristique essentielle du récit ajoutant à la narration passée un élément de séquence, permet de l’identifier comme telle (Kaiser 2001, p. 80). Apparaissant 55 fois dans les 34 versets de la Genèse 1:1-2:3, la consécutive waw est cohérente avec le matériel narratif trouvé dans le reste de la Genèse (McCabe 2009, p. 217).

L’élément principal de la poésie hébraïque est le parallélisme et les strophes (Osborne 2006, p. 238), le langage figuratif étant plus prédominant que dans la prose et plus difficile à comprendre (Osborne 2006, p. 239). Mais on ne trouve pas de parallélisme dans la Genèse 1:1-2:3, comme l’affirme E. J. Young :

… Ce n’est pas de la poésie. D’une part, les caractéristiques de la poésie hébraïque font défaut et, en particulier, il n’y a pas de parallélisme .

(Young 1964, pp. 82-83)

Bien que l’on puisse discuter des éléments artistiques du récit de la création dans la Genèse, il est incontestable que la Genèse n’est pas un texte poétique (Blocher 1984, p. 32 ; Hasel 1994, p. 19-21 ; Kaiser 2001, p. 80-82).

L’histoire de l’affaire Galilée montre que l’Eglise s’est trompée dans son interprétation de certains passages de l’Ecriture. La réponse à la question de Lennox, à savoir pourquoi nous ne sommes pas divisés entre les adeptes de la terre fixe et les adeptes de la terre mobile, est la suivante : la Bible n’enseigne pas que la terre est fixe :

  • La Bible n’enseigne pas que la terre est fixe.
  • La science des observations est plus cohérente avec le point de vue héliocentrique.

À l’époque de Galilée, l’Église pensait à tort que la Bible soutenait un système géocentrique en laissant la philosophie aristotélicienne influencer la théologie. Le géocentrisme du système ptolémaïque et aristotélicien était la vision du monde de l’establishment scientifique de l’époque, ce qui a conduit l’Église à interpréter les Écritures selon ce système et à s’en tenir à la tradition plutôt qu’à un enseignement biblique solide.

Galilée lui-même croyait en la fiabilité de la Bible. Il s’opposait à la conception géocentrique de l’univers et cherchait à montrer que la Bible s’accordait avec le système héliocentrique. Galilée luttait contre les principes d’interprétation de l’Église de son époque, aveuglée par la philosophie aristotélicienne.

L’ironie de cette leçon d’histoire est qu’à l’époque de Galilée, l’Église interprétait littéralement les passages poétiques de la Bible, alors qu’aujourd’hui, certains chrétiens affirment que les passages de la Bible écrits comme des récits historiques, tels que Genèse 1-3, doivent être lus comme de la poésie.

La leçon malheureuse à tirer de l’affaire Galilée est que de nombreux chrétiens n’ont pas tiré les leçons de l’histoire. Ils répètent les erreurs du passé en s’obstinant à prendre les idées populaires de l’époque, comme le naturalisme évolutionniste, comme autorité plutôt que la Bible. L’histoire de l’affaire Galilée devrait servir d’avertissement aux évolutionnistes théistes et aux créationnistes ancienne terre.

Les Pères de l’Église

Lennox reconnaît que ni les créationnistes jeune terre ni ceux de la vieille terre ne sont des inventions récentes et note à juste titre que Luther, Calvin et la Confession de foi de Westminster ont défendu le point de vue des 24 heures (Lennox 2011, p. 40).

Il admet également que

« la compréhension des jours de la Genèse comme des jours de vingt-quatre heures semble avoir été le point de vue dominant pendant de nombreux siècles ».

Lennox 2011, p. 42

Néanmoins, il cite l’érudit juif Philon et les pères de l’Église Justin Martyr, Irénée, Origène et Augustin pour étayer son point de vue sur l’ancienne terre (Lennox 2011, pp. 40-42), en soulignant qu’ils n’ont pas été …

influencés par la science contemporaine, comme la géologie et la biologie évolutionniste, mais qu’ils ne croyaient pas que les jours de la création étaient de vingt-quatre heures.

Lennox 2011, p. 42

Malheureusement, il semble que chaque fois que les Pères de l’Eglise sont évoqués dans la discussion sur la Genèse, il y a soit une préférence sur les Pères à citer pour défendre la cause, soit une fausse représentation de ce qu’ils croyaient afin de soutenir un point de vue particulier.

Même si Philon, Justin Martyr, Irénée, Origène et Augustin n’ont pas été influencés par la science moderne, ils ont subi d’autres influences, notamment celle de la science de leur époque. Le philosophe juif Philon était enclin à une …

… interprétation plus allégorique de l’Écriture qui rendait la loi juive conforme aux idéaux de la pensée stoïcienne, pythagoricienne et surtout platonicienne .

(Bassler 1985, p. 791)

Il est donc problématique de faire appel à Philon pour interpréter la Genèse. L’engagement de Philon dans la philosophie grecque l’a conduit à allégoriser le texte de la Genèse plutôt qu’à rechercher une exégèse minutieuse du texte biblique. Au contraire, un contemporain de Philon, le commandant militaire juif du premier siècle devenu historien, Josèphe, comprenait le récit de la création dans la Genèse comme une histoire littérale (Josèphe 1897, pp. 28-29).

