Presse: Coupeuse de feu et cadre de santé à l’hôpital …

On ne trouvera chez toi personne qui fasse passer au feu son fils ou sa fille, qui pratique divination, incantation, mantique ou magie, personne qui use de charmes, qui interroge les spectres et devins, qui invoque les morts. (la Bible)

Nous présentons un extrait d’un article de presse avec un commentaire de Vigi-Sectes, fait par un ex-coupeur de feu :

Article : Coupeuse de feu et cadre …

Le messager 2026-01-01 page 8

… descendate d’une lignée de cartomanciennes et coupeurs de feu « je m’étais mis à beaucoup communiquer avec l’au-delà à la mort de mon père … puis de ma grand-mère »…. Témoignage d’une sorcière des temps modernes »…
Petite brûlure en cuisine, simple coup de soleil, verrues ou zonas mais aussi douleurs liées à une radiothérapie ou graves brûlures pouvant nécessiter une greffe de peau: dans son livre, les témoignages des maux qu’a pu soulager Madame sont nombreux.
« Quand je coupe le feu, je suis avec du monde, j’appelle mes guides guérisseurs. J’ai besoin de visualiser la personne, je demande toujours une photo si c’est au téléphone. La voix peut aussi aider quand il s’agit de travailler à distance sur une personne. Beaucoup. de gens ont peur qu’on les ensorcelle, qu’on les endoctrine. Il y a une mé-connaissance, on ne touche pas la personne, il n’ y a rien de religieux,
c’est juste de l’énergie, je suis un canal qui transmet de l’énergie ».
Pour elle, c’est une évidence. « Aujourd’hui, on utilise bien l’hypnose dans le cadre d’anesthésies, c’est la même chose pour moi … on ne peut transmettre la prière que 2 fois, à la troisième on la perd … pour soulager la douleur, des voix existent parfois surprenantes … mais profondement humaines ».
..

Commentaire de Vigi-Sectes

Un ex-coupeur de feu témoigne ci-dessous et dévoile le soit disant don et l’arrière boutique de son secret :

L’incantation magique: Il s’agit d’invoquer un mort:

« St Laurent sur ta grille, vient par la force de ta main1, guérir du chaud et du froid« 

et il faut aussi touner sa main 7 fois au dessus de la brûlure.

Oui on invoque un mort, mais un Saint bien entendu, et on tourne sa main 7 fois !
Il faut bien qu’il y ait une apparence de sainteté dans cette incantation magique! Cf. 2Roi 5:11.

Voilà, fini le secret, il est publique désormais. Ce que les gens ne savent pas, c’est que cette « pratique ancestrale » n’est en rien un don « transmis », mais c’est ce qu’ on appelle une abomination punie de la peine capitale dans la loi de Moïse. Invoquer ou dialoguer avec des morts est formellement interdit aussi bien dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau. Le guérisseur fait donc exactement ce que la Bible interdit et c’est qui est en horreur à Dieu.

Mon expérience familiale de coupeur de feu :

Le « monde, … les voix » en question peuvent devenir légion et amènent une personne à la schizophrénie. Les guides « guérisseurs » ne sont bienveillants que tant qu’on les utilise, ou plutôt, tant qu’ils nous utilisent comme « canal ». C’est une possession. Le jour où ils n’ont plus besoin de leur hôte ou le jour où ils sont démasqués, les masques tombent et ils peuvent appeler au suicide pour ne pas laisser de témoins.

Aucune énergie n’est reçue ni envoyée. L’humain n’est pas une pile montée sur pattes, et même une pile ne guérit personne. Le téléphone ne transmet rien si ce n’est du son. Tout est géré par ces esprits … « pofondement hunmains? » Pas du tout … des démons malveillants, disons le maintenant.

La douleur passe, oui, mais il y a un prix a payer par la suite. Ma famille a beaucoup souffert de ces pratiques occultes, la porte d’entrée fut couper le feu, l’hypnose douce: la sophrologie, la radiesthésie, le spiritisme, les voix, … etc …

Le bilan des courses :

Ma famille a essuyé le prix fort de cette approche du spiritisme.

