« Conviction de péché » par les esprits séducteurs

“Elle fit cela pendant plusieurs jours. Paul fatigué se retourna, et dit à l’esprit: Je t’ordonne, au nom de Jésus Christ, de sortir d’elle. Et il sortit à l’heure même.” (Actes 16:18)

Extrait de « La Guerre aux Saints, p. 365-367 de 1916 » titre original : the war to the Saints de 1912.


L’ACTIVITÉ DES ESPRITS MAUVAIS DANS LES REUNIONS D’EDIFICATION.

« Conviction de péché » par les esprits séducteurs.

…Tous les mois, je me joignais durant une semaine à un certain nombre de frères et de sœurs, pour prier Dieu qu’il nous envoyât une plus grande mesure de Son Esprit, de Ses dons et de Sa puissance. Nous fimes cela durant quelque temps, priant avec beaucoup d’ardeur.

Alors il se produisit (en apparence) de si merveilleuses manifestations de la puissance de Dieu et de Son Esprit, que nous fûmes convaincus d’avoir été exaucés, convaincus de la descente de Son Saint-Esprit. Entre autres choses, « cet esprit » fit d’une enfant de 15 ans son instrument ; tout péché ou fardeau sur la conscience des membres de notre réunion, fut révélé publiquement à tous les autres, par cette jeune fille. Personne parmi nous, ne pouvait garder quelque fardeau sur la conscien-ce, sans que la chose fut immédiatement exposée publiquement par l’esprit. Voici un exemple:

Un gentleman des environs, estimé et respecté, vint à notre réunion.
Tous ses péchés furent immédiatement dévoilés devant tous par la jeune fille de 15 ans. Alors, ce Monsieur quitta la salle, me demandant de le suivre dans la chambre contigue. Absolument brisé, et admettant avec larmes qu’il avait bien commis ce dont il venait d’être accusé, il confessa tous les péchés dont il put se sou-venir. Puis nous revinmes dans la salle où se tenait la réunion; mais il en avait à peine franchi le seuil que la même voix disait: « Ah ! vous n’avez pas tout confessé ! Et les dix pièces d’or que vous avez volées ! »

De nouveau, le visiteur m’appela dans la chambre à côté, et confessa avoir bien pris les dix pièces d’or. Or, cet homme n’avait jamais aperçu la jeune fille, et la jeune fille n’avait jamais connu cet homme.

De telles choses se produisant, est-il étonnant qu’un esprit de crainte se répandit sur l’assemblée, et que la note dominante pût se résumer ainsi: « Qui, parmi nous pourra subsister avec le feu dévorant ? Qui d’entre nous, pourra subsister avec les flammes éternelles ? Le tremblement a saisi les hypocrites » (Esaïe XXXIII, 14).
Un fervent esprit d’adoration régnait parmi nous; et comment le doute aurait-il pu se glisser ? lorsque même les plus forts étaient brisés, et que personne n’osait rester dans l’assemblée, s’il s’y sentait un obstacle.
Et cependant, nous devions être amenés à démasquer l’esprit, auteur de ces révélations [que nous croyions être le Saint-Esprit] et à découvrir qu’en réalité, la puissance des ténèbres était à l’œuvre au milieu de nous.

J’éprouvais toujours et comme malgré moi, un sentiment de malaise, de méfiance, que je n’arrivais pas à surmonter… Un jour que je me décidais à en parler à l’un des membres de notre réunion, celui-ci me répon-dit: « Ami, si tu continues à entretenir en toi l’incré-dulité, prends garde ; il se pourrait que tu commettes le péché contre le Saint-Esprit, lequel ne sera jamais pardonné. » Je passai alors par de terribles moments, incapable de discerner quelle sorte de puissance était à l’œuvre: celle de Dieu, ou celle d’un esprit de Satan ?

Une seule chose me semblait claire: le devoir de ne pas nous laisser conduire par un esprit, dont nous ne pouvions dire avec certitude si oui ou non il venait de Dieu. J’invitai donc les frères et sœurs qui avaient quelque autorité au milieu de nous, à se joindre à moi dans l’une des salles de l’étage supérieur ; et là, je leur expliquai mon état d’esprit, leur demandant de prier, afin que la pleine certitude nous fût donnée concernant l’esprit qui agissait parmi nous : « Etait-ce une manifestation de la lumière, ou une manifestation des ténèbres ? »

Comme nous descendions, et revenions à la salle des réunions, la puissance qui se servait de cette jeune fille nous dit: « Quelle est cette rébellion? Vous serez sévèrement punis pour votre incrédulité. » Je répondis alors : « Il est vrai que nous ne savons pas exactement à qui nous avons affaire; nous voulons que notre attitude soit celle de la foi, si un ange de Dieu ou l’Esprit de Dieu sont à l’œuvre parmi nous ; mais s’il s’agit d’un esprit mauvais, d’un démon, nous refusons de nous laisser guider par lui… Si vous êtes la puissance de Dieu, vous serez d’accord avec Sa Parole ; elle nous dit d’ « éprouver les esprits » pour savoir s’ils viennent de Dieu. Nous tombâmes à genoux, et d’ardentes supplications montèrent vers Dieu; nous Lui demandâmes de nous éclairer, d’avoir pitié de nous, de nous révéler de façon ou d’autre à quel esprit nous avions affaire.

Alors la puissance qui avait agi au milieu de nous, se démasqua en s’écriant par la voix de son instrument:

    « Je suis découvert, je suis découvert » ; ceci accompagné de cris perçants et de contorsions du visage… »

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