Lennox reconnaît que les premiers pères de l’Église, Justin Martyr et Irénée, ont fondé leurs idées sur les jours en tant qu’époques sur le Psaume 90:4 et 2 Pierre 3:8. Cependant, Davis Young note que

. … la caractéristique intéressante de ce point de vue patristique est que l’équation des jours et des millénaires n’a pas été appliquée à la semaine de la création, mais plutôt à l’histoire ultérieure. Ils ne pensaient pas que la création s’était déroulée sur six millénaires, mais que la totalité de l’histoire humaine occuperait six mille ans, soit un millénaire d’histoire pour chacun des six jours de la création

(Young 1982, p. 20).3

Origène et Augustin ont été influencés par la philosophie néo-platonicienne. S’ils ne croyaient pas que les jours étaient littéralement de 24 heures, ils ne croyaient pas non plus que la terre était ancienne, mais plutôt qu’elle avait moins de 10 000 ans (Augustin 12.11 ; Origène 1:19). En fait, Augustin ne croyait pas que les jours étaient de vastes étendues de temps, ni que la terre était très ancienne. C’est précisément l’erreur inverse qu’il a commise en croyant que la création était instantanée, en raison de l’influence extérieure de la philosophie néo-platonicienne. Augustin a compris, à partir de Genèse 2:4, que tout a été créé simultanément. Cependant, il devait se fier à la traduction de la Bible en vieux latin, la Vetas Latina. Comme il ne connaissait pas l’hébreu, il ignorait probablement que le mot hébreu pour « instant » (rega’ dans Exode 33:5 et Nombres 16:21) n’est pas utilisé dans Genèse 2:4 (Sarfati 2004, p. 118).

L’utilisation sélective par Lennox de Philon, Justin Martyr, Irénée, Origène et Augustin, afin de justifier son point de vue sur l’ancienne terre, n’est pas justifiée pour deux raisons. Premièrement, ils ne croyaient pas que les jours étaient de longues périodes de temps ou que la terre était vieille. Deuxièmement, leur interprétation du récit de la création dans la Genèse était largement influencée par la philosophie grecque, tout comme de nombreux érudits aujourd’hui ont été influencés par une philosophie mondaine (le naturalisme évolutionniste).

Les jours de la création

En ce qui concerne le récit de la création dans la Genèse, Lennox, contrairement aux évolutionnistes théistes, comprend à juste titre qu’il s’agit d’un récit historique. Affirmant que l’Écriture est la révélation de Dieu, il souligne à juste titre,

Si nous croyons à l’inspiration des Écritures, nous devons prendre le texte au sérieux parce que c’est l’Écriture qui est inspirée et non la compréhension que j’en ai… « .

(Lennox 2011, p. 48).

L’ « impression indubitable » du texte, selon Lennox, est celle d’une « séquence chronologique d’événements, donnant la plus brève des brèves histoires du temps… » (Lennox 2011, p. 48). Il note à juste titre que le mot « jour » peut avoir un certain nombre de définitions, et souligne quatre significations différentes du mot dans Genèse 1:1-2:4 (Lennox 2011, pp. 50-51).

Dans Genèse 1:5, deux significations principales du mot « jour » apparaissent dans le même verset : « jour » et « vingt-quatre heures ». Il souligne le troisième sens du mot « jour » au septième jour, puisqu’il n’y a pas de mention de « soir et matin » comme pour les six premiers jours. Il estime que le septième jour est sans doute différent des six premiers jours, qui sont les jours d’activité créatrice. Comme d’autres adeptes de l’âge long, Lennox cite Hébreux 4:3-11 pour affirmer que nous sommes toujours dans le repos sabbatique de Dieu (Lennox 2011, p. 50).

Quatrièmement, il note que dans Genèse 2:4, le mot « jour » est utilisé pour décrire une période de temps. Il en conclut que dans Genèse 1:1-2:4, le mot « jour » a plusieurs significations distinctes, qui sont toutes des significations naturelles, primaires, « littérales » (Lennox 2011, p. 51). Lennox souligne également que les cinq premiers jours du texte hébreu sont dépourvus de l’article défini, alors qu’il est présent dans les jours six et sept. Lennox pose la question suivante : « Comment devons-nous les interpréter ? »

Lennox a raison de souligner que le mot « jour » peut avoir un certain nombre de significations différentes, bien que les créationnistes jeune terre l’aient souligné depuis longtemps. Il a raison d’interpréter les deux sens du mot « jour » dans Genèse 1:5, et son sens dans Genèse 2:4, mais cela ne prouve pas sa conclusion.

Il est important de souligner que lorsqu’il s’agit d’interpréter les jours de la création, nous ne commettons pas l’erreur herméneutique de l’adoption injustifiée d’un champ sémantique élargi (Carson 1996, pp. 60-61). Cela se produit lorsque l’on prend un mot qui peut avoir plus d’un sens dans un contexte et qu’on le place dans un autre contexte où il ne peut pas avoir ce sens.

L’utilisation singulière du mot « jour » (yom) dans Genèse 2:4 est souvent citée comme preuve pour démontrer que le mot se réfère à l’ensemble de la semaine de la création. Cependant, le mot est ici utilisé avec la préposition be préfixée au nom construit yom, ce qui donne beyom. Ces mots sont suivis d’une construction infinitive. Cette construction beyom, qui signifie « quand » (McCabe 2000, p. 117) (voir aussi Genèse 2:17 ; Exode 10:28) est souvent simplement traduite de manière idiomatique pour résumer la totalité des six jours de la création. Par conséquent, utiliser le mot « jour » ici comme un exemple de jours figuratifs dans le chapitre 1 revient à ne pas reconnaître la différence entre le nom absolu « jour » (Genèse 1) et le nom construit « jour » (Genèse 2:4).