  • Un suicide
  • Plusieurs personnes sont aveuglées spirituellement et rejetent l’Evangile
  • Une personne schizophrène :
    Avec tentative de suicide, puis psychiatrie, guérison difficile, mais avec reste de fragilité nerveuse, après repentance et conversion
  • Pour ma part, passage dans l’occultisme et le spiritisme, et Salut en Christ après conversion – délivrance en un jour.

Dieu est un Dieu jaloux. Le malin sait attirer en donnant d’une main, oui, mais il sait aussi reprendre de l’autre et nous enlacer.

Ma grand-mère qui m’avait « transmis » le soit-disant « don de couper le feu », qui me faisait boire de l’eau de Lourdes et allait tout les dimanches à la messe avec son foulard, est morte après une longue aliénation physique, rien de spectaculaire, mais elle était devenue athéiste, toute catholique romaine qu’elle était pensant sa vie, elle n’a pas voulu voir un prêtre avant de mourir. Voilà pour le divin de la chose.

Visite accidentelle de cet hopital:

Après ma conversion, je me suis brûlé la main à cause d’une cuisinière en feu, au 2ème degré. On m’a demandé dans ce même hopital : …

voulez-cous qu’on appelle un guérisseur

J’ai répondu :

Pas la peine de faire venir un guérisseur,
j’étais guérisseur …
maintenant, je n’invoque que Jésus-Christ.

Et je me suis souvenu que je n’avais pas encore prié après cet accident. J’ai alors prié mon Seigneur et mon Dieu Jésus-Christ, et j’étais en paix et même la douleur passait. les médecins s’étonnait de ce qu’une dose de gaz ou de morphine de plus ne soit pas nécessaire.

Dans tous les hôpitaux spécialisés où je suis passé (Haute-Savoie et canton de Vaud), on m’a demandé si je voulais la prière d’un coupeur de feu (ou du secret) : « Non ! ». Et les médecins s’étonnaient toujours de ma paix et tranquillité, à leur surprise, je ne les maudissais pas dans les changements de pansements mais les bénissais.

Témoignage vidéo d’une ex-cartomancienne

Elle est passée par l’occultisme et la cartomancie : Un cauchemar éveillé

Témoignage version courte : Une vie rachetée de l’enfer de l’occultisme et magie

Témoignage de l’ex-médium : vidéo ici en entier.

Conclusion et mise en garde

L’histoire de l’Europe montre que se tromper de « guide » est dangereux. Un seul est le bon guide: Celui qui a dit « Je suis Le bon berger ».

Ma famille ne voulait rien entendre des mises en garde de chrétiens authentiques, nous pensions que nos proches lisant la Bible étaient bornés … On est descendu bien bas avant de comprendre que c’était nous qui étions bornés et dans l’erreur. Le prix à été cher.

Nous citerons ici la Bible de Jérusalem pour montrer à nos amis catholiques, qu’il ne s’agit pas ici d’une mise en garde issue d’un christianisme sectaire, mais que cette mise en garde se trouve bien dans toutes les Bibles.

AT :
Lorsque tu seras entré dans le pays que Yahvé ton Dieu te donne, tu n’apprendras pas à commettre les mêmes abominations que ces nations-là.

On ne trouvera chez toi personne qui fasse passer au feu son fils ou sa fille, qui pratique divination, incantation, mantique ou magie, personne qui use de charmes, qui interroge les spectres et devins, qui invoque les morts.

Car quiconque fait ces choses est en abomination à Yahvé ton Dieu, et c’est à cause de ces abominations que Yahvé ton Dieu chasse ces nations devant toi.

NT:
Que le pécheur pèche encore, et que l’homme souillé se souille encore ; que l’homme de bien vive encore dans le bien, et que le saint se sanctifie encore. Voici que mon retour est proche, et j’apporte avec moi le salaire que je vais payer à chacun, en proportion de son travail. Je suis l’Alpha et l’Oméga, le Premier et le Dernier, le Principe et la Fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes ; ils pourront disposer de l’arbre de Vie, et pénétrer dans la Cité, par les portes.
Dehors les chiens, les sorciers, les impurs, les assassins, les idolâtres
et tous ceux qui se plaisent à faire le mal !

