Presse: Comment cette pub pour la scientologie s’est retrouvée sur ce grand magasin parisien

27/01/2017 BFMTV.COM Frédéric BIANCHI Journaliste

Repérée par une internaute sur Twitter, une publicité diffusée sur un écran géant sur la façade du grand magasin Citadium à Paris a suscité l’émoi sur les réseaux sociaux. L’enseigne assure n’y être pour rien et a depuis fait retirer la pub.

« Découvrez la dianétique ».

Bien que diffusée sur l’écran géant à l’entrée du magasin de sport parisien Citadium, cette publicité vantant la « puissance de la pensée sur le corps » aurait pu passer inaperçue. Sauf que la dianétique en question n’est pas un banal exercice de développement personnel. Il s’agit d’une théorie de traitement des désordres personnels créée par Ron Hubbard, le fondateur de l’église de scientologie. Cette publicité en question faisait la promotion d’un livre, celui de Ron Hubbard, écrit en 1950 et à l’origine de l’église controversée.

L’enseigne Citadium ferait-elle donc de la pub pour la scientologie? C’est en tout cas la question que s’est posée cette internaute ce matin sur Twitter. Un message qui a suscité émoi et incompréhension sur le réseau social. Certains en appelant même au boycott de l’enseigne.

Joint par BFM Business, Citadium assure ne pas être responsable de cette publicité. « L’écran en question est géré par une régie externe et nous ne sommes pas au courant des contenus, explique-t-on à la communication de l’enseigne. Et pour des raisons éthiques bien évidentes, nous l’avons immédiatement fait enlever ». En fin de matinée, la publicité en question n’était plus diffusée. Interpellé par de nombreux internautes sur Twitter, Citadium va répondre officiellement dans le courant de l’après-midi.

C’est la régie MediaLarge qui est à l’origine de la diffusion de cette publicité, une société spécialisée dans la gestion de murs d’images. Selon nos informations, la publicité en question était diffusée depuis 3 jours sur l’écran du magasin sans que personne ne fasse le rapprochement avec la scientologie. Jointe par BFM Business, la société en question assure s’être « fait avoir ». « Ce message n’aurait jamais dû être diffusé, explique Thierry de Jotemps, le responsable de la société. Le concept de dianétique n’a simplement pas inspiré notre technicien qui a cru que c’était un truc de relaxation comme dans un centre de spa. D’ailleurs, à la direction de Citadium on m’a aussi dit qu’ils ne voyaient pas ce que c’était. Quoi qu’il en soit, il est hors de question de passer des messages non conformes à l’éthique ou susceptibles de froisser les gens. On a récemment refusé la demande d’un parti politique d’ailleurs ».

La même pub déjà diffusée sur les Champs-Elysées

Comment cette pub s’est alors retrouvée dans le listing de MediaLarge? « Ce sont des agences médias qui nous proposent des pubs en général pour Nike, Coca ou Adidas, explique Thierry de Jotemps. Je ne sais pas quelle agence média nous a proposé cette pub en particulier, j’essaie de la retrouver. Peut-être n’ont-ils pas fait le lien eux non plus avec la scientologie? En tout cas ce que je peux vous dire, c’est que cette même pub a été diffusée pendant les fêtes sur l’écran du marché de Noël sur les Champs-Elysées à Paris, un écran que nous ne gérons pas ».

Il est vrai que la publicité en question ne faisait pas mention du nom de scientologie, ce qui a pu induire la régie en erreur. La scientologie ne mentionne pas toujours son nom sur ses tracts et communications. Elle parle plus volontiers de dianétique ou propose des tests de personnalité comme sur ce genre de tracts diffusés en octobre dernier dans les boîtes aux lettres toulousaines.