La conclusion de Lennox concernant le septième jour est tout simplement inexacte. Pourquoi n’y a-t-il pas de mention de « soir et matin » au septième jour ? Tout d’abord, il convient de noter que l’œuvre créée par Dieu n’a pas cessé le septième jour, mais qu’elle a été achevée « au septième jour ». Ainsi, Dieu avait achevé (kala’) toute son œuvre, et toutes leurs armées (tsaba’), ce qui signifie que tout était achevé dans les cieux et sur la terre. Les mots de Genèse 2:1 introduisent l’achèvement de la création de Dieu. Le septième jour est mentionné trois fois dans ces versets, ce qui révèle son caractère unique et son importance. Les verbes « achevé », « reposé » et « béni » indiquent le caractère unique de ce jour et sont tous associés à l’œuvre de Dieu. Le septième jour, comme les autres, est un jour historique littéral de 24 heures.4 Ce n’est pas un jour de création, mais un jour de repos.

Robert McCabe5 a montré qu’il existe un cadre quintuple apparent dans les six premiers jours, qui est absent du septième jour. Ce cadre est utilisé dans Genèse 1:1-2:3 pour façonner chacun des jours :

  • « Dieu dit… »
  • « qu’il y ait… »
  • Accomplissement : « il y eut »
  • Évaluation : « Dieu vit que cela était bon »
  • Et conclusion : « il y eut un soir et un matin »

La formule « soir et matin », utilisée pour les autres jours, n’est plus nécessaire au septième jour, car elle avait pour fonction rhétorique de marquer la transition entre le jour de la fin et le jour suivant. La semaine de la création est maintenant achevée et il n’était donc pas nécessaire d’utiliser la formule « soir et matin ».

Cependant, ce n’est pas seulement « le soir et le matin » qui manquent au septième jour, aucune des autres parties de ce cadre n’est utilisée le septième jour. Le cadre est utilisé pour représenter avec précision l’œuvre de Dieu impliquée dans son activité créatrice. La raison pour laquelle ce cadre n’est pas utilisé le septième jour est de montrer que Dieu a cessé de créer. Par conséquent, la raison pour laquelle le soir et le matin ne sont pas utilisés est liée aux autres parties du cadre.

En outre, la raison pour laquelle l’article défini est utilisé pour la première fois le sixième jour est d’indiquer l’achèvement de l’œuvre de la création ce jour-là (Keil et Delitzsch 1980, p. 50).

Le septième jour est-il sans fin selon Hébreux 4 ? Non, Hébreux 4:3 fait référence au repos spirituel dans lequel entrent tous les croyants. Hébreux 4 cite Genèse 2:2 et Psaume 95:7-11, et l’auteur s’en sert comme argument pour mettre en garde contre le danger de l’incrédulité. En outre, si le septième jour est sans fin, cela soulève certainement des problèmes théologiques, Dieu maudissant la terre tout en la bénissant et en la sanctifiant (Whitcomb 1973, p. 68).

La nature de la semaine de la création

Lennox pense que l’acte initial de la création (Genèse 1:1-2) est séparé des six jours de création qui suivent en raison de la structure des jours. Chaque jour commence par la phrase « Et Dieu dit » et se termine par l’affirmation « et il y eut un soir et il y eut un matin, nième jour » (Lennox 2011, p. 52). Cela l’amène à conclure que le premier jour commence au verset 3 et non au verset 1 (Lennox 2011, p. 52). Il souligne que le verbe « créa » dans Genèse 1:1 est au parfait, et que

l’usage normal du parfait au tout début d’une péricope est d’indiquer un événement qui a eu lieu avant que l’histoire ne commence. Le récit commence au verset 3

(Lennox 2011, p. 52).

Cela implique que le «commencement » de la Genèse 1:1 n’a pas nécessairement eu lieu le premier jour, comme on le suppose souvent (Lennox 2011, p. 53). Selon Lennox, la création initiale a eu lieu avant le premier jour, mais la Genèse ne nous dit pas combien de temps avant.

Selon Lennox, c’est l’une des principales raisons de croire que la question de l’âge de l’humanité n’a pas été résolue.

que la question de l’âge de la terre (et de l’univers) est une question distincte de l’interprétation des jours, un point qui est souvent négligé. En d’autres termes, en dehors de toute considération scientifique, le texte de Genèse 1:1, en séparant le commencement du jour 1, laisse l’âge de l’univers indéterminé.

(Lennox 2011, p. 53)

Il avance également le point de vue de C. John Collin, selon lequel les jours sont des « jours analogiques », comme une manière possible d’interpréter les jours. Ce point de vue prend le mot jour dans son sens ordinaire, mais l’applique de manière analogique.

En ce qui concerne la justification de la semaine de création de six jours par Exode 20:8-11, Lennox estime que, bien qu’il y ait des similitudes entre la semaine de création de Dieu et notre semaine de travail, il y a aussi des différences évidentes, ce qui signifie qu’il n’est pas possible de tracer des lignes droites entre la Genèse et notre semaine de travail. Par conséquent, Exode 20:8-11 n’exige pas que les jours de Genèse 1 soient les jours d’une seule semaine (Lennox 2011, p. 57).

Dans une réponse à Stephen Hawking dans un livre précédent, Lennox (2010, pp. 45-46) lui reproche de ne pas avoir lu suffisamment et de ne pas s’être engagé dans la recherche lorsqu’il discute des données bibliques de Genèse 1:1. Il semble que Lennox ferait bien de suivre son propre conseil puisqu’il n’a manifestement pas consulté les spécialistes réputés du créationnisme jeune terre qui ont depuis longtemps réfuté ses arguments créationnistes terre ancienne.

Le raisonnement de Lennox, qui consiste à séparer le verset 1:1-2 de la Genèse du verset 3, n’est qu’une version sophistiquée de la théorie des lacunes. Au verset 1, le verbe est au parfait et au verset 3, la consécutive wav est utilisée. Le verset 2, cependant, commence d’une manière différente, le wav étant attaché au nom « la terre » plutôt qu’au verbe à l’imparfait. C’est ce qu’on appelle le waw disjonctif. Cela signifie que le verset 2 est une petite déclaration parenthétique disant quelque chose sur ce qu’était la terre lorsque Dieu l’a créée pour la première fois. Le récit des événements va du verset 1 au verset 3. Le verset 2 n’est pas un récit d’événements, mais une description de l’état de la terre.