Faillir à ces commandements, c’est ouvrir une porte aux esprits impurs, et vouloir éloigner le seul et unique guide, le Dieu créateur de notre vie, c’est lui qui dit:

Je suis venu: pourquoi n’y avait-il personne? J’ai appelé: pourquoi personne n’a-t-il répondu? Ma main est-elle trop courte pour racheter? N’ai-je pas assez de force pour délivrer? Par ma menace, je dessèche la mer, Je réduis les fleuves en désert; Leurs poissons se corrompent, faute d’eau, Et ils périssent de soif. (La Bible – Esaïe 50:2)


Lecture proposée:

Pour en savoir plus sur les guérisseurs, nous proposons le témoignage beaucoup plus exhaustif d’un autre ex-guérisseur: La guérison du guérisseur: Walter Vappiani, Référence BLF4673, EAN 9782910246730, Editeur BLF

  1. L’expresion  » par sa main puissante » revient plusieurs fois dans la Bible, et elle doit être reconnue comme attribuée à l’Éternel, et à aucun Ersatz
    Moïse dit au peuple: Souvenez-vous de ce jour, où vous êtes sortis d’Égypte, de la maison de servitude; car c’est par sa main puissante que l’Éternel vous en a fait sortir. On ne mangera point de pain levé. (Exo 13:3) ↩︎

Presse: Entre médecines complémentaires et techniques alternatives : quelles frontières ?

20 mars 2019 | Delphine Bauer| 

Les médecins et infirmiers accompagnent le parcours de soin des patients avec de plus en plus de médecines complémentaires, mais certaines techniques alternatives peuvent mener à des dérives sectaires potentielles. Pour autant il ne faut pas bannir l’irrationnel d’un revers de la main et renforcer l’écoute auprès des patients. Article paru dans le n°29 d’ActuSoins Magazine (Juin 2018). 

En 2018, il n’y a plus rien d’étonnant à voir des séances de sophrologie, de relaxation, ou d’acuponcture proposées dans les établissements hospitaliers. Depuis dix ans en effet les soins de support non médicaux se voient reconnaître comme nécessaires à une meilleure prise en charge médicale, permettant d’optimiser le confort et le bien-être du patient.

« Notre époque a changé le rapport à la maladie, estime Serge Blisko, président de la Miviludes (mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). Aujourd’hui, 20% des Français souffrent de maladies chroniques, les ‘’affections de longue durée’’ désignées par l’administration. Il y a vingt ou trente ans, ils auraient été promis à une mort rapide. Désormais, ces maladies – cardio-vasculaires, diabète, cancers – sont maîtrisées, contrôlées ». Mais elles n’en laissent pas moins, chez les patients, une peur farouche de la rechute et beaucoup de questionnements.

Face à ces patients fragilisés, des équipes médicales « performantes du point de vue de la qualité des soins », mais aussi « très technicisées et froides »,« débordées », alors que les patients auraient au contraire « besoin de chaleur », analyse Serge Blisko. C’est ici que se loge une demande pour « offre complémentaire de soins qui, contrairement aux dérives sectaires, n’est pas du tout condamnable ». Au contraire : il n’est pas nécessaire « d’adopter une attitude scientiste à tout prix ».

Pour preuve, Serge Blisko évoque le travail réalisé par le Groupe d’Appui Technique, rattaché au Ministère de la Santé et qui s’intéresse aux pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique. Certaines techniques « prometteuses », selon ses termes, sont étudiées de façon épidémiologique : ainsi, récemment par exemple, l’acuponcture (étudiée par l’Inserm) ou l’hypnose ont fait leurs preuves. Mais d’autres techniques – non éprouvées scientifiquement – restent du domaine du mystère.

La santé face à l’irrationnel

Daniel Serin, oncologue radiothérapeute depuis trente-cinq ans et exerçant actuellement à l’Institut Sainte-Catherine à Avignon, est confronté à cette problématique. Lui qui, cartésien convaincu, nourri à l’ « evidence-based medecine’’, a traité plus de 7 000 cancers du sein, fait face tous les jours à des patientes qui souffrent de brûlures internes causées par la radiothérapie.