La scientologie assure néanmoins ne pas avoir voulu piéger la régie publicitaire. « Il s’agit d’une publicité pour un livre, ce qui n’est pas interdit à ma connaissance, explique Eric Roux, le porte-parole de l’église de scientologie en France. C’est un livre qui s’est vendu à 20 millions d’exemplaires depuis sa sortie en 1950 et je trouve dommage qu’on retire la publicité sur je ne sais quelle pression des internautes. »

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/comment-cette-pub-pour-la-scientologie-s-est-retrouvee-sur-ce-grand-magasin-parisien-1091204.html

Presse: Eglise de Banamè: des révélations sur le drame de Porto Novo

BENIN WEB TV,  Par  Edouard DJOGBENOU

Jan 30, 2017

On  en sait un peu plus sur les causes du drame survenu sur certains fidèles de l’église de Jésus-Christ de Banamè, cellules de Porto Novo. En effet, dans la nuit du samedi au dimanche passé, certains fidèles de cette confession religieuse qui entretient la polémique ont fait une expérience inoubliable du moins pour ceux d’entre eux qui ont survécu à cette expérience.

Selon certains rescapés du drame et des proches parents de victime, tout serait parti d’une annonce peu ordinaire des dignitaires de cette confession religieuse qui ont annoncé la fin du monde pour le dimanche 29 Janvier 2017. Une fin du monde qui supprimerait les mauvaises créatures.

Pour sauver son âme et échapper à la mort, il faut faire un rituel dans la nuit du samedi 28 Janvier à minuit jusqu’au dimanche 29 Janvier à minuit. Selon les témoignages recueillis auprès des proches des victimes, le rituel consistait à s’enfermer hermétiquement dans une chambre embaumée d’un encens spécial et éclairée d’une bougie mystique vendue aux fidèles à un prix qui vaut son effet, soit un montant de 24.000 FCFA.

Malheureusement pour ces fidèles, bon nombres d’entre-eux ont succombé lors du rituel. Certains ont perdu la vie sur le champ, d’autres sont tombés dans un coma profond. Selon une source médicale, ceux qui ont succombé lors du rituel sont morts par inhalation du monoxyde de carbone, donc par asphyxie.

Rapprochés, les dignitaires de l’église de Jésus-christ de Banamè affirment n’avoir pas de part de responsabilité dans ce drame social et doutent même que les victimes soient de véritables daagbovis (le nom donné aux fidèles du dieu parfaite de Banamè).

https://beninwebtv.com/2017/01/eglise-de-baname-revelations-drame-de-porto-novo/

presse: 22 ans après, le Japon n’oublie pas l’attaque au gaz sarin

20 mars 2017, JapanFM

Aujourd’hui le Japon commémore un triste évènement: l’attaque au gaz sarin des métros de Tôkyô il y a 22 ans faisant 13 morts et plus de 6 000 blessés. Retour sur la plus grave attaque meurtrière commise au Japon depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

Le 20 mars 1995, à 7h55, cinq individus pénètrent dans les wagons de trois lignes de métro de TôkyôChiyodaMarunouchi et Hibiya.  A 8h, en pleine période de pointe du métro dans la capitale, les individus percent des poches contenant du liquide, qu’ils ont apporté avec eux, grâce à la pointe d’un parapluie. Quinze minutes plus tard environ, alors que ces trois rames de métros se dirigent vers la station Kasumigaseki, quartier de l’administration centrale et des ministères du pays, les usagers du métro commencent à subir les effets du gaz sarin: principalement des troubles oculaires, nausées, maux de tête voire troubles respiratoires ou encore convulsions… Ils sont intoxiqués.

C’est la panique et les usagers du métro affluent vers les hôpitaux environnant. D’autres, plus gravement atteints, décèdent. Jusqu’alors les autorités n’ont aucune idée de la cause de ces intoxications, on évoque dans un premier temps une intoxication au monoxyde de carbone, avant mettre en cause le gaz sarin 3 h plus tard. Pourtant l’attaque du métro tokyoïte n’est pas la première du genre, bien que la plus médiatisée car elle s’est déroulée dans la capitale et était de plus grande ampleur. En effet, il y a eu un précédent puisque la secte Aum avait lâché le gaz sarin dans un parking de supermarché résidentiel de la ville de Matsumotodépartement de Nagano, dans la nuit du 27 au 28 juin 1994 faisant 7 morts et 200 blessés intoxiqués. Mais l’implication de la secte Aum dans ce premier attentat n’est avéré qu’après l’attaque de Tôkyô.