De plus, au verset 4, Dieu sépare la lumière des ténèbres, et au verset 5, il appelle les ténèbres « nuit ». Cependant, les seules ténèbres mentionnées jusqu’à présent se trouvent au verset 2, ce qui signifie que le verset 2 décrit l’état de la terre au début de la première nuit. Au verset 5, la première nuit se situe entre le soir et le matin et définit le jour. Il n’est pas nécessaire de placer une lacune n’importe où dans les jours de la création à moins d’essayer de faire rentrer quelque chose, ce qui est en fin de compte ce que Lennox essaie de faire.

En ce qui concerne Exode 20:8-11 et les jours comme étant analogues au jour de repos de Dieu, cela simplifie à l’excès et présente de manière erronée la corrélation entre les deux textes. Exode 20:8-11 a un certain nombre de liens avec la semaine de la création :

un schéma « six plus un », « les cieux et la terre », « le septième jour », « le repos », « la bénédiction » et « la sanctification ». Tout ceci suggère qu’au moins, l’un des objectifs de Dieu en créant les cieux et la terre en six jours littéraux successifs suivis d’un jour de repos littéral était d’établir un modèle à suivre pour son peuple.

En outre, Exode 20:8-11 utilise un adverbe de temps (« en six jours ») qui indique la durée de l’activité créatrice de Dieu (Waltke et O’Connor 1990, p. 171).

Le schéma de la semaine de la création est également mentionné dans Exode 31, 14-17, car l’observation du sabbat par Israël était un signe de l’alliance mosaïque. Exode 20 et Exode 31 affirment tous deux que la semaine de la création était littérale et non analogique.

Le problème du quatrième jour

Lennox a déjà laissé entendre que son interprétation de la Genèse était essentiellement textuelle et n’avait pas été influencée par la « science » (Lennox 2011, p. 53), mais il est difficile de le croire au vu de son objection concernant le quatrième jour. Il pose la question suivante :

S’il y a une dimension chronologique aux jours, comment se fait-il que le soleil ait été créé le quatrième jour ?

(Lennox 2011, p. 154)

Le texte ne pose aucun problème quant à la création du soleil le quatrième jour, à moins que vous n’essayiez de tenir compte d’une vision séculière de l’origine du soleil, ce que Lennox tente de faire. Dans cette optique, le soleil et les étoiles précèdent la terre.

Il ne peut tout simplement pas comprendre comment les trois premiers jours peuvent être des jours de 24 heures si le soleil n’est pas encore là (Lennox 2011, pp. 58-59). Pour Lennox,

l’alternative logique est que le soleil existait au début de la semaine de la Genèse ; et que le récit du jour 4 devrait être lu à la lumière de ce fait.

(Lennox 2011, p. 59)

Pour ce faire, il examine deux arguments utilisés par Hugh Ross et C. J. Collins. Se référant à Job 38:9, Ross soutient que le soleil, la lune et les étoiles n’ont pas été créés le quatrième jour, mais sont apparus lorsque la couverture nuageuse qui les dissimulait s’est dissipée (Ross 2001, p. 43). Par ailleurs, Collins suggère que le verbe « fait » (‘asah) dans Genèse 1:16 ne signifie pas spécifiquement « créer » ; bien que ‘asah signifie « créer », il se réfère souvent à « travailler dans quelque chose qui est déjà là », ou même à quelque chose qui a été « désigné ». Lennox privilégie l’interprétation de Collins, car elle correspond bien à la fonction du soleil et de la lune en tant que lumières visibles dans le ciel. Essentiellement, Dieu parle de leur rôle dans le cosmos, et non de leur création ou de leur apparition (Lennox 2011, p. 59).

Afin de rejeter l’argument de la création du soleil au quatrième jour, Lennox déclare :

Certains ont tenté de surmonter ce problème en postulant l’existence d’une source de lumière non solaire qui a fonctionné pendant les trois premiers jours … bien que nous ne sachions rien d’une telle source de lumière, que ce soit dans les Écritures ou dans la science (Lennox 2011, p. 59).

Ce n’est tout simplement pas vrai.

La Bible nous dit que Dieu a créé la lumière le premier jour (Genèse 1:3), mais elle ne nous dit pas quelle en était la source. Est-ce vraiment si difficile pour le Dieu qui est lumière (1 Jean 1:5) de créer une source de lumière sans soleil ni étoiles ? Pas du tout !

En tout cas, on nous dit qu’il n’y aura pas besoin de soleil dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre, parce que la présence de la gloire de Dieu fournira l’illumination nécessaire (Apocalypse 21:23).

Lennox ne comprend pas comment les trois premiers jours ont pu être littéralement des jours sans soleil, mais les créationnistes jeune terre ont depuis longtemps apporté une solution facile à ce dilemme. La Genèse indique clairement que le soleil a été créé le quatrième jour, et non au début de la semaine de la création. Le soleil est-il simplement apparu le quatrième jour ? Le mot « apparaître » (ra’ah) est utilisé dans Genèse 1:9, alors pourquoi l’auteur n’aurait-il pas utilisé ce mot s’il voulait dire que le soleil et les étoiles sont apparus le quatrième jour ? Il est vrai que les rôles du soleil et des étoiles sont décrits au quatrième jour, mais cela n’empêche pas qu’ils aient été créés ce jour-là. La plus grande faiblesse de cet argument est peut-être que le mot pour « faire » (‘asah) est utilisé tout au long de Genèse 1, et est même utilisé de manière interchangeable avec « créer » (bara dans Genèse 1:26-27) (Mortenson 2007).