« La première fois qu’une patiente m’a dit que le recours à un coupeur de feu [le plus souvent des magnétiseurs qui soulagent les brûlures, ndla] lui faisait du bien, je me suis dit qu’elle était folle. Mais quand elles sont des centaines à l’affirmer, en tant que médecin, je me dois d’entendre ce qu’elles me disent », explique-t-il. Pour lui, rien de sert de fermer les yeux : 60 à 80 % des malades du cancer auraient recours à des pratiques complémentaires.

Une étude réalisée en 2016 par le Pr Nicolas Magné, radiothérapeute et directeur de recherche à l’institut de cancérologie de la Loire, confirmait que, sur 600 femmes et 250 hommes ayant surmonté un cancer et ayant été contactés, 60 % des femmes et 40 % des hommes avaient eu recours à un coupeur de feu pendant la durée de leur traitement. Alors si Daniel Serin ne peut expliquer ce soulagement de façon scientifique, il évoque l’hypothèse du pouvoir d’une pensée magique, peut-être d’un effet placebo. Dans son cabinet, la douleur de ses patientes, elle, semble apaisée.

Ne pas fermer les yeux sur l’irrationnel, donc, mais veiller à ce que les traitements ne soient pas interrompus ou que les magnétiseurs ne demandent pas d’argent. Pour Daniel Serin, un médecin a pour mission d’accompagner les questionnements de ses patients, en les écoutant davantage, mais « celui qui chercherait à faire arrêter les traitements traditionnels mérite d’aller en prison ! »,s’emporte-t-il.

Le risque des dérives thérapeutiques

Car la frontière entre médecine complémentaire ou non conventionnelle et méthode alternative ou parallèle (la sémantique compte), avec risque de dérive thérapeutique voire sectaire, peut être ténue. La Miviluves définit ainsi la dérive sectaire par« un dévoiement de la liberté de pensée, d’opinion ou de religion qui porte atteinte aux droits fondamentaux, à la sécurité ou à l’intégrité des personnes, à l’ordre public,aux lois ou aux règlements. Elle se caractérise par la mise en œuvre, par un groupe organisé ou par un individu isolé, quelle que soit sa nature ou son activité, de pressions ou de techniques ayant pour but de créer, de maintenir ou d’exploiter chez une personne un état de sujétion psychologique ou physique, la privant d’une partie de son libre arbitre, avec des conséquences dommageables pour cette personne, son entourage ou pour la société ».

Pour Yann de Kerguénec, directeur du Conseil National de l’Ordre des Infirmiers, la « dérive thérapeutique devient sectaire lorsqu’elle essaie de faire adhérer le patient à une croyance, à un nouveau mode de pensée ».

Le dernier rapport de la Miviludes (2017) fait état de la très large représentation du monde de la santé dans le nombre de signalements : 46 % viennent des soignants, un chiffre qui ne « fait que croître ces dernières années », précise Serge Blisko. L’époque semble leur être favorable : « les théories du complot, les réseaux sociaux propices à la circulation d’informations non vérifiées, la mondialisation des échanges ont une forte tendance au développement de dérives dans le domaine de la santé et à la remise en cause des méthodes et techniques éprouvées scientifiquement »,estime Yann de Kerguénec.

La profession infirmière concernée

Si l’ensemble du corps médical est concerné, la profession infirmière « peut être particulièrement sujette aux dérives sectaires. L’infirmier est professionnellement proche de personnes malades et en état de faiblesse. Nous constatons que les infirmiers peuvent se laisser tenter par des méthodes insuffisamment éprouvées scientifiquement qu’ils adoptent dans leur approche holistique de la prise en charge des patients. Ce sont des dérives thérapeutiques que condamne le code de déontologie des infirmiersmais ce ne sont pas nécessairement toutes des dérives sectaires », précise le directeur de l’Ordre.  

Ainsi, la plupart des cas de dérives dont est informé l’Ordre concernent des infirmiers exerçant dans le cadre de leur cabinet une activité parallèle. Les exemples ne manquent pas : Yann de Kerguénec évoque ainsi Mme S.O., infirmière en Midi-Pyrénées. « Cette infirmière se présentait sur ses imprimés professionnels et son site comme ‘’infirmière DE praticienne de santé holistique’’ proposant des traitements par la méthode de l’’’irrigation colonique’’ ou ‘’hydrothérapie du colon’’. Après mise en demeure, elle a retiré toute mention tendant à associer ou confondre ses deux activités. Cependant elle continue ses activités alors que cette méthode relèverait de l’exercice illégal de la médecine ».