L’attaque du 20 mars 1995 est la plus grand attaque meurtrière dans ce pays depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

C’est pourtant 20 ans plus tard que l’affaire semble se clôre. En effet, si l’implication de la secte dans l’attentat du 20 mars 1995 semble plus qu’avérée, c’est en raison d’un lourd passif d’activités criminelles commis par plusieurs membres de la secte comme des enlèvements, séquestration et meurtres sur lesquelles la police enquête. Si son chef, Shôkô ASAHARAChizuo MATSUMOTO de son vrai nom, a été arrêté dès mai 1995 et condamné à mort par pendaison en 2004, -il attend toujours dans le couloir de la mort, c’est en 2012, soit 17 ans après les faits, que le dernier membre et complice recherché, Katsuya TAKAHASHI, est enfin arrêté,  et en 2016, le dernier procès en appel d’un de ses membres a été rejeté, mettant un point final aux procès entourant l’attaque du métro de Tôkyô. Au final, ce sont ainsi 12 membres de la secte, en plus de son gourou, qui sont condamnés à mort en raison des crimes commis au nom de la secte (en tout 200 membres environ ont été arrêtés et condamnés à des peines différentes pour d’autres délits). Sans oublier que lors de l’enquête qui a suivi l’attaque du métro de Tôkyô, le Japon apprend que la secte prévoyait deux nouveaux attentats la même année: l’un au cyanure le 5 mai 1995 qui a été évité de justesse dans le métro de Shinjuku et qui aurait pu faire des milliers de morts, le second à Kamakuishiki près du Mont Fuji à proximité d’un des centres de la secte où la police découvre 50 membres de la secte  abandonnés, attachés et affamés auprès de qui se trouvaient de quoi produire 50 tonnes de gaz sarin, de quoi tuer 4 à 6 millions de personnes.  D’autres révélations mettront plus de temps à venir, puisque la presse japonaise dévoilait en 2015 que la secte Aum prévoyait une autre attaque le même jour de l’attaque des métros, dans un poste de police et non des moindres puisqu’était visé le poste de police d’Osaki, en charge d’une enquête sur des membres de la secte Aum à l’époque. La secte prévoyait donc une autre attaque au gaz sarin afin de ralentir l’enquête, une attaque heureusement avortée grâce au renforcement de la sécurité aux alentours suite à un coup de fil menaçant quelques jours auparavant.  Plus effrayant, c’est qu’après l’attentat, le pays découvre que non seulement la secte était impliquée dans d’autres affaires criminelles, en plus de ces attentats, mais elle avait surtout des connexions mondiales en atteste la tentative de procuration du virus Ebola en Afrique, ou des expériences chimiques faites dans un ranch détenu par la secte Aum Shinrikyo en Australie, mais aussi en Russie où la secte comptait en 1995 environ 30 000 adeptes.

22 ans plus tard, les Japonais continuent à commémorer les victimes de cette attaque, notamment dans la station de Kasumigaseki ce 20 mars 2017 en présence de 21 officiels représentant le métro de Tôkyô, où les personnes présentes ont observé une minute de silence pour les victimes. Il faut comprendre que 22 ans plus tard, cet attentat a toujours des conséquences importantes sur ses victimes, tant sur un plan physique, -50 individus intoxiqués souffriraient de troubles permanents, que sur un plan moral, -vingt ans après certains sont toujours angoissés à l’idée de prendre le métro. Et pour ne rien oublier de ce drame, le responsable de la station Kasumigaseki, qui, présent aux commémorations, veut continuer à raconter ce qui s’est passé aux nouveaux employés, – deux employés de métro sont décédés le 20 mars 1995, victimes du gaz. Mais toutes les affaires criminelles dans lesquelles la secte est impliquée démontre surtout les ravages d’une secte, qui sous couvert de préceptes religieux  n’hésite pas à organiser des attentats, et encore aujourd’hui les raisons de ces attentats demeurent difficiles à comprendre: un besoin de créer le chaos ? Volonté de déstabiliser la politique ?  Et comment Shôkô ASAHARA a-t-il pu convaincre autant d’adeptes à le suivre aveuglément ? Depuis cette attaque, les proches des victimes souhaitent surtout convaincre les plus jeunes afin qu’ils comprennent la réalité, les conséquences de rejoindre une secte et de suivre les idéologies d’un seul homme. D’autant que les adeptes de la secte Aum Shinrikyô restent persuadés du bien-fondé des préceptes initiaux (soit avant que la secte ne se mette à organiser des activités criminelles), car si  la secte s’est scindée en deux à partir de 1999: Aleph et Hikari no wa, elle compterait toujours au total 1 500 adeptes. Ces derniers sont surveillés par l’Agence d’investigation de sécurité publique (agence gouvernementale japonaise de renseignement) jusqu’en janvier 2018 –une surveillance renouvelable tous les trois ans. Quant au gourou, étant donné que tous ses complices recherchés ont été arrêtés et jugés, le dernier procès en appel d’un des membres  de la secte s’est achevé en septembre 2016, il se peut que Shôkô ASAHARA soit exécuté prochainement.