La mort et la souffrance

Lennox est conscient des limites du traitement de la question de la mort et de la souffrance dans un livre court (Lennox 2011, p. 76). Il reconnaît néanmoins que la déclaration de l’apôtre Paul dans Romains 5:12 est

une question sérieuse ayant de profondes implications pour la doctrine du salut, car… Si Paul se trompe dans son diagnostic sur l’origine du péché et de la mort, comment pouvons nous nous attendre à ce qu’il ait raison quant à sa solution ?

(Lennox 2011, p. 76).

Il comprend à juste titre que Romains 5:12 se réfère à la mort humaine, estimant que Paul laisse ouverte la question de la mort à des niveaux autres qu’humains (Lennox 2011, p. 78). Par exemple, il estime que puisque l’homme a mangé des plantes, la mort des plantes ne peut pas être un problème ou une conséquence du péché humain, même si les plantes sont mortes (Lennox 2011, p. 78). Cela ne tient pas compte du fait que les plantes ne sont pas considérées comme « vivantes dans l’hébreu biblique ou dans la littérature juive du second Temple » (Kennard 2008, p. 169).

Qu’en est-il de la mort des animaux ? Lennox soutient que la mort a dû exister avant la chute parce que des mammifères comme les baleines, qui ne vivent pas de végétation verte mais d’aliments marins vivants, ont dû causer la mort en mangeant (Lennox 2011, p. 78). Ce faisant, il exclut la possibilité de l’existence d’autres aliments.

Il suggère également que l’absence de mort animale avant le péché humain rend l’existence des prédateurs problématique (Lennox 2011, p. 79), suggérant que si les prédateurs étaient le résultat de la Chute :

. … cela ne ferait-il pas de ce péché le déclencheur d’un processus de création – une caractéristique qui semble très improbable, et sur laquelle la Bible semble rester silencieuse ? Ou bien Dieu a-t-il prévu le changement, intégré à l’avance les mécanismes dans les créatures, puis fait quelque chose pour les mettre en œuvre ? .

(Lennox 2011, p. 79)

Les problèmes soulevés par Lennox pour justifier l’absence de mort animale avant la Chute sont compréhensibles, mais on peut y répondre dans un cadre biblique. La Bible n’utilise jamais le terme hébreu nephesh chayyah (âme vivante/créature) pour désigner les invertébrés, alors qu’elle le fait pour désigner les humains et les poissons (Genèse 1:20 ; 2:7). En outre, les insectes n’ont pas le même type de « sang » que les vertébrés, mais « la vie de la chair est dans le sang » (Lévitique 17:11) (Sarfati 2004, p. 211). Il est donc raisonnable de supposer que le régime alimentaire des animaux avant la chute pouvait inclure des invertébrés. Même ainsi, si nous considérons le fait que Dieu a connu à l’avance la chute (1 Pierre 1:18-20 ; Éphésiens 3:11 ; Apocalypse 13:8), il est également logique qu’il ait programmé les créatures avec l’information nécessaire pour qu’elles puissent s’adapter à la chute.

Il a programmé les créatures avec les informations relatives aux caractéristiques d’attaque et de défense dont elles auraient besoin dans un monde maudit. Ces informations ont été « activées » lors de la Chute (Sarfati 2004, p. 212).

Pour ne pas avoir à argumenter de la sorte, Lennox pense que le rasoir d’Occam (toutes choses égales par ailleurs, la solution la plus simple tend à être la meilleure) doit être appliqué à ce stade afin de limiter la multiplication d’hypothèses inutiles (Lennox 2011, p. 79). Cependant, son application du rasoir d’Occam concerne la déclaration de Paul dans Romains 5:12, qui n’est pas un texte que les créationnistes jeune terre utiliseraient pour plaider en faveur de la mort des animaux. Il n’aurait raison dans son application que si Romains 5:12 était utilisé de cette manière. Le rasoir d’Occam doit être préféré lorsqu’il est utilisé avec les textes bibliques corrects concernant l’absence de toute forme de mort avant la chute (Genèse 1:29-31 ; 3:1- 24 ; Romains 8:19-22 ; Apocalypse 21:4 ; 22:3).

Lennox anticipe l’objection selon laquelle Romains 8:20-21 fait référence à toute mort résultant du péché (Lennox 2011, p. 79). Estimant que la corruption, la maladie et la mort humaine peuvent bien être une conséquence du péché humain, mais que la mort des animaux et des plantes ne l’est pas, il ne commente pas Romains 8:22 (Lennox 2011, p. 80).

Il poursuit en laissant entendre qu’il n’y avait pas de mort dans le jardin d’Eden : « Le texte biblique ne donne pas l’impression que le monde entier était comme l’Eden » (Lennox 2011, p. 81). En posant la question suivante

Y avait-il … une différence entre le comportement des animaux à l’extérieur du jardin d’Eden et celui de ceux qui se trouvaient dans la situation idyllique à l’intérieur ?.

Lennox 2011, p. 82

La Bible n’évoque nulle part ces implications. Elle nous dit plutôt que toute la création de Dieu était  « très bonne » (Genèse 1:31). L’expression « très bon » est la prononciation par Dieu de l’aboutissement de toute sa création, alors qu’il a déjà qualifié les choses de « bonnes » à six reprises. Dans leur commentaire de la Genèse, les théologiens du 19e siècle Keil et Delitzsch, experts en hébreu biblique, ont commenté Genèse 1:31 :

Par l’application du terme « bon » à tout ce que Dieu a fait, et par la répétition du mot avec l’accent « très » à la fin de toute la création, l’existence de quoi que ce soit de mauvais est absolument niée, et l’hypothèse réfutée …. 