Une autre infirmière, Mme C.P. propose de « libérer les blocages psychologiques qui empoisonnent le quotidien ». Sur son site, on peut lire cette présentation : « mon parcours professionnel m’a permis de côtoyer la maladie, la souffrance mais également la mort et les difficultés de l’accompagnement au mourant. Ce vécu, ainsi que mon expérience personnelle de la maladie m’ont conduite à m’interroger sur la pertinence d’un traitement médical si la cause en amont n’a pas été clairement identifiée, et elle aussi prise en charge ». Signalé par l’ARS, ce cas fait l’objet d’une mise en demeure par l’Ordre, précise son directeur.

« Les lieux de formation comme les IFSI sont aussi des cibles privilégiées », continue-t-il. En réaction, des derniers ont commencé à mettre en place des modules de formation pour sensibiliser aux questions de dérives sectaires, comme le précise le dernier rapport de la Miviludes. (plusieurs IFSI ont été contactés par mail mais n’ont pas répondu à notre demande d’interview, ndla)

Savoir réagir

En contact régulier avec la Miviludes, avec qui il a passé une convention en septembre 2015, l’Ordre a un rôle important à jouer. « D’abord, précise Yann de Kerguénec, l’Ordre dit la déontologie et veille au respect des dispositions législatives et réglementaires. La Miviludes nous signale très souvent, environ deux à trois fois par mois, des cas d’infirmiers faisant la promotion de techniques douteuses pouvant s’apparenter à des dérives sectaires. Nous vérifions leur inscription au tableau de l’ordre – car l’Ordre ne peut poursuivre devant les chambres disciplinaires que les inscrits- puis nous leur envoyons des mises en demeure et rappels à la loi’.

L’Ordre peut aussi poursuivre devant les chambres disciplinaires ces infirmiers qui manquent à la déontologie.« Nous ne l’avons cependant encore jamais fait car les infirmiers suivent les prescriptions qu’on leur fait dans nos mises en demeure. Nous avons cependant fait une fois modifier le contenu d’un site Internet qui présentait toutes les caractéristiques de la dérive sectaire en la rattachant aux soins infirmiers », éclaire Yann de Kerguénec.

Mais si la profession peut être parfois mise sur le banc des « accusés », elle est en première ligne pour détecter des risques de dérives sectaires. Comme le précisait une audition de décembre 2012 au Sénat, « Dérives thérapeutiques et dérives sectaires : la santé en danger », les infirmiers libéraux qui se rendent chez des malades sont les « témoins de situations dans lesquelles un patient est victime d’un mouvement à caractère sectaire ou de l’influence néfastes de personnes étrangères, y déclarait Karim Mameri, ancien secrétaire général de l’ONI. (…) Les infirmières puéricultrices qui exercent dans le domaine de la protection maternelle et infantile (PMI) ou les infirmières scolaires sont également susceptibles de détecter, chez les familles ou parmi les enfants, des signes d’emprise sectaire », de même celles qui exercent en Ehpad.

Audrey, infirmière dans un centre régional de lutte contre le cancer, se rappelle un cas particulièrement marquant, il y a deux ans. Un jeune homme, qui avait subi un cancer des testicules à seize ans, revient dans son service pour une rechute. « Cette fois, il avait développé un cancer polymétastasé et malheureusement plus aucune chance d’être guéri », raconte-t-elle. Au départ, il se montre réfractaire au moindre soin, « opposé à toute prise en charge, quelle qu’elle soit ».

Audrey découvre au fur et à mesure, que « ce jeune homme avait rencontré une femme qui se disait thérapeute et lui avait dit qu’elle pouvait soigner le cancer avec ses pierres et huiles. Il était tellement endoctriné par elle que c’était cette femme la personne de confiance et non ses parents ». La ‘’thérapeute’’ affirmait que « que nous ne faisions pas la promotion de cette technique pour des questions financières, car le cancer était devenu une marchandise ».

