Il ne l’appréciait guère, comme nous le relate 2 événements de sa vie.

Le scribe qui en sait plus que lui

Abdullah Sa’d, un de ses 42 scribes, transcrivait les révélations de Mahomet, qui sont à la base du Coran.

Le dernier homme nommé [dans la liste des personnes à tuer] avait été l’un des scribes employés à Médine pour écrire les révélations. À plusieurs reprises, et avec le consentement de Mahomet, il changea les derniers mots des versets. Par exemple, quand Mahomet eut dit «Et Allah est puissant et sage», Abdullah Sarh suggéra «Et Allah est omniscient et sage», et le prophète ne faisait pas d’objection. Ayant observé une succession de telles altérations, Abdullah renonça à l’islam, du fait que si les révélations venaient vraiment de Dieu, elles ne n’auraient pu être changées sous l’influence d’un simple scribe comme lui. Après son apostasie (livre Ali Dashti “23 ans, une étude de la carrière prophétique de Mahomet”, page 98)

Il réalisa que l’inspiration de Mahomet, donc de l’Islam, n’était qu’une supercherie, et il retourna à La Mecque et en parla. Il devint une menace pour la crédibilité du Coran, qui fait d’ailleurs mention de la colère de Mahomet à son sujet :

Et quel pire injuste que celui qui fabrique un mensonge contre Allah ou qui dit: «Révélation m’a été faite», quand rien ne lui a été révélé. De même celui qui dit:

«Je vais faire descendre quelque chose de semblable à ce qu’Allah a fait descendre.» Sourate 6:93a

Les tafsirs (excégèses coraniques) de ce verset coranique, confirment que le scribe éprouva du mépris por les révélations du prophète:

Le verset (23:12) qui dit:

«Nous avons créé l’homme d’une extraction d’argile» a été révélé, et quand Mahomet a énoncé «… après Nous l’avons produit comme une autre créature (23:14) Abdallah, étonné des détails de la création de l’homme, s’est exclamé: “Béni soit Dieu le plus juste des créateurs!”, . Le prophète a dit: «Écris-le, car c’est ainsi qu’il a été révélé». ‘Abdallah a douté et a dit : Si Mahomet est véridique, alors je reçois la révélation autant que lui, s’il est un menteur, ce que je dis vaut autant que ce qu’il dit.1

Après que Mahomet eut pris la Mecque, il voulu tuer ce moqueur, mais finalement, il se repentît et fût gracié. Les gens vivaient ou mouraient selon le bon plaisir du prophète. Cet homme n’avait commis aucun crime majeur, sauf de remettre en cause l’inspiration de Mahomet.

Chansons satiriques, pardon aléatoire

Mahomet a ordonné que Khatal, qui avait apostasié, soit tué, avec ses deux esclaves2. Elles avaient mis en chanson Mahomet, des années auparavant, mais elles n’étaient pas une menace, ni pour l’Islam, ni un nouvel état islamique. Finalement, les haddiths révèlent que “l’une a été tuée et que l’autre s’est enfuie jusqu’à ce que l’apôtre d’Allah, lui accorde l’immunité demandée“.

Les condamnations à mort par Mahomet étaient ordonnées à tort et à travers, et exécutées selon sa susceptibilité. Quiconque se moque de lui, doit en payer de sa vie, sauf si plus tard, il est de nouveau craint de tous, alors il pardonne. Cette manière d’agir contraste avec celle des serviteurs de Dieu ayant reçu l’ordre d’exécuter un jugement (cf. 1 Samuel 15:33 ; Josué 7:25).


  • 1 Cité du célèbre Tafsir Anwar al-Tanzil wa Asrar al-Ta’wil par Abdallah Ibn Umar al-Baidawi.
  • 2 Il était condamné, non pas parce qu’il avait aussi tué son esclave musulman, mais parce qu’il avait apostasié. La loi islamique ne permet pas qu’un homme musulman soit mis à mort pour avoir tué un esclave.
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