Keil et Delitzsch 1980, p. 67

Le monde très bon que Dieu a créé n’est pas seulement une référence à la morale. Les versets 29 et 30 montrent que l’expression « très bon » s’applique également au régime végétarien de l’homme et des animaux. Il n’y avait pas de « tuer ou être tué » ou de survie du plus fort dans la très bonne création de Dieu.

Bien que Lennox nous implore de noter soigneusement ce que dit l’Écriture, il lui arrive de ne pas suivre son propre principe. En ce qui concerne Genèse 1:30, il pense que l’instruction concernant la végétation comme nourriture a été donnée aux humains et non aux animaux (Lennox 2011, p. 89). La raison en est la suivante :

Les humains venaient d’être informés de ce que devait être leur nourriture. Ils avaient reçu l’ordre de soumettre les poissons, les animaux et les oiseaux. Il serait important qu’ils sachent que la soumission n’incluait pas l’éloignement des animaux de la nourriture des humains, ce qui suggère qu’au moins certains d’entre eux pouvaient être des aliments non végétariens.

Lennox 2011, p. 89

Cependant, il semble ne pas voir du tout le lien avec ce que dit le verset précédent. Genèse 1:29 indique explicitement que la nourriture des humains devait être constituée de végétaux, tandis que le verset 30 nous dit que les animaux devaient également se nourrir de plantes vertes. Cela signifie que les animaux et les humains étaient végétariens dès le départ. Comme le note Hamilton :

À aucun moment, il n’est permis à quoi que ce soit (êtres humains, animaux, oiseaux) de prendre la vie d’un autre être vivant et de la consommer comme nourriture. La domination attribuée au couple humain sur le monde animal n’inclut pas la prérogative de la boucherie. Au contraire, l’humanité survit grâce à un régime végétarien (Hamilton 1990, p. 140).

En essayant d’intégrer la mort des plantes et des animaux dans le monde d’avant la chute, Lennox échoue sur un certain nombre de points. Tout d’abord, il ne reconnaît pas que les plantes n’ont pas le principe de vie (nephesh en hébreu) que les animaux et les humains ont. Deuxièmement, bien qu’il ait raison de souligner que Romains 5:12 fait référence à la mort humaine, son manque évident d’engagement envers les écrits créationnistes jeune terre signifie qu’il n’est pas conscient du fait qu’il ne s’agit pas d’un texte que les créationnistes jeune terre utilisent pour soutenir qu’il n’y a pas eu de mort animale avant la chute.

D’un point de vue biblique, il y a plusieurs raisons pour lesquelles il n’y a pas eu de mort d’aucune sorte avant la chute. Puisque Dieu a rendu sa création  « très bonne » (Genèse 1:31) et que les hommes et les animaux étaient à l’origine végétariens (Genèse 1:29-30), la mort ne pouvait pas faire partie de la création de Dieu. Même après la chute, le régime alimentaire d’Adam et d’Ève était végétarien (Genèse 3:17-19). Ce n’est qu’après le déluge que l’homme a été autorisé à manger des animaux (Genèse 9:3). La chute de Genèse 3 expliquerait mieux l’origine du comportement carnivore des animaux.

En outre, Esaïe 11:6-9 et 65:17-25 font référence à un état futur de la terre qui semble correspondre au monde d’avant la chute, où il n’y avait pas d’activité carnivore. Il est également erroné de lire l’état actuel du monde, qui comprend des prédateurs, dans le récit biblique de la création. Il s’agit du principe uniformisant « le présent est la clé du passé » (popularisé par Charles Lyell), qui suppose que les processus que nous observons dans notre monde actuel sont tels qu’ils ont toujours été. Il s’agit d’une hypothèse courante chez les créationnistes de l’ancienne terre. Cependant, c’est la révélation, et non le présent, qui permet de comprendre le passé.

En ce qui concerne Romains 8:19-22, le mot création au verset 19 a fait l’objet d’un débat. Dunn et Moo soulignent tous deux que ce mot fait clairement référence à la création non humaine (Dunn 1988, p. 469 ; Moo 1996, p. 514). Au verset 20, Paul explique pourquoi la création anticipe la révélation des fils de Dieu. « La raison, dit Paul, est que la création subhumaine elle-même n’est pas ce qu’elle devrait être, ou ce que Dieu voulait qu’elle soit » (Moo 1996, p. 515). C’est ainsi parce que Dieu l’a soumise à la frustration, Lui « … seul a le droit et le pouvoir de condamner toute la création à la frustration à cause du péché humain » (Moo 1996, p. 516). Schreiner estime que Paul s’inspire probablement de la tradition de Genèse 3, 17-19, où la création est maudite à cause du péché d’Adam. Il souligne que « futilité » signifie que la création n’a pas rempli le but pour lequel elle a été faite (Schreiner 1998, p. 436). Dunn écrit que « soumis par Dieu. est un passif divin qui se réfère particulièrement à Genèse 3:17-18 » (Dunn 1988, p. 470). Le point de vue de Paul au verset 22, un verset que Lennox ne discute pas, est que la création, qui encore une fois n’est pas humaine (Dunn 1988, p. 472), gémit et souffre, non pas à cause des catastrophes naturelles et de la souffrance avant la chute, mais à cause de la chute d’Adam dans Genèse 3, comme Romains 8:19-25 l’indique clairement.

La Bible parle également d’un temps où la création sera affranchie (Actes 3:21 ; Romains 8:21) parce que toute la création « a été soumise à la vanité » (Romains 8:20-22). Les créationnistes vieille terre doivent être en mesure d’expliquer dans quel état la création sera restaurée. Sera-t-elle restaurée dans un état de mort et de souffrance ? Le livre de l’Apocalypse indique clairement que dans les nouveaux cieux et sur la nouvelle terre, il n’y aura plus ni douleur ni mort (Apocalypse 21:4) et que la malédiction disparaîtra (Apocalypse 22:3). Comment peut-on se réjouir d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre remplis de mort, quelle qu’elle soit ?