A lire pour aller plus loin: « Underground » Haruki MURAKAMI, un essai regroupant les témoignages des victimes du 20 mars 1995.

Sources: the Japan Times, RTL, « Underground » d’Haruki Murakami

www.japanfm.fr/article-3885-22-ans-apres-japon-noublie-pas-lattaque-au-gaz-sarin.html

Presse: Apocalypse: non, la planète X ne foncera pas sur la Terre en 2017

Certains sites conspirationnistes prévoient – encore – la fin du monde pour octobre 2017, avançant qu’une mystérieuse planète détruira alors la Terre. Quelques clés pour se rassurer.

Le Nouvel Observateur

Jean-Paul Fritz

Chroniqueur sciences

le 08 janvier 2017

C’est un serpent de mer: la planète X, objet céleste censé provoquer la fin du monde, refait périodiquement surface. En 2012, elle était associée à l’apocalypse Maya, à laquelle nous semblons bien avoir échappé. Naturellement, à chaque échec d’une prédiction, ceux qui propagent ces théories les remettent au goût du jour pour une date ultérieure.

Aujourd’hui, certains sites conspirationnistes prévoient la catastrophe pour 2017 – d’aucuns plus précisément pour octobre -, dans un beau mélange de genres qui met dans le même sac étoiles, planètes et comètes. En revanche, des scientifiques (des vrais) recherchent bien une planète aux confins du système solaire. Explications.

La « planète 9 », découverte imminente ?

Si l’on a découvert Neptune, c’est grâce aux calculs du mathématicien français Urbain le Verrier, qui avait noté des perturbations dans l’orbite d’Uranus qu’il expliquait par la présence d’une autre planète géante dans les environs.

Et c’est aujourd’hui le même raisonnement qui a conduit deux astronomes de Caltech (USA) à prédire l’an dernier l’existence de la « planète 9 ». Selon Mike Brown et Konstantin Batygin, les orbites de plusieurs corps célestes situés au-delà de Pluton seraient influencées par une planète plus de 10 fois plus massive que la Terre. C’est cette Planète 9 qu’ils cherchent désormais à repérer visuellement.

Planète 9, planète X, Nibiru, quelle est la différence ?

L’appellation de Planète X ne date pas d’aujourd’hui. On l’utilisait déjà pour rechercher la neuvième planète du système solaire après la découverte de Neptune (en 1846). C’est d’ailleurs cette quête d’une planète située au-delà de l’orbite de Neptune qui a amené la découverte de Pluton en 1930. Si la planète X définie au début du 20e siècle n’a pas été trouvée, la théorie de Brown et Batygin laisse espérer une « neuvième planète » et non pas une dixième, vu que l’union astronomique internationale a depuis pris la décision (contestée) de rétrograder Pluton au rang de planète naine.

Quant à « Nibiru », (du nom d’une divinité sumérienne), c’est une appellation utilisée par les sites conspirationnistes pour désigner la fameuse planète mystère, bien que sous ce vocable se cachent des définitions diverses et qui ne correspondent pas à la réalité des observations. Ceux qui évoquent « Nibiru » mélangent allègrement et sans grande cohérence des morceaux d’éléments scientifiques en les assaisonnant souvent d’une sauce vaguement religieuse et pseudo-historique.

La planète 9 peut-elle menacer la Terre ?