Devant le fait accompli, l’infirmière n’a d’autre choix que de s’adapter à la situation. Ainsi, « tous les soirs nous lui mettions ses huiles et cailloux sur le corps pour « calmer ses douleurs » et l’aider à « guérir ». Nous le faisions pour nous assurer sa confiance et coopération afin de pouvoir mettre des antalgiques et, au final, réussir à lui faire accepter une nouvelle ligne de chimiothérapie », précise l’infirmière. Mais « la discussion avec l’équipe était compliquée car beaucoup ne souhaitaient plus prendre le temps de la négociation, de l’écoute car c’était usant. Quand une infirmière gère neuf patients la journée et treize la nuit en oncologie palliative, prendre le temps à chaque soin de tout négocier n’est pas toujours possible ».

La fin de l’histoire est tragique. « Malheureusement les dégâts du cancer étant trop importants, après deux années sans autre traitement que des cailloux posés sur le corps, il a fini par décéder ». Le seul point « positif » de cette histoire est « qu’au moment où il est devenu moins vigilant et réactif nous avons pu mettre en place des soins d’accompagnements et faire en sorte qu’il parte de manière correcte, sans douleurs », se souvient encore Audrey.

Il n’y a pas eu de poursuite judiciaire, car le patient était désormais majeur. Audrey, qui espère ne jamais à devoir réaffronter une telle situation, très éprouvante, ne ferme pour autant pas la porte aux médecines alternatives, du moment « qu’elles sont pratiquées en accord avec la médecine traditionnelle et non contre elle, au détriment du patient ».

Cet article est paru dans le numéro 29 d’ActuSoins Magazine (juin 2018)

www.actusoins.com/311391/entre-medecines-complementaires-et-techniques-alternatives-quelles-frontieres.html


NDLR: Note de Vigi-Sectes.

En effet, les « médecines » parallèles prennent de plus en plus de terrain devant la médecine classique. En gros, le patient attribue aux praticiens les « dons » d’un « guérisseur » en qui il a presque confiance absolue.

Notre association remarque depuis des décennies un lien entre ces « médecines » énergétiques, l’hypnose, etc., et le comportement toujours moins rationnel à long terme de ceux qui les utilisent. Nous recommandons la prudence.

voir coupeuse-de-feu-et-cadre-de-sante-a-lhopital

Presse: Un guérisseur escroc écope de 4 ans de prison

01 février 2017

20 minutes

Un quinquagénaire a été condamné lundi pour escroquerie par métier par le Tribunal pénal de Bâle. Il avait soutiré plus d’un million de francs à une retraitée richissime en 2013

C’est une peine plus lourde que celle demandée par le Ministère public bâlois qu’a prononcé lundi le Tribunal pénal de Bâle. Un Sénégalais de 59 ans a ainsi écopé de 4 ans de prison pour escroquerie par métier pour avoir délesté une vieille dame de plus d’un million de francs en 2013.

C’est avant tout sa manière de faire sans scrupules qui a mené la Cour à opter pour une sanction plus sévère que celle de 3 ans et demi requise par le Ministère public. Le quinquagénaire a en effet pris soin de gagner la confiance de la multimilionnaire tout en profitant de sa démence grandissante, écrit Telebasel. Il l’a ensuite isolée de tout son entourage et lui a fait croire au grand amour.

Interceptée à la douane avec 600’000 francs

Les écoutes téléphoniques ont ainsi révélé que le guérisseur autoproclamé a profité des sentiments qu’elle avait pour lui afin de mettre en place tout un scénario dans lequel les deux se retrouvaient unis contre le reste du monde.

En l’espace de quelques semaines, la retraitée, qui selon «Bilanz» est l’une des plus riches femmes de Suisse, lui a remis plus d’un million de francs. Pour cela, il l’a fait venir chez lui en France en taxi. A chaque fois, elle lui a donné plusieurs centaines de milliers de francs en cash. Ce n’est qu’au septième passage à la douane que les autorités ont mis un terme à l’escroquerie. Les gardes-frontières avaient alors découvert sur elle près de 600’000 francs.

Frais de justice à charge du prévenu

Interrogé par les juges, l’accusé n’a répondu à aucune question. Il devra rembourser l’argent empoché à sa victime et s’acquitter des 40’000 francs de frais de justice.

www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Un-guerisseur-escroc-ecope-de-4-ans-de-prison-28478811