L’âge de la terre

En ce qui concerne l’âge de la terre, Lennox n’est pas convaincu que la lecture terre ancienne soit moins naturelle que celle jeune terre, si nous pensons simplement en termes d’âge de la terre (Lennox 2011, p. 66). La raison en est que le texte de Genèse 1, selon lui, sépare la création initiale du premier jour. L’âge de la terre est une question logiquement distincte de la nature des jours (Lennox 2011, p. 66).

Cependant, la compréhension qu’a Lennox de l’âge de l’univers est davantage contrôlée par la théorie du big bang que par le texte biblique :

Le modèle standard (Big Bang) développé par les physiciens et les cosmologistes peut être considéré comme un déballage scientifique des implications de la déclaration « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre ». Il y a ici une certaine ironie, dans la mesure où le même modèle cosmologique du Big Bang qui confirme l’affirmation biblique selon laquelle il y a eu un commencement implique également que l’univers est très ancien.

Lennox 2011, p. 154

Malheureusement, Lennox assume le modèle standard du big bang sans argument et n’aborde pas les problèmes bibliques et scientifiques qu’il pose (Williams et Hartnett 2005).

Sa confiance dans le modèle du big bang est malheureuse car il est non seulement basé sur le naturalisme philosophique (la croyance que la nature est tout ce qu’il y a), mais il contredit le récit biblique de la création de plusieurs façons. Tout d’abord, accepter le modèle du big bang revient à ignorer ce que le Créateur a révélé sur la manière dont il a créé l’univers. La Bible enseigne clairement que Dieu a créé tout ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre en six jours (Exode 20:11). Cela contraste avec le modèle du big bang, qui explique que la création de l’univers et de la terre s’est étalée sur des milliards d’années. Selon la théorie du big bang, les étoiles existent depuis des milliards d’années avant la terre, alors que la Bible enseigne que les étoiles ont été créées (et non « apparues ») le quatrième jour, trois jours après la création de la terre. La Bible enseigne également que la terre a été créée à partir de l’eau (Genèse 1:2-9 ; 2 Pierre 3:5), alors que le modèle du big bang enseigne que la terre a commencé sous forme de roche en fusion.

Dans sa recherche d’une solution à cette controverse, il propose quatre considérations :

  • Les preuves scientifiques actuelles d’une terre ancienne.
  • L’admission honnête et admirable d’éminents créationnistes jeune terre que « les créationnistes contemporains devraient humblement convenir que leur point de vue est, à l’heure actuelle, peu plausible sur des bases purement scientifiques … ».
  • Le fait que les Ecritures, bien qu’elles puissent être interprétées en termes de jeune terre, n’exigent pas une telle interprétation.
  • Le fait que nous ne savons pas tout (Lennox 2011, pp. 86-87).

Malheureusement, l’argument de Lennox en faveur d’une terre ancienne à partir de Genèse 1 ne fonctionne tout simplement pas, et il est imposé au texte plutôt que lu à partir de celui-ci. Le facteur déterminant de son interprétation d’une terre ancienne est la « preuve scientifique », qui est simplement le résultat des hypothèses uniformitaires utilisées pour interpréter la preuve, plutôt que des présupposés bibliques.

Il est étrange que Lennox ait choisi Nelson et Reynolds comme créationnistes jeune terre pour interagir avec eux. Le fait qu’on leur ait demandé d’argumenter en faveur des créationnistes jeune terre dans le livre Three Views On Creation and Evolution (Nelson et Reynolds 1999, pp. 39-75) est déjà époustouflant, étant donné que leur formation est en philosophie, et non en science ou en théologie.

Le fait qu’il admette que la Genèse peut être interprétée en termes jeune terre est louable, mais son affirmation selon laquelle la Genèse ne doit pas être interprétée de cette manière n’a rien à voir avec le texte, mais tout à voir avec ses hypothèses a priori concernant l’âge de la terre. Il a également raison de dire que nous ne savons pas tout, mais que nous connaissons Celui qui sait tout, et que nous pouvons lui faire confiance lorsqu’il nous dit combien de temps il a mis pour tout créer.

Conclusion

John Lennox est un chrétien engagé dont les écrits et les débats contre les nouveaux athées, tels que Christopher Hitchens et Richard Dawkins, ont beaucoup encouragé les chrétiens à rester fermes et à défendre leur foi. Cependant, l’une des principales déceptions que suscite ce livre est que Lennox ne s’est manifestement pas penché de manière significative sur un des principaux ouvrages créationnistes de notre époque. S’il l’avait fait, il n’aurait peut-être pas eu à écrire ce livre, car la plupart de ses arguments ont été réfutés depuis longtemps.

La seule position créationniste jeune terre que Lennox semble avoir lue est celle du livre Three Views of Creation and Evolution (Lennox 2011, pp. 66, 86), qui est une présentation très faible du créationnisme jeune terre, défendue par des défenseurs qui ne sont pas connus du tout de ce point de vue. Ses arguments en faveur de la création sur une terre ancienne sont gravement erronés à la lumière des Écritures, et malheureusement, l’histoire a montré que les compromis sur la Genèse sapent la Bible.