La planète 9 est loin, très loin: elle se situerait 20 fois plus loin du Soleil que Neptune, et si elle perturbe en effet quelques planètes naines et autres objets lointains, elle ne fonce pas pour autant vers la Terre. Elle aurait cependant pu avoir une influence notable dans un lointain passé: selon une étude récente, la forte inclinaison de l’orbite de cette – pour l’instant – hypothétique planète 9 pourrait expliquer que le plan des orbites des autres planètes (dont la Terre) soit incliné de 6 degrés par rapport à l’axe de rotation du Soleil. Mais c’était il y a quelques milliards d’années…

Le danger des comètes… et des astéroïdes     

Un autre danger attribué à la planète X par les conspirationnistes concerne les comètes, dont elle provoquerait une pluie mortelle sur la Terre. Il ne faut pas nier le danger représenté par les astéroïdes et les comètes, c’est d’ailleurs pour cela que les agences spatiales développent des programmes pour de meilleures détections des objets spatiaux potentiellement dangereux, et que l’ONU a désigné en décembre la date du 30 juin comme journée internationale des astéroïdes.

Une comète peut toujours se rapprocher d’une planète, comme on l’a vu avec Siding Spring, qui a frôlé Mars fin 2014, ou Shoemaker-Levy, qui a plongé dans l’atmosphère de Jupiter en 1994. C’est d’ailleurs pour ces raisons qu’il faut continuer les efforts entrepris pour prévenir d’éventuelles collisions dans l’avenir. Mais à l’heure actuelle, aucun objet détecté ne présente de menaces potentielles avant un bon siècle.

Et si c’était une étoile ?

Dans leur continuelle quête de risques imaginaires, certains conspirationnistes ont mis en avant une nouvelle théorie: « Nibiru » ne serait plus seulement une planète, mais un système solaire entier, qui se dirigerait vers nous, annonçant bien sûr de nombreuses catastrophes dans la foulée. Là aussi, il y a une vérité scientifique (bien) cachée: les étoiles se déplacent, et certaines peuvent se rapprocher les unes des autres.

Une étoile passant suffisamment près du système solaire pourrait le perturber, notamment en délogeant certaines comètes du nuage d’Oort, un « réservoir à comètes » qui l’englobe à une très grande distance. Mais si quelques comètes se détachent de ce nuage pour plonger vers l’intérieur du système solaire, cela ne signifie pas qu’elles vont être sur une trajectoire de collision avec la Terre, d’autant plus que Jupiter pourrait les dévier avant qu’elles n’arrivent.

Si l’on en croit une étude publiée en février 2015, le dernier passage de ce genre serait celui de l’étoile de Scholz, un système double situé aujourd’hui à une vingtaine d’années-lumière de la Terre. En se rapprochant à 0,8 années-lumière du Soleil, l’étoile double aurait pu légèrement perturber l’extérieur du nuage d’Oort, mais aurait eu un impact négligeable sur les comètes de cette région. Et, surtout, le passage en question aurait eu lieu… il y a 70.000 ans.

Deux étoiles connues des astronomes pourraient passer dans notre voisinage. La première, Glièse 710, est aujourd’hui à 64 années-lumière de nous. Elle pourrait passer à 0,2 années-lumière de distance, et serait alors aussi lumineuse que Mars ou Jupiter vue de la Terre. Elle provoquerait alors probablement le déplacement de nombreuses comètes… La bonne nouvelle ? Cela se produirait dans environ 1,35 million d’années.

L’autre candidate à une approche est HIP 85805, qui se situerait actuellement à une vingtaine d’années-lumière. Selon certaines études, elle pourrait passer entre 0,15 et 0,65 années-lumière de nous, on ne sait pas exactement quand… mais ce serait dans une fourchette de 270.000 à 465.000 ans.

Une étoile, c’est (relativement) lent

Bien sûr, les conspirationnistes vous diront qu’il peut y avoir des étoiles que l’on n’a pas encore détectées, et qui fondraient sur nous subrepticement. S’il est toujours possible de découvrir des étoiles très faiblement lumineuses dans notre voisinage immédiat, elles se situeraient cependant à une distance respectable.