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Notes de bas de page

  • 1 – Cette citation ne représente pas l’attitude de Lennox, mais l’attitude de quelqu’un d’autre que Lennox cite. Cependant, l’implication des arguments de Lennox dans le livre conduit le lecteur à la même conclusion, à savoir que le créationnisme jeune terre est très stupide et non scientifique.
  • 2 – Paul Copan, Ravi Zacharias, Alvin Plantinga, C. John Collins, Doug Groothuis et Henry F. Schaefer III ont approuvé le livre.
  • 3 – Il convient de noter que Davis Young pense que la terre est vieille.
  • 4 – Cette conclusion est basée sur les arguments suivants. Premièrement, elle est incluse dans une séquence numérotée avec les autres jours de la création, qui doivent être compris comme des jours de durée ordinaire. Deuxièmement, Hébreux 4:3-5 n’affirme pas que le 7e jour se poursuit ; il affirme que le repos de Dieu se poursuit. Troisièmement, Adam et Ève ont dû vivre le septième jour avant d’être chassés du jardin ; sinon, Dieu aurait nécessairement maudit la terre le jour même où il l’a bénie et sanctifiée. Enfin, si l’absence de « soir et matin » signifie que le jour est plus long qu’un jour normal (comme le soutiennent les créationnistes de l’ancienne terre), cela semble être une admission involontaire que les six premiers jours étaient d’une durée normale. Voir également Chaffey et Lisle 2008, pp.51-52.
  • 5 – L’argument suivant concernant « le soir et le matin » se trouve dans McCabe (2009, pp.225-242).

BABEL CIUDAT DE LIMBI.

The Los Angeles Times, California.
Wed, Apr 18, 1906 Page 17
Romanian translation.


  • O nouă sectă de fanatici face ravagii,
  • O scenă sălbatică s-a desfășurat noaptea trecută pe strada Azusa.
  • Un discurs fără cuvinte al unei surori.

Respirând cuvinte ciudate și rostind un crez pe care nici un muritor sănătos nu pare capabil să-l înțeleagă, cea mai nouă sectă religioasă a apărut în Los Angeles. Întâlnirile au loc într-un snack-bar dărăpănat de pe strada Azusa, lângă strada San Pedro, iar adepții acestei doctrine ciudate practică cele mai fanatice rituri, predică cele mai nebunești teorii și se complac într-o stare de excitație nebună în zelul lor deosebit.

Cei de culoare și câțiva albi alcătuiesc congregația, iar noaptea este făcută hidoasă în cartier de urletele credincioșilor, care petrec ore întregi legănându-se înainte și înapoi într-o atitudine nervoasă de rugăciune și implorare. Ei pretind că au darul limbilor » și că sunt capabili să înțeleagă Babel. O afirmație atât de surprinzătoare nu a mai fost niciodată făcută de o companie de fanatici, nici măcar în Los Angeles, unde se regăsesc nenumărate culte. Principiile sacre, la care credincioșii ortodocși se referă cu reverență, sunt tratate într-o manieră colocvială, chiar ireverențioasă de către aceștia din urmă.

OPTICA DE PIATRĂ SFIDEAZĂ.

Un bătrân îndrumător de culoare, orb de un ochi, este majordomul companiei. « Cu optica sa de piatră fixată pe un necredincios nefericit, bătrânul își strigă sfidarea și cere un răspuns. Anatemele se îngrămădesc asupra oricui îndrăznește să contrazică vorbele predicatorului. În pumnul său mare, fratele de culoare ține o Biblie în miniatură din care citește, la intervale, unul sau două cuvinte, niciodată mai mult. După o oră de îndemnuri, frații prezenți sunt invitați să se alăture la o « întâlnire de rugăciune, cântec și mărturie ». Atunci se dezlănțuie pandemoniul și limitele rațiunii sunt depășite de cei care sunt « hrăniți de spirit », oricare ar fi acesta. « You-oo-oo-oo gou-loo-loo-loo » intră sub incidența « bloo-oo-00 boo-Ioo », strigă o bătrână « mămică » de culoare, într-o frenezie de zel religios.
Legănându-și brațele în jurul ei, ea continuă cu cea mai ciudată clopoteasca rostită vreodată. Puține dintre cuvintele ei sunt inteligibile, iar cea mai mare parte a mărturiei sale conține cea mai scandaloasă amestecătură de silabe, care sunt ascultate cu reverență / admirație de către companie.

SĂ IASĂ LIMBILE AFARĂ

Una dintre cele mai sălbatice întâlniri a avut loc aseară și cea mai mare emoție a fost atinsă de adunare, care și-a continuat « închinarea » până aproape de miezul nopții. Bătrânul îndemnator le-a îndemnat pe « surori » să lase « limbile să iasă », iar femeile s-au lăsat pradă unei dezlănțuiri de fervoare religioasă. Ca urmare, o doamnă bine dotată a fost copleșită de emoție și aproape a leșinat.
Fără să se lase intimidată de atitudinea înfricoșătoare a închinătoarei de culoare, o altă femeie de culoare a sărit pe podea și a început o gesticulație sălbatică care s-a încheiat cu un gâlgâit de rugăciuni fără cuvinte de-a dreptul șocante. « Vorbește în limbi necunoscute », a anunțat liderul într-o șoaptă speriată. « Continuă, soră. » Sora a continuat până când a fost necesar să o ajutăm să se așeze din cauza oboselii trupești.

AUR (rimează cu DUMNEZEU) ÎNTRE EI.

Printre « credincioși » se află un bărbat care pretinde a fi rabin evreu. El spune că se numește Gold și susține că a deținut funcții în unele dintre cele mai mari sinagogi din Statele Unite. Aseară, el a spus mulțimii că este bine cunoscut de evreii din Los Angeles și San Francisco și a citat numele unor cetățeni locali proeminenți, Gold susținând că a fost vindecat în mod miraculos și convertit la noua sectă. Un alt vorbitor a avut o viziune în care i-a văzut pe locuitorii din Los Angeles curgând într-un curent puternic spre pierzanie. El a profețit distrugerea teribilă a acelui oraș dacă cetățenii săi nu vor fi aduși să creadă în principiile noii credințe ….