Même si l’on détectait aujourd’hui une étoile se trouvant aussi près que Proxima du Centaure (l’étoile la plus proche de nous), à 4,25 années-lumière, et qui se dirigerait vers nous, la rencontre potentielle ne se produirait pas avant quelques milliers d’années. Car même si la vitesse d’une étoile comme le Soleil est importante à l’échelle humaine (le Soleil tourne autour du centre galactique à 240 km/s), il lui faudrait pas loin de 5.000 ans pour parcourir quatre années-lumière. De quoi nous laisser le temps de souffler. Pour 2017, il y a bien plus de raisons de s’inquiéter du possible résultat de la présidentielle à venir que d’une sombre menace venue des confins du système solaire…

http://tempsreel.nouvelobs.com/sciences/20170105.OBS3432/apocalypse-non-la-planete-x-ne-foncera-pas-sur-la-terre-en-2017.html

 

Presse: Un guérisseur escroc écope de 4 ans de prison

01 février 2017

20 minutes

Un quinquagénaire a été condamné lundi pour escroquerie par métier par le Tribunal pénal de Bâle. Il avait soutiré plus d’un million de francs à une retraitée richissime en 2013

C’est une peine plus lourde que celle demandée par le Ministère public bâlois qu’a prononcé lundi le Tribunal pénal de Bâle. Un Sénégalais de 59 ans a ainsi écopé de 4 ans de prison pour escroquerie par métier pour avoir délesté une vieille dame de plus d’un million de francs en 2013.

C’est avant tout sa manière de faire sans scrupules qui a mené la Cour à opter pour une sanction plus sévère que celle de 3 ans et demi requise par le Ministère public. Le quinquagénaire a en effet pris soin de gagner la confiance de la multimilionnaire tout en profitant de sa démence grandissante, écrit Telebasel. Il l’a ensuite isolée de tout son entourage et lui a fait croire au grand amour.

Interceptée à la douane avec 600’000 francs

Les écoutes téléphoniques ont ainsi révélé que le guérisseur autoproclamé a profité des sentiments qu’elle avait pour lui afin de mettre en place tout un scénario dans lequel les deux se retrouvaient unis contre le reste du monde.

En l’espace de quelques semaines, la retraitée, qui selon «Bilanz» est l’une des plus riches femmes de Suisse, lui a remis plus d’un million de francs. Pour cela, il l’a fait venir chez lui en France en taxi. A chaque fois, elle lui a donné plusieurs centaines de milliers de francs en cash. Ce n’est qu’au septième passage à la douane que les autorités ont mis un terme à l’escroquerie. Les gardes-frontières avaient alors découvert sur elle près de 600’000 francs.

Frais de justice à charge du prévenu

Interrogé par les juges, l’accusé n’a répondu à aucune question. Il devra rembourser l’argent empoché à sa victime et s’acquitter des 40’000 francs de frais de justice.

www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Un-guerisseur-escroc-ecope-de-4-ans-de-prison-28478811

Presse: La pieuvre scientologue

Voici 2 articles de L’Express, sans commentaires,  


http://www.lexpress.fr/Express/Info/Societe/Dossier/scientologie/dossier.asp?id=212254

La pieuvre scientologue

L’Express du 17/10/1996
Calvaire d’une scientologue
par François Koch

Secrétaire au chômage, elle répond à une annonce proposant de devenir «auditeur dianétique». Comme elle n’était pas assez «pure», il lui en a coûté 1 million de francs en deux ans. A Lyon, elle témoignait à charge

Aujourd’hui, elle a honte d’avoir été victime d’une telle escroquerie intellectuelle. Elle se cache. Elle se sent coupable! Un peu comme la victime d’un viol. «N’écrivez pas mon nom», supplie cette ex-adepte de la Scientologie. Pourtant, il y a deux semaines, face à 23 responsables de la secte accusés d’escroquerie, d’abus de confiance ou d’homicide involontaire, cette célibataire de 60 ans a trouvé le courage de témoigner à la barre du tribunal correctionnel de Lyon.

Entre deux sanglots, cette ex-secrétaire de direction a expliqué comment les scientologues lui ont arraché ses économies et l’héritage de son père, soit, au total, 1 million de francs en deux ans! «J’ai subi une pression psychologique insensée; j’avais perdu mon libre arbitre.»

«Aidez les autres à être mieux dans leur peau. devenez auditeur dianétique.» A l’automne de 1988, c’est cette petite annonce obscure, lue dans un hebdo lyonnais gratuit, qui l’attire au centre de dianétique de la place des Terreaux, cache-sexe de la secte. Elle était naïve et chômeuse. «Auditeur? Je pensais que c’était un nouveau métier.» Alors, docile, elle achète La Dianétique. La puissance de la pensée sur le corps, livre culte du gourou américain Lafayette Ron Hubbard, et répond au fameux test de QI en 200 questions. «On m’a dit que les résultats étaient mauvais. J’étais irresponsable. Je devais m’améliorer pour parvenir à l’état de « clair », mot clef du jargon scientologique.» Bonne fille, elle accepte de payer 1 500 francs pour des cours de communication et d’intégrité personnelle, puis 11 500 francs pour le cours HQS – entendez: hautement qualifié scientologue.

Comme une ogue…

«Petit à petit, je suis devenue obsédée par l’envie de connaître cet état de félicité.» L’étape suivante, la cure de purification, coûte 30 000 francs: sauna, gymnastique, surdoses de vitamines.. «Avec cette « purif », tu seras préservée en cas de guerre atomique», lui fait-on croire. Vient alors l’étape la plus dangereuse, les auditions à l’électromètre. Il faut répéter des centaines de fois le même geste, le même mot, revivre des moments pénibles de son passé… et raconter ses vies antérieures, parfois jusqu’à 108 000 milliards d’années avant Jésus-Christ! Vendu 39 000 francs aux adeptes, l’«électromètre» n’est, en fait, qu’un médiocre ohmmètre (quelques centaines de francs dans le commerce), qui mesure la résistance électrique du corps d’une main à l’autre. Mais, pour les scientologues, c’est une invention capitale, propre à détecter les pensées douloureuses!

«L’audition était devenue pour moi un besoin, comme une ogue», reconnaît l’ancienne adepte. C’est alors qu’a commencé le harcèlement. Un engrenage: impossible de finir une série de cours ou d’auditions sans donner son accord pour la suivante. Avec une règle d’or: payer d’avance. Et vite! A défaut, plusieurs scientologues débarquaient à son domicile. «Une fois, ils sont restés de 20 heures à 2 heures du matin: j’ai signé les deux chèques demandés, un de 129 000 francs, l’autre de 49 000.» Elle raconte aussi avoir été séquestrée à Copenhague, siège «avancé» de la Scientologie européenne, alors qu’elle voulait rejoine en France son père mourant. Ce qu’un témoin a confirmé. Les scientologues ont même utilisé un adepte – pourtant prêtre catholique – pour aller récupérer chez elle 58 000 francs! «Ils me disaient que, si j’interrompais les auditions intensives, je risquais d’avoir un grave accident», explique-t-elle.

Aujourd’hui, elle espère que les 23 scientologues jugés à Lyon seront lourdement condamnés, le 22 novembre. Et si, comme le murmurent déjà certains, les peines sont minimes? Si le dossier d’instruction se révèle être trop mince? «Je resterai soulagée d’avoir pu crier publiquement mon calvaire», confie la principale victime des gourous lyonnais. Avec l’espoir que son exemple aura au moins servi d’avertissement aux victimes potentielles de la Scientologie.

Les comptes de la secte

L’«Eglise» de scientologie a été fondée en 1954 par Ron Hubbard, décédé en 1986.

Elle revendique 8 millions d’adeptes dans plus de100 pays, dont 40 000 en France.

Ses centres vendent des livres, des séances d’audition, des cures de purification.

Un compte bancaire a été découvert au Luxembourg, où les Eglises européennes paieraient leur redevance à la maison mère américaine:310 millions de francs par an.


http://www.lexpress.fr/Express/Info/Societe/Dossier/scientologie/dossier.asp?nom=place

La pieuvre scientologue  

L’Express du 12/04/2001
Un logiciel scientologue Place Beauvau
par Jérôme Dupuis

L’antivirus informatique Panda, acheté par le ministère de l’Intérieur, est fabriqué par une société appartenant à un généreux membre de la secte

Le ministère de l’Intérieur a-t-il financé, à son insu, l’�glise de scientologie? La question agite les couloirs feutrés de la Place Beauvau depuis quelques jours: une enquête interne a en effet révélé que le ministère avait souscrit un contrat avec une société informatique dirigée par un célèbre scientologue. Selon nos informations, la Direction des transmissions et de l’informatique (DTI) a signé, en 2000, un contrat avec Panda Software pour une utilisation illimitée d’un logiciel antivirus baptisé «Global Assurance Antivirus 24 h/24-365 jours/an». Montant du bon de commande:200 000 francs. Selon le ministère de l’Intérieur, 12% de son parc informatique, qui alimente aussi bien l’administration centrale que les commissariats ou les préfectures, utiliserait le logiciel Panda. «Nous n’avons aucune possibilité légale d’évincer d’un marché une entreprise dirigée par un scientologue», explique-t-on chez Daniel Vaillant.

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L’annuaire de Wise, l’institut mondial des entreprises scientologues, dans lequel figure Panda Software, qui a signé un contrat avec le ministère de l’Intérieur.

Fondé en 1990 à Bilbao, Panda Software est aujourd’hui le quatrième éditeur au monde de logiciels antivirus, ces produits qui évitent aux ordinateurs d’être envahis par des parasites du type ILOVEYOU. Le nom du fondateur de cette multinationale implantée dans 50 pays, Mikel Urizarbarrena, apparaît dans le n° 66 d’Impact, le magazine sur papier glacé de la secte, pour avoir fait un don de 40 000 dollars (soit 240 000 francs), en 1996, à l’Association internationale des scientologues. Un petit cadeau, réitéré régulièrement depuis, qui lui a valu le titre honorifique de «patron». Un responsable de la succursale française de Panda est lui aussi un adepte de la «religion» fondée par Ron Hubbard.

Conseils généraux et importantes sociétés

Plusieurs conseils généraux – dont ceux de la Gironde, du Gard ou de l’Indre-et-Loire – et d’importantes sociétés – Naf Naf, Carrefour, JC Decaux… – ont également signé avec la firme espagnole. Panda se prévaut même, dans un document, de contrats avec des «agences de renseignement»… La société de Mikel Urizarbarrena n’est pourtant pas tout à fait un groupe comme les autres. Elle verse en effet un pourcentage de ses bénéfices au World Institute of Scientology Enterprises (Wise), une organisation basée aux Etats-Unis qui regroupe près de 2 500 sociétés dirigées ou contrôlées par des scientologues (voir le fac-similé). La France en compte une petite quarantaine. Une partie du montant du contrat signé avec le ministère de l’Intérieur français – on parle de 6 à 9% – a donc logiquement dû approvisionner les caisses de Wise. Officiellement, cette «dîme» rémunère l’utilisation de la «technologie Ron Hubbard» par les entreprises affiliées à l’organisation.

Mais, au-delà du financement de la secte, le contrat signé avec le ministère de l’Intérieur suscite des interrogations plus… techniques. Est-on bien certain que les mises à jour régulières du logiciel par Panda ne permettent pas de pénétrer dans les bases de données ultraconfidentielles du ministère? «Notre réseau est sécurisé et ne permet aucune intrusion extérieure», assure-t-on Place Beauvau. Il y a dix ans déjà, une polémique était née de la signature d’un contrat entre une entreprise informatique proche de la Scientologie et le groupe d’intervention de choc du ministère, le Raid.

Fin 2000, le ministère de l’Intérieur allemand a, lui aussi, dû affronter un problème similaire: Berlin s’était aperçu que le logiciel Diskeeper, présent dans le programme Windows 2000 de Microsoft, était fabriqué par une société informatique dirigée par un scientologue notoire. Très à cheval sur la lutte contre les sectes, le gouvernement de Berlin a demandé à Microsoft d’inclure un «déprogrammateur» du logiciel «suspect» sur Windows 2000. La firme de Bill Gates a cédé à l’amicale pression du ministère de l’Intérieur